L'homosexualité sous l'éclairage de la théologie morale

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Re: L'homosexualité sous l'éclairage de la théologie morale

par DavidB » dim. 10 juil. 2011, 23:56

Bonjour à tous,

dans mes recherches des derniers mois sur ma situation, j'ai trouvé des éléments que je trouve importants et que j'aimerais partager.

Il y a site qui m'a particulièrement interpellé et que j'aimerais proposer à ceux de nos lecteurs qui pourraient tomber sur ces discutions.

Ainsi, je recopie ce lien dans les sujets concernants l'homosexualité qui n'ont pas été verrouillés pour trollage ou autre...


http://frataelred.free.fr/accueil.html
http://frataelred.free.fr/Elisabeth_Mob ... alite.html

Bonne lecture et réflexion

David

2 questions, 2 réponses

par Christophe » lun. 01 janv. 2007, 11:35

[align=justify]Bonne année à vous, Métazét

Tout ce qui a été dit dans ce fil mériterait une réponse plus détaillée. Néanmoins, dans l'immédiat, je me contenterai - faute de temps - de répondre à deux questions qui me sont directement adressées.
Métazét a écrit :N'y a-t-il donc pas, au sein du catholicisme, une notion d'amoralité, comme dans d'autres types d'éthique ? Si oui, pourquoi ne pas l'appliquer au cas de l'homosexualité ? Si non, pourquoi tout acte aurait nécessairement une valeur morale intrinsèque ? Cela me paraît contre-intuitif.
Vous trouverez un bel exposé de la théologie morale de l'Eglise dans l'encyclique Veritatis splendor (1993) de Jean-Paul II.
Si certains actes ont une valeur morale "intrinsèque", c'est-à-dire indépendante du contexte, d'autres n'ont pas de valeur morale "intrinsèque" et leur valeur morale dépend essentiellement du contexte dans lequel ils sont posés.
La sphère de la morale est large, mais elle n'est pas "totalisante", il existe donc certains actes qui sont moralement neutres. Mais ce n'est pas parce qu'un acte n'a pas de valeur morale intrinsèque qu'il est concrètement (c'est-à-dire en contexte) moralement neutre.
Métazét a écrit :
Christophe a écrit :La question de la taxation des donations du vivant ou des héritages est une question qui dépasse le cadre des unions homosexuelles. Et c'est certainement là que se trouve la solution "chrétienne" à certaines questions soulevées par les lobbys homosexuels.
Et quelle est cette solution "chrétienne" ?
Plutôt "une" solution chrétienne, c'est-à-dire compatible avec les principes de la Doctrine Sociale de l'Église. Il existe en droit des successions français une disposition héritée du code Napoléon : c'est la notion de "quotité disponible". C'est la part du patrimoine dont on peut disposer librement, par donation ou par testament. Elle peut servir à gratifier un enfant plutôt qu'un autre, à léguer des biens à certaines personnes n'étant pas appelées à hériter, comme un association ou des parents éloignés... ou des partenaires de débauche. Les lobbys gays, dans leur propagande, n'omettent pas de rappeler que les personnes homosexuelles ne peuvent ni hériter ni jouir de l'usufruit des biens de leur partenaire. C'est - entres autres - cette situation que le PACS a voulu corriger. Mais le PACS n'est pas satisfaisant pour un chrétien, puisqu'il revient à donner un statut légal, et donc une reconnaissance sociale, à des unions illégitimes. Mais un assouplissement du droit des successions, passant par exemple par un élargissement de la quotité disponible, pourrait résoudre les cas particuliers évoqués sans offrir aux unions homosexuelles la reconnaissance sociale à laquelle elles n'ont aucun droit.

Pax
Christophe[/align]

par Métazét » dim. 31 déc. 2006, 19:10

Bonsoir Christophe,

N'y a-t-il donc pas, au sein du catholicisme, une notion d'amoralité, comme dans d'autres types d'éthique ? Si oui, pourquoi ne pas l'appliquer au cas de l'homosexualité ? Si non, pourquoi tout acte aurait nécessairement une valeur morale intrinsèque ? Cela me paraît contre-intuitif.

Bon réveillon.

Mikaël

par Christophe » dim. 31 déc. 2006, 17:52

Jol a écrit :oui je m'auto cite, je viens de voir quelques posts plus bas que la masturbation est une offense a la chasteté et un acte gravement désordonnée au même titre que le viol et donc j'en déduis que l'homosexualité...
diantre on va être quelques milliards à aller en enfer...
Pourquoi condamner publiquement des actes condamnable à vos yeux? Pourquoi condamner les homosexuels? et pas les homosexuels catholoqie seulement? pourquoi vouloir tant vous imposer? j'ai du mal à saisir ça c'ets un manque cruel de tolérance envers autrui.
[align=justify]
Salut Jol

Je vous ai déjà répondu sur ce sujet plus haut dans ce fil.
Pourquoi condamner publiquement des actes condamnables à nos yeux ? Parce qu'ils sont condamnables. Est-ce que vous nous refusez le droit à la liberté d'expression ?
L'Église ne condamne pas les personnes homosexuelles : elle condamne l'homosexualité. Quant aux personnes homosexuelles, elle laisse à Dieu le soin de les juger au cas par cas. Pour sa part, elle propose à ces personnes le sacrement de pénitence et de réconciliation, ce qui est énorme.
Encore une fois, l'Eglise n'impose pas : elle propose. Et c'est librement que les hommes deviennent et demeurent chrétiens.
L'Église n'est pas tolérante avec le péché, mais elle est prête à pardonner 7 fois 77 fois à nous autres, pauvres pécheurs. On peut être pécheur et être sauvé. Un péché, même mortel, ne nous condamne pas nécessairement à l'enfer, puisque reste toujours ouverte la porte du repentir et de la rémission des péchés.

Bye
Christophe[/align]

par Jol » dim. 31 déc. 2006, 15:04

Jol a écrit : De là à dire que c'est une maladie, parceque ça ne respecte pas la loi naturelle... alors dans ce cas la masturbation est toute aussi condamnable puisque la finalité est la même que l'homosexualité c'est à dire nulle : seulement il n'y a pas de partage dans celle-ci.
La masturbation est donc une maladie aussi? c'est la perversion? diantre...
oui je m'auto cite, je viens de voir quelques posts plus bas que la masturbation est une offense a la chasteté et un acte gravement désordonnée au même titre que le viol et donc j'en déduis que l'homosexualité...
diantre on va être quelques milliards à aller en enfer...
Pourquoi condamner publiquement des actes condamnable à vos yeux? Pourquoi condamner les homosexuels? et pas les homosexuels catholoqie seulement? pourquoi vouloir tant vous imposer? j'ai du mal à saisir ça c'ets un manque cruel de tolérance envers autrui.

par Hélène » ven. 29 déc. 2006, 17:25

Avant d'aller plus loin dans le débat, je conseille à tous de lire ce fil : viewtopic.php?t=1503

Ainsi que celui-ci : viewtopic.php?t=1497

Merci de votre attention.

Cordialement,
Hélène

par Métazét » ven. 29 déc. 2006, 14:25

Boris a écrit :La pratique homosexuelle chosifie l'homme : le corps devient un objet dont on pourrait faire ce que bon nous semble.
Je ne comprend pas en quoi vous estimez qu'elle chosifie l'homme. Expliquez-vous.
Boris a écrit :
Métazét a écrit :mais pourquoi utiliser de si grands mots comme "mal" et "immoral" pour désigner une pratique qui, en tant que telle et si elle se déroule entre adultes responsables, éclairés et consentants, ne fait un mal effectif à personne ? (pas même à eux).
Vous semblez ignorer que l'homosexualité d'une personne résulte d'une déficience affective dans son enfance : cette personne n'a pas franchi le stade de pouvoir aimer les personnes du sexe opposer. Encore une fois, je vous renvoie au Dr Tony Anatrella expert en ce domaine.
Le Dr Tony Anatrella est prêtre catholique, je peux donc avoir un doute légitime quant à son objectivité. Pourriez-vous me citer quelques auteurs allant dans le même sens que lui et n'ayant pas un intérêt particulier dans l'Eglise Romaine ?
Enfin vous parlez de personnes consentantes : relisez Libération ou Le Monde des années 60-70. Pensez-vous vraiment que les enfants étaient consentant ?
Vous vous refusez à voir que la pratique homosexuelle, étant une perversion sexuelle, pousse le vice à pratiquer avec des enfants.
Toutes les personnes hommosexuelles ne sont pas des pédophiles, mais tous les pédophiles sont des personnes homosexuelles, que ces personnes soient prêtres ou enseignants (ce second cas étant plus nombreux que le premier) ou autre.
Alors comment expliquez-vous que des hommes pédophiles aient parfois violés des petites filles ?
Vous faites des rapprochements abusifs et vous généralisez au lieu d'analyser les situations des individus au cas par cas. Ainsi, il existe des gens, fondamentalement hétérosexuels, qui en viennent à essayer l'homosexualité, simplement par curiosité. J'en connais plusieurs dans cette situation. Ces personnes ne rentrent pas dans vos catégories simplistes.
Boris a écrit :Sur les questions de bien et de mal, comme vous nous avez démontré que vous êtes relativiste, nous ne pouvons pas grand chose pour vous.
Vous êtes incroyable ! Vous vous fichez vraiment de moi ! Où ai-je démontré que j'étais relativiste ??? Savez-vous au moins quelle est la définition de ce mot ??? Faut-il vraiment que je me répête ? Je crois en un bien et un mal objectif et absolu. Je crois que l'on peut connaître ce bien et ce mal objectif et absolu. Mais je crois que vous êtes dans l'erreur. Capito ?? Concrètement : pour moi, tuer est intrinsèquement mal, aimer est intrinsèquement bien, pratiquer l'homosexualité est intrinsèquement neutre. Faut-il que je vous le mette en taille 20, gras, souligné, rouge et clignotant pour que vous le compreniez ? Pensez-vous que Sokal et Bricmont approuveraient vos propos et vos jugements ?

Je note en tout cas que vous préférez vous trouver des "bonnes excuses" pour ne pas répondre, plutôt que d'être mis en face de vos contradictions. Vous faites honte à votre Eglise (pourtant constituée de personnes estimables et ouvertes au dialogue) par votre mauvaise foi crasse...

Mikaël

par Jol » ven. 29 déc. 2006, 13:11

Faire le parrallèle homosexuels et pédophiles il fallait oser... [modéré|Seb]
Vous semblez ignorer que l'homosexualité d'une personne résulte d'une déficience affective dans son enfance : cette personne n'a pas franchi le stade de pouvoir aimer les personnes du sexe opposer. Encore une fois, je vous renvoie au Dr Tony Anatrella expert en ce domaine.
Tony Anatrella : est lié à l'église, évidemment qu'il va prendre la défense de la doctrine.
On vous à demander des preuves non catholique, ont peux tout aussi bien vous balancer les études des psy laïque qui dira l'inverse comme je l'ai fait avec vaut fameux nombres...
Il est possible de guérir de l'homosexualité par un traitement psychologique permettant de franchir cette fameuse étape.
On ne nait pas homosexuel, on le reste dans le cours de son développement psychologique en étant incapable (par la faute d'un des parents souvent) de passer à l'hétérosexualité.
Et l'exemple le plus connu est : John travolta que l'église de la scientologie a convertit à l'hétérosexualité, enfin officiellement, car officieusement les clichés ne manquent pas ou il se retrouve au lit avec un autre homme...

l'homosexualité ne viens pas d'un manque affectif, ce serait une explication bien trop facile,aussi facile que faire le raccourcis homosexuels-pedophiles...
J'ai de très bons amis homosexuels, j'ai grandit avec eux et ils n'ont jamais manqué d'amour, ils ont juste manifesté très jeune de l'intérêt pour toutes les pratiques féminines.


De là à dire que c'est une maladie, parceque ça ne respecte pas la loi naturelle... alors dans ce cas la masturbation est toute aussi condamnable puisque la finalité est la même que l'homosexualité c'est à dire nulle : seulement il n'y a pas de partage dans celle-ci.
La masturbation est donc une maladie aussi? c'est la perversion? diantre...

par Boris » ven. 29 déc. 2006, 9:28

La pratique homosexuelle chosifie l'homme : le corps devient un objet dont on pourrait faire ce que bon nous semble.
Métazét a écrit :mais pourquoi utiliser de si grands mots comme "mal" et "immoral" pour désigner une pratique qui, en tant que telle et si elle se déroule entre adultes responsables, éclairés et consentants, ne fait un mal effectif à personne ? (pas même à eux).
Vous semblez ignorer que l'homosexualité d'une personne résulte d'une déficience affective dans son enfance : cette personne n'a pas franchi le stade de pouvoir aimer les personnes du sexe opposer. Encore une fois, je vous renvoie au Dr Tony Anatrella expert en ce domaine.
Il est possible de guérir de l'homosexualité par un traitement psychologique permettant de franchir cette fameuse étape.
On ne nait pas homosexuel, on le reste dans le cours de son développement psychologique en étant incapable (par la faute d'un des parents souvent) de passer à l'hétérosexualité.

Jusqu'il y a 2 ans, l'OMS reconnaisait l'homosexualité comme une maladie. Depuis les lobbies homosexuels ont réussi le faire retirer cela. De plus, ils ont obtenu l'interdiction de la pratique de soin psychologique dans la plupart des états des USA.
En France, c'est tabou de parler d'une telle thérapie. Par contre promouvoir l'homosexualité dans les collèges est un des discours clé des lobbies.
Cela rejoint la théorie du gender (qui a causé tant de suicides déjà) qui prétend que la nature ne compte pas. ce qui compte c'est uniquemetn notre désir : être un homme ou être une femme, quelque soit notre corps.

Enfin vous parlez de personnes consentantes : relisez Libération ou Le Monde des années 60-70. Pensez-vous vraiment que les enfants étaient consentant ?
Vous vous refusez à voir que la pratique homosexuelle, étant une perversion sexuelle, pousse le vice à pratiquer avec des enfants.
Toutes les personnes hommosexuelles ne sont pas des pédophiles, mais tous les pédophiles sont des personnes homosexuelles, que ces personnes soient prêtres ou enseignants (ce second cas étant plus nombreux que le premier) ou autre.

Sur les questions de bien et de mal, comme vous nous avez démontré que vous êtes relativiste, nous ne pouvons pas grand chose pour vous.

par Métazét » jeu. 28 déc. 2006, 20:30

Bonsoir Franck,
Franck a écrit :[align=justify]Bonjour Mikaël,
Métazét a écrit :Donc on est d'accord : le prêtre, en n'usant pas de ses organes génitaux pour se reproduire, en pervertie l'usage naturelle. Je ne vois pas pourquoi une perversion serait uniquement dans le positif (utiliser quelque chose dans un but pas prévu) et pas dans le négatif (ne pas utiliser quelque chose dans le but prévu).

Ce raisonnement serait pertinent si l'Église reconnaissait un devoir de mariage à chacun de ses fidèles ou tout du moins à ses clercs comme cela se pratique dans d'autres religions, or ce n'est pas le cas comme l'attestent la Tradition mais également l'Écriture, songeons aux épîtres de Saint Paul ou encore à la réflexion du Christ sur ceux qui se font eunuques pour le Royaume des Cieux. Le christianisme donne une autre dimension au mariage en le dissociant – tout du moins formellement – de son aspect obligatoire qui prévalait jusqu'alors. Ne pas jouir de la sexualité – plutôt que ne pas en jouir dans le but prévu – est donc un acte parfaitement acceptable moralement à la différence d'en jouir de manière viciée.
Je ne souhaite pas faire d'ingérance dans votre religion. L'ennui c'est que j'ai l'impression (je me trompe peut-être) qu'il existe comme deux niveaux de morale au sein du catholicisme : une morale "naturelle" et une morale "révélée". La seconde ne peut toutefois pas contredire la première, qui est la seule à m'intéresser puisque je suis agnostique. Toutefois, j'ai la curieuse impression que de temps en temps, une exception à la première est autorisée, en référence à la seconde. Et là, je ne peux plus vous suivre, puisque je ne m'intéresse qu'à la première et que c'est la première qui est incluse dans le projet politique de l'Eglise Romaine.
Franck a écrit :
Admettons que l'homosexualité soit une perversion sexuelle. Il vous reste à démontrer que ce qui est pervers est immoral. Vous ne faite que l'affirmer sans preuve.

Je rappellerai pour ma part la définition de la 'perversion': « Action de changer en mal; corruption, dérèglement » (Dictionnaire Larousse en 6 volumes). Si je consulte l'articule 'morale' du même ouvrage, je trouve ceci: « Partie de la philosophie qui traite des règles de l'action, qu'il faut suivre pour faire le bien et éviter le mal ». Accomplir un acte pervers revient donc à effectuer un changement intrinsèquement mauvais, ce qui est contraire à la morale puisque le mal est ainsi atteint.


Au temps pour moi, je n'ai pas été suffisament clair, donc je vais reformuler : admettons, pour les besoins de l'argument, que Dieu a créé le monde avec un certain projet en tête : il créé les organes génitaux afin d'assurer la reproduction des êtres vivants, etc. Effectivement, si l'homme décide de son propre chef d'utiliser ses organes reproducteurs d'une autre façon, on peut dire, en un certain sens, et en mettant beaucoup de guillemets, que c'est "pervers" (autant qu'est pervers le fait de décapsuler une canette avec une cuillère ou d'utiliser ses organes masticateurs pour machouiller un chewing-gum). Mais pourquoi donc serait-ce mal ou immoral ???? (c'est, pour moi, aussi immoral que de décapsuler une cannette avec une cuillère ou d'utiliser ses organes masticateurs pour machouiller un chewing-gum). Je veux bien que les catholiques se donnent pour règle de ne pas pratiquer l'homosexualité, de même que dans certains monastères on pratique le voeu de silence, etc. mais pourquoi utiliser de si grands mots comme "mal" et "immoral" pour désigner une pratique qui, en tant que telle et si elle se déroule entre adultes responsables, éclairés et consentants, ne fait un mal effectif à personne ? (pas même à eux).

Imaginons que je sois un biochimiste qui a pour projet de faire de la bière : je laisse fermenter du houblon pour cela, et j'ai une idée du résultat final que cela devrait donner. Imaginons cependant que la levure que j'utilise, au lieu de ne donner que de l'alcool, donne également un autre composé inattendu, mais parfaitement sans incidence négative sur la santé et le goût.
- Le projet général (faire de l'alcool) est respecté. Il ne s'est juste pas déroulé exactement comme prévu dans ses étapes, mais je ne vais pas me plaindre. Le résultat est là.
- Le phénomène observé, non prévu, peut s'avérer finalement très intéressant à étudier et peut pourquoi pas déboucher sur des applications concrètes.
- Enfin, la levure n'a pas à faire de l'alcool parce que c'est mon projet de faire de l'alcool. Je ne peux pas lui reprocher d'être immorale, surtout si je n'ai pas trouvé un moyen suffisament efficace pour lui faire comprendre mes objectifs...

Je veux bien croire en la possibilité (purement hypothétique, car je ne vois pas de preuves décisives que telle est le cas) que nous soyons en quelque sorte comme la levure de mon expérience de pensée face à un Dieu qui serait en quelque sorte comme le biochimiste de mon expérience de pensée. Mais même si cette possibilité est une réalité, je ne vois pas ce que cela change à la moralité ou à l'immoralité des pratiques homosexuelles...
J'attend donc que vous m'apportiez des arguments non-catholiques
Je comprends et partage votre souci méthodologique, néanmoins qu'est-ce qu'un argument non-catholique? :oops:
Un argument basé sur le sens commun, la logique, et l'expérience objective vérifiable fera l'affaire :)

Bien amicalement,

Mikaël

par FMD » jeu. 28 déc. 2006, 13:41

[align=justify]Bonjour Mikaël,
Métazét a écrit :Donc on est d'accord : le prêtre, en n'usant pas de ses organes génitaux pour se reproduire, en pervertie l'usage naturelle. Je ne vois pas pourquoi une perversion serait uniquement dans le positif (utiliser quelque chose dans un but pas prévu) et pas dans le négatif (ne pas utiliser quelque chose dans le but prévu).

Ce raisonnement serait pertinent si l'Église reconnaissait un devoir de mariage à chacun de ses fidèles ou tout du moins à ses clercs comme cela se pratique dans d'autres religions, or ce n'est pas le cas comme l'attestent la Tradition mais également l'Écriture, songeons aux épîtres de Saint Paul ou encore à la réflexion du Christ sur ceux qui se font eunuques pour le Royaume des Cieux. Le christianisme donne une autre dimension au mariage en le dissociant – tout du moins formellement – de son aspect obligatoire qui prévalait jusqu'alors. Ne pas jouir de la sexualité – plutôt que ne pas en jouir dans le but prévu – est donc un acte parfaitement acceptable moralement à la différence d'en jouir de manière viciée.
Admettons que l'homosexualité soit une perversion sexuelle. Il vous reste à démontrer que ce qui est pervers est immoral. Vous ne faite que l'affirmer sans preuve.

Je rappellerai pour ma part la définition de la 'perversion': « Action de changer en mal; corruption, dérèglement » (Dictionnaire Larousse en 6 volumes). Si je consulte l'articule 'morale' du même ouvrage, je trouve ceci: « Partie de la philosophie qui traite des règles de l'action, qu'il faut suivre pour faire le bien et éviter le mal ». Accomplir un acte pervers revient donc à effectuer un changement intrinsèquement mauvais, ce qui est contraire à la morale puisque le mal est ainsi atteint.
J'attend donc que vous m'apportiez des arguments non-catholiques
Je comprends et partage votre souci méthodologique, néanmoins qu'est-ce qu'un argument non-catholique? :oops:

PaX
Franck[/align]

par Métazét » jeu. 28 déc. 2006, 13:03

Boris a écrit :Vous ne faites pas la différence entre "usage perverti" et "non-usage".

Le dialogue n'est pas possible avec vous et c'est regrettable.
Vous ne répondez pas à tous les autres points que je soulève pour vous concentrer sur le plus facile.

Le dialogue n'est pas possible avec vous et c'est regrettable.

par Boris » jeu. 28 déc. 2006, 12:44

Vous ne faites pas la différence entre "usage perverti" et "non-usage".

Le dialogue n'est pas possible avec vous et c'est regrettable.

par Métazét » jeu. 28 déc. 2006, 12:41

Boris a écrit :
Métazét a écrit :Car je n'ai qu'à dire que les personnes homosexuelles, de par leur nature, ont des relations sexuelles avec des personnes de même sexe qu'elles et vous voilà dans l'embarras...
Je ne suis pas le moins du monde embarrassé car vous vous basez sur un mensonge : prétendre que la pratique homosexuelle est une relation sexuelle naturelle.
Il n'y rien de plus faux.

Il s'agit comme je l'ai déjà montré d'une pratique pervertie de la sexualité. Dans la pratique homosexuelle, les organes génitaux des 2 personnes ne sont pas unis en vue d'accéder aux finalités de l'union des époux. Visiblement, je vais devoir vous faire un schéma :
- l'anus n'est pas un organe génital (sodomie)
- la main n'est pas un organe génital (masturbation seul ou à 2)
- la bouche n'est pas un organe génital (félation et cunilingus)

Or, ce sont bien ce type de membres que met en oeuvre la pratique homosexuelle. Donc c'est bien une perversion dans le sens de dévier de la finalité première des organes génitaux.
Donc on est d'accord : le prêtre, en n'usant pas de ses organes génitaux pour se reproduire, en pervertie l'usage naturelle. Je ne vois pas pourquoi une perversion serait uniquement dans le positif (utiliser quelque chose dans un but pas prévu) et pas dans le négatif (ne pas utiliser quelque chose dans le but prévu).
Boris a écrit :
Wikipédia a écrit :Le terme pervertir est issu de deux termes latins (per qui signifie par et vertere[/ i] que l'on peut traduire tourner). La traduction la plus littérale serait mettre sens dessus-dessous ou faire mal tourner. Dans le latin ecclésiastique du IIIe siècle ce terme désignait toute opération de falsification d'un texte et par extension une volonté de corrompre les esprits en les détournant du dogme.

Ce n'est qu'au XIIe siècle que le terme pervers est attesté dérivé de pervertir et, de sa racine latine, il signifie appliqué à contre-sens, vicieux. Le pervers, dans le langage religieux de l'époque, est une personne qui est portée à faire le mal.


Ainsi, selon cette définition, la perversion est bien la pratique qui consiste à utiliser la nature de manière contre-nature.
La pratique homosexuelle est une perversion sexuelle. Et partant de là, la perversion est immorale.


Admettons que l'homosexualité soit une perversion sexuelle. Il vous reste à démontrer que ce qui est pervers est immoral. Vous ne faite que l'affirmer sans preuve.

Je vous rappelle la définition de la morale :

Wikipedia a écrit :La morale est un ensemble de règles de conduite, de relations sociales, qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société ( en dehors d'un "noyau dur" de morale universelle: tuer, violer, nuire... est immoral).

[...]

En français, morale et éthique ont des sens proches et sont souvent confondus.

Ainsi le Petit Larousse donne les définitions suivantes :

Morale (du latin mores, mœurs) :

- Ensemble des règles d'action et des valeurs qui fonctionnent comme norme dans une société,
- Théorie des fins des actions de l'homme,
- Précepte, conclusion pratique que l'on veut tirer d'une histoire.

Éthique, Philosophie (du grec ethikos, moral, de éthos mœurs) :

- Doctrine du bonheur des hommes et des moyens d'accès à cette fin,
- Ensemble particulier de règles de conduite (syn. morale),
- Partie théorique de la morale.



Métazét a écrit :Je pense, si l'on tient vraiment à être "physico-téléonomique", qu'il faut s'en tenir strictement à la "finalité naturelle" au sens... naturel du terme, donc biologique, psychologique, anthropologique, etc. sinon, on peut dire tout et son contraire. Ce que le constat empirique le plus élémentaire montre c'est que les prêtres ont des organes reproducteurs, comme n'importe qui d'autre. Si c'était par nature qu'ils n'avaient pas de relation sexuelle, alors ils seraient physiquement asexué...
Là, vous reniez l'usage de la raison : un prêtre ou un moine ayant fait promesse ou voeux d'abstinence possède effectivement un organe sexuel mais ne l'utilisera pas grâce à la suprématie de sa volonté issue de sa raison.
Fort bien, on arrive exactement là où je voulais en venir : Donc une personne qui, après y avoir murement réfléchi, décide librement de pratiquer l'homosexualité ne commet pas de faute morale, on est d'accord ?
Métazét a écrit :En tout état de cause, si la morale que vous voulez proposer aux personnes homosexuelles, ne repose que sur des considérations catholico-catholiques, vous n'irez pas bien loin. L'adepte de la religion X n'aura qu'à vous répliquer que le Dieu en lequel il croit lui a donné d'autres commandements, et le dialogue s'arrêtera net, car comment voulez-vous lui prouver que votre religion est meilleure que la sienne ? Attention : je ne dis pas qu'une religion meilleure qu'une autre n'est pas concevable dans l'absolu, ma question est méthodologique, non pas ontologique.
C'est du relativisme. Je ne réponds pas.
C'est de la mauvaise foi mais je répond quand même :

Donc si je vous comprend bien : soit on est catholique romain, soit on est relativiste ? Si j'estime que la vérité unique et connaissable se trouve dans la religion X, je n'adopte pourtant pas une attitude différente de la votre, vous en rendez-vous compte ou êtes-vous à ce point là aveuglé par vos convictions ?

Le relativisme prétend que la connaissance de la vérité est impossible, voire que la vérité n'existe pas, ou encore qu'il y en a plusieurs. Moi je ne dis pas une chose pareille. J'affirme juste quelque chose de bon sens : on ne peut prouver un système de pensée en présupposant sa vérité. J'attend donc que vous m'apportiez des arguments non-catholiques, basés sur des prémisses communément admises, à l'appui de votre hypothèse suivant laquelle la religion catholique est la meilleure.

Métazét a écrit :A mon avis, cette encyclique se trompe. Quelles raisons avance-t-elle à l'appui de cette inséparabilité ? Pour ma part, j'ai quelques arguments en sens contraire : il peut y avoir don de soi des époux sans procréation, par exemple dans le cas de la stérilité. Pensez-vous qu'il est immoral d'avoir des relations sexuelles lorsqu'on est stérile ? Il peut aussi y avoir procréation sans don de soi, mais là c'est plus compliqué à démontrer, il faut passer par une analogie : je prendrai celle de l'alimentation. L'alimentation a (au moins) deux finalités : apporter de l'énergie à l'organisme (à travers les glucides et les lipides), apporter des éléments pour sa construction (à travers les protides). Or ces finalités sont clairement séparables : on peut manger un bonbon, qui ne contient quasiment que des glucides, sans commettre une faute morale, du moins j'espère que vous ne voyez pas de faute morale dans le fait de manger un bonbon. Si donc, dans le cas de l'alimentation, les deux finalités sont séparables, pourquoi n'y seraient-elles pas dans le cas de la sexualité ?
C'est facile (à mon tour de le dire) de dire qu'une encyclique se trompe sans la lire !
Sa Sainteté le Pape Paul VI parle de la volonté. Si il y a désir de séparation des 2 finalités, alors il y a perversion donc immoralité.
Le cas de la stérilité n'entre évidemment pas dans la perversion : aucun des époux ne veux par sa raison être stérile.
Votre analogie avec l'alimentation est mauvaise. Dans les cas que vous citez, il s'agit d'entretenir le corps à court terme (énergie) ou à long terme (construction).
Dans la sexualité, comme je vous l'ai déjà expliqué, l'une des fins est purement physique (la procréation) et la seconde est spirituelle (le don de soi dans le mariage, permettant de souder un peu plus le mariage). Ce sont 2 finalités qui n'ont pas la même nature.
Ce sont deux aspects différents du corps qu'il s'agit d'entretenir dans l'alimentation. Dire qu'il s'agit d'un entretien sur le court terme ou le long terme est une simplification abusive.
On peut les séparer mais dans ce cas, on tombe dans la perversion. (usage de contraceptifs)
Une telle perversion appliqué à la proccréation a en réalité plus de conséquence sur le don : il n'y a plus réel don si on y met une barrière artificielle (préservatif, pilule, ...) Ce qui ne veut pas dire que chaque union doit engendrer la Vie.

Pour éviter la perversion, il faut le couple soit en permanence ouvert à la Vie et qu'il utilise sa raison pour différer une naissance si nécessaire.
Autrement les méthodes naturelles de régulation des naissances et en particulier la méthode Billings qui fonctionne mieux que la pilule (99% de réussite pour différer une naissance, 30% de réussite pour résoudre certains cas de stérilité apparente).
Vous limitez abusivement l'usage de la raison à ce que vous appelez les "méthodes naturelles". Dois-je vous rappeler que c'est l'usage de la raison qui a permi l'invention des préservatifs et de la pilule ?
Métazét a écrit : Le problème est que la nature humaine n'est pas monolithique : il y a bien un socle commun, mais il y a aussi pas mal de diversité. Non seulement (et c'est évident) au niveau de l'acquis, mais aussi au niveau de l'inné, donc des gènes. Pour construire une éthique valide, il faut tenir compte de cette diversité, ce que l'Eglise tend malheureusement à ne pas faire...
Donc vous niez ce que je dit juste au-dessus ?
L'Eglise n'est pas présente depuis plusieurs siècles sur tous les continents ? Elle n'a donc pas connaissance d'un très grand nombre de cultures différentes ?
L'Eglise n'existe pas depuis 2000 ans ?
Il ne suffit pas d'être présent partout depuis longtemps et d'accumuler une connaissance toute théorique. Encore faut-il la mettre en pratique.

Si les arguments sur la durée et la répartition géographique vous impressionnent, alors que dire du bouddhisme qui existe depuis plus de 2600 ans, et qui est lui aussi implanté sur tous les continents ?
Métazét a écrit :C'est sans doute important pour certaines personnes, mais qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que c'est important pour toutes ?
Vous êtes relativiste.
Il ne s'agit pas des personnes mais de la Nature Humaine.
Vous êtes têtu. Je viens de vous dire juste avant que la nature humaine n'est pas monolithique, arguments empiriques à l'appui.

Mikaël

par Boris » jeu. 28 déc. 2006, 11:48

Métazét a écrit :Car je n'ai qu'à dire que les personnes homosexuelles, de par leur nature, ont des relations sexuelles avec des personnes de même sexe qu'elles et vous voilà dans l'embarras...
Je ne suis pas le moins du monde embarrassé car vous vous basez sur un mensonge : prétendre que la pratique homosexuelle est une relation sexuelle naturelle.
Il n'y rien de plus faux.

Il s'agit comme je l'ai déjà montré d'une pratique pervertie de la sexualité. Dans la pratique homosexuelle, les organes génitaux des 2 personnes ne sont pas unis en vue d'accéder aux finalités de l'union des époux. Visiblement, je vais devoir vous faire un schéma :
- l'anus n'est pas un organe génital (sodomie)
- la main n'est pas un organe génital (masturbation seul ou à 2)
- la bouche n'est pas un organe génital (félation et cunilingus)

Or, ce sont bien ce type de membres que met en oeuvre la pratique homosexuelle. Donc c'est bien une perversion dans le sens de dévier de la finalité première des organes génitaux.
Wikipédia a écrit :Le terme pervertir est issu de deux termes latins (per qui signifie par et vertere[/ i] que l'on peut traduire tourner). La traduction la plus littérale serait mettre sens dessus-dessous ou faire mal tourner. Dans le latin ecclésiastique du IIIe siècle ce terme désignait toute opération de falsification d'un texte et par extension une volonté de corrompre les esprits en les détournant du dogme.

Ce n'est qu'au XIIe siècle que le terme pervers est attesté dérivé de pervertir et, de sa racine latine, il signifie appliqué à contre-sens, vicieux. Le pervers, dans le langage religieux de l'époque, est une personne qui est portée à faire le mal.


Ainsi, selon cette définition, la perversion est bien la pratique qui consiste à utiliser la nature de manière contre-nature.
La pratique homosexuelle est une perversion sexuelle. Et partant de là, la perversion est immorale.

Ce qui est sidérant, c'est que vous discuez une définition : vous croyez-vous dans le livre "1984" en train d'inventer le novlang ? (autrement dit invention de nouveaux termes et détournement de leur sens des termes existant afin de faire passer certains concepts et d'en supprimer d'autres)


Métazét a écrit :Je pense, si l'on tient vraiment à être "physico-téléonomique", qu'il faut s'en tenir strictement à la "finalité naturelle" au sens... naturel du terme, donc biologique, psychologique, anthropologique, etc. sinon, on peut dire tout et son contraire. Ce que le constat empirique le plus élémentaire montre c'est que les prêtres ont des organes reproducteurs, comme n'importe qui d'autre. Si c'était par nature qu'ils n'avaient pas de relation sexuelle, alors ils seraient physiquement asexué...


Là, vous reniez l'usage de la raison : un prêtre ou un moine ayant fait promesse ou voeux d'abstinence possède effectivement un organe sexuel mais ne l'utilisera pas grâce à la suprématie de sa volonté issue de sa raison.


Métazét a écrit :En tout état de cause, si la morale que vous voulez proposer aux personnes homosexuelles, ne repose que sur des considérations catholico-catholiques, vous n'irez pas bien loin. L'adepte de la religion X n'aura qu'à vous répliquer que le Dieu en lequel il croit lui a donné d'autres commandements, et le dialogue s'arrêtera net, car comment voulez-vous lui prouver que votre religion est meilleure que la sienne ? Attention : je ne dis pas qu'une religion meilleure qu'une autre n'est pas concevable dans l'absolu, ma question est méthodologique, non pas ontologique.


C'est du relativisme. Je ne réponds pas.


Métazét a écrit :A mon avis, cette encyclique se trompe. Quelles raisons avance-t-elle à l'appui de cette inséparabilité ? Pour ma part, j'ai quelques arguments en sens contraire : il peut y avoir don de soi des époux sans procréation, par exemple dans le cas de la stérilité. Pensez-vous qu'il est immoral d'avoir des relations sexuelles lorsqu'on est stérile ? Il peut aussi y avoir procréation sans don de soi, mais là c'est plus compliqué à démontrer, il faut passer par une analogie : je prendrai celle de l'alimentation. L'alimentation a (au moins) deux finalités : apporter de l'énergie à l'organisme (à travers les glucides et les lipides), apporter des éléments pour sa construction (à travers les protides). Or ces finalités sont clairement séparables : on peut manger un bonbon, qui ne contient quasiment que des glucides, sans commettre une faute morale, du moins j'espère que vous ne voyez pas de faute morale dans le fait de manger un bonbon. Si donc, dans le cas de l'alimentation, les deux finalités sont séparables, pourquoi n'y seraient-elles pas dans le cas de la sexualité ?


C'est facile (à mon tour de le dire) de dire qu'une encyclique se trompe sans la lire !
Sa Sainteté le Pape Paul VI parle de la volonté. Si il y a désir de séparation des 2 finalités, alors il y a perversion donc immoralité.
Le cas de la stérilité n'entre évidemment pas dans la perversion : aucun des époux ne veux par sa raison être stérile.
Votre analogie avec l'alimentation est mauvaise. Dans les cas que vous citez, il s'agit d'entretenir le corps à court terme (énergie) ou à long terme (construction).
Dans la sexualité, comme je vous l'ai déjà expliqué, l'une des fins est purement physique (la procréation) et la seconde est spirituelle (le don de soi dans le mariage, permettant de souder un peu plus le mariage). Ce sont 2 finalités qui n'ont pas la même nature.

On peut les séparer mais dans ce cas, on tombe dans la perversion. (usage de contraceptifs)
Une telle perversion appliqué à la proccréation a en réalité plus de conséquence sur le don : il n'y a plus réel don si on y met une barrière artificielle (préservatif, pilule, ...) Ce qui ne veut pas dire que chaque union doit engendrer la Vie.

Pour éviter la perversion, il faut le couple soit en permanence ouvert à la Vie et qu'il utilise sa raison pour différer une naissance si nécessaire.
Autrement les méthodes naturelles de régulation des naissances et en particulier la méthode Billings qui fonctionne mieux que la pilule (99% de réussite pour différer une naissance, 30% de réussite pour résoudre certains cas de stérilité apparente).


Métazét a écrit :
Boris a écrit :ensuite par rapport au bonheur pour tous, l'Eglise vieille de 2000 ans et présente sur tous les continents depuis de nombreux siècles (donc multi culturelle) enseigne son expérience dans ce domaine. Et son expérience, qui passe par une révélation de la Loi Naturelle entre autre, nous enseigne que le bonheur passe par un respect de la Nature et en particulier de la Nature Humaine surtout dans la sexualité.
Le problème est que la nature humaine n'est pas monolithique : il y a bien un socle commun, mais il y a aussi pas mal de diversité. Non seulement (et c'est évident) au niveau de l'acquis, mais aussi au niveau de l'inné, donc des gènes. Pour construire une éthique valide, il faut tenir compte de cette diversité, ce que l'Eglise tend malheureusement à ne pas faire...
Donc vous niez ce que je dit juste au-dessus ?
L'Eglise n'est pas présente depuis plusieurs siècles sur tous les continents ? Elle n'a donc pas connaissance d'un très grand nombre de cultures différentes ?
L'Eglise n'existe pas depuis 2000 ans ?

Métazét a écrit :C'est sans doute important pour certaines personnes, mais qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que c'est important pour toutes ?
Vous êtes relativiste.
Il ne s'agit pas des personnes mais de la Nature Humaine.

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