par jeanbaptiste » lun. 12 mars 2012, 14:08
Hum, je viens de parcourir un peu plus attentivement l'article.
Au sujet de la solidité de l'ensemble et l'oxydation probable, je ne peux rien dire. De toute manière cela ne concerne pas la question de l'esthétique. Une esthétique plus "classique" avec des méthodes de construction contemporaines est soumise au même problème.
Les photos sont belles, j'insiste, je le pense vraiment.
Cela dit, après réflexion, j'émettrais un gros bémol : la liturgie est-elle le lieu des "innovations" ?
Je veux dire par là que les arts liturgiques (architecture, peinture, hymnes etc.) ont une contrainte qui ne doit pas être évacuée : ces arts doivent être aussi populaire que possible, ils doivent s'ancrer dans une tradition d'interprétation, de lecture, que tout fidèle, un minimum catéchisé, doit pouvoir comprendre.
Cette architecture est belle, mais elle ne représente que les goûts particuliers de l'architecte.
Deuxième bémol : l'architecture religieuse doit signifier en priorité les choses d'en-haut.
Or, manifestement le "concept" de cette architecture c'est l'ancrage naturel, la masse minérale etc.
Certes, Notre Seigneur est le Seigneur de l'Univers et Sa Création nous dit quelque chose de Lui. C'est absolument certains. Nous n'avons pas affaire à une œuvre hétérodoxe. On pourrait même penser à une référence à la dimension cosmique de la liturgie si, et seulement si...
Nous avions vraiment le Cosmos (au sens de l'intégralité de la Création) de représenté avec les Anges et tous les Saints du ciel !
Ça n'est pas le cas. Nous avons simplement une sureprésentation du minéral, avec un Christ très discret sur cette Croix extrêmement fine qui ressemble à une brindille sur un massif.
Donc, oui, c'est beau, mais de cette beauté très intellectuelle, très désincarnée, très "propre", très lisse, qui ne laisse que peu de place à la chair, au péché, et au besoin que nous avons d'être sauvé. Ce qui est tout de même tout le sens de messe !
P.S. : le Crucifix est invisible sur la première, la seule qui donne le point de vue du laïc dans l'assemblée. Il y a une flaque d'eau présente dans un creux sur l'autel devant laquelle s'agenouille un moine. Idolâtrie de l'eau ? Signe ? On imagine les religieux se prendre les pieds dedans... L'ensemble paraît effectivement peu commode et source de nombreuses chutes.
Hum, je viens de parcourir un peu plus attentivement l'article.
Au sujet de la solidité de l'ensemble et l'oxydation probable, je ne peux rien dire. De toute manière cela ne concerne pas la question de l'esthétique. Une esthétique plus "classique" avec des méthodes de construction contemporaines est soumise au même problème.
Les photos sont belles, j'insiste, je le pense vraiment.
Cela dit, après réflexion, j'émettrais [i]un gros bémol : la liturgie est-elle le lieu des "innovations" ?[/i]
Je veux dire par là que les arts liturgiques (architecture, peinture, hymnes etc.) ont une contrainte qui ne doit pas être évacuée : ces arts doivent être aussi populaire que possible, ils doivent s'ancrer dans une tradition d'interprétation, de lecture, que tout fidèle, un minimum catéchisé, doit pouvoir comprendre.
[b]Cette architecture est belle, mais elle ne représente que les goûts particuliers de l'architecte.[/b]
[i]Deuxième bémol : l'architecture religieuse doit signifier en priorité les choses d'en-haut.[/i]
Or, manifestement le "concept" de cette architecture c'est l'ancrage naturel, la masse minérale etc.
Certes, Notre Seigneur est le Seigneur de l'Univers et Sa Création nous dit quelque chose de Lui. C'est absolument certains. Nous n'avons pas affaire à une œuvre hétérodoxe. On pourrait même penser à une référence à la dimension cosmique de la liturgie si, et seulement si...
[b]Nous avions vraiment le Cosmos (au sens de l'intégralité de la Création) de représenté avec les Anges et tous les Saints du ciel ![/b]
[b]Ça n'est pas le cas. Nous avons simplement une sureprésentation du minéral, avec un Christ très discret sur cette Croix extrêmement fine qui ressemble à une brindille sur un massif.[/b]
Donc, oui, c'est beau, mais de cette beauté très intellectuelle, très désincarnée, très "propre", très lisse, qui ne laisse que peu de place à la chair, au péché, et au besoin que nous avons d'être sauvé. Ce qui est tout de même tout le sens de messe !
P.S. : le Crucifix est invisible sur la première, la seule qui donne le point de vue du laïc dans l'assemblée. Il y a une flaque d'eau présente dans un creux sur l'autel devant laquelle s'agenouille un moine. Idolâtrie de l'eau ? Signe ? On imagine les religieux se prendre les pieds dedans... L'ensemble paraît effectivement peu commode et source de nombreuses chutes.