par Cgs » jeu. 31 oct. 2013, 10:28
Bonjour,
Au sujet des obsèques, deux points :
1) En campagne, on compte en général un prêtre pour 20 à 35 clochers. Ils ne peuvent matériellement pas tout faire, donc ils délèguent ce qu'ils peuvent déléguer : préparation aux sacrements, enterrements, etc.
2) A ceux qui se plaignent de ne pas avoir de prêtre à leur enterrement, je répondrais : "Quel a été votre engagement dans l'Eglise ?". En effet, cette plainte est peu entendue parmi les personnes pratiquantes investies dans leur paroisse et dans la vie de l'Eglise. C'est logique : quand on fait le catéchisme, quand on répond à l'appel de nos pasteurs, on connaît des prêtres qui seront prêts à faire le déplacement le jour de notre mort. Quand on éduque ses enfants dans la foi chrétienne, cela fait des vocations qui enrichiront l'Eglise. Dans ce cercle vertueux, l'Eglise croît et les pasteurs sont plus visibles et plus présents.
Un membre de ma famille est mort à 65 ans, il a eu 6 prêtres à son enterrement, et c'était en rase campagne ! Mais ce n'est pas exceptionnel : c'est le fruit d'une vie très pieuse et engagée dans l'Eglise.
Le manque de prêtre n'est qu'une conséquence de ce phénomène. La vraie cause est que nous ne sommes plus chrétiens : plus de catéchisme, plus de sacrement en dehors du baptême "pour faire plaisir aux grands-parents", pas de fréquentation à la messe le dimanche, aucun service rendu à la paroisse ou au diocèse, etc. Il n'est donc pas étonnant que lorsque l'on s'adresse à une paroisse pour un enterrement, il est probable que l'on ne connaisse pas de prêtre pour officier. L'Eglise locale se meurt peu à peu.
J'en profite pour commenter une pratique, dont j'ai entendu parler, de certains diocèses sur ce point. Comme il n'y a plus assez de prêtres pour célébrer les enterrements, des équipes de laïcs chargés des obsèques se montent. C'est très bien. En revanche, si quelqu'un souhaite être enterré sur le territoire du diocèse, avec un ou plusieurs prêtres venus du diocèse ou de l'extérieur, l'évêque interdit de célébrer la messe d'enterrement pour cette personne, par souci d'égalité envers ceux qui ne peuvent pas avoir de prêtres à leur mort.
J'avoue ne pas comprendre cette décision. Comme je l'ai dit plus haut, si la personne connaît des prêtres prêts à célébrer une messe à sa mort, c'est parce que cette personne a donné de son temps et de sa vie pour l'Eglise : catéchisme qui a peut-être suscité des vocations, services à la paroisse et aux prêtres, etc. Je ne vois donc pas pourquoi cette mesure d'égalitarisme (je ne vois pas comment appeler cela autrement) est en vigueur dans certains diocèses. Si quelqu'un peut m'expliquer le bien-fondé de cette décision, je suis tout ouïe.
Bien à vous,
Bonjour,
Au sujet des obsèques, deux points :
1) En campagne, on compte en général un prêtre pour 20 à 35 clochers. Ils ne peuvent matériellement pas tout faire, donc ils délèguent ce qu'ils peuvent déléguer : préparation aux sacrements, enterrements, etc.
2) A ceux qui se plaignent de ne pas avoir de prêtre à leur enterrement, je répondrais : "Quel a été votre engagement dans l'Eglise ?". En effet, cette plainte est peu entendue parmi les personnes pratiquantes investies dans leur paroisse et dans la vie de l'Eglise. C'est logique : quand on fait le catéchisme, quand on répond à l'appel de nos pasteurs, on connaît des prêtres qui seront prêts à faire le déplacement le jour de notre mort. Quand on éduque ses enfants dans la foi chrétienne, cela fait des vocations qui enrichiront l'Eglise. Dans ce cercle vertueux, l'Eglise croît et les pasteurs sont plus visibles et plus présents.
Un membre de ma famille est mort à 65 ans, il a eu 6 prêtres à son enterrement, et c'était en rase campagne ! Mais ce n'est pas exceptionnel : c'est le fruit d'une vie très pieuse et engagée dans l'Eglise.
Le manque de prêtre n'est qu'une conséquence de ce phénomène. La vraie cause est que nous ne sommes plus chrétiens : plus de catéchisme, plus de sacrement en dehors du baptême "pour faire plaisir aux grands-parents", pas de fréquentation à la messe le dimanche, aucun service rendu à la paroisse ou au diocèse, etc. Il n'est donc pas étonnant que lorsque l'on s'adresse à une paroisse pour un enterrement, il est probable que l'on ne connaisse pas de prêtre pour officier. L'Eglise locale se meurt peu à peu.
J'en profite pour commenter une pratique, dont j'ai entendu parler, de certains diocèses sur ce point. Comme il n'y a plus assez de prêtres pour célébrer les enterrements, des équipes de laïcs chargés des obsèques se montent. C'est très bien. En revanche, si quelqu'un souhaite être enterré sur le territoire du diocèse, avec un ou plusieurs prêtres venus du diocèse ou de l'extérieur, l'évêque interdit de célébrer la messe d'enterrement pour cette personne, par souci d'égalité envers ceux qui ne peuvent pas avoir de prêtres à leur mort.
J'avoue ne pas comprendre cette décision. Comme je l'ai dit plus haut, si la personne connaît des prêtres prêts à célébrer une messe à sa mort, c'est parce que cette personne a donné de son temps et de sa vie pour l'Eglise : catéchisme qui a peut-être suscité des vocations, services à la paroisse et aux prêtres, etc. Je ne vois donc pas pourquoi cette mesure d'égalitarisme (je ne vois pas comment appeler cela autrement) est en vigueur dans certains diocèses. Si quelqu'un peut m'expliquer le bien-fondé de cette décision, je suis tout ouïe.
Bien à vous,