par Johnny » ven. 07 févr. 2014, 18:17
p.cristian a écrit :
Je suis en plein dedans au point d'envisager sérieusement de faire une rupture conventionnelle au travail pour me concentrer à ma guérison. Je ne trouve aucun sens dans mon travail depuis des mois. Je fais bonne figure, mais je me trouve inefficace et par ailleurs je ne me reconnais aucune utilité sociale. (Je travaille au service informatique d'une grande banque d'investissement).
Bonjour,
J'ai 12 ans de plus que vous, mais j'ai eu un parcours professionnel assez similaire au vôtre (informatique, banque, direction administrative) et j'ai quitté mon job à 44 ans suite à la fermeture de la boite.
Je vous déconseille donc absolument de démissionner, c'est une folie.
Le chômage crée l'isolement, et la déprime n'aide pas dans les entretiens d'embauche.
Sur l'utilité sociale, c'est une question que je me suis souvent posée. Il faut d'abord admettre qu'à notre époque, avec la spécialisation et la décomposition des chaines de valeur, peu de métiers ont une utilité sociale "directement" perceptible. Ensuite, dites vous que si votre employeur vous paie, c'est qu'il considère que vous avez une utilité sociale : son avis vaut bien le vôtre, et il le prouve à chaque fin de mois ! Vous êtes un rouage d'une machine qui nous dépasse tous, et il faut accepter d'en faire parti.
Si à 20 ans vous ayez choisi la voie dans laquelle vous êtes actuellement, c'est la conséquence probable de votre personnalité et vos aptitudes : votre job actuel n'est pas un accident de parcours, donc ne cherchez pas à être ce que vous n'êtes pas, car il est probable (à mon avis) que vos qualités ne soient pas en adéquation avec ce à quoi vous rêvez.
Mais en tous cas, votre job a une utilité sociale pour vous et votre famille : c'est déjà énorme. Avant de s'occuper des autres, il faut d'abord s’occuper de ses proches et de soi-même.
C'est sûr, il y a des jobs plus ou moins passionnants, mais votre rémunération est la contrepartie du fait que le travail peut être vécu comme une contrainte !
La seule chose à faire, compte tenu de mon expérience et de celle de quadras passés par là, c'est d'envisager le cas échéant une évolution de votre carrière dans un autre service, au sein de votre entreprise, après un bilan de compétences : voyez avec votre DRH.
Je ne suis pas spécialiste de la dépression, mais soignez-vous parallèlement à votre job, ne sautez pas dans le vide, la banque, ce n'est pas l'enfer, mais si ça n'a pas un grand intérêt.
[quote="p.cristian"]
Je suis en plein dedans au point d'envisager sérieusement de faire une rupture conventionnelle au travail pour me concentrer à ma guérison. Je ne trouve aucun sens dans mon travail depuis des mois. Je fais bonne figure, mais je me trouve inefficace et par ailleurs je ne me reconnais aucune utilité sociale. (Je travaille au service informatique d'une grande banque d'investissement).
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Bonjour,
J'ai 12 ans de plus que vous, mais j'ai eu un parcours professionnel assez similaire au vôtre (informatique, banque, direction administrative) et j'ai quitté mon job à 44 ans suite à la fermeture de la boite.
[b]Je vous déconseille donc absolument de démissionner, c'est une folie.[/b]
Le chômage crée l'isolement, et la déprime n'aide pas dans les entretiens d'embauche.
Sur l'utilité sociale, c'est une question que je me suis souvent posée. Il faut d'abord admettre qu'à notre époque, avec la spécialisation et la décomposition des chaines de valeur, peu de métiers ont une utilité sociale "directement" perceptible. Ensuite, dites vous que si votre employeur vous paie, c'est qu'il considère que vous avez une utilité sociale : son avis vaut bien le vôtre, et il le prouve à chaque fin de mois ! Vous êtes un rouage d'une machine qui nous dépasse tous, et il faut accepter d'en faire parti.
Si à 20 ans vous ayez choisi la voie dans laquelle vous êtes actuellement, c'est la conséquence probable de votre personnalité et vos aptitudes : votre job actuel n'est pas un accident de parcours, donc ne cherchez pas à être ce que vous n'êtes pas, car il est probable (à mon avis) que vos qualités ne soient pas en adéquation avec ce à quoi vous rêvez.
[b]Mais en tous cas, votre job a une utilité sociale pour vous et votre famille : c'est déjà énorme.[/b] Avant de s'occuper des autres, il faut d'abord s’occuper de ses proches et de soi-même.
C'est sûr, il y a des jobs plus ou moins passionnants, mais votre rémunération est la contrepartie du fait que le travail peut être vécu comme une contrainte !
La seule chose à faire, compte tenu de mon expérience et de celle de quadras passés par là, c'est d'envisager le cas échéant une évolution de votre carrière dans un autre service, au sein de votre entreprise, après un bilan de compétences : voyez avec votre DRH.
Je ne suis pas spécialiste de la dépression, mais soignez-vous parallèlement à votre job, ne sautez pas dans le vide, la banque, ce n'est pas l'enfer, mais si ça n'a pas un grand intérêt.