par axou » mer. 17 déc. 2014, 22:27
Chère Expatria,
je ne suis sur le forum que depuis 4 mois et vient de lire avec intérêt et émotion votre histoire.
Je me demandais comment allait votre santé ?
Sinon, je suis heureuse pour vous ayez enfin commencé un travail psychothérapeutique qui doit grandement vous soulager et vous apporter le bonheur de "déposer les armes", de ne pas être toujours seule à devoir vous porter (et porter les autres)
J'ai pu voir en vous lisant que vous étiez beaucoup dans l'oubli de soi et que vous étiez dure et perfectionniste avec vous-même. Bienvenue sur le Chemin de la Douceur avec soi-même qui est un chemin à la fois psychologique et spirituel. J'ai beaucoup pensé à cela en vous lisant "mais quand va-t-elle enfin prendre soin d'elle, se chouchouter, se câliner, arrêter de fuir dans l'aide aux autres ?"
J'ai décidé moi aussi de prendre ce chemin, à la suite de graves soucis de santé.
Si vous avez eu une mère tyrannique, vous avez peut-être introjecté cette tyrannie et avez tendance à être tyrannique avec vous-même; et le chemin qui s'ouvre maintenant, ce beau chemin, c'est de devenir une bonne mère pour vous-même, une mère douce, à l'écoute de la petite fille en vous qui réclame des soins maternels (qu'elle n'a pas eus) et qui s'exprime par le corps, qui crie par le corps. Devenir une mère à l'écoute de votre corps, de vos besoins, de vos désirs, de vos aspirations profondes, et vous faire de gros câlins.
Et il est bon sur ce chemin de fréquenter des personnes bienveillantes, à l'écoute et qui savent pratiquer avec talent la "câlinothérapie".
La Vierge Marie est la reine du soin, du soin aux autres mais aussi du soin à soi-même. Demeurer avec elle, s'unir à elle, à sa belle Présence...
Sur le plan de la prière, nul besoin de concentration. Des phrases courtes suffisent, moi j'aime bien "Seigneur Jésus, viens à mon aide";
Thérèse de Lisieux priait ainsi le Christ "attirez-nous, nous courons à l'odeur de vos parfums".
Mère Térésa disait à Jésus "Tu me regardes, je te regarde" et puis aussi la prière du souffle, la prière avec son corps, très importante pour ceux qui souffrent dans leur corps : simplement sentir et placer son attention dans sa respiration dans son ventre pendant 10 mn, parfois aussi je j'appelle l'Esprit Saint sur l'Inspir et je m'abandonne à Lui sur l'Expir.
Sinon : mon père est mort il y a 20 ans un 4 février. De mémoire, n'est-ce pas la même date que pour votre Père ???!!!
Je suis arrivée moi aussi à temps, 1 heure avant sa mort. Je travaillais dans l'humanitaire dans un pays en guerre. Sans savoir si je le reverrais vivant, j'ai dû traverser 3 lignes de front en convois UN, puis ai pris un avion, puis un train et suis enfin arrivée auprès de lui. Dans le coma, il m'attendait et s'est laissé partir quand il m'a sentie près de lui. Je l'aimais avec passion. D'un caractère "fort", j'ai tout pris en main, ai soutenu ma mère pendant des années, l'ai aidée à porter son deuil. Tout le monde me disait : "heureusement que tu es là pour ta chère Maman" et personne ne me demandait comment j'allais moi; d'ailleurs tout le monde croyait, moi y compris, que j'allais très bien. Ce n'est que 4 ans plus tard, à l'occasion d'un autre chagrin qui m'avait emmené chez le psy, que mon deuil non-fait m'a explosé à la figure et que je me suis retrouvée à pleurer sans cesse...
Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Je n'ai pas su pleurer à temps, j'ai pleuré plus tard et ensuite la maladie est venue et le deuil non-fait et son cortège d'émotions refoulées pendant des années (tristesse mais aussi peurs et colères) n'était peut-être pas étranger à son apparition.
Il m'arrive encore de pleurer mon père mais je suis en paix et lui aussi est en paix : certains rêves me le disent.
Des bisous à vos 2 petites terreurs; j'ai l'intuition que plus vous serez une bonne maman pour vous même, moins elles auront envie de s'arracher les cheveux !
Bien à vous, en pensée, je vous fais un câlin.
Axoux
Chère Expatria,
je ne suis sur le forum que depuis 4 mois et vient de lire avec intérêt et émotion votre histoire.
Je me demandais comment allait votre santé ?
Sinon, je suis heureuse pour vous ayez enfin commencé un travail psychothérapeutique qui doit grandement vous soulager et vous apporter le bonheur de "déposer les armes", de ne pas être toujours seule à devoir vous porter (et porter les autres)
J'ai pu voir en vous lisant que vous étiez beaucoup dans l'oubli de soi et que vous étiez dure et perfectionniste avec vous-même. Bienvenue sur le Chemin de la Douceur avec soi-même qui est un chemin à la fois psychologique et spirituel. J'ai beaucoup pensé à cela en vous lisant "mais quand va-t-elle enfin prendre soin d'elle, se chouchouter, se câliner, arrêter de fuir dans l'aide aux autres ?"
J'ai décidé moi aussi de prendre ce chemin, à la suite de graves soucis de santé.
Si vous avez eu une mère tyrannique, vous avez peut-être introjecté cette tyrannie et avez tendance à être tyrannique avec vous-même; et le chemin qui s'ouvre maintenant, ce beau chemin, c'est de devenir une bonne mère pour vous-même, une mère douce, à l'écoute de la petite fille en vous qui réclame des soins maternels (qu'elle n'a pas eus) et qui s'exprime par le corps, qui crie par le corps. Devenir une mère à l'écoute de votre corps, de vos besoins, de vos désirs, de vos aspirations profondes, et vous faire de gros câlins.
Et il est bon sur ce chemin de fréquenter des personnes bienveillantes, à l'écoute et qui savent pratiquer avec talent la "câlinothérapie".
La Vierge Marie est la reine du soin, du soin aux autres mais aussi du soin à soi-même. Demeurer avec elle, s'unir à elle, à sa belle Présence...
Sur le plan de la prière, nul besoin de concentration. Des phrases courtes suffisent, moi j'aime bien "Seigneur Jésus, viens à mon aide";
Thérèse de Lisieux priait ainsi le Christ "attirez-nous, nous courons à l'odeur de vos parfums".
Mère Térésa disait à Jésus "Tu me regardes, je te regarde" et puis aussi la prière du souffle, la prière avec son corps, très importante pour ceux qui souffrent dans leur corps : simplement sentir et placer son attention dans sa respiration dans son ventre pendant 10 mn, parfois aussi je j'appelle l'Esprit Saint sur l'Inspir et je m'abandonne à Lui sur l'Expir.
Sinon : mon père est mort il y a 20 ans un 4 février. De mémoire, n'est-ce pas la même date que pour votre Père ???!!!
Je suis arrivée moi aussi à temps, 1 heure avant sa mort. Je travaillais dans l'humanitaire dans un pays en guerre. Sans savoir si je le reverrais vivant, j'ai dû traverser 3 lignes de front en convois UN, puis ai pris un avion, puis un train et suis enfin arrivée auprès de lui. Dans le coma, il m'attendait et s'est laissé partir quand il m'a sentie près de lui. Je l'aimais avec passion. D'un caractère "fort", j'ai tout pris en main, ai soutenu ma mère pendant des années, l'ai aidée à porter son deuil. Tout le monde me disait : "heureusement que tu es là pour ta chère Maman" et personne ne me demandait comment j'allais moi; d'ailleurs tout le monde croyait, moi y compris, que j'allais très bien. Ce n'est que 4 ans plus tard, à l'occasion d'un autre chagrin qui m'avait emmené chez le psy, que mon deuil non-fait m'a explosé à la figure et que je me suis retrouvée à pleurer sans cesse...
Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés. Je n'ai pas su pleurer à temps, j'ai pleuré plus tard et ensuite la maladie est venue et le deuil non-fait et son cortège d'émotions refoulées pendant des années (tristesse mais aussi peurs et colères) n'était peut-être pas étranger à son apparition.
Il m'arrive encore de pleurer mon père mais je suis en paix et lui aussi est en paix : certains rêves me le disent.
Des bisous à vos 2 petites terreurs; j'ai l'intuition que plus vous serez une bonne maman pour vous même, moins elles auront envie de s'arracher les cheveux !
Bien à vous, en pensée, je vous fais un câlin.
Axoux