par Un gentil athée » lun. 28 sept. 2009, 16:16
Bonjour Raistlin,
J'ai effectivement un préjugé (et même deux en fait !), mais il n'est pas celui que vous pointez : je ne refuse pas le miracle (je le dis même à la fin de mon message), je refuse que l'on donne au miracle le même poids de plausibilité qu'une hypothèse s'appuyant sur des données scientifiques... enfin si on prétend faire de la science bien entendu. Mon premier préjugé, c'est donc la méthode scientifique, et il me semble qu'on le partage, à partir du moment où l'on discute de la Résurrection sans se placer sur le terrain de la pure Foi. Mon 2ème préjugé est davantage contestable : c'est effectivement celui d'une hiérarchisation des sciences, avec à la base, les sciences qui donnent le "La" à l'ensemble : c'est-à-dire les sciences physiques, puis la chimie, puis la biologie et la géologie, puis la psychologie, puis la sociologie et autres sciences de la complexité, et enfin les sciences historiques. Essentiellement, ce que je me dis, c'est qu'une science qui s'appuie sur plusieurs autres sciences pour valider ses résultats ne peut pas être déterminante par rapport à ces autres sciences. Or l'histoire, par exemple, va s'appuyer sur la physique, la chimie, la biologie, la géologie, la psychologie, la sociologie, etc. Si donc ses résultats venaient à invalider ceux des disciplines citées, cela reviendrait, pour l'histoire, à scier la branche sur laquelle elle est assise.
Vous dites que si Dieu existe, alors le surnaturel existe. Effectivement, mais je ne sais pas si Dieu existe, et je préfère partir de ce que je connais plutôt que de ce que j'ignore. Pour moi, l'existence de Dieu, c'est justement ce qu'il convient de démontrer. Je pourrais dire aussi : si Zeus et Alcmène existent, alors Hercule existe, mais ce n'est pas une raison pour invoquer l'existence possible d'Hercule dans une explication de la mythologie grecque, par exemple.
Bien à vous.
Bonjour Raistlin,
J'ai effectivement un préjugé (et même deux en fait !), mais il n'est pas celui que vous pointez : je ne refuse pas le miracle (je le dis même à la fin de mon message), je refuse que l'on donne au miracle le même poids de plausibilité qu'une hypothèse s'appuyant sur des données scientifiques... enfin si on prétend faire de la science bien entendu. Mon premier préjugé, c'est donc la méthode scientifique, et il me semble qu'on le partage, à partir du moment où l'on discute de la Résurrection sans se placer sur le terrain de la pure Foi. Mon 2ème préjugé est davantage contestable : c'est effectivement celui d'une hiérarchisation des sciences, avec à la base, les sciences qui donnent le "La" à l'ensemble : c'est-à-dire les sciences physiques, puis la chimie, puis la biologie et la géologie, puis la psychologie, puis la sociologie et autres sciences de la complexité, et enfin les sciences historiques. Essentiellement, ce que je me dis, c'est qu'une science qui s'appuie sur plusieurs autres sciences pour valider ses résultats ne peut pas être déterminante par rapport à ces autres sciences. Or l'histoire, par exemple, va s'appuyer sur la physique, la chimie, la biologie, la géologie, la psychologie, la sociologie, etc. Si donc ses résultats venaient à invalider ceux des disciplines citées, cela reviendrait, pour l'histoire, à scier la branche sur laquelle elle est assise.
Vous dites que si Dieu existe, alors le surnaturel existe. Effectivement, mais je ne sais pas si Dieu existe, et je préfère partir de ce que je connais plutôt que de ce que j'ignore. Pour moi, l'existence de Dieu, c'est justement ce qu'il convient de démontrer. Je pourrais dire aussi : si Zeus et Alcmène existent, alors Hercule existe, mais ce n'est pas une raison pour invoquer l'existence possible d'Hercule dans une explication de la mythologie grecque, par exemple.
Bien à vous.