par etienne lorant » ven. 05 déc. 2008, 19:42
Il y a de petits événements surnaturels qui se produisent sans que nous nous en rendions compte, et cela tout simplement par manque d'attention. Ou parce que nous sommes retombés dans une forme d'incrédulité rationnelle. L'homme retombe souvent du côté où il penche. Il me semble donc important d'essayer de développer le "sixième sens" de Dieu présent à notre âme en tout temps.
Le week-end dernier, j'avais tout prévu pour me rendre à telle chapelle le dimanche à 8h30. Or, le samedi vers 17h30, je ressens en moi la même sorte de pression intérieure que j'éprouve chaque matin pour me rendre à la messe. Mais le samedi soir, il n'y a qu'une messe en ville et je n'aime pas trop cette église, d'autant que pour se garer, un samedi soir... Du moins, ce signe-là, cette soudaine agitation, je le reconnais, et même si je murmure, j'obéis. Comme pour me démentir, je trouve une place de parking à proximité de l'église, j'arrive à l'heure et au moment de communier, je découvre que j'ai même sur moi la pyxide destinée à recevoir une hostie pour ma mère. Je suis tout de même étonné d'une telle prévoyance ! Comment de fait-il que j'avais songé à l'emporer un jour à l'avance ? Qu'à cela ne tienne.
Je reviens à la boutique, je clôture, mais en rentrant, j'ai une nouvelle intuition qui me presse: d'effectuer immédiatement les paiements du mois (que je garde normalement pour le dimanche après-midi). Ce que je fais, toujours comme en mode automatique.
Une fois rentré chez moi, les papiers rangés, j'allume la télévision et je tombe aussitôt sur un bulletin du temps qui déconseille fortement de prendre la voiture le dimanche matin, car toutes les petits routes seront verglacées. Et là, mon esprit s'ouvre: bien sûr, j'ai été veillé et préservé ! A cet instant, je ressens une effusion de douceur, de tendresse, de chaleur et de gaieté mêlées... c'est du miel qui coule en moi, d'une extraordinaire suavité. Tout le reste ma soirée, elle m'accompagne et ne me quittera que tard dans la nuit, car j'ai pu prier comme on adore, comme on expose ses mains à un feu de bois - sauf que c'est son coeur qu'on réchauffe ainsi.
J'ai utilisé les mots les plus simples que j'ai trouvés, sachant que de toute façon aucun mot ne rend ce type d'expérience dans sa richesse.
Évidemment, il ne convient pas de rechercher ces moments de bonheur pour eux-mêmes, mais ils ne convient pas non plus de les négliger !
Il y a de petits événements surnaturels qui se produisent sans que nous nous en rendions compte, et cela tout simplement par manque d'attention. Ou parce que nous sommes retombés dans une forme d'incrédulité rationnelle. L'homme retombe souvent du côté où il penche. Il me semble donc important d'essayer de développer le "sixième sens" de Dieu présent à notre âme en tout temps.
Le week-end dernier, j'avais tout prévu pour me rendre à telle chapelle le dimanche à 8h30. Or, le samedi vers 17h30, je ressens en moi la même sorte de pression intérieure que j'éprouve chaque matin pour me rendre à la messe. Mais le samedi soir, il n'y a qu'une messe en ville et je n'aime pas trop cette église, d'autant que pour se garer, un samedi soir... Du moins, ce signe-là, cette soudaine agitation, je le reconnais, et même si je murmure, j'obéis. Comme pour me démentir, je trouve une place de parking à proximité de l'église, j'arrive à l'heure et au moment de communier, je découvre que j'ai même sur moi la pyxide destinée à recevoir une hostie pour ma mère. Je suis tout de même étonné d'une telle prévoyance ! Comment de fait-il que j'avais songé à l'emporer un jour à l'avance ? Qu'à cela ne tienne.
Je reviens à la boutique, je clôture, mais en rentrant, j'ai une nouvelle intuition qui me presse: d'effectuer immédiatement les paiements du mois (que je garde normalement pour le dimanche après-midi). Ce que je fais, toujours comme en mode automatique.
Une fois rentré chez moi, les papiers rangés, j'allume la télévision et je tombe aussitôt sur un bulletin du temps qui déconseille fortement de prendre la voiture le dimanche matin, car toutes les petits routes seront verglacées. Et là, mon esprit s'ouvre: bien sûr, j'ai été veillé et préservé ! A cet instant, je ressens une effusion de douceur, de tendresse, de chaleur et de gaieté mêlées... c'est du miel qui coule en moi, d'une extraordinaire suavité. Tout le reste ma soirée, elle m'accompagne et ne me quittera que tard dans la nuit, car j'ai pu prier comme on adore, comme on expose ses mains à un feu de bois - sauf que c'est son coeur qu'on réchauffe ainsi.
J'ai utilisé les mots les plus simples que j'ai trouvés, sachant que de toute façon aucun mot ne rend ce type d'expérience dans sa richesse.
Évidemment, il ne convient pas de rechercher ces moments de bonheur pour eux-mêmes, mais ils ne convient pas non plus de les négliger !