par salésienne05 » sam. 08 déc. 2012, 16:25
Comme je vous comprends Etienne !
C'est pour cela que j'ai longtemps fréquenté le monastère cistercien Notre-Dame de Sénanque (sans orgues, que des voix, en français, et le strict minimum chanté...). Maintenant je me contente de ma petite paroisse de montagne, sobre et sans flonflons donc parfaite pour moi (mais d'autres e plaignent du manque de chants).
Il me semble que nous pouvons nous sentir bien dans une paroisse qui n'est pas la nôtre. On fait "corps" avec la communauté que l'on fréquente.
Mais, dans le paroisses trop "marquées" (ultra-progressiste, traditionnaliste, charismatiques, etc), je crains toujours le "quant-à-soi", le repliement sur notre propre catholicité, le rejet des catholiques qui ne pensent pas comme nous. C'est toujours le danger de croire que l'on et meilleur catholique que ceux de l'autre bord. Or, surtout si ces personnes sont fidèles à la Messe dominicale, à la lecture de l'Evangile, et pour certaines à la prière du Temps présent, c'est au Seigneur de les appeler là où elles doivent aller. Il m'est souvent arrivé de me fâcher contre des tradi ou des ultra-progressistes, mais je m'aperçois maintenant, que chacun a sa place, que tout n'est pas à jeter chez les uns ou chez les autres, et que le Seigneur amène chacun, à son rythme, là où il faut. Prier les uns pour les autres afin que l'Esprit nous rende prompt à suivre Jésus là où Il le souhaite, et non là où nous pensons devoir aller. Les progressistes ont souvent l'avantage sur le autres d'arriver à porter Jésus là où personne n'ose aller : ils ne sont pas les seuls mais mieux vaut un converti au Christ, même progressiste, qu'un pauvre hère qui tourne autour de lui-même. Les tradi attirent d'autres personnes qui ont d'autres attentes. Bref, pour moi, tout ce qui existe de catholiques, même imparfaits, sur notre petite terre, a sa place et Dieu sait ce qu'Il fait. Ensuite, à nous de ne pas tmber dans le piège du soupçon constant et de procès pour mauvaises intentions. "L'Eglise est un immense hôpital" disait François de Sales, et "le Christ en est le médecin". L'Eglise a sa place, le magistère et le pape également, mai laissons d'abord aux catholiques la joie de vouloir suivre et connaître Jésus : la catholicité romaine viendra en son temps, si le Seigneur le veut.
Jésus nous précède en Galilée... mais Il précède l'Eglise de Pierre également. Certes, l'obéïssance reste la meilleure arme, même quand on n'est pas d'accord avec le magistère, mais ce n'est pas parce qu'on suit le magistère à la lettre et qu'on défend le pape comme on défendrait un gourou omnipotent que l'on est plus saint que les autres.
Quant à saint François de Sales, il est certes toujours resté dan l'obéïssance mais il n'était pas toujours d'accord avec la hiérarchie, notamment en ce qui concernait la place des femmes. C'est d'ailleurs bien à cause de cette obéissance que la Visitation est un ordre : ce saint évêque, lui, ne voulait que de femmes qui, de leur propre chef, et sans chaperon, exerceraient librement des oeuvres de charité dans le monde, tout en menant une vie d'oraison chez elles. Evidemment, cette idée de "règle de vie" sans cloître avait été refusée, ce qui nous paraît aujourd'hui totalement ridicule. Mais François de Sales était resté dans l'obéissance, tout en écrivant à son ami Vincent (de Paul) que cela se ferait un jour quant sa "Mère l'Eglise" serait prête...
Fraternellement.
Cécile
Comme je vous comprends Etienne !
C'est pour cela que j'ai longtemps fréquenté le monastère cistercien Notre-Dame de Sénanque (sans orgues, que des voix, en français, et le strict minimum chanté...). Maintenant je me contente de ma petite paroisse de montagne, sobre et sans flonflons donc parfaite pour moi (mais d'autres e plaignent du manque de chants).
Il me semble que nous pouvons nous sentir bien dans une paroisse qui n'est pas la nôtre. On fait "corps" avec la communauté que l'on fréquente.
Mais, dans le paroisses trop "marquées" (ultra-progressiste, traditionnaliste, charismatiques, etc), je crains toujours le "quant-à-soi", le repliement sur notre propre catholicité, le rejet des catholiques qui ne pensent pas comme nous. C'est toujours le danger de croire que l'on et meilleur catholique que ceux de l'autre bord. Or, surtout si ces personnes sont fidèles à la Messe dominicale, à la lecture de l'Evangile, et pour certaines à la prière du Temps présent, c'est au Seigneur de les appeler là où elles doivent aller. Il m'est souvent arrivé de me fâcher contre des tradi ou des ultra-progressistes, mais je m'aperçois maintenant, que chacun a sa place, que tout n'est pas à jeter chez les uns ou chez les autres, et que le Seigneur amène chacun, à son rythme, là où il faut. Prier les uns pour les autres afin que l'Esprit nous rende prompt à suivre Jésus là où Il le souhaite, et non là où nous pensons devoir aller. Les progressistes ont souvent l'avantage sur le autres d'arriver à porter Jésus là où personne n'ose aller : ils ne sont pas les seuls mais mieux vaut un converti au Christ, même progressiste, qu'un pauvre hère qui tourne autour de lui-même. Les tradi attirent d'autres personnes qui ont d'autres attentes. Bref, pour moi, tout ce qui existe de catholiques, même imparfaits, sur notre petite terre, a sa place et Dieu sait ce qu'Il fait. Ensuite, à nous de ne pas tmber dans le piège du soupçon constant et de procès pour mauvaises intentions. "L'Eglise est un immense hôpital" disait François de Sales, et "le Christ en est le médecin". L'Eglise a sa place, le magistère et le pape également, mai laissons d'abord aux catholiques la joie de vouloir suivre et connaître Jésus : la catholicité romaine viendra en son temps, si le Seigneur le veut.
Jésus nous précède en Galilée... mais Il précède l'Eglise de Pierre également. Certes, l'obéïssance reste la meilleure arme, même quand on n'est pas d'accord avec le magistère, mais ce n'est pas parce qu'on suit le magistère à la lettre et qu'on défend le pape comme on défendrait un gourou omnipotent que l'on est plus saint que les autres.
Quant à saint François de Sales, il est certes toujours resté dan l'obéïssance mais il n'était pas toujours d'accord avec la hiérarchie, notamment en ce qui concernait la place des femmes. C'est d'ailleurs bien à cause de cette obéissance que la Visitation est un ordre : ce saint évêque, lui, ne voulait que de femmes qui, de leur propre chef, et sans chaperon, exerceraient librement des oeuvres de charité dans le monde, tout en menant une vie d'oraison chez elles. Evidemment, cette idée de "règle de vie" sans cloître avait été refusée, ce qui nous paraît aujourd'hui totalement ridicule. Mais François de Sales était resté dans l'obéissance, tout en écrivant à son ami Vincent (de Paul) que cela se ferait un jour quant sa "Mère l'Eglise" serait prête...
Fraternellement.
Cécile