par Rodolfo » ven. 20 sept. 2013, 2:32
Bonjour,
Je suis en train de lire le Manuel d'apologétique, de Boulenger. Un passage me pose une grande difficulté.
Page 188, où l'auteur essaie de prouver l'immortalité de l'âme. En début de démonstration, il dit que l'âme peut disparaître, par anéantissement (la décomposition étant le propre des corps et de la matière), mais que cela ne saurait avoir pour cause une force de la nature, puisque c'est un dogme intangible des matérialistes que rien ne se crée, rien ne se perd, et que la matière est indestructible.
Je suis surpris que l'auteur utilise ici un argument des matérialistes, qui par définition ne peut s'appliquer qu'à la matière (puisque seule la matière existe). La fin de la phrase semble en outre faire de l'âme une substance matérielle, alors que son caractère immatériel a été prouvé quelques paragraphes plus haut (les effets sont rapports avec la cause : la pensée est immatérielle, donc la fonction qui la produit doit l'être aussi).
Ou alors Boulenger veut dire que l'âme telle que la conçoivent les matérialistes, assimilée au cerveau, ne peut pas périr, puisque rien ne se crée, rien ne se perd. Mais alors pourquoi a-t-il parlé d'anéantissement ? Si l'âme est matérielle, elle disparaît par décomposition.
Qu'en pensez-vous ? C'est un livre intéressant, mais dont l'argumentation est par endroits bien faiblarde.
Bonjour,
Je suis en train de lire le [i]Manuel d'apologétique[/i], de Boulenger. Un passage me pose une grande difficulté.
Page 188, où l'auteur essaie de prouver l'immortalité de l'âme. En début de démonstration, il dit que l'âme peut disparaître, par anéantissement (la décomposition étant le propre des corps et de la matière), mais que cela [i]ne saurait avoir pour cause une force de la nature, puisque c'est un dogme intangible des matérialistes que rien ne se crée, rien ne se perd, et que la matière est indestructible[/i].
Je suis surpris que l'auteur utilise ici un argument des matérialistes, qui par définition ne peut s'appliquer qu'à la matière (puisque seule la matière existe). La fin de la phrase semble en outre faire de l'âme une substance matérielle, alors que son caractère immatériel a été prouvé quelques paragraphes plus haut (les effets sont rapports avec la cause : la pensée est immatérielle, donc la fonction qui la produit doit l'être aussi).
Ou alors Boulenger veut dire que l'âme telle que la conçoivent les matérialistes, assimilée au cerveau, ne peut pas périr, puisque [i]rien ne se crée, rien ne se perd[/i]. Mais alors pourquoi a-t-il parlé d'anéantissement ? Si l'âme est matérielle, elle disparaît par décomposition.
Qu'en pensez-vous ? C'est un livre intéressant, mais dont l'argumentation est par endroits bien faiblarde.