par Kerniou » lun. 20 janv. 2014, 17:11
J'ai regardé ce documentaire qui m'a laissée très, très perplexe.
Le fait de mélanger le bal et la religion m'a beaucoup gênée. Mettre une croix dans une salle de bal ? Croix à laquelle les jeunes filles enroulnt leurs étoles ? Croix, autour de laquelle des adolescentes dansent un ballet avec un passage où elles relèvent le devant de la jupe de tulle et ce devant leur père ? Là, j'ai été TRES mal à l'aise.
Dans ce contexte musico-religieux ou religieux-balesque (excusez la terminologie!), promettre de rester vierge jusqu'au mariage, à Dieu devant leur père ? A moins que ce ne soit à leur père devant Dieu ? Le contexte fait qu'on se pose la question ! Les références à Dieu et au père sont tellement associées ! Pourquoi autant associer l'image du père et celle de Dieu ? Il ne faudrait pas confondre " Dieu-le-père ", " Dieu, le père "ou " le père, Dieu " de sa fille ... Comme si, au cours de cette célébration pseudo religieuse, le père, devant Dieu, s'instituait responsable et gardien de la virginité de safille ? J'ai trouvé malsaine et déplacée la relation établie, instituée, ritualisée officiellement célébrée entre le père et la virginité de sa fille ?
Qu'un père doive veiller sur sa fille pour la protéger du danger, c'est normal. Alors pourquoi en faire cette promesse spécifique, solennelle et officielle devant Dieu ? Il n'est pas promis de la laisser faire des études, par exemple !
Qu'une adolescente danse pour la première fois, au bal, avec son père, pourquoi pas ? Mais, aussi, pourquoi ? Pourquoi organiser une cérémonie pour ritualiser cette première danse de la jeune adolescente et à fortiori dans un contexte pour le moins confus si ce n'est, douteux, au regard des repères psychologiques ?
Pourquoi lier la virginité de la fille à son père alors que la virginité est destinée au futur mari ? Pourquoi toutes ces promesses à son père alors que c'est à son mari qu'une jeune fille est promise.
Pour en arriver à l'ultime promesse, des étapes se succèdent dès la puberté, peut-être dès l'apparition des règles, je ne sais pas. On pouvait voir des fillettes de 10 à 12 ans.
Ce reportage a des côtés de "hors de ma famille point de salut, c'est le danger absolu". La plus âgée de jeunes filles ne travaillait pas si ce n'est pour initier les plus jeunes dans "un cours de grâce" où l'on apprend à ne pas porter de jupes trop courtes ni de décolleté profond et à ne pas se pencher quand on porte un etc ... Pour moi, il s'agit de conseils que donnent toutes les mères à leur fille. Ces familles organisent leur vie en dehors du monde et la famille est un cocon dont on ne sort que par le mariage mais en restant dans la communauté.
Le discours lénifiant sur le sauvetage de l'Amérique par la virginité me paraît idéologiquement plus que douteux.
L'Amérique, " terre messianique ", où la relation père-fille est divinisée et la virginité sacralisée pour le salut de ladite l'Amérique!
Décidément la" kitchitude "de ce mélange indigeste me semble grotesque sinon malsaine.
Ou autrement dit et de façon lapidaire: Comment un père captatif pourrait-il magnifier un trop fort attachement et une relation intrusive entre sa fille et lui ? .
Il va sans dire que je ne remets pas en cause ces valeurs mais la méthode.
J'ai regardé ce documentaire qui m'a laissée très, très perplexe.
Le fait de mélanger le bal et la religion m'a beaucoup gênée. Mettre une croix dans une salle de bal ? Croix à laquelle les jeunes filles enroulnt leurs étoles ? Croix, autour de laquelle des adolescentes dansent un ballet avec un passage où elles relèvent le devant de la jupe de tulle et ce devant leur père ? Là, j'ai été TRES mal à l'aise.
Dans ce contexte musico-religieux ou religieux-balesque (excusez la terminologie!), promettre de rester vierge jusqu'au mariage, à Dieu devant leur père ? A moins que ce ne soit à leur père devant Dieu ? Le contexte fait qu'on se pose la question ! Les références à Dieu et au père sont tellement associées ! Pourquoi autant associer l'image du père et celle de Dieu ? Il ne faudrait pas confondre " Dieu-le-père ", " Dieu, le père "ou " le père, Dieu " de sa fille ... Comme si, au cours de cette célébration pseudo religieuse, le père, devant Dieu, s'instituait responsable et gardien de la virginité de safille ? J'ai trouvé malsaine et déplacée la relation établie, instituée, ritualisée officiellement célébrée entre le père et la virginité de sa fille ?
Qu'un père doive veiller sur sa fille pour la protéger du danger, c'est normal. Alors pourquoi en faire cette promesse spécifique, solennelle et officielle devant Dieu ? Il n'est pas promis de la laisser faire des études, par exemple !
Qu'une adolescente danse pour la première fois, au bal, avec son père, pourquoi pas ? Mais, aussi, pourquoi ? Pourquoi organiser une cérémonie pour ritualiser cette première danse de la jeune adolescente et à fortiori dans un contexte pour le moins confus si ce n'est, douteux, au regard des repères psychologiques ?
Pourquoi lier la virginité de la fille à son père alors que la virginité est destinée au futur mari ? Pourquoi toutes ces promesses à son père alors que c'est à son mari qu'une jeune fille est promise.
Pour en arriver à l'ultime promesse, des étapes se succèdent dès la puberté, peut-être dès l'apparition des règles, je ne sais pas. On pouvait voir des fillettes de 10 à 12 ans.
Ce reportage a des côtés de "hors de ma famille point de salut, c'est le danger absolu". La plus âgée de jeunes filles ne travaillait pas si ce n'est pour initier les plus jeunes dans "un cours de grâce" où l'on apprend à ne pas porter de jupes trop courtes ni de décolleté profond et à ne pas se pencher quand on porte un etc ... Pour moi, il s'agit de conseils que donnent toutes les mères à leur fille. Ces familles organisent leur vie en dehors du monde et la famille est un cocon dont on ne sort que par le mariage mais en restant dans la communauté.
Le discours lénifiant sur le sauvetage de l'Amérique par la virginité me paraît idéologiquement plus que douteux.
L'Amérique, " terre messianique ", où la relation père-fille est divinisée et la virginité sacralisée pour le salut de ladite l'Amérique!
Décidément la" kitchitude "de ce mélange indigeste me semble grotesque sinon malsaine.
Ou autrement dit et de façon lapidaire: Comment un père captatif pourrait-il magnifier un trop fort attachement et une relation intrusive entre sa fille et lui ? .
Il va sans dire que je ne remets pas en cause ces valeurs mais la méthode.