Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

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Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Raistlin » lun. 29 avr. 2013, 14:08

Je suis d'accord avec vous AdoramusTe, mais la réponse a toujours été et sera toujours la même lorsque l'Église traverse une crise : nous sanctifier et faire confiance à l'Esprit-Saint.

Prenons l'exemple de saint Catherine de Sienne dont nous célébrons la mémoire aujourd'hui. Elle a exhorté, dénoncé, milité. Mais avant tout, elle eut une vie sainte.

On pourra toujours regretter telle ou telle chose dans l'Église, et nous plaindre que les choses ne vont pas comme on le voudrait. Mais le Seigneur ne nous demande pas de faire l'analyse et la critique de l'Église, il nous demande de vivre en saints. Et si nous voulons changer l'Église, faisons-le d'abord par la sainteté de notre vie.

Je pense que Mgr Lefebvre et ses partisans ont oublié ce principe élémentaire. Ils auraient pu préserver leur sensibilité sans se crisper de la sorte. Ils auraient pu, par leur humilité et leur sainteté, préserver l'Église de certaines dérives. Au lieu de ça, ils ont choisi la désunion et la fronde. Et parfois, je me demande si certains excès dans un sens (par exemple le fait que Paul VI ait interdit le rite extraordinaire) ne sont pas une réaction à la crispation de ceux qui ont d'abord refusé le concile. Nous ne le saurons jamais mais peut-être que si Mgr Lefebvre et les autres avaient simplement cherché à vivre leur sensibilité avec humilité, obéissance et sainteté, alors ils auraient porté du fruit dans l'Église au lieu de conduire à un schisme. Ils auraient pu agir dans l’Église et non pas contre l’Église. Peut-être ont-ils manqué à leur mission et c’est un danger qui nous guette tous : si nous nous écartons du chemin de l’humilité et de l’obéissance, nous nous égarerons et ferons du mal à l’Église.

Fraternellement,

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par AdoramusTe » lun. 29 avr. 2013, 13:19

Raistlin a écrit : Mais en même temps, avant d’exiger de l’Église qu’elle fasse ce qui nous semble bien, nous avons-nous-mêmes à nous convertir. Il est proprement inadmissible que des fils et filles de l’Église se permettent, comme on le voit trop souvent, de critiquer un concile authentique ou l’agir de certains papes, et de s’ériger en juges de l’Église. Le comportement de la FSSPX est à ce niveau-là proprement intolérable et coupable. Peu importe qu’à la racine de leur révolte se trouve de vraies raisons (il en allait de même avec Luther et certaines dérives de son époque), la fin ne justifie jamais les moyens, et la rupture de la communion ainsi que la fronde ne sont pas de bons moyens.
Evidemment, cette attitude de contestation n'est pas catholique. En même temps, on laisse s'installer cette contestation de façon durable et le Diviseur se charge de combler le vide dont la nature a horreur. C'est parce qu'on a laissé le laxisme s'installer que l'on en arrivé là.
Je suis moi-même peiné des abus liturgiques, du relativisme doctrinal, de la tiédeur des pasteurs, etc. mais je suis encore plus peiné du manque d’amour que certains catholiques portent à l’Église. Certains veulent changer l’Église ? Qu’ils fassent comme saint François d’Assise et qu’ils se sanctifient ! Mais tirer à boulets rouges sur l’Église n’est pas la réponse.

Prenons l’exemple du père Zanotti-Sorkine : il ne transige pas sur la beauté liturgique, il est exigeant dans ses sermons, il porte la soutane, etc. Mais il ne s’amuse pas à jeter le doute et le discrédit sur sa mère l’Église. Tout simplement parce qu’il l’aime avant de s’aimer lui-même.
Justement, il pose sur la table les problèmes et la remise en question nécessaire. Il n'est tout de même pas tendre sur la situation de l'Eglise.
Mais ils ne l'écouteront pas.

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Raistlin » lun. 29 avr. 2013, 11:34

AdoramusTe a écrit :Votre commentaire m'inspire quelques remarques.
Ce type de débat a lieu depuis 40-50 ans mais pourquoi a-t-il encore lieu ? L'Eglise est en crise, qu'est-il fait pour sortir de cette crise ? Finalement, si personne n'est en tort, à qui la faute ?
Si l'on veut voir cesser ces discussions sans fin, il faudra bien un jour ou l'autre que l'Eglise dans son ensemble accepte de faire un état de la situation et accepte un remise en question de ses façons de faire pastorales, liturgiques, etc de ces dernières décennies. Je parle en particulier des églises particulières.
De même, si le Concile Vatican II est encore sujet à controverses -- lui qui se voulait pastoral --, il faudra des précisions doctrinales, peut-être sous forme d'un syllabus.

On ne peut pas éternellement reprocher à la FSSPX ses positions tranchées et son endurcissement. Il y a sans aucun doute des reproches qui sont justifiés et on devrait s'en préoccuper plutôt que les balayer d'un revers de main.

En tout cas, c'est certainement à quoi devrait s'atteler un Pape en plein possession de ses moyens.
Je suis assez d’accord avec vous.

Mais en même temps, avant d’exiger de l’Église qu’elle fasse ce qui nous semble bien, nous avons-nous-mêmes à nous convertir. Il est proprement inadmissible que des fils et filles de l’Église se permettent, comme on le voit trop souvent, de critiquer un concile authentique ou l’agir de certains papes, et de s’ériger en juges de l’Église. Le comportement de la FSSPX est à ce niveau-là proprement intolérable et coupable. Peu importe qu’à la racine de leur révolte se trouve de vraies raisons (il en allait de même avec Luther et certaines dérives de son époque), la fin ne justifie jamais les moyens, et la rupture de la communion ainsi que la fronde ne sont pas de bons moyens.

Je suis moi-même peiné des abus liturgiques, du relativisme doctrinal, de la tiédeur des pasteurs, etc. mais je suis encore plus peiné du manque d’amour que certains catholiques portent à l’Église. Certains veulent changer l’Église ? Qu’ils fassent comme saint François d’Assise et qu’ils se sanctifient ! Mais tirer à boulets rouges sur l’Église n’est pas la réponse.

Prenons l’exemple du père Zanotti-Sorkine : il ne transige pas sur la beauté liturgique, il est exigeant dans ses sermons, il porte la soutane, etc. Mais il ne s’amuse pas à jeter le doute et le discrédit sur sa mère l’Église. Tout simplement parce qu’il l’aime avant de s’aimer lui-même.

Fraternellement,

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par AdoramusTe » sam. 27 avr. 2013, 16:24

etienne lorant a écrit : Après relecture, à une ou deux exceptions près, on peut donc conclure que Vatican II était une erreur, ou bien que c'est Paul VI qui est responsable d'un échec, ou bien, encore, que c'est le nouveau Pape qui a tort...
Votre commentaire m'inspire quelques remarques.
Ce type de débat a lieu depuis 40-50 ans mais pourquoi a-t-il encore lieu ? L'Eglise est en crise, qu'est-il fait pour sortir de cette crise ? Finalement, si personne n'est en tort, à qui la faute ?
Si l'on veut voir cesser ces discussions sans fin, il faudra bien un jour ou l'autre que l'Eglise dans son ensemble accepte de faire un état de la situation et accepte un remise en question de ses façons de faire pastorales, liturgiques, etc de ces dernières décennies. Je parle en particulier des églises particulières.
De même, si le Concile Vatican II est encore sujet à controverses -- lui qui se voulait pastoral --, il faudra des précisions doctrinales, peut-être sous forme d'un syllabus.

On ne peut pas éternellement reprocher à la FSSPX ses positions tranchées et son endurcissement. Il y a sans aucun doute des reproches qui sont justifiés et on devrait s'en préoccuper plutôt que les balayer d'un revers de main.

En tout cas, c'est certainement à quoi devrait s'atteler un Pape en plein possession de ses moyens.

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par etienne lorant » sam. 27 avr. 2013, 15:03

Toto a écrit :
etienne lorant a écrit :
Le pape a dénoncé sans ambages cette "résistance à l’Esprit" dans la réception de Vatican II, qui a été « une belle œuvre de l’Esprit-Saint » : « cinquante ans plus tard, avons-nous fait tout ce que l’Esprit-Saint nous a dit dans le Concile » ?
Non mais franchement, c'est vraiment mettre l'Esprit Saint à sa botte, cela. A croire que les Congar, Rahner, Lubac et Cie étaient en communication directe avec l'Esprit Saint! François est Pape, certes, pas interprète de l'Esprit Saint.
Et si l'Esprit Saint était plutôt du côté de ceux défendant les traditions millénaires de l'Eglise? Et on peut se demander aussi pourquoi l'Esprit Saint a laissé alors l'Eglise errer pendant quasiment deux millénaires.
Après relecture, à une ou deux exceptions près, on peut donc conclure que Vatican II était une erreur, ou bien que c'est Paul VI qui est responsable d'un échec, ou bien, encore, que c'est le nouveau Pape qui a tort...

Je me propose de ne plus publier aucun sujet concernant ledit - chuuuut ! - concile.....

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Lio » sam. 20 avr. 2013, 1:49

Raistlin a écrit :Je crois qu'il souffle chez certains un vent des plus malsains et qui n'est certainement pas celui de l'Esprit-Saint.

Je répète donc la position traditionnelle catholique : il n'est pas de la compétence des fidèles de mettre en doute un concile s'étant déroulé selon les règles. Ce faisant, c'est de l'Esprit-Saint dont on doute.

Certes, il y eut des abus, nul ne le nie, et j'en souffre autant que tout le monde. Mais je ne me permets pas pour autant d'attaquer un concile authentique, surtout quand l'on sait que les dérives constatées - si elles s'enracinent effectivement dans une certaine interprétation du concile - n'en sont point l'oeuvre directe.

Alors on peut pleurer, dire que "c'était mieux avant", se mettre en colère, se réfugier dans le traditionalisme, etc. Mais il y a une chose qui me semble absolument impensable pour un digne fils de l'Église : douter du concile Vatican II.

Fraternellement,
Je me permets de vous reprendre : Le Saint-Esprit ne se limite pas qu'à un vent, une force, une puissance, un souffle : c'est la troisième personne de la trinité. Le Saint-Esprit est Dieu. Ces passages (parmi tant d'autres) peuvent en témoigner : Ephésiences 2.21-22 ; 1 Corinthiens 3.16 et 19 ; Psaumes 139.7 ; Actes 13.2 ; Apocalypse 2.7 !
Et j'ai tendance à penser que nous avons tous en nous l'Esprit-Saint, du moins si nous croyions. Mais je pense (en pouvant me tromper) qu'il peut ne pas agir si nous ne lui en laissons pas l'occasion, et surtout si nous n'accomplissons pas la volonté de Dieu. Peut-être bien que les moments où le concile de Vatican, ou que sais-je n'autre institution, ont erré, c'est parce que leur fidélité, je dirai même leur enracinement dans l'Ecriture, qui nous renseigne sur Dieu, n'était pas là.

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Toto » sam. 20 avr. 2013, 0:49

etienne lorant a écrit :
Le pape a dénoncé sans ambages cette "résistance à l’Esprit" dans la réception de Vatican II, qui a été « une belle œuvre de l’Esprit-Saint » : « cinquante ans plus tard, avons-nous fait tout ce que l’Esprit-Saint nous a dit dans le Concile » ?
Non mais franchement, c'est vraiment mettre l'Esprit Saint à sa botte, cela. A croire que les Congar, Rahner, Lubac et Cie étaient en communication directe avec l'Esprit Saint! François est Pape, certes, pas interprète de l'Esprit Saint.
Et si l'Esprit Saint était plutôt du côté de ceux défendant les traditions millénaires de l'Eglise? Et on peut se demander aussi pourquoi l'Esprit Saint a laissé alors l'Eglise errer pendant quasiment deux millénaires.
En outre, a-t-il ajouté fermement, « quelques voix demandent à retourner en arrière. Cela s’appelle “être entêté”, cela s’appelle vouloir “apprivoiser l’Esprit-Saint”, cela s’appelle devenir “sot et lent du coeur”».
Très bien! Je suis entêté, sot, lent du coeur, si cela lui fait plaisir. Je préfère être cela plutôt qu'oser me mettre à la place du Saint-Esprit, pour mieux faire avaler un concile, non seulement aux conséquences désastreuses, mais tout aussi catastrophique dans son intention même.

De manière générale, je rejoins Archi ; le discours fait vraiment protestant évangéliste excité qui voit l'Esprit Saint partout, et qui, comme par hasard, veut exactement ce que le protestant veut, c'est fou! Bon, après tout, on a bien des pages entières de sourates de prétendues révélations à Mahomet dans lequel on l'autorise à coucher comme il veut.

(allez, je m automodère sur mon dernier paragraphe, mais quand même, je suis particulièrement agacé par ce genre de propos)

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par PaxetBonum » jeu. 18 avr. 2013, 20:31

Raistlin a écrit :
Alors on peut pleurer, dire que "c'était mieux avant", se mettre en colère, se réfugier dans le traditionalisme, etc. Mais il y a une chose qui me semble absolument impensable pour un digne fils de l'Église : douter du concile Vatican II.

Fraternellement,
Si c'est à moi que vous vous adressez, ne craignez rien en fils obéissant de l'Eglise je ne rejette pas le Concile Vatican II.
Mais pour avoir lu certaines parties de son déroulement, je n'ai non plus aucun doute que certains on plus reçus les fumées de satan que les lumières du Saint Esprit.
Par exemple sur le thème du communisme, il est clair que l'esprit de 68 empêchait de dénoncer clairement ce qui se passait dans les pays communistes, quitte à balayer les témoignages d'évêques présent (vietnamien entre autre).

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Raistlin » jeu. 18 avr. 2013, 19:47

Je crois qu'il souffle chez certains un vent des plus malsains et qui n'est certainement pas celui de l'Esprit-Saint.

Je répète donc la position traditionnelle catholique : il n'est pas de la compétence des fidèles de mettre en doute un concile s'étant déroulé selon les règles. Ce faisant, c'est de l'Esprit-Saint dont on doute.

Certes, il y eut des abus, nul ne le nie, et j'en souffre autant que tout le monde. Mais je ne me permets pas pour autant d'attaquer un concile authentique, surtout quand l'on sait que les dérives constatées - si elles s'enracinent effectivement dans une certaine interprétation du concile - n'en sont point l'oeuvre directe.

Alors on peut pleurer, dire que "c'était mieux avant", se mettre en colère, se réfugier dans le traditionalisme, etc. Mais il y a une chose qui me semble absolument impensable pour un digne fils de l'Église : douter du concile Vatican II.

Fraternellement,

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Cgs » jeu. 18 avr. 2013, 18:49

Peut-être, nous ne le saurons que là-haut. En revanche, il convient de bien comprendre à quel niveau le pape François situe ses propos. Je n'ai pas l'impression qu'il affirme quelque chose selon une herméneutique de rupture, puisqu'il parle de la "réception du Concile", et non de son élaboration. Quand il dit "nous ne voulons pas changer", je comprends "nous ne voulons pas changer nos habitudes tordues prises bêtement après le concile". Quand il parle de retour en arrière, il parle, à mon sens, d'avant Vatican II, et il fustige aussi cette position comme absurde (puisque il n'est pas concevable pour un catholique de ne pas reconnaître un concile).

Bref, je trouve que le pape François, en d'autres mots certainement, est bien dans la continuité de ses prédécesseurs, et condamne à la fois le modernisme post-concile et la tentation de rejeter le concile lui-même, pas seulement ses applications désastreuses.

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par PaxetBonum » jeu. 18 avr. 2013, 18:35

Raistlin a écrit : J'entends bien votre colère face aux abus qui ont suivi, mais cela ne vous donne pas le droit de traiter ce concile ainsi. Dans le doute, dites-vous que l'Esprit-Saint a sans doute vraiment soufflé durant ce concile et que vous pourriez l'offenser en traitant ainsi son oeuvre.

Fraternellement,
Mais la résistance à l'Esprit dont parle notre pape a certainement commencé chez les prélats lors même du Concile…

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par PaxetBonum » jeu. 18 avr. 2013, 18:33

etienne lorant a écrit : En outre, a-t-il ajouté fermement, « quelques voix demandent à retourner en arrière. Cela s’appelle “être entêté”, cela s’appelle vouloir “apprivoiser l’Esprit-Saint”, cela s’appelle devenir “sot et lent du coeur”».t
Personnellement je m'étonne un peu de cette analyse.
Depuis Vatican II on a plutôt l'effet inverse : une volonté de vouloir aller de l'avant comme si Vatican II était la libération de quelque chose et que désormais chacun recevait "le souffle de l'Esprit" en direct, autorisant ainsi des interprétation particulières et personnelles.

Image

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par Raistlin » jeu. 18 avr. 2013, 17:44

archi a écrit :Tiens, revoilà l'Esprit de Vatican II, avec ses "fruits" tellement admirables :mal: .
Ouh là archi, calmez-vous mon ami. Je vous rappelle que le concile Vatican II fut un concile tout à fait authentique. Il doit donc être reçu sans réserve par les fidèles.

J'entends bien votre colère face aux abus qui ont suivi, mais cela ne vous donne pas le droit de traiter ce concile ainsi. Dans le doute, dites-vous que l'Esprit-Saint a sans doute vraiment soufflé durant ce concile et que vous pourriez l'offenser en traitant ainsi son oeuvre.

Fraternellement,

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par archi » jeu. 18 avr. 2013, 17:26

Le pape a dénoncé sans ambages cette "résistance à l’Esprit" dans la réception de Vatican II, qui a été « une belle œuvre de l’Esprit-Saint » : « cinquante ans plus tard, avons-nous fait tout ce que l’Esprit-Saint nous a dit dans le Concile » ?

« Non », a répondu le pape : comme dans l’Ancien Testament, « nous fêtons cet anniversaire » en érigeant « un monument » au concile, mais « nous souhaitons surtout qu’il ne nous dérange pas. Nous ne voulons pas changer ».

En outre, a-t-il ajouté fermement, « quelques voix demandent à retourner en arrière. Cela s’appelle “être entêté”, cela s’appelle vouloir “apprivoiser l’Esprit-Saint”, cela s’appelle devenir “sot et lent du coeur”».
Tiens, revoilà l'Esprit de Vatican II, avec ses "fruits" tellement admirables :mal: .

L'herméneutique de la rupture est de retour. Il est impossible de se voiler la face.
Et rappelons que cette herméneutique est une hérésie.

In Xto,
archi.

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

par salésienne05 » mer. 17 avr. 2013, 17:45

:clap: :clap: :clap:
Allons, allons, nous avons du boulot pour nous laisser bousculer ! :siffle:

Fraternellement.

Cécile

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