Vers la fin du monde islamique?

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Daech ? Effondrement du monde islamique ?

par elenos » sam. 16 juil. 2016, 18:41

Effondrement du monde islamique
L'agonie sanglante de la folie islamique

De l’auteur égyptien Hamed Abdel-Samad.


à relire

Re: Vers la fin du monde islamique?

par axou » mar. 08 sept. 2015, 14:37

oui votre analyse est très intéressante Elénos.
Axou

Re: Vers la fin du monde islamique?

par elenos » dim. 06 sept. 2015, 18:04

Pourquoi les conversions sont-elles de plus en plus nombreuses? Ecoutez ce témoignage d'un ex-musulman :

https://www.youtube.com/watch?v=0sA_gCaGdUA

Re: Vers la fin du monde islamique?

par Kerniou » dim. 06 sept. 2015, 9:39

Analyse percutante. Merci de nous en faire part.

Re: Le proche effondrement du monde islamique

par elenos » sam. 05 sept. 2015, 18:19

Nombreuses sont les personnes qui s'interrogent sur le sens des évènements qui ont cours dans le monde islamique en général et dans les pays arabes en particulier: la guerre civile en Syrie, les changements politiques en Égypte, le retour en force des jihadistes sunnites en Irak, l'autonomie politique acquise par les kurdes, la crise politique en Turquie, la désintégration de la Libye, l'impasse politique et l'avenir plus qu'incertain en Tunisie, les conflits internes au Yémen, le réalignement de la politique américaine au Moyen-Orient à la lueur du conflit multiséculaire entre sunnites et chiites, l'accès de l'Iran au statut de puissance nucléaire... De toute évidence les affaires vont mal en terre d'islam, mais ce qui est encore plus frappant c'est qu'elles ne cessent de s'aggraver avec le passage du temps.
Avec le retroscope il nous est possible d'affirmer que la situation actuelle était prévisible mais qu'elle n'a pas été prévue. Les nuages ont commencé à s'accumuler dès la première crise pétrolière en 1973, en même temps que la guerre du Yom Kippur, déclenchée par l'Égypte et la Syrie contre Israël le 6 octobre de la même année. L'embargo pétrolier mis en place à cette occasion à l'encontre de l'Occident, a eu pour effet de tripler du jour au lendemain les prix du pétrole, entraînant un transfert massif de richesses, et par le fait même de leviers politiques, en faveur des pays arabes producteurs de pétrole.
À bien y penser, la Malédiction qui sévit sur le Moyen-Orient, repose sur deux piliers: l'islamisme et l'argent du pétrole.
Mais l'occident n'était pas en reste, faisant fi de l'histoire et de la réalité, il favorisa volontairement l'islamisation par tous les moyens, en commençant par ceux qui exigent le moins d'effort: se fermer les yeux, se boucher les oreilles et faire mea culpa. Mais il ne s'est pas contenté de ne rien voir et de ne rien entendre, il a réduit au silence tous ceux qui voyaient venir le danger et qui osaient sonner l'alarme. Pour plaire aux monarchies du pétrole et récolter de juteux contrats, il a déroulé le tapis rouge à l'islam et à l'islamisation. Du coup le virus qui se répandait en terre d'islam ne s'est pas fait prier pour débarquer et élire domicile en occident. Profitant de l'État de droit et des libertés, il a réussi à se répandre rapidement, au point que les islamistes les plus virulents, menacés d'arrestation dans leurs pays d'origine, ont préféré collectivement s'installer, ou pour être plus précis conquérir "pacifiquement" l'objet de leur haine.
Ceux qui ont nourri le monstre et qui lui ont permis de faire des petits, ont cru longtemps pouvoir le maintenir sagement enfermé dans sa cage. Il ne leur est pas venu à l'esprit qu'un jour il échappera à leur contrôle, semant la destruction et répandant le sang partout où il se trouvera. Jusqu'à présent potentats arabes et dirigeants occidentaux croient pouvoir utiliser ou manipuler le monstre à leur profit, on voit ce que cela donne comme résultats en Syrie, en Irak, en Égypte, en Libye, en Somalie et au Mali.
Les peuples musulmans ont ingurgité des doses toxiques d'islam. L'argent que versent les occidentaux en échange du pétrole, a servi à ancrer les peuples musulmans dans la haine et l'obscurantisme. Ils étaient sous-développés et faibles il y a quarante ans, ils le sont davantage aujourd'hui mais avec considérablement plus de ressentiment et de violence. Ils avaient un peu d'espoir de pouvoir s'en sortir il y a quarante ans, mais aujourd'hui ils ne savent même pas s'ils réussiront à survivre. Ils ont tout perdu y compris la possibilité de rebrousser chemin, la coupe de l'islam ils devront la boire jusqu'à la lie, jusqu'à ce que l'islam s'autodétruise.
Rien ne permet d'entrevoir aujourd'hui la fin de la guerre civile en Syrie. Au contraire, son expansion en direction de l'Irak et du Liban est bien engagée, elle prend de plus en plus la forme d'une guerre de religion entre d'un bord l'Iran chiite et de l'autre l'Arabie saoudite et les principautés du Golfe sunnites. Une guerre par procuration où des populations entières sont forcées de fuir et où les morts se comptent par centaines de milliers. L'islam est retourné à ses vieux démons, sunnites et chiites rejouent la Grande Fitna d'il y a 1400 ans. La guerre Iran-Irak qui s'est terminée il y a 25 ans, n'était à bien y penser qu'un prélude à la guerre actuelle. Les combattants sont recrutés dans le monde entier, mais la guerre finira par impliquer les commanditaires eux mêmes, soit les arabes et les perses; le choc entre les deux principaux foyers de la haine islamique, l'Iran et l'Arabie, semble inévitable.
L'Arabie est minée de l'intérieur, la décomposition est cachée sous le vernis de la richesse pétrolière. Chômage et inégalités sociales criantes, aliénation et même persécution de la minorité chiite, tensions extrêmes entre une majorité islamiste et une minorité qui rejette l'islam, non sans violence. Avec le décès prochain du monarque actuel une crise de succession est à prévoir, elle rendra plus visibles les tensions et les lignes de fracture dans la société.
Mais l'Iran ne s'en porte pas mieux, on y rencontre les mêmes lignes de fracture. Comme en Arabie, le calme apparent est dû à la répression qui prend bien souvent la forme d'exécutions publiques. Les opposants cependant ne désarment pas, comme en Arabie les apostats de l'islam sont de plus en plus nombreux et ils ne rêvent qu'à une seule chose, se débarrasser des mollahs et de leurs sbires.
L'Égypte pourra-t-elle échapper au conflit? Cela semble de moins en moins probable, d'ores et déjà les troupes égyptiennes combattent les jihadistes dans le Sinaï et à moindre degré dans le désert non loin des frontières avec la Libye. Mais l'Égypte est à la fois dépendante et en quelque sorte garante de l'Arabie. L'économie de l'Égypte est en lambeaux, le peuple égyptien survit grâce aux dons octroyés par l'Arabie et les émirats du Golfe, l'Égypte est sunnite et observe avec angoisse les progrès de l'Iran chiite tant en Irak qu'en Syrie, elle ne restera pas neutre en cas de conflit ouvert entre l'Iran et les monarchies du pétrole, l'armée égyptienne ne pourra faire autrement que prêter main-forte aux forces armées saoudiennes et émiraties.
L'Égypte n'en a pas fini avec les Frères musulmans et de leur côté les salafistes semblent attendre leur heure. Les attentats commandités par les islamistes se poursuivent entretenant ainsi le climat d'insécurité. Mais le peuple égyptien, en mettant les Frères musulmans à la porte, ou plus précisément dans les prisons, ne s'est pas pour autant débarrassé du démon islamique, il s'est simplement affranchi de ses créatures terrestres. Le démon islamique n'abandonne pas facilement sa proie et nul ne sait comment l'exorciser. L'avenir est des plus incertain, les islamistes de l'intérieur n'ont pas dit leur dernier mot, et les impacts d'une guerre ouverte entre l'Iran et l'Arabie sont à craindre, les Égyptiens n'ont pas fini de souffrir.
L’administration américaine a changé d’avis au sujet de la Syrie et de l’Iran. Sa priorité à présent est de faire échec aux jihadistes sunnites qui se battent en Syrie et en Irak et que l’Arabie Saoudite et le Qatar financent généreusement. Le danger qu’ils représentent semble actuellement plus grand que celui d’une éventuelle arme nucléaire iranienne. Il s’agit d’un renversement d’alliance dicté par les nouvelles réalités sur le terrain, et dont l’Arabie Saoudite et le Qatar font les frais. La nouvelle politique américaine constitue un encouragement à l’Iran dont l’intrusion en Irak, en Syrie et au Liban ne fera qu’augmenter.
À mesure que les conflits se développent et se ramifient, les peuples musulmans se divisent et se morcèlent. Les appartenances nationales de naguère cèdent la place aux multiples appartenances d'ordre confessionnel, ethnique et tribal. Les kurdes ont déjà entrepris de créer leur propre état aux dépens de l'Irak et de la Syrie, les alaouites syriens possèdent déjà leur territoire, les libanais sont divisés plus que jamais, les tribus irakiennes sunnites n'accepteront jamais l'hégémonie des chiites. Pris entre plusieurs feux les chrétiens fuient par milliers.
L'effondrement du monde islamique se poursuit sous nos yeux. En accéléré comme en Syrie, en Irak et en Libye, ou au ralenti comme en Égypte et en Tunisie. Il y a quarante ans les musulmans, forts de leur richesse nouvelle, ont tout misé sur l'islam, les occidentaux par lâcheté, cupidité et bêtise leur ont facilité la tâche. Les musulmans auraient pu miser sur le développement humain, sur les lumières et sur le progrès, les trillions de dollars auraient servi à tirer les peuples islamiques de l'ignorance et du sous-développement, mais il aurait fallu pour cela que les musulmans, tant chiites que sunnites reconnaissent, et la vacuité et les dangers de l'islamisation. Il est à présent trop tard, les toxines de l'islam ont sérieusement détraqué l'esprit des musulmans, le mal est sans remède et nul n'est en mesure d'interrompre son cours.
Peut-on entrevoir une lueur d'espoir? Pas tant que l'argent du pétrole coulera à flot et que l'occident y trouvera son profit immédiat. L'islamisme se nourrit d'argent et ne semble pas devoir en manquer. À bien y penser, la Malédiction qui sévit sur le Moyen-Orient, repose sur deux piliers: l'islamisme et l'argent du pétrole.

Le proche effondrement du monde islamique

par elenos » sam. 05 sept. 2015, 16:29

Re: Vers la fin du monde islamique?

par Anne » mar. 24 févr. 2015, 7:02

Un bel exemple à lire pour le plaisir :
"La Terre ne tourne pas !"

Le religieux saoudien Bandar Al-Khaybari l’affirme et le confirme, lors d’un cycle de conférences devant des étudiants, du 28 au 31 janvier 2015, à l’université de Charjah, près de Dubaï, aux Emirats arabes unis. Plus encore, il le démontre avec un gobelet à la main et des citations coraniques à l’appui.
http://actualites.sympatico.ca/nouvelle ... tourne-pas


Pour ce qui est de la référence recherchée plus haut, c'était peut-être celle-ci :
Le rapport conclut sur une image saisissante : dans les quelque 1200 années qui suivent le calife abbasside Mamoun (786-833), les pays arabes ont traduit autant de livres que l'Espagne en traduit actuellement en un an.
Revue Région et Développement n° 19-2004 LE DÉCLIN DU MONDE MUSULMAN À PARTIR DU MOYEN ÂGE : UNE REVUE DES EXPLICATIONS - Jacques BRASSEUL

Re: Vers la fin du monde islamique?

par Nanimo » lun. 23 févr. 2015, 0:58

[Fils expurgés du hors sujet et fusionnés]

Re: Vers la fin inéluctable du monde islamique ? ( Bologne)

par elenos » ven. 20 déc. 2013, 11:05

MB a écrit :Avé
Ce texte est très intéressant et pose les bonnes questions. ...........
.....Je ne sais pas si cela va conduire à leur perte, mais il y a effectivement de quoi réfléchir...
Amicalement
MB
Merci pour votre réponse qui elle-même donne à réfléchir. Particulièrement la comparaison concernant les traductions.que nous m’apprenez : "l'ensemble du monde arabo-musulman traduit moins de livres étrangers en une année que ne le fait la Grèce".
L'Islam est si coercitif qu'il oblige les plus intelligents d'entre-eux à émigrer. Comme l’auteur égyptien Hamed Abdel-Samad, Ce n'est pas la première fois qu'une civilisation meurt d’asphyxie pour s'être repliée sur elle-même. La première qui nous vient en mémoire n'est autre que la culture gauloise qui voulait ignorer l'écriture et qui fut effacée comme civilisation. (Je connais un seul texte gaulois -écrit en caractères grecs- qui se trouve dans un musée d'Avignon et quelques enseignes de boutiques à Nîmes !). Avec traduction approximative ! Tout ce que nous connaissons de "gaulois " est latin ! Pourtant les gaulois étaient redoutés ! Ceux d'Asie Mineure (les Galates) étaient de culture grecque ! Oui, que penser d'une civilisation qui se ferme alors qu'elle était une des plus brillantes au Moyen-Age.
Bien amicalement
Elenos

Re: Vers la fin inéluctable du monde islamique ? ( Bologne)

par MB » ven. 20 déc. 2013, 2:23

Avé

Ce texte est très intéressant et pose les bonnes questions. Je suis frappé de la similitude du raisonnement - et des mots mêmes - après avoir lu le livre d'un intellectuel iranien, Daryush Shayegan, Schizophrénie culturelle : les sociétés islamiques face à la modernité. Il cite les mêmes cas, le fait que l'expérience quotidienne, humiliante, du décalage avec ce que nous sommes nous : les musulmans apprennent qu'ils vivent dans le meilleur des mondes possibles, mais tout dans leur vie quotidienne (la voiture qu'ils conduisent, le réfrigérateur qu'ils ouvrent, le design qu'ils voient tous les jours, le poste de radio qu'ils écoutent, etc.) leur rappelle qu'ils sont incapables de créativité. La seule authentique exception à ce problème est fournie par la Turquie, qui se développe à la manière d'un "dragon", et encore : le comportement des Turcs en Allemagne confirme ces phénomènes de handicap culturel. Les pays du Golfe, si riches, ne comptent pas : leur industrie pétrolière ne repose que sur des techniques occidentales (même l'Iran est incapable de raffiner son propre pétrole !) et il leur a fallu quarante ans pour comprendre que le pétrole pouvait servir à autre chose qu'à se payer des Mercedes ou des prostituées de luxe.

Cela me fait penser à une statistique que j'avais lue quelque part et que, hélas, je n'arrive pas à retrouver : l'ensemble du monde arabo-musulman traduit moins de livres étrangers en une année que ne le fait la Grèce. On peut évidemment considérer cette comparaison d'un côté riant en se disant que la Grèce est vraiment un grand pays de culture, mais le côté sombre est quand même bien visible lui aussi. Tout cet univers - plus de 300 millions de personnes, a fortiori alphabétisées pour la plupart - qui traduit moins qu'un pays de 10 millions d'habitants ! C'est tout de même ahurissant, quand on pense que cette carence n'a aucune excuse économique (cela ne coûte rien), et que les musulmans se gargarisent de leur glorieux passé culturel, qui consistait précisément à traduire en arabe toute la littérature antique !

Je ne sais pas si cela va conduire à leur perte, mais il y a effectivement de quoi réfléchir...

Amicalement
MB

Re: Vers la fin inéluctable du monde islamique ? ( Bologne)

par etienne lorant » lun. 16 déc. 2013, 18:14

Plusieurs messages pourraient être fusionnés car ils parlent de la même chose. J'ai cité le scandale qui secoue l'Indonésie islamique, et il y a d'autres messages du même ordre.

Avec un clin d'oeil à Fée Violine !

Vers la fin inéluctable du monde islamique ? ( Bologne)

par elenos » lun. 16 déc. 2013, 17:25

Dans La Frankfurter Allgemeine Zeitung
Entre le Dr Schm.. et le Padre Lombardi

– J'ai ce texte idit le physicien, issu de la Presse allemande sur l'éventualité d'un effondrement du monde musulman. Il faut préciser que depuis la publication de cet article son auteur vivant en Allemagne a subit une fatwa de mort et se cache. En effet, la maison d’édition Droemer Knaur de Munich a déclaré mardi dernier que l’auteur égyptien Hamed Abdel-Samad, qui a la nationalité allemande, désire la discrétion après la publication de menaces sur des sites islamistes. Il semble plus intéressant que Fukuyama semble-t-il. Qu'en pensez-vous ? dit-il.
- Je connais cet article et ce livre dit le padre et précisons qu'Hamed Abd el Samad, est un chercheur et un professeur d’université. Il réside en Allemagne. Il a publié en décembre 2010 un ouvrage qu’il a intitulé "la chute du monde islamique". Dans son livre il pose un diagnostic sans concessions sur l’ampleur de la catastrophe qui frappera le monde islamique au cours des trente prochaines années. L’auteur pense ce que cet événement coïncide avec le tarissement prévisible des puits de pétrole au Moyen-Orient. La désertification progressive qui en résultera contribuera au marasme économique tandis qu’on assistera à une exacerbation des nombreux conflits ethniques, religieux et économiques qui ont actuellement cours. Ce désordre s’accompagnera de mouvements de population.
Fort de sa connaissance de la réalité du monde islamique, le professeur Abd el Samad en est venu à cette vision. L’arriération intellectuelle, l’immobilisme économique et social, le blocage sur les plans religieux et politiques sont d’après lui les causes principales de la catastrophe appréhendée.
Ses origines remontent à un millénaire et elle est en lien avec l’incapacité de l’islam d’offrir des réponses nouvelles ou créatives pour le bénéfice de l’humanité en général et pour ses adeptes en particulier. À moins d’un changement radical, Abd el Samad croit que l’effondrement du monde islamique connaîtra son point culminant durant les deux prochaines décennies. L’auteur égyptien a relevé plusieurs éléments lui permettant d’émettre un tel pronostic :
Absence de structures assurant un réel développement.
Absence d’un système éducatif efficace.
Limitation sévère de la créativité intellectuelle.
Ces déficiences ont fragilisé à l’extrême l’édifice du monde islamique, le prédisposant par conséquent à l’effondrement. Le processus de désintégration comme a débuté depuis longtemps et on serait rendu actuellement à la phase terminale. L’auteur ne ménage pas ses critiques à l’égard des musulmans : "Ils ne cessent de se vanter d’avoir transmis la civilisation grecque et romaine aux Occidentaux, mais s’ils étaient vraiment porteurs de cette civilisation pourquoi ne l’ont-ils pas préservée, valorisée et enrichie afin d’en tirer le meilleur profit ? "
Et il pousse le questionnement: "Pourquoi les diverses cultures contemporaines se fécondent mutuellement et s’épanouissent tout en se faisant concurrence, alors que la culture islamique demeure pétrifiée et hermétiquement fermée à la culture occidentale qu’elle qualifie et accuse d’être infidèle ? " Et il ajoute : " le caractère infidèle de la civilisation occidentale n’empêche pas les musulmans de jouir des réalisations européennes et nord-américaines ou japonaises de ses produits, particulièrement dans les domaines scientifiques, technologiques et médicaux. Ils en jouissent sans réaliser qu’ils ont raté le train de la modernité lequel est opéré et conduit par les infidèles sans contribution aucune des musulmans, au point que ces derniers sont devenus un poids mort pour l’Occident et pour l’humanité entière.»
L’auteur constate l’impossibilité de réformer l’islam tant que la critique du coran, de ses concepts, de ses principes et de son enseignement demeure ay stade du tabou ; cet état de fait empêche tout progrès, stérilise la pensée et paralyse toute initiative. S’attaquant indirectement au coran. l’auteur se demande quels changements profonds peut-on s’attendre de la part de populations qui sacralisent des textes figés et stériles et qui continuent de croire qu’ils sont valables pour tous les temps et tous les lieux. Ce blocage n’empêche pas les leaders religieux de répéter avec vantardise et arrogance que les musulmans sont le meilleur de l’humanité, que les non-musulmans sont méprisables et ne méritent pas de vivre ! L’ampleur de la schizophrénie qui affecte l’oumma islamique est remarquable. L’auteur s’interroge : "comment l’élite éclairée dans le monde islamique et arabe saura-t-elle affronter cette réalité ?" Malgré le pessimisme qui sévit parmi les penseurs musulmans libéraux, ceux-ci conservent une lueur d’espoir qui les autorise à réclamer qu’une autocritique se fasse dans un premier temps avec franchise, loin du mensonge, de l’hypocrisie, de la dissimulation et de l’orgueil mal placé. Cet effort doit être accompagné de la volonté de se réconcilier avec les autres en reconnaissant et respectant leur supériorité sur le plan culurel et leurs contributions sur les plans scientifiques et technologiques. Le monde islamique doit prendre conscience de sa faiblesse et doit rechercher les causes de son arriération, de son échec et de sa misère en toute franchise afin de trouver un remède à ses maux. Le professeur Abd el Samad ne perçoit aucune solution magique à la situation de l’oumma islamique tant que celle-ci restera attachée à la charia qui asservit, stérilise les esprits, divise le monde entre croyants musulmans et infidèles non-musulmans ; entre dar el islam et dar el harb (les pays islamiques et les "pays à conquérir").
- Oui dit le physicien l’auteur croit qu’il n'est pas possible à l’oumma islamique de progresser et d’innover tant qu’elle ne se libèrera pas de ses complexes, de ses interdits et qu’elle ne transforme l’islam en religion purement spirituelle invitant ses adeptes à une relation personnelle avec le créateur sans interférence de la part de quiconque fusse un prophète, une institution ou une mafia religieuse dans sa pratique religieuse ou sa vie quotidienne.

Islam : le scandale du "beefgate"

par etienne lorant » lun. 16 déc. 2013, 15:47

Le "beefgate" précipite la chute des partis islamiques en Indonésie, le premier pays musulman au monde.
Un mannequin de revue érotique couvert de diamants, une collégienne retrouvée nue avec un conseiller, des mariages clandestins: le "beefgate" précipite la chute des partis islamiques en Indonésie, pourtant gardiens de la morale dans le premier pays musulman au monde.

Le scandale ne cesse d'enfler depuis des années, faisant les choux gras de la presse indonésienne, et a culminé la semaine dernière avec la condamnation à seize ans de prison de Luthfi Hasan Ishaaq, ancien président du Parti de la justice et de la propérité (PKS), première formation islamiste du pays et membre de la coalition au pouvoir.

M. Ishaaq a été reconnu coupable d'avoir reçu des pots-de-vin d'une société de négoce de boeuf, Indoguna Utama, pour qu'il utilise son influence auprès du gouvernement, dont le PKS fait partie, afin d'assurer un permis d'importation de boeuf.

Qu'un responsable de parti soit éclaboussé par un scandale de corruption est loin d'être rare en Indonésie, un des pires pays en la matière, mais les Indonésiens ont particulièrement été choqués par les révélations successives sur la vie de certains membres du PKS, qui se dit pourtant le gardien de la morale islamique.

Au cours de l'enquête sur le "beefgate", comme la presse locale a baptisé le scandale, les agents anticorruption ont mis au jour une vie que le parti islamiste considérerait comme "haram" (interdit car impur).

M. Ishaaq, 52 ans, collectionnait les voitures (il en avait six, dans un pays où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour), mais également les femmes. Il a trois épouses, ce qui n'est pas un crime en Indonésie, mais il avait dissimulé l'un de ses mariages car il avait été illégalement contracté avec une adolescente.

En janvier, le conseiller de M. Ishaaq, Ahmad Fathanah, était arrêté dans une chambre d'hôtel avec une collégienne nue. M. Fathanah a par la suite été condamné à 14 ans de prison pour avoir reçu des centaines de milliers de dollars qu'il s'empressait de dépenser dans l'achat de diamants et voitures à 45 femmes, dont le mannequin d'une revue érotique.

Dans cette affaire retentissante, le PKS a perdu une bonne partie de son électorat, tandis qu'approchent les élections nationales de 2014, croient les politologues.

Mais le scandale touche également l'ensemble des formations se revendiquant de la religion musulmane, qu'elles soient islamistes comme le PKS, ou moins radicales.

"Le scandale a conféré aux partis islamiques une mauvaise image", résume Umar S. Bakry, de l'institut de sondage Lembaga Survei Nasional.

Le PKS, qui veut placer l'islam au centre de la vie publique, avait réuni près de 8% lors des dernières législatives de 2009 en faisant campagne non seulement sur la moralité dans la vie quotidienne mais également en politique, la lutte anticorruption étant déjà à cette époque un thème central.

Les cinq principaux partis islamistes ou islamiques avaient rassemblé plus de 25% en 2009 et représentaient alors une force politique incontournable.

Ce ne devrait plus être le cas lors des législatives d'avril prochain et de la présidentielle qui suivra en juillet.

"L'éligibilité des partis islamiques s'est effondrée", estime Bakry (un seul nom), de Lembaga Survei Nasional, spécialisée dans les enquête d'opinion.

L'expert cite une étude récente de l'institut LSN selon laquelle 42,8% des personnes sondées ont dit s'attendre à une chute de la popularité de ces formations, contre 21,6% qui croient qu'elle va augmenter.

Pourtant, la société indonésienne est devenue de plus en plus proche des idéaux islamistes depuis la chute du dictateur Suharto en 1998. La province d'Aceh (nord-ouest) applique la charia (loi islamique) et d'autres aimeraient suivre, tandis que l'intolérance envers les minorités religieuses s'accroît, selon les ONG.

Mais cet engouement ne s'est pas traduit en termes de voix supplémentaires pour les formations politiques se revendiquant de l'islam.

Greg Fealy, expert de l'Indonésie à l'Australian National University, y voit un changement de mentalité.

"Il y a des années, si vous étiez un musulman pieux, vous votiez pour un parti islamique mais ce n'est plus le cas", explique-t-il, ajoutant que la préférence se porte dorénavant avant tout vers des formations qui ont un bilan positif.

http://www.lalibre.be/actu/internationa ... aedaa1c8d8

Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement de l'isl

par jean_droit » lun. 17 juin 2013, 16:38

C'est assez amusant :
D'un côté on nous dit que l'Islam va s'effondrer et de l'autre que la France va devenir musulmane.
Toutes ces déclarations sont idiotes.

Re: Un universitaire égyptien prédit l’effondrement de l'isl

par Suliko » dim. 16 juin 2013, 12:14

Johnny a écrit :Paradoxalement, c'est l'arrivée au pouvoir des islamistes qui pourrait accélèrer cet effondrement : en effet, leur échec est inévitable, et les "masses" finiront par se soulever. Mais cela prendra peut-être une génération.
Pas convaincue...Cf l'Arabie Saoudite, l'Iran, le Maroc, etc...
Et puis, mettre sur un même plan une religion et la civilisation qu'elle a façonnée et des totalitarismes comme le nazisme ou le communisme, c'est tout simplement très très exagéré! Je trouve que vous allez beaucoup trop loin dans votre raisonnement. N'oubliez quand même pas que si le catholicisme traverse une période de crise sans précédent, ce n'est pas à cause de l'islam, mais bien à cause....de certains catholiques!
Je suis un peu lassée de cette fixation sur l'islam qu'on constate sur ce forum...
Quant à l'aspiration à toujours plus de liberté, il faut la nuancer, d'autant plus que ce n'est certes pas le matérialisme athée à l'occidentale qui va nous l'apporter...

Suliko

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