Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

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Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » mer. 24 déc. 2014, 1:17

Cher Etienne,
je penserai à vous également. Nous sommes dans le même secteur géographique si ma mémoire est bonne. :-)

Axou, merci pour votre gentil commentaire. Ma santé? Elle n'est pas excellente car la maladie génétique dont je souffre affaiblit mon système immunitaire au fil des ans et la privation chronique de sommeil causée par mon statut de maman n'arrange pas les choses. Là aussi, j'ai dû me faire aider (moyennant finances faute de famille disponible) car je n'ai plus la force de jouer avec mes enfants et elles en souffraient. Je prie simplement pour pouvoir les accompagner jusqu'à l'âge adulte du mieux que je peux. :-)

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par axou » mer. 17 déc. 2014, 22:27

Chère Expatria,

je ne suis sur le forum que depuis 4 mois et vient de lire avec intérêt et émotion votre histoire.

Je me demandais comment allait votre santé ?

Sinon, je suis heureuse pour vous ayez enfin commencé un travail psychothérapeutique qui doit grandement vous soulager et vous apporter le bonheur de "déposer les armes", de ne pas être toujours seule à devoir vous porter (et porter les autres)

J'ai pu voir en vous lisant que vous étiez beaucoup dans l'oubli de soi et que vous étiez dure et perfectionniste avec vous-même. Bienvenue sur le Chemin de la Douceur avec soi-même qui est un chemin à la fois psychologique et spirituel. J'ai beaucoup pensé à cela en vous lisant "mais quand va-t-elle enfin prendre soin d'elle, se chouchouter, se câliner, arrêter de fuir dans l'aide aux autres ?"

J'ai décidé moi aussi de prendre ce chemin, à la suite de graves soucis de santé.

Si vous avez eu une mère tyrannique, vous avez peut-être introjecté cette tyrannie et avez tendance à être tyrannique avec vous-même; et le chemin qui s'ouvre maintenant, ce beau chemin, c'est de devenir une bonne mère pour vous-même, une mère douce, à l'écoute de la petite fille en vous qui réclame des soins maternels (qu'elle n'a pas eus) et qui s'exprime par le corps, qui crie par le corps. Devenir une mère à l'écoute de votre corps, de vos besoins, de vos désirs, de vos aspirations profondes, et vous faire de gros câlins.

Et il est bon sur ce chemin de fréquenter des personnes bienveillantes, à l'écoute et qui savent pratiquer avec talent la "câlinothérapie".

La Vierge Marie est la reine du soin, du soin aux autres mais aussi du soin à soi-même. Demeurer avec elle, s'unir à elle, à sa belle Présence...

Sur le plan de la prière, nul besoin de concentration. Des phrases courtes suffisent, moi j'aime bien "Seigneur Jésus, viens à mon aide";
Thérèse de Lisieux priait ainsi le Christ "attirez-nous, nous courons à l'odeur de vos parfums".

Mère Térésa disait à Jésus "Tu me regardes, je te regarde" et puis aussi la prière du souffle, la prière avec son corps, très importante pour ceux qui souffrent dans leur corps : simplement sentir et placer son attention dans sa respiration dans son ventre pendant 10 mn, parfois aussi je j'appelle l'Esprit Saint sur l'Inspir et je m'abandonne à Lui sur l'Expir.


Sinon : mon père est mort il y a 20 ans un 4 février. De mémoire, n'est-ce pas la même date que pour votre Père ???!!!

Je suis arrivée moi aussi à temps, 1 heure avant sa mort. Je travaillais dans l'humanitaire dans un pays en guerre. Sans savoir si je le reverrais vivant, j'ai dû traverser 3 lignes de front en convois UN, puis ai pris un avion, puis un train et suis enfin arrivée auprès de lui. Dans le coma, il m'attendait et s'est laissé partir quand il m'a sentie près de lui. Je l'aimais avec passion. D'un caractère "fort", j'ai tout pris en main, ai soutenu ma mère pendant des années, l'ai aidée à porter son deuil. Tout le monde me disait : "heureusement que tu es là pour ta chère Maman" et personne ne me demandait comment j'allais moi; d'ailleurs tout le monde croyait, moi y compris, que j'allais très bien. Ce n'est que 4 ans plus tard, à l'occasion d'un autre chagrin qui m'avait emmené chez le psy, que mon deuil non-fait m'a explosé à la figure et que je me suis retrouvée à pleurer sans cesse...

Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Je n'ai pas su pleurer à temps, j'ai pleuré plus tard et ensuite la maladie est venue et le deuil non-fait et son cortège d'émotions refoulées pendant des années (tristesse mais aussi peurs et colères) n'était peut-être pas étranger à son apparition.

Il m'arrive encore de pleurer mon père mais je suis en paix et lui aussi est en paix : certains rêves me le disent.

Des bisous à vos 2 petites terreurs; j'ai l'intuition que plus vous serez une bonne maman pour vous même, moins elles auront envie de s'arracher les cheveux !

Bien à vous, en pensée, je vous fais un câlin.

Axoux

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par etienne lorant » lun. 15 déc. 2014, 20:01

Expatria a écrit :
Maintenant, j'ai vraiment hâte de fêter Noël avec mes enfants, même si tout n'est pas rose (mes filles se battent beaucoup encore et notre assurance nous a refusé les dernières factures de la pédo-psy =500 euros à notre charge).
Je suis également très triste car depuis 3 ans, j'avais la grâce de pouvoir fêter Noël avec ma meilleure amie, son mari et sa fille (l'aînée, qui a le même âge que les miennes). Je n'ai pas les 4800 euros nécessaires pour m'envoler pour Memphis et pouvoir serrer dans mes bras ma petite filleule (elle a déjà 6 mois). Ce sera son premier Noël, sans moi hélas. Mais elle a des parents formidables qui seront toujours dans mon coeur.
Je remercie tous ceux qui ont bien voulu m'accorder une prière depuis le début de fil démarré il y a 2 ans.
De tout cœur avec vous, j'ai les mêmes pensées, en tout cas similaires, assez souvent. En ce qui me concerne, mon père décédé en 2008, je passerai la Noël avec ma mère et l'une de mes sœurs. Je suis sur le chemin de la solitude complète. Je n'y songe même pas ! La désolation, depuis avril 2008, m'a valu de grandes grâces (auto détermination, sentiment d'être pris en charge par "en haut", eucharistie quotidienne, discipline spirituelle, rédaction quotidienne d'un commentaire d' Evangile, malgré le sentiment d'être toujours complètement "désolé" et l'isolement très tentateur...

Prions ensemble !

Etienne

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » lun. 15 déc. 2014, 18:51

Chers Tous,

Je reviens tous les ans, un peu comme une comète. 15 mois plus exactement.

Je pense avoir enfin fait le deuil de mon papa (cela fera 3 ans en février 2015) et retrouvé une étincelle de foi.
Lors de l'hiver 2013/2014 j'ai pris conscience que le chagrin de sa mort avait été l'épreuve de trop dans ma vie déjà marqué par la maladie, la douleur physique et les injustices en tous genres. J'étais dans l'enfer du burn out parental, en plus de ce doute spirituel. Un enfer. Les médicaments de base ne fonctionnaient plus.

Au printemps 2014 j'ai mis en route une démarche psychothérapeutique pour mes enfants qui ne cessaient de se battre avec d'autres symptômes. Puis enfin pour moi, beaucoup plus tard (comme d'habitude, difficile de corriger les vieilles habitudes).

Ma meilleure amie, hélas partie sur un autre continent depuis cet été, m'a fait le plus beau cadeau qu'elle pouvait, juste avant de quitter l'Europe. Elle m'a demandée d'être marraine de sa dernière née en mai 2014. Elle m'a dit "Je sais que tu as des doutes spirituels, mais je sais que tu seras toujours là pour elle."
Cette marque de confiance m'a fait un bien immense. Elle est protestante et je suis catholique.

Pourtant, toujours impossible de réciter une prière sans que mon esprit ne se déconcentre au bout de 3 mots. Septembre arriva, avec les crises d'angoisse habituelles d'anticipation de l'anniversaire de naissance de mon père (ironiquement, juste avant la Toussaint, comme je l'ai déjà dit par le passé). Octobre arriva, la date anniversaire de naissance... et puis, je ne sais pas comment, mais un soir, peu après, j'ai pu réciter tous les mots du Notre Père. Tous ! Je ne pouvais plus réciter une prière depuis 2 ans et demi!

Plus Décembre approchait, plus je me demandais si j'allais enfin acheter une crèche et initier mes enfants au Noël chrétien. Toujours le gros point d'interrogation sur la Foi, je ne voulais pas transmettre ce doute.
J'ai "craqué" vendredi dernier et j'en ai acheté une, tout en pensant Qui ne tente rien, n'a rien.
Mes enfants ont adoré la crèche et découvrir les personnages (elles connaissaient juste la Vierge et l'enfant Jésus).
Ce matin, un petit cadeau de naissance de mes enfants, qui avait disparu depuis 2 mois (il était encore en état neuf), il avait été volé, m'a été rapporté. Plus précisément, il est réapparu tout seul (je ne connais pas l'âme charitable qui l'a rapporté et déposé devant la classe de mon enfant). Coup de chance ? Peu importe, ce petit bonheur a suffit pour rallumer une étincelle de Foi dans mon coeur.

Maintenant, j'ai vraiment hâte de fêter Noël avec mes enfants, même si tout n'est pas rose (mes filles se battent beaucoup encore et notre assurance nous a refusé les dernières factures de la pédo-psy =500 euros à notre charge).
Je suis également très triste car depuis 3 ans, j'avais la grâce de pouvoir fêter Noël avec ma meilleure amie, son mari et sa fille (l'aînée, qui a le même âge que les miennes). Je n'ai pas les 4800 euros nécessaires pour m'envoler pour Memphis et pouvoir serrer dans mes bras ma petite filleule (elle a déjà 6 mois). Ce sera son premier Noël, sans moi hélas. Mais elle a des parents formidables qui seront toujours dans mon coeur.

Je remercie tous ceux qui ont bien voulu m'accorder une prière depuis le début de fil démarré il y a 2 ans.

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par astre » sam. 28 sept. 2013, 21:05

J'ai perdu mon papa en Mai 2012 d'une crise cardiaque sans signes avant coureur ...

Le plus dur, pour moi, a été ce sentiment de ne pas avoir été là, et de ne pas avoir pu lui tenir la main et lui dire au revoir ... J'aurais tant aimé ...

Alors, j'ai vécu pendant un an avec ce sentiment de culpabilité ...

Pas un jour, ne s'est écoulé, sans avoir pensé à lui ... Mais, j'ai ressenti comme une force venant du Ciel, qui m'a beaucoup soutenu, et aidé dans ces moments très douloureux ...

Ma foi, mes prières m'ont sauvé, m'ont tenu la tête hors de l'eau ...

Les anniversaires, la fête de la Toussaint, et les fêtes de famille, sont là pour nous rappeler qu'il nous manque quelqu'un ... C'est dur, mais il faut avancer ... pour ceux qui restent ...

Union de prières

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par etienne lorant » sam. 28 sept. 2013, 17:38

Je me suis inscrit sur le forum la veille du décès de mon père. Cinq années se sont écoulées.

L'an dernier, à la Toussaint, je me suis rendu seul au cimetière et j'ai assisté seul à la messe du village d'où mon père est originaire: tout le temps qu'à duré l'office, j'ai souffert d'une très grande tension intérieure. Je voulais à tout prix accomplir un "geste de mémoire"... Comme si c'était obligatoire, mais cela ne l'était pas. Ne pas avoir pitié de soi, c'est aussi un péché. J'avais tort de me coller des obligations d'attitude. Mais non, il faut savoir s'abandonner. Il faut commence à regarder vers l'avant, à dire : "Jésus, j'ai confiance en Toi !", puis avancer. Sans prévoir, avancer, faire confiance : pas facile, mais c'est l'issue.

Il est évident que le Seigneur a déjà tracé pour vous un chemin sur lequel vous avancerez - sans avoir rien renié - mais libérée de toutes ces tortures mentales et cette tension nerveuse de tous les instants. Le plus dur, c'est certainement de s'abandonner en confiance à la volonté de Dieu. Il ne veut que votre bien, il y a en vous une forme de résistance à la vie, un peu comme si la vie devait s'être arrêtée, à un moment donné, à cause du chagrin - vous retrouverez l'esprit de votre père si vous parvenez à vous abandonner à la vie, toujours nouvelle.

En union de prière,

Etienne

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » ven. 27 sept. 2013, 20:24

Suite à mon récit sur le deuil de mon père depuis février 2012.
Décidément, c'est de pire en pire.
Je suis en paix vis a vis de ma famille biologique puisque cela fait 16 mois que je ne suis plus en contact avec eux.
Mais le chapelet est passé aux oubliettes, toute sorte de prière aussi.
Pour ne pas perdre totalement pied, je fais une incursion furtive un dimanche parfois, mais c'est juste une horreur. Je jure que je ne souffre pas de délires psychiatriques ( j'ai toujours ma dose d'AD par ailleurs sinon les attaques de panique reviennent en moins de 12h ) mais j'ai bel et bien une voix ironique dans ma tête qui ne peut s'empêcher de "commenter" l'office. C'est pas joli, joli. En gros cela donne "Mais qu'est-ce que tu fous là? Avec tous ces bourges qui en ont pas assez d'avoir des gosses" (là c'est la mère de jumeaux lessivée qui doit s'exprimer je suppose + la jalousie de ne pas pouvoir disposer du kit femme de ménage / baby-sitter à volonté. )
J'avais une jeune femme formidable quelques heures l'an dernier mais ses diplômes l'ont menée vers d'autres horizons (logique). Je n'ai jamais pu retrouver l'équivalent.
Je comptais sur l'entrée en maternelle mais bien sûr, là encore, échec total, mes enfants détestent l'école. Et au bout de 2 semaines, otites en série.
J'ai vu aujourd'hui devant une chapelle de rue des chrysanthèmes et j'ai paniqué. J'ai compris aussitôt que mon père avait son anniversaire naissance juste avant la Toussaint, cela m'avait mis dans tous mes états l'an dernier. La mémoire a des méandres étranges. Je refoulais tellement que j'avais déjà "oublié " .
Toute l'énergie que j'ai mise dans mon bénévolat pour l'association de parents expatriés pendant plus d'un an n'a servi qu'à me donner un quasi burn out, la sensation d'être utilisée comme une éponge par des futures ou jeunes parents de jumeaux (tous travaillant pour des salaires démentiels à ma commission européenne). Très peu de retour, de mercis. Là encore, je suis plongée dans une immense déception-désillusion. On ne m'y reprendra plus. :(

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par poche » jeu. 04 juil. 2013, 12:42

Personne n'est parfait, et surtout pas moi. Mon père est décédé il ya presque un an. Prions pour le repos de leurs âmes.
Que leurs âmes et les âmes de tous les fidèles défunts reposent en paix. Amen.
:ange: :ange: :ange:

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par etienne lorant » mer. 05 juin 2013, 17:32

Expatria a écrit : Spirituellement, je suis totalement perdue. Car je refuse une vie sans Dieu, même si je ne crois plus en Lui.
Ce grand désarroi intérieur pourrait bien s'achever en belle (FL)Oraison ! Il m'est arrivé souvent de songer que spirituellement, je ne suis "nulle part". Et suis-je quelque part aujourd'hui ? Ne sommes-nous pas, tous, comme des rameurs sur les eaux houleuses de la mer de Galilée ? Ce que je peux conseiller, c'est de dire, dans les occasions les plus pénibles : "Non comme je veux, mon Dieu, mais comme Toi, tu veux !" et d'ajouter, si vous en avez la force : "Jésus, j'ai confiance en Toi !"

J'ai eu la grâce d'une courte vision du Christ en croix, lors de ma conversion. Le corps de plâtre de mon crucifix est devenu "vivant": Jésus avait la tête bien droite sur la croix, il me regardait et m'obligeait en quelque sorte à dire avec lui: "Mon Père, entre tes mains, je remets mon esprit". Ce fut une délivrance inouïe: j'ai réalisé d'un seul coup que "remettre son esprit" n'est pas seulement une plus belle façon de dire "mourir", mais c'est vraiment confier son être à Dieu.

Près de trente ans ont passé depuis... cet "évènement surnaturel", qui ne s'est jamais reproduit. J'étais célibataire au moment de ma conversion et en dépit d'une ou deux "rebellions", je suis demeuré dans l'état où j'étais lors de la Rencontre.

Ma conversion m'a isolé au sein de ma famille. J'ai été "classé" par les uns comme celui qui n'a pas voulu "faire sa vie", et par d'autres comme un opportuniste. Or, la sensation de malheur que j'avais avant ma conversion, tenait justement au fait d'éprouver que la réussite de ma vie m'incombait totalement. Etre contraint de se réussir par soi-même, quelle horreur.... Après avoir rencontré le Seigneur, cela ne m'a plus jamais tourmenté. H'avais été "commercial" en entreprise et je suis devenu bouquiniste par amour du livre. Mais mon vrai travail, c'est comme dit un Psaume : "Déchiffrer ta Parole illumine !" Oui, dans la souffrance et le malheur, malgré tout, le Verbe ne cesse et continue d'illuminer la plus terne des vies !

Bon courage, car rien n'est perdu, tout est devant vous !

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Ina » mer. 05 juin 2013, 13:52

Expatria bonjour,

Si vous le voulez bien, je m'associerai à votre prière demain à 18 h 30.

Concernant votre papa vous ne devez pas vous inquiéter car ce n'est pas ce qui reste de lui sur terre qui est important.

Prier pour lui, faire dire des messes d'intention ne pourront qu'être positifs.

En fonction de vos convictions et de ce qui pourra vous apporter réconfort vous pourriez peut-être contacter Le Sanctuaire de Notre Dame de Montligeon que je vous laisse découvrir.

Peut-être pensez-vous qu'il vous est demandé de résoudre les problèmes de famille mais je crois que vous pouvez ôter ce poids de vos épaules.

Le Christ nous demande de faire ce que nous avons à faire dans la droiture et le mieux possible.

Je pense en l'occurrence à votre rôle de maman et d'épouse, c'est ce qui est important. Il ne vous sera pas tenu rigueur de ne pas assister à la messe parce que vos petits vous en empêchent malgré eux. Vos enfants vont grandir et vous aurez un jour une grande disponibilité.

Si vous pouviez vous détacher de vos problèmes familiaux ce serait un grand soulagement je pense. Vous savez, il est tout-à-fait possible de se voir peu tout en assurant que vous serez présente en cas de problème.

Peut-être pourriez-vous aussi tenter d'installer un système de "garderie" entre mamans de jeunes enfants.

Egalement, je me rends à la prière de Taizé qui se déroule dans la paroisse de mon quartier. Il y a des enfants, des ados et... quelques adultes :) L'ambiance y est beaucoup moins austère qu'à la messe, les chants, les petites lumières, ça plait bien aux moins âgés.

Il est possible que ce soit une éventualité intéressante dont vous pourriez parler avec le prêtre que vous connaissez.

Fraternellement et en union de prière pour que votre petite famille franchisse ce cap difficile.

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » dim. 02 juin 2013, 0:06

Kerniou a écrit :Pourquoi ne pas prendre contact avec un psy spécialiste de l'héritage transgénérationnel ?
Bon courage à vous.
Non mais l'héritage est lourd dans que je sache les détails (et je ne les saurai jamais).
Excusez moi pour ma réponse tardive, mes filles me tiennent éloignée du PC. Je ne songe à me connecter ici que lorsque je ressens une violente détresse.

Pour ne pas trop faire dériver le sujet initial de ce post, je dois faire un petit état des lieux pour tous ceux qui m'ont soutenu depuis la mort de mon père: je ne peux plus prier depuis plusieurs mois. C'est devenu impossible, comme si quelque chose détournait mon attention dès les premiers mot du NP ou JVSM.
J'ai coupé les ponts avec mes frères et ma mère depuis 1 an. Aucune colère en moi. Juste la certitude qu'il faut savoir renoncer à ce qui vous échappe ou peut vous être trop toxique.
Ma seule souffrance est cette perte de foi depuis la mort de mon père, cette attente puérile chez moi d'un "signe" de sa part, pour savoir qu'il est bien... là haut, comme on dit.
Malgré mes enfants et mon mari, la vie sans Foi en Dieu a perdu toutes ses couleurs pour moi. Spirituellement, je suis totalement perdue. Car je refuse une vie sans Dieu, même si je ne crois plus en Lui.

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » sam. 01 juin 2013, 23:55

nad a écrit :bonjour Expatria

oui je suis maman de plusieurs enfants....

Avez vous rencontré des parents de jumeaux ou de naissance multiples? ce serait intéressant de vous bénéficier de leur expérience, non?
nad
Vous allez rire... je suis parent référent pour mères de jumeaux dans une association de parents expatriés. Evidemment je cache soigneusement mes propres doutes et mon propre burn out maternel aux futurs parents de jumeaux... les pauvres. Ils n'ont pas besoin de ça ;-)
Au sein de cette association, il n'y a hélas que de riches expatriés, avec des problèmes d'intendance qui n'en sont pas (il y a toujours une femme de ménage ou une nounou dans les parages ou des grand-mères ravies de prendre l'avion). C'est très complexant pour moi. Je n'ai jamais entendu une mère se plaindre. Never explain never complain comme on dit en anglais...

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Kerniou » jeu. 07 févr. 2013, 11:21

Pourquoi ne pas prendre contact avec un psy spécialiste de l'héritage transgénérationnel ?
Bon courage à vous.

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par nad » mer. 06 févr. 2013, 17:49

bonjour Expatria

oui je suis maman de plusieurs enfants....

Avez vous rencontré des parents de jumeaux ou de naissance multiples? ce serait intéressant de vous bénéficier de leur expérience, non?

N'y a-t-il pas d'activité pour les enfants préscolaire dans votre ville? je reste convaincue qu'il doivent chacune d'elle avoir un temps privilégié en individuelle et les habituer à être moins fusionnelle en les encourageant à développer leur propre personnalité, c'est un travail de longue haleine mais porteur de fruit qui permet à chacune d'exister avec et sans l'autre, à limiter leur tentation fusionnelle.....

Courage bientôt l'école... :incertain:

en udp
nad

Re: Faire le deuil de son père lorsque l'on est adulte

par Expatria » mer. 06 févr. 2013, 15:19

J'ajoute aussi que vous avez raison Nad, je mets la barre très haut, mais ça c'est dans ma nature. Quand j'ai appris à l'âge de 15 ans ma maladie génétique, je me suis jurée que ça ne serai jamais un handicap pour moi. Moralité j'ai eu 2 masters à la fac et... quelques années plus tard.. des jumelles! ;-))

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