par Griffon » mer. 15 mai 2013, 14:57
Bonjour Gilles,
On vous l’a dit, la souffrance fait partie intégrante de la vie.
La plupart des hommes s’appliquent à l’éviter.
Pas le chrétien.
Pourquoi ?
Avant tout, il faut pouvoir reconnaître le lien entre l’amour et la souffrance.
Aimer implique qu’on s’expose à la souffrance.
Cela se fait de manière très simple et quotidienne.
Prenez un bébé. Tout le monde se tourne vers vous et prend plaisir à l’un ou l’autre babillage.
Mais si le bébé a fait dans son lange et qu’il faut le langer, seuls ceux qui savent aimer sont prêts sur l’effort à faire pour le bien du bébé, pour l’aimer en acte, en vrai.
La souffrance valide l’amour ; c’est comme un cachet d’authentification.
En poussant plus loin, on peut facilement imaginer une mère dire à ceux qui viennent pour tuer son fils : « Tuer moi plutôt, mais lui, laisser le aller ! »
Saint Maximilien Kolbe s’est ainsi offert en holocauste pour mourir de faim à la place d’un père de famille. Et même si nous n’en sommes pas là, nous pouvons offrir tel ou tel sacrifice à l’intention d’un frère.
Il faut aussi découvrir la capacité unitive de la souffrance : souffrir produit l’union des cœurs.
Des couples qui se déchirent dans la vie retrouvent l’unité lorsque la souffrance frappe l’un d’eux.
Un vieil homme m’expliquait que la souffrance et la mort de sa femme était la plus haute expérience d’amour qu’il avait vécu.
A la suite de Jésus, le chrétien reconnaît, et approfondit ces expériences.
Il découvre en plus l’amour et les liens invisibles qui nous unissent dans le Christ.
Rien qu’à regarder le Christ en croix s’ouvre en nous le désir de nous unir à ce Dieu d’amour.
La souffrance, le désir de souffrance peuvent être morbides. Le plaisir de souffrir ou de faire souffrir sont clairement des maladies graves.
Mais souffrir pour Jésus, en Jésus, avec Jésus trouve tout son sens en Jésus.
Il y a une vraie différence, même s’il faut parfois être averti pour s’en apercevoir.
Pour approfondir ce mystère, un livre vient de sortir du père Joël Guibert « La sagesse de la Croix ».
Cordialement,
Griffon.
[color=#004000]Bonjour Gilles,
On vous l’a dit, la souffrance fait partie intégrante de la vie.
La plupart des hommes s’appliquent à l’éviter.
Pas le chrétien.
Pourquoi ?
Avant tout, il faut pouvoir reconnaître le lien entre l’amour et la souffrance.
Aimer implique qu’on s’expose à la souffrance.
Cela se fait de manière très simple et quotidienne.
Prenez un bébé. Tout le monde se tourne vers vous et prend plaisir à l’un ou l’autre babillage.
Mais si le bébé a fait dans son lange et qu’il faut le langer, seuls ceux qui savent aimer sont prêts sur l’effort à faire pour le bien du bébé, pour l’aimer en acte, en vrai.
La souffrance valide l’amour ; c’est comme un cachet d’authentification.
En poussant plus loin, on peut facilement imaginer une mère dire à ceux qui viennent pour tuer son fils : « Tuer moi plutôt, mais lui, laisser le aller ! »
Saint Maximilien Kolbe s’est ainsi offert en holocauste pour mourir de faim à la place d’un père de famille. Et même si nous n’en sommes pas là, nous pouvons offrir tel ou tel sacrifice à l’intention d’un frère.
Il faut aussi découvrir la capacité unitive de la souffrance : souffrir produit l’union des cœurs.
Des couples qui se déchirent dans la vie retrouvent l’unité lorsque la souffrance frappe l’un d’eux.
Un vieil homme m’expliquait que la souffrance et la mort de sa femme était la plus haute expérience d’amour qu’il avait vécu.
A la suite de Jésus, le chrétien reconnaît, et approfondit ces expériences.
Il découvre en plus l’amour et les liens invisibles qui nous unissent dans le Christ.
Rien qu’à regarder le Christ en croix s’ouvre en nous le désir de nous unir à ce Dieu d’amour.
La souffrance, le désir de souffrance peuvent être morbides. Le plaisir de souffrir ou de faire souffrir sont clairement des maladies graves.
Mais souffrir pour Jésus, en Jésus, avec Jésus trouve tout son sens en Jésus.
Il y a une vraie différence, même s’il faut parfois être averti pour s’en apercevoir.
Pour approfondir ce mystère, un livre vient de sortir du père Joël Guibert « La sagesse de la Croix ».
Cordialement,
Griffon.
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