par Cinci » jeu. 21 févr. 2013, 2:30
françois67,
... je n'y vois rien de fonciérement mauvais puisque cela est comparable à de la publicité
Dans un cadre publicitaire commercial qui est souvent quelque peu mensonger, l'on croirait que
même le publicitaire est bien forcé de s'afficher. On voit bien quel intérêt est défendu, l'intérêt de qui et dans quel but. Il demeure une certaine forme de limpidité minimale, et la gravité du mensonge commercial sympathique s'y trouve tempéré dans le cas où il ne s'agit bien que de vendre un produit de consommation courante, que notre citoyen reste libre d'acheter ou pas. La saucisson ou le savon que le citoyen choisit de consommer ne risque pas d'affecter le devenir de la collectivité, de ruiner le pays ou de faire en sorte que le taux de pauvreté tape des records historiques.
Mais si vous êtes professeur d'université en guise d'exemple, présenté ensuite pour être celui qui donne son opinion personnelle d'individu libre et indépendant, sur un réseau social, un forum, à la télé, dans une revue, et alors que cette opinion serait en fait téléguidée directement par le commanditaire payant
qui reste dans l'ombre, en réalité, comme citoyen et professeur vous penseriez tout le contraire ou presque de ce que vous afficheriez comme ''votre'' opinion : on se trouve alors en présence d'une forme de prostitution intellectuelle. Ce n'est pas trop intéressant quand même, et d'autant plus quand le sujet abordé risquerait d'être de portée considérable pour l'ensemble de la population.
[...]
À Montréal c'est peut-être la
Cosa Nostra qui va soudoyer le fonctionnaire de la ville afin qu'il recommande lui-même telle firme pour effectuer les travaux publics. «C'est le meilleur devis, il y a pas d'autres options, au mieux que l'on puisse juger, bla-bla ...» et coup de tampon. Adjugé !
Corruption.
La vérité est qu'il n'y a pas de discussion avec le système occulte, c'est le plus mauvais parti qui l'emporte, le plus malhonnête qui surtaxe le citoyen en réalité et lorsque finalement tout le monde en a «moins que pour son argent» excepté le corrupteur et le corrompu.
Or c'est le même principe à l'oeuvre dans le domaine intellectuel, avec le conseiller expert qui touche discrètement des subsides de la fondation XYZ afin de mousser telle saisie des choses, telle compréhension des affaires publics,
mais préjudiciable au fond à l'intérêt collectif. C'est tout juste le grand problème de la malhonnêté, de la traîtrise, du «après moi le déluge», de l'intérêt personnel avant tout et financier pour ses vieux jours, de l'illusionnisme, comment leurrer l'opinion, etc. Ce n'est pas rien.
Si le conseiller de Louis XIV à la cour est financé secrètement par l'Angleterre, on pourrait difficilement parler d'une simple affaire de représentation publicitaire, françois67. «
Après tout, les Anglais ont le droit de publiciser leur point de vue ...» Non, la roublardise, la tricherie et la manipulation traîtresse sont choses bien différentes que si c'était le diplomate de la cour d'Angleterre et affiché comme tel, qui réside dans le quartier de l'ambassade, et qui pourrait venir ensuite expliquer au conseil souverain le point de vue de son gouvernement.
françois67,
[quote]... je n'y vois rien de fonciérement mauvais puisque cela est [u]comparable à de la publicité[/u][/quote]
Dans un cadre publicitaire commercial qui est souvent quelque peu mensonger, l'on croirait que [u]même le publicitaire est bien forcé de s'afficher[/u]. On voit bien quel intérêt est défendu, l'intérêt de qui et dans quel but. Il demeure une certaine forme de limpidité minimale, et la gravité du mensonge commercial sympathique s'y trouve tempéré dans le cas où il ne s'agit bien que de vendre un produit de consommation courante, que notre citoyen reste libre d'acheter ou pas. La saucisson ou le savon que le citoyen choisit de consommer ne risque pas d'affecter le devenir de la collectivité, de ruiner le pays ou de faire en sorte que le taux de pauvreté tape des records historiques.
Mais si vous êtes professeur d'université en guise d'exemple, présenté ensuite pour être celui qui donne son opinion personnelle d'individu libre et indépendant, sur un réseau social, un forum, à la télé, dans une revue, et alors que cette opinion serait en fait téléguidée directement par le commanditaire payant [u]qui reste dans l'ombre[/u], en réalité, comme citoyen et professeur vous penseriez tout le contraire ou presque de ce que vous afficheriez comme ''votre'' opinion : on se trouve alors en présence d'une forme de prostitution intellectuelle. Ce n'est pas trop intéressant quand même, et d'autant plus quand le sujet abordé risquerait d'être de portée considérable pour l'ensemble de la population.
[...]
À Montréal c'est peut-être la [i]Cosa Nostra[/i] qui va soudoyer le fonctionnaire de la ville afin qu'il recommande lui-même telle firme pour effectuer les travaux publics. «C'est le meilleur devis, il y a pas d'autres options, au mieux que l'on puisse juger, bla-bla ...» et coup de tampon. Adjugé ! [i]Corruption[/i].
La vérité est qu'il n'y a pas de discussion avec le système occulte, c'est le plus mauvais parti qui l'emporte, le plus malhonnête qui surtaxe le citoyen en réalité et lorsque finalement tout le monde en a «moins que pour son argent» excepté le corrupteur et le corrompu.
Or c'est le même principe à l'oeuvre dans le domaine intellectuel, avec le conseiller expert qui touche discrètement des subsides de la fondation XYZ afin de mousser telle saisie des choses, telle compréhension des affaires publics, [i]mais préjudiciable au fond à l'intérêt collectif[/i]. C'est tout juste le grand problème de la malhonnêté, de la traîtrise, du «après moi le déluge», de l'intérêt personnel avant tout et financier pour ses vieux jours, de l'illusionnisme, comment leurrer l'opinion, etc. Ce n'est pas rien.
;)
Si le conseiller de Louis XIV à la cour est financé secrètement par l'Angleterre, on pourrait difficilement parler d'une simple affaire de représentation publicitaire, françois67. «[i]Après tout, les Anglais ont le droit de publiciser leur point de vue[/i] ...» Non, la roublardise, la tricherie et la manipulation traîtresse sont choses bien différentes que si c'était le diplomate de la cour d'Angleterre et affiché comme tel, qui réside dans le quartier de l'ambassade, et qui pourrait venir ensuite expliquer au conseil souverain le point de vue de son gouvernement.