par etienne lorant » mar. 21 janv. 2014, 18:24
De ces jours-ci, je souffre beaucoup car, ça y est, après le décès de sa voisine de chambre, ma mère Léa, après un changement de chambre et un téléphone coupé pendant cinq jours... refuse désormais d'admettre que son époux est décédé en avril 2008. "Papa travaille en Amérique latine, il faudrait qu'il revienne, je vais essayer d'obtenir l'ambassade au téléphone"... c'est ainsi que cela a commencé. Je lui ai montré la photo "In Memoriam" distribuée lors des funérailles, mais elle a réagi en disant: "Si cela te plaît de le croire, c'est ton idée..."
Accablé depuis quelques jours, j'ai parcouru aujourd'hui jusqu'à douze kilomètre à pieds pour être certain de mieux dormir ce soir que les nuit précédentes. Je remercie le Seigneur de m'avoir encore fait ouvrir la bouche d'une façon complètement inattendue, quelques jours avant Noël, afin de demander le sacrement des malades pour ma mère. Elle l'avait reçu en pleine conscience et en se signant lentement - elle avait même demandé, elle complètement coincée au fauteuil : "Ne devrais-je pas me mettre à genoux ?"
Mais aujourd'hui, tout bascule. Je ne suis plus certain de vouloir encore prendre mon repas de midi avec elle, car elle me parlera encore et encore du retour de son époux depuis "l'Amérique latine"... et que cela m'abîmera mon propre moral, cela minera le courage dont j'ai besoin pour poursuivre. Franchement, est-ce que je dois continuer de la visiter ?
Merci pour vos réponses et vos prières !
Assez confus et "sonné",
Etienne
De ces jours-ci, je souffre beaucoup car, ça y est, après le décès de sa voisine de chambre, ma mère Léa, après un changement de chambre et un téléphone coupé pendant cinq jours... refuse désormais d'admettre que son époux est décédé en avril 2008. "Papa travaille en Amérique latine, il faudrait qu'il revienne, je vais essayer d'obtenir l'ambassade au téléphone"... c'est ainsi que cela a commencé. Je lui ai montré la photo "In Memoriam" distribuée lors des funérailles, mais elle a réagi en disant: "Si cela te plaît de le croire, c'est ton idée..."
Accablé depuis quelques jours, j'ai parcouru aujourd'hui jusqu'à douze kilomètre à pieds pour être certain de mieux dormir ce soir que les nuit précédentes. Je remercie le Seigneur de m'avoir encore fait ouvrir la bouche d'une façon complètement inattendue, quelques jours avant Noël, afin de demander le sacrement des malades pour ma mère. Elle l'avait reçu en pleine conscience et en se signant lentement - elle avait même demandé, elle complètement coincée au fauteuil : "Ne devrais-je pas me mettre à genoux ?"
Mais aujourd'hui, tout bascule. Je ne suis plus certain de vouloir encore prendre mon repas de midi avec elle, car elle me parlera encore et encore du retour de son époux depuis "l'Amérique latine"... et que cela m'abîmera mon propre moral, cela minera le courage dont j'ai besoin pour poursuivre. Franchement, est-ce que je dois continuer de la visiter ?
Merci pour vos réponses et vos prières !
Assez confus et "sonné",
Etienne