par jepassapied » lun. 03 déc. 2012, 19:20
une quinzaine de bâtiments vides : immeubles appartenant à des sociétés foncières, des compagnies d’assurance, des banques, des propriétaires privés ou à l’État.
Un somptueux hôtel particulier de 1500 mètres carrés place des Vosges, inhabité depuis 1965, 5000 mètres carrés de bureaux vides depuis 2010...
150 000 personnes sans domicile fixe en France, selon un rapport de 2011 de la Cour des comptes. Et toujours en 2011, l’Insee dénombrait 2,39 millions de logements vacants sur l’ensemble du territoire... alors que 900 000 logements sociaux manquent à l’appel.
A Paris, où 130 000 personnes sont en attente de logements financièrement accessibles, il existerait, selon le Dal et Jeudi noir, pas moins de 120 000 logements vacants et plus du double en immeubles de bureaux.
Et que dire des ensembles immobiliers des communautés religieuses, plus d’une centaine à Paris et pour la plupart sous-occupés ? Si certaines de ces communautés ont fait le choix de vivre à l’étroit dans des quartiers populaires, la plupart résident dans des bâtiments qui dépassent parfois 1 hectare. Rien qu’à Paris la liste est révélatrice. Avenue Denfert-Rochereau, les Visitandines vivent dans une immense bâtisse devenue bien trop grande, au cœur d’une propriété de 2,2 hectares. Non loin de là, les quinze capucins de la rue Boissonade et les dix-huit franciscains de la rue Marie-Rose se « contentent » d’immeubles dont l’importance et la superficie sont un défi à la raison même. Toujours dans les quartiers haut de gamme, près du Panthéon, les sœurs de l’Adoration ne sont plus que quatre et pas franchement à l’étroit dans une vaste bâtisse qui ferait le bonheur de nombreuses familles, comme les locaux de l’ancien séminaire Saint-Sulpice, entre le jardin du Luxembourg et Saint-Germain-des-Prés, qui hébergent une vingtaine d’étudiants, des curés et des prélats de passage. Les quelques sœurs du Bon Secours de la rue Notre-Dame-des-Champs, dans le VIe arrondissement, ne sont pas non plus mal loties avec un demi-hectare à leur disposition. Le monastère des sœurs de Saint-Joseph de la rue Méchain dans le XIVe arrondissement, 1,6 hectare « seulement » et des milliers de mètres carrés disponibles, accueille trente religieuses. Dans le XIIe arrondissement, à la limite de Vincennes, quelques sœurs et pères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration se retrouvent dans un espace de 2,3 hectares avec sept religieuses de l’Enfant-Jésus du Puy. Et au sein de la propriété, les imposants bâtiments qui bordent la rue Picpus sont inemployés. Rive droite, après une petite traversée de la Seine, encore 1,1 hectare pour la dizaine de religieuses de l’Assomption...
En privilégiant les promoteurs privés, c’est toute la mission première de l’Église, d’accueil et d’aide au plus démunis, qui est détournée. La remarque est d’autant plus pertinente, que l’opacité règne sur le montant des réinvestissements et les placements sur le marché boursier, soi-disant éthiques et néanmoins risqués. Mieux encore, pour chaque vente, un versement obligatoire, dont le montant n’est jamais révélé, est fait au Vatican, lui-même à la tête d’une grande richesse foncière et pas seulement en Italie. Les biens d’Église sont le fruit des dons des fidèles à travers les siècles, et aujourd’hui ils n’auraient pas leur mot à dire sur la destination des sommes considérables qui résultent des ventes ? Eux aussi devraient frapper à la porte et se faire entendre... Une fois de plus, l’hiver sera doux pour les uns et impitoyable pour les autres.
source Golias...
une quinzaine de bâtiments vides : immeubles appartenant à des sociétés foncières, des compagnies d’assurance, des banques, des propriétaires privés ou à l’État.
Un somptueux hôtel particulier de 1500 mètres carrés place des Vosges, inhabité depuis 1965, 5000 mètres carrés de bureaux vides depuis 2010...
150 000 personnes sans domicile fixe en France, selon un rapport de 2011 de la Cour des comptes. Et toujours en 2011, l’Insee dénombrait 2,39 millions de logements vacants sur l’ensemble du territoire... alors que 900 000 logements sociaux manquent à l’appel.
A Paris, où 130 000 personnes sont en attente de logements financièrement accessibles, il existerait, selon le Dal et Jeudi noir, pas moins de 120 000 logements vacants et plus du double en immeubles de bureaux.
Et que dire des ensembles immobiliers des communautés religieuses, plus d’une centaine à Paris et pour la plupart sous-occupés ? Si certaines de ces communautés ont fait le choix de vivre à l’étroit dans des quartiers populaires, la plupart résident dans des bâtiments qui dépassent parfois 1 hectare. Rien qu’à Paris la liste est révélatrice. Avenue Denfert-Rochereau, les Visitandines vivent dans une immense bâtisse devenue bien trop grande, au cœur d’une propriété de 2,2 hectares. Non loin de là, les quinze capucins de la rue Boissonade et les dix-huit franciscains de la rue Marie-Rose se « contentent » d’immeubles dont l’importance et la superficie sont un défi à la raison même. Toujours dans les quartiers haut de gamme, près du Panthéon, les sœurs de l’Adoration ne sont plus que quatre et pas franchement à l’étroit dans une vaste bâtisse qui ferait le bonheur de nombreuses familles, comme les locaux de l’ancien séminaire Saint-Sulpice, entre le jardin du Luxembourg et Saint-Germain-des-Prés, qui hébergent une vingtaine d’étudiants, des curés et des prélats de passage. Les quelques sœurs du Bon Secours de la rue Notre-Dame-des-Champs, dans le VIe arrondissement, ne sont pas non plus mal loties avec un demi-hectare à leur disposition. Le monastère des sœurs de Saint-Joseph de la rue Méchain dans le XIVe arrondissement, 1,6 hectare « seulement » et des milliers de mètres carrés disponibles, accueille trente religieuses. Dans le XIIe arrondissement, à la limite de Vincennes, quelques sœurs et pères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie et de l’Adoration se retrouvent dans un espace de 2,3 hectares avec sept religieuses de l’Enfant-Jésus du Puy. Et au sein de la propriété, les imposants bâtiments qui bordent la rue Picpus sont inemployés. Rive droite, après une petite traversée de la Seine, encore 1,1 hectare pour la dizaine de religieuses de l’Assomption...
En privilégiant les promoteurs privés, c’est toute la mission première de l’Église, d’accueil et d’aide au plus démunis, qui est détournée. La remarque est d’autant plus pertinente, que l’opacité règne sur le montant des réinvestissements et les placements sur le marché boursier, soi-disant éthiques et néanmoins risqués. Mieux encore, pour chaque vente, un versement obligatoire, dont le montant n’est jamais révélé, est fait au Vatican, lui-même à la tête d’une grande richesse foncière et pas seulement en Italie. Les biens d’Église sont le fruit des dons des fidèles à travers les siècles, et aujourd’hui ils n’auraient pas leur mot à dire sur la destination des sommes considérables qui résultent des ventes ? Eux aussi devraient frapper à la porte et se faire entendre... Une fois de plus, l’hiver sera doux pour les uns et impitoyable pour les autres.
source Golias...