Merci du ton pacifique de votre réponse.
Peccator a écrit :En l'espèce, j'ai bien cru comprendre que l'Eglise avait tranché, puisque ces funérailles ont eu lieu, avec homélie par le curé et présence d'un évêque.
Se poser des questions, ou remettre en question ?
Plusieurs remarques :
D'une part, votre réponse suppose que les pasteurs de l'Eglise seraient systématiquement infaillibles dans leur décision, et qu'ils suivraient systématiquement les règles de l'Eglise.
Or la crise de l'Eglise post-Conciliaire nous montre le contraire. Jean-Paul II d'ailleurs avait publié l'encyclique Veritatis Splendor pour répondre à des évêques français qui estimaient qu'il existait des cas d'avortement de moindre mal.
Les pasteurs de l'Eglise ont une lourde responsabilité quant à leur propre troupeau : par les actes qu'ils posent, pas leurs paroles, ils peuvent aussi bien édifier que semer la confusion et disperser.
Peut-être l'enterrement religieux est-il justifié. Comme vous dites, on ne connait pas tous les éléments.
Mais on ne peut pas poser un tel acte sans rien dire et en laissant des doutes dans l'esprit des fidèles via à vis des positions, l'attitude de l'Eglise vis-à-vis des personnes qui ont promu une culture de mort.
D'autre part, il y a une tendance à mépriser, à diaboliser les gens qui se scandalisent, à voir de la haine partout.
C'est très facile car cela permet d'éviter de répondre à leurs question : on invoque le manque de charité et de miséricorde et on clos ainsi le débat avec morgue.
Mais ce n'est pas une attitude charitable. D'ailleurs, les personnes scandalisées ont-elles systématiquement tord ? Pourquoi sont-elles scandalisées ?
Peut-être que les choses iraient-elles mieux si l'on répondait à leurs interrogations.
Merci du ton pacifique de votre réponse.
[quote="Peccator"]En l'espèce, j'ai bien cru comprendre que l'Eglise avait tranché, puisque ces funérailles ont eu lieu, avec homélie par le curé et présence d'un évêque.
Se poser des questions, ou remettre en question ?
[/quote]
Plusieurs remarques :
D'une part, votre réponse suppose que les pasteurs de l'Eglise seraient systématiquement infaillibles dans leur décision, et qu'ils suivraient systématiquement les règles de l'Eglise.
Or la crise de l'Eglise post-Conciliaire nous montre le contraire. Jean-Paul II d'ailleurs avait publié l'encyclique Veritatis Splendor pour répondre à des évêques français qui estimaient qu'il existait des cas d'avortement de moindre mal.
Les pasteurs de l'Eglise ont une lourde responsabilité quant à leur propre troupeau : par les actes qu'ils posent, pas leurs paroles, ils peuvent aussi bien édifier que semer la confusion et disperser.
Peut-être l'enterrement religieux est-il justifié. Comme vous dites, on ne connait pas tous les éléments.
Mais on ne peut pas poser un tel acte sans rien dire et en laissant des doutes dans l'esprit des fidèles via à vis des positions, l'attitude de l'Eglise vis-à-vis des personnes qui ont promu une culture de mort.
D'autre part, il y a une tendance à mépriser, à diaboliser les gens qui se scandalisent, à voir de la haine partout.
C'est très facile car cela permet d'éviter de répondre à leurs question : on invoque le manque de charité et de miséricorde et on clos ainsi le débat avec morgue.
Mais ce n'est pas une attitude charitable. D'ailleurs, les personnes scandalisées ont-elles systématiquement tord ? Pourquoi sont-elles scandalisées ?
Peut-être que les choses iraient-elles mieux si l'on répondait à leurs interrogations.