par Ginepra » lun. 12 nov. 2012, 22:37
Je l'attirerai au désert, et là je lui parlerai
Bonjour,
Ce qui vous arrive est beau, mais quelques points pourraient être éclaircis afin de vivre cet attrait plus sereinement...
Une année sabbatique dans un monastère serait-elle si impossible ? peut-être Jésus vous appelle-t-Il à la prière ?
D'autre part, lorsque vous faites votre devoir d'état, soyez absolument certaine que vous êtes en Dieu, même si vous ne le sentez pas.. Votre travail, c'est une part de votre prière, surtout si vous prenez soin de prier avant d'attaquer le boulot, et de vous ressourcer avant de vous coucher. Ce qui ne remplace pas le temps de contemplation, bien sûr.. mais pendant que vous étudiez, une belle statue de Jésus sur le bureau peut vous aider à comprendre qu'il est là.
Ici, nous sommes sur terre.. la contemplation perpétuelle, immobile n'existe pas. Dans les monastères, on prend garde à l'angélisme en ne permettant pas la gourmandise spirituelle au détriment du devoir d'état. Cependant, on apprend à rester en prière pendant le travail.
Saint Augustin met en garde contre les tentations qui nous ferait fuir le travail pour aller prier. A l'inverse, gare l'activisme qui nous éloigne de la prière..
Il est certain que balayer est plus favorable à la mise en Présence consciente de Dieu que les activités cérébrales qui vous prennent toute votre attention. Pourquoi ne pas avoir alors cet esprit de foi ? :
Seigneur je vais travailler. En Marie, je t'offre ces actes que j'accomplis, et je suis certaine, par la foi, que tu vas me donner toutes les grâces pour le salut de mon âme et de ceux que je te confie.
Tout offrir c'est rester en Lui.
Peut-être pourriez-vous tenter d'équilibrer tout cela... tout ou rien, c'est peut-être cela qui vous destabilise ?
Si vous n'en n'avez pas, trouvez un père spirituel.. (il me semble qu'un père carme ou un jésuite vous comprendrait bien non?)
Votre besoin de silence et de prière est réel, et je comprends parfaitement combien vous désirez l'intimité avec Jésus, mais il ne doit pas vous jeter dans les filets du démon en vous rendant malade, ni vous détourner des combats de votre quotidien pour l'instant..
Vraiment, il semble qu'un équilibre est souhaitable (si vous ne pouvez pas partir) : concrètement, ça passe par la mise en place d'un emploi du temps, ou d'une décision plus radicale avec l'aide de votre père spirituel.. le tout c'est de discerner l'esprit qui vous pousse. Pourquoi ne pas profiter des prochaines vacances pour faire une retraite de Saint Ignace ? là, l'esprit en question sera clairement découvert, et peut-être pourrez-vous prendre une décision ?
Et puis, plus simplement, des petites retraites régulières dans un monastère pourraient vous aider à reposer votre âme, à la recharger... et peut-être à découvrir un appel ?
Faire tout ce que vous pouvez c'est déjà énorme, et Jésus le voit. Croyez qu'Il vous comble déjà au-delà du vide que vous pouvez sentir.
Plus dans la mouvance de Saint Jean de la Croix : une âme très habituée à de longues heures de prières développe une accoutumance réelle et peut subir un choc spirituel face à la diminution des colloques amoureux avec son créateur. A ce moment là, gare aux caprices de l'âme. Gare aussi à la panique qui fait qu'on n'arrive pas à s'organiser.
Je termine ce post un peu long, en vous disant que je crois reconnaître des symptômes de fatigue psychologique dans ce que vous décrivez... Nous sommes corps et âme... pensez peut-être au magnésium, aux vitamines, au sommeil et à l'alimentation ? N'hésitez pas à aller demander au docteur des petites aides pour vous sortir de cette difficulté qui englobe tout votre être.
Vraiment, je reviens au père spirituel...
Que la paix soit avec vous !
Bien fraternellement.
[i]Je l'attirerai au désert, et là je lui parlerai[/i]
Bonjour,
Ce qui vous arrive est beau, mais quelques points pourraient être éclaircis afin de vivre cet attrait plus sereinement...
Une année sabbatique dans un monastère serait-elle si impossible ? peut-être Jésus vous appelle-t-Il à la prière ?
D'autre part, lorsque vous faites votre devoir d'état, soyez absolument certaine que vous êtes en Dieu, même si vous ne le sentez pas.. Votre travail, c'est une part de votre prière, surtout si vous prenez soin de prier avant d'attaquer le boulot, et de vous ressourcer avant de vous coucher. Ce qui ne remplace pas le temps de contemplation, bien sûr.. mais pendant que vous étudiez, une belle statue de Jésus sur le bureau peut vous aider à comprendre qu'il est là.
Ici, nous sommes sur terre.. la contemplation perpétuelle, immobile n'existe pas. Dans les monastères, on prend garde à l'angélisme en ne permettant pas la gourmandise spirituelle au détriment du devoir d'état. Cependant, on apprend à rester en prière pendant le travail.
Saint Augustin met en garde contre les tentations qui nous ferait fuir le travail pour aller prier. A l'inverse, gare l'activisme qui nous éloigne de la prière..
Il est certain que balayer est plus favorable à la mise en Présence consciente de Dieu que les activités cérébrales qui vous prennent toute votre attention. Pourquoi ne pas avoir alors cet esprit de foi ? :
[i]Seigneur je vais travailler. En Marie, je t'offre ces actes que j'accomplis, et je suis certaine, par la foi, que tu vas me donner toutes les grâces pour le salut de mon âme et de ceux que je te confie[/i].
[u]Tout offrir c'est rester en Lui[/u].
Peut-être pourriez-vous tenter d'équilibrer tout cela... tout ou rien, c'est peut-être cela qui vous destabilise ?
Si vous n'en n'avez pas, trouvez un père spirituel.. (il me semble qu'un père carme ou un jésuite vous comprendrait bien non?)
Votre besoin de silence et de prière est réel, et je comprends parfaitement combien vous désirez l'intimité avec Jésus, mais il ne doit pas vous jeter dans les filets du démon en vous rendant malade, ni vous détourner des combats de votre quotidien pour l'instant..
Vraiment, il semble qu'un [u]équilibre[/u] est souhaitable (si vous ne pouvez pas partir) : concrètement, ça passe par la mise en place d'un emploi du temps, ou d'une décision plus radicale avec l'aide de votre père spirituel.. le tout c'est de [u]discerner l'esprit [/u]qui vous pousse. Pourquoi ne pas profiter des prochaines vacances pour faire une [u]retraite de Saint Ignace [/u]? là, l'esprit en question sera clairement découvert, et peut-être pourrez-vous prendre une décision ?
Et puis, plus simplement, des petites [u]retraites régulières dans un monastère [/u]pourraient vous aider à reposer votre âme, à la recharger... et peut-être à découvrir un appel ?
Faire tout ce que vous pouvez c'est déjà énorme, et Jésus le voit. Croyez qu'Il vous comble déjà au-delà du vide que vous pouvez sentir.
Plus dans la mouvance de Saint Jean de la Croix : une âme très habituée à de longues heures de prières développe une accoutumance réelle et peut subir un choc spirituel face à la diminution des colloques amoureux avec son créateur. A ce moment là, gare aux caprices de l'âme. Gare aussi à la panique qui fait qu'on n'arrive pas à s'organiser.
Je termine ce post un peu long, en vous disant que je crois reconnaître des symptômes de [u]fatigue psychologique[/u] dans ce que vous décrivez... Nous sommes corps et âme... pensez peut-être au magnésium, aux vitamines, au sommeil et à l'alimentation ? N'hésitez pas à aller demander au docteur des petites aides pour vous sortir de cette difficulté qui englobe tout votre être.
Vraiment, je reviens au père spirituel...
Que la paix soit avec vous !
Bien fraternellement.