par Iulita » lun. 16 mai 2011, 20:05
Oups. Je me garderais d'être aussi affirmative et catégorique là-dessus. C'est comme de penser que parce qu'on ne croit pas en l'existence de Dieu on n'a pas de vie spirituelle.
PriereUniverselle a écrit :C'est très curieux de regarder la contradiction évidente existante dans le mot Athée. Approfondissons l'étymologie du mot.
A = privatif "pas" ou "sans" , Théos = "Dieu"
D'un coté, ils veulent affirmer leur désir de se séparer de Dieu, vivre sans Dieu, ne pas croire en Dieu....Et pourtant malgré avoir tourné autour du pot, ils finissent par choisir ce mot Athée pour les personnifier aux yeux de tous , et se définir avec conviction en tant qu'Athée. ils arrivent tout au plus, à mettre Dieu au centre de leur identité sans s'en rendre compte. J'approfondis : le "A" disparaissant (puisque privatif), Il ne reste plus que Théos comme racine étymologique en lecture. En voulant renoncer à Dieu, ils lui reconnaissent l'existence. Il leur est impossible de l'éradiquer !
On ne peut nommer , que ce qui existe ! Sinon le nom qui nomme.... n'a absolument aucune raison d'être.
Ca pourrait être une remarque juste, si elle prenait en compte l'histoire du mot. Or, le mot "athée" n'a pas été forgé par les athées pour s'auto-définir : c'est un terme qui a servi dans l'antiquité pour définir, en gros, ceux qui contestaient les dieux d'une cité donnée et/ou niaient plus globalement l'existence des dieux. Ainsi, les Chrétiens ont été traités d'athées par les païens et condamnés pour cela lors des persécutions.
Le terme a été repris à la Renaissance, pour désigner spécifiquement la personne qui ne croit pas en Dieu, accusation très grave passible de la peine de mort (comme dans l'antiquité). Et c'est à ce moment que le mot "athéisme" a été forgé.
Quand la liberté religieuse et de conscience a été admise, les incroyants ont repris le terme à leur compte, faute de mieux. Mais aussi parce que dans un contexte où la majorité des gens sont croyants, il est plus aisé d'être compris avec des mots connus et communément employés.
Mais de toute façon, il n'est pas question de nier l'existence de Dieu : pour moi, il existe bel et bien, mais pas en lui-même, c'est-à-dire pas en dehors de l'Homme de foi.
Oups. Je me garderais d'être aussi affirmative et catégorique là-dessus. C'est comme de penser que parce qu'on ne croit pas en l'existence de Dieu on n'a pas de vie spirituelle.
[quote="PriereUniverselle"][color=#0000FF]C'est très curieux de regarder la contradiction évidente existante dans le mot Athée. Approfondissons l'étymologie du mot.
A = privatif "pas" ou "sans" , Théos = "Dieu"
D'un coté, ils veulent affirmer leur désir de se séparer de Dieu, vivre sans Dieu, ne pas croire en Dieu....Et pourtant malgré avoir tourné autour du pot, ils finissent par choisir ce mot Athée pour les personnifier aux yeux de tous , et se définir avec conviction en tant qu'Athée. ils arrivent tout au plus, à mettre Dieu au centre de leur identité sans s'en rendre compte. J'approfondis : le "A" disparaissant (puisque privatif), Il ne reste plus que Théos comme racine étymologique en lecture. En voulant renoncer à Dieu, ils lui reconnaissent l'existence. Il leur est impossible de l'éradiquer ! :rire: :rire: :rire:
On ne peut nommer , que ce qui existe ! Sinon le nom qui nomme.... n'a absolument aucune raison d'être.[/color][/quote]
Ca pourrait être une remarque juste, si elle prenait en compte l'histoire du mot. Or, le mot "athée" n'a pas été forgé par les athées pour s'auto-définir : c'est un terme qui a servi dans l'antiquité pour définir, en gros, ceux qui contestaient les dieux d'une cité donnée et/ou niaient plus globalement l'existence des dieux. Ainsi, les Chrétiens ont été traités d'athées par les païens et condamnés pour cela lors des persécutions.
Le terme a été repris à la Renaissance, pour désigner spécifiquement la personne qui ne croit pas en Dieu, accusation très grave passible de la peine de mort (comme dans l'antiquité). Et c'est à ce moment que le mot "athéisme" a été forgé.
Quand la liberté religieuse et de conscience a été admise, les incroyants ont repris le terme à leur compte, faute de mieux. Mais aussi parce que dans un contexte où la majorité des gens sont croyants, il est plus aisé d'être compris avec des mots connus et communément employés.
Mais de toute façon, il n'est pas question de nier l'existence de Dieu : pour moi, il existe bel et bien, mais pas en lui-même, c'est-à-dire pas en dehors de l'Homme de foi.