par Adnocturne » mer. 20 sept. 2006, 13:46
A la suite d’un évènement dramatique, que ce soit la guerre, la mort violente d’une personne, un accident d’enfant ou tout autre évènement dramatique, nous entendons souvent cette question: si Dieu existait vraiment, il n'aurait pas permis que cette chose arrive.
Curieux quand même, cette manière que nous avons de mettre la faute sur Dieu quand les choses vont mal ! Mais l'homme est ainsi: quand tout va bien il ne s'occupe pas beaucoup, voir pas du tout de son Créateur. Mais qu'adviennent les difficultés, devant la mort, la souffrance ou la maladie, nous recherchons un responsable. C’est comme si, ramené d’un coup à nos vraies limites, nous cherchions, face aux limites inéluctables que représente la mort, une sécurité face à une situation qui nous dépasse complètement.
De même devant la misère des populations décimées par les guerres et la famine, chassées de leurs maisons et de leur pays, devant le viol ou l’assassinat d’enfants, nos contemporains et parfois même nous-même nous posons des questions plus ou moins précises, demandant si un Dieu existe et si oui, pourquoi il permet que des choses si terribles arrivent....
Et c'est vrai que je me suis posé la question ? Comment, un Dieu, qui a fait preuve d'une dose d'amour infinie, qui a été jusqu'à donner son propre fils sur la croix pour nous sauver, comment un tel Dieu peut-il laisser une pareille misère s'établir sur la terre.
Puis je me suis souvenu de l'arc en ciel. Vous savez ce phénomène lumineux qui apparaît dans le ciel entre la pluie et le soleil. L'arc en ciel de la promesse. L'arc en ciel de l'alliance entre Dieu et la terre, promesse faite à Noé de ne plus jamais envoyer le déluge pour détruire la terre et tous les êtres vivants qui la peuplent.
Parce qu'entre nous, s'il ne nous avait pas fait cette promesse de ne plus modifier le cours des choses, c'est tous les jours, que dis-je, c'est à chaque instant que Dieu aurait dû intervenir afin de réparer les injustices commises sur cette terre. Pire encore, pour éviter tout mal, il aurait dû alors nous priver entièrement de notre liberté d’homme, d'humain soit disant adulte et responsable.
Et cette manière d'agir n'entre pas dans les vues de notre créateur ... la preuve: c'est que je me suis souvenu également que Dieu nous a créé à son image ! Il n'a pas voulu créer des esclaves soumis et obéissants. Il n'a pas voulu non plus de serviteurs qui acquiescent au moindre de ses désirs. Non dans son idée, il nous a créé à son image, créatif, inventif, parfois téméraire, souvent insoumis.
J'ose dire téméraire, parce qu'en créant l'homme de cette façon, Dieu devait savoir à l'avance les joies, mais aussi tous les crève-cœur que cette liberté accordée à l’homme allaient lui apporter.
Les joies de Dieu, c’est de rencontrer des hommes et des femmes d’accord de se mettrent à l’écoute de sa parole, d’accord de lui répondre par la louange, la prière, le chant, disposées à l’interpeller par des questions ou même par des doutes, en résumé, des personnes ouvertes à la rencontre et au dialogue. Les joies de Dieu, c’est aussi tout ces moments de réunion comme aujourd’hui ou plusieurs personnes se retrouvent pour reconnaître en Lui le seul et vrai Dieu, pour lui parler, pour écouter et partager sa parole, pour le louer et pour recevoir sa bénédiction.
Les crève-cœur représentent chaque moment où nous coupons le contact en nous détournant de lui, ou par notre attitude, notre indifférence et nos paroles, nous le renions. La rupture se produit chaque fois que nous laissons nos doutes prendre le dessus, saccageant ainsi ses promesses, remettant en question toute l’histoire de ce Dieu unique qui, par amour, a créé l’homme à son image.
Or Dieu a tellement aimé le monde, a tellement aimés les hommes qu'il a donné à chacun d'entre nous le cadeau de sa propre vie avec la possibilité d'en faire à peut près n'importe quoi, avec, ou sans lui.
Et c'est cette liberté qui fait que hier comme aujourd'hui des enfants, des femmes et des hommes meurent de faim, périssent dans les guerres ou les accidents de la route parce que si souvent, l'homme n'utilise le cadeau de sa vie que pour ses satisfactions personnelles ou ses propres ambitions.
L'intolérance, la cupidité, la soif du pouvoir, la certitude d'être les seuls à détenir la vérité, le manque de respect de la vie de l'autre ou des opinions de nos semblables sont les ferrements de tous les maux, de la ruine de cette terre qui pourtant, a été créée pour accueillir et nourrir tous ceux qu’elle abrite.
Merveilleuse liberté, mais aussi malheureuse liberté qui, en permettant de nous rendre adulte, de nous responsabiliser, ne parvient en définitive qu'à montrer l'incapacité de l'homme à se gérer lui-même.
Par Amour de l’homme, par respect de sa créature, Dieu lui a donné la vie et la liberté de l’employer comme il le souhaite. Par Amour aussi, Il a donné la vie de son fils pour tous ces humains inconstants, fragiles et frivoles.
Dès lors, il me semble que le seul chemin possible nous permettant d’utiliser vraiment et pleinement la liberté que Dieu nous a donnée consiste à nous placer entièrement et avec confiance entre ses mains. Il nous connaît puisqu’il nous a créé : de plus, son fils, notre Sauveur a partagé un bout de notre condition humaine. Il mesure mieux, dès lors, nos difficultés et nos tentations comme il voit également le manque de choix clair nous empêchant souvent de placer la vrai priorité c’est à dire de le placer lui, Dieu, au centre de notre existence.
Ainsi nous devons prier Dieu afin que celui-ci nous apprenne à comprendre et à accepter la vraie, la seule liberté: la liberté de le servir, de l'aimer, de nous confier entre ses mains.
C’est la seule voie qui nous permettra d’aimer l’autre comme un frère en Christ, de partager avec lui la nourriture et la terre qui nous nourrit.
La naissance comme la mort sont des réalités incontournables pour chaque être vivant. Un enfant en devenant adulte doit, lui aussi, faire ses propres expériences. Parfois douloureuses, c’est la seule voie qui permette à l’homme de croître et qui le rendra apte à assumer pleinement sa propre vie.
Paradoxalement, Dieu a deviné que seule la liberté pouvait rendre l’homme pleinement adulte. C’est pourquoi il nous la donne, afin que chacun d’entre nous, au rythme de nos expériences et de cet apprentissage de la vie, puissions devenir des vrais adultes.
Mais quand on voit comme l’humanité utilise cette liberté, on constate bien qu’elle coûte extrêmement chère. Que ce soit pour nous-même au travers d’une vie marquée par des moments plus ou moins difficiles, comme pour tous ceux qui ont payés et qui paie tous les jours par la persécution, la faim ou encore la mort.
Mais l’enfant ne peut grandir qu’en découvrant les beautés et les difficultés de la vie, qui comprennent la maladie et la mort.
Une épreuve ne doit jamais être considérée comme une punition envoyée par Dieu et croire en Lui ne représente pas une assurance tous risques gommant les problèmes et la maladie mais bien la certitude que quoi qu’il nous arrive, Ce dernier sera toujours à nos côtés pour nous accompagner, nous soutenir, nous consoler même au travers des difficultés, de la souffrance et de la mort...
Si nous possédons la certitude d'être aimer de Dieu, lui qui nous a créé à son image, si nous avons la même certitude d'avoir la liberté de le servir, alors nous devons proclamer toutes ces choses comme notre Dieu lui-même nous l'a enseigné: non par la force et la contrainte, mais uniquement par la persuasion, par l'amour et par l'exemple.
Pour conclure, je rappellerai ce que j’ai dit au début: l’homme a plutôt tendance à laisser couler quand tout va bien: ensemble, nous voulons redire à notre Père qui est aux cieux que nous comptons vraiment sur Lui. Nous voulons le prier pour que notre témoignage, notre vécu humain soit, avec Son aide, un moyen de montrer à nos frères, les hommes de toute la terre, que seule la liberté de tout remettre entre ses mains de Père permettra à chacun d’entre nous de devenir adulte et responsable.
C’est alors que nous deviendrons vraiment pour Dieu ce qu’il a voulu créer : De vrais interlocuteurs, capable de dialoguer avec lui, en lui témoignant la même confiance qu’un enfant face à son père ou sa mère….
A la suite d’un évènement dramatique, que ce soit la guerre, la mort violente d’une personne, un accident d’enfant ou tout autre évènement dramatique, nous entendons souvent cette question: si Dieu existait vraiment, il n'aurait pas permis que cette chose arrive.
Curieux quand même, cette manière que nous avons de mettre la faute sur Dieu quand les choses vont mal ! Mais l'homme est ainsi: quand tout va bien il ne s'occupe pas beaucoup, voir pas du tout de son Créateur. Mais qu'adviennent les difficultés, devant la mort, la souffrance ou la maladie, nous recherchons un responsable. C’est comme si, ramené d’un coup à nos vraies limites, nous cherchions, face aux limites inéluctables que représente la mort, une sécurité face à une situation qui nous dépasse complètement.
De même devant la misère des populations décimées par les guerres et la famine, chassées de leurs maisons et de leur pays, devant le viol ou l’assassinat d’enfants, nos contemporains et parfois même nous-même nous posons des questions plus ou moins précises, demandant si un Dieu existe et si oui, pourquoi il permet que des choses si terribles arrivent....
Et c'est vrai que je me suis posé la question ? Comment, un Dieu, qui a fait preuve d'une dose d'amour infinie, qui a été jusqu'à donner son propre fils sur la croix pour nous sauver, comment un tel Dieu peut-il laisser une pareille misère s'établir sur la terre.
Puis je me suis souvenu de l'arc en ciel. Vous savez ce phénomène lumineux qui apparaît dans le ciel entre la pluie et le soleil. L'arc en ciel de la promesse. L'arc en ciel de l'alliance entre Dieu et la terre, promesse faite à Noé de ne plus jamais envoyer le déluge pour détruire la terre et tous les êtres vivants qui la peuplent.
Parce qu'entre nous, s'il ne nous avait pas fait cette promesse de ne plus modifier le cours des choses, c'est tous les jours, que dis-je, c'est à chaque instant que Dieu aurait dû intervenir afin de réparer les injustices commises sur cette terre. Pire encore, pour éviter tout mal, il aurait dû alors nous priver entièrement de notre liberté d’homme, d'humain soit disant adulte et responsable.
Et cette manière d'agir n'entre pas dans les vues de notre créateur ... la preuve: c'est que je me suis souvenu également que Dieu nous a créé à son image ! Il n'a pas voulu créer des esclaves soumis et obéissants. Il n'a pas voulu non plus de serviteurs qui acquiescent au moindre de ses désirs. Non dans son idée, il nous a créé à son image, créatif, inventif, parfois téméraire, souvent insoumis.
J'ose dire téméraire, parce qu'en créant l'homme de cette façon, Dieu devait savoir à l'avance les joies, mais aussi tous les crève-cœur que cette liberté accordée à l’homme allaient lui apporter.
Les joies de Dieu, c’est de rencontrer des hommes et des femmes d’accord de se mettrent à l’écoute de sa parole, d’accord de lui répondre par la louange, la prière, le chant, disposées à l’interpeller par des questions ou même par des doutes, en résumé, des personnes ouvertes à la rencontre et au dialogue. Les joies de Dieu, c’est aussi tout ces moments de réunion comme aujourd’hui ou plusieurs personnes se retrouvent pour reconnaître en Lui le seul et vrai Dieu, pour lui parler, pour écouter et partager sa parole, pour le louer et pour recevoir sa bénédiction.
Les crève-cœur représentent chaque moment où nous coupons le contact en nous détournant de lui, ou par notre attitude, notre indifférence et nos paroles, nous le renions. La rupture se produit chaque fois que nous laissons nos doutes prendre le dessus, saccageant ainsi ses promesses, remettant en question toute l’histoire de ce Dieu unique qui, par amour, a créé l’homme à son image.
Or Dieu a tellement aimé le monde, a tellement aimés les hommes qu'il a donné à chacun d'entre nous le cadeau de sa propre vie avec la possibilité d'en faire à peut près n'importe quoi, avec, ou sans lui.
Et c'est cette liberté qui fait que hier comme aujourd'hui des enfants, des femmes et des hommes meurent de faim, périssent dans les guerres ou les accidents de la route parce que si souvent, l'homme n'utilise le cadeau de sa vie que pour ses satisfactions personnelles ou ses propres ambitions.
L'intolérance, la cupidité, la soif du pouvoir, la certitude d'être les seuls à détenir la vérité, le manque de respect de la vie de l'autre ou des opinions de nos semblables sont les ferrements de tous les maux, de la ruine de cette terre qui pourtant, a été créée pour accueillir et nourrir tous ceux qu’elle abrite.
Merveilleuse liberté, mais aussi malheureuse liberté qui, en permettant de nous rendre adulte, de nous responsabiliser, ne parvient en définitive qu'à montrer l'incapacité de l'homme à se gérer lui-même.
Par Amour de l’homme, par respect de sa créature, Dieu lui a donné la vie et la liberté de l’employer comme il le souhaite. Par Amour aussi, Il a donné la vie de son fils pour tous ces humains inconstants, fragiles et frivoles.
Dès lors, il me semble que le seul chemin possible nous permettant d’utiliser vraiment et pleinement la liberté que Dieu nous a donnée consiste à nous placer entièrement et avec confiance entre ses mains. Il nous connaît puisqu’il nous a créé : de plus, son fils, notre Sauveur a partagé un bout de notre condition humaine. Il mesure mieux, dès lors, nos difficultés et nos tentations comme il voit également le manque de choix clair nous empêchant souvent de placer la vrai priorité c’est à dire de le placer lui, Dieu, au centre de notre existence.
Ainsi nous devons prier Dieu afin que celui-ci nous apprenne à comprendre et à accepter la vraie, la seule liberté: la liberté de le servir, de l'aimer, de nous confier entre ses mains.
C’est la seule voie qui nous permettra d’aimer l’autre comme un frère en Christ, de partager avec lui la nourriture et la terre qui nous nourrit.
La naissance comme la mort sont des réalités incontournables pour chaque être vivant. Un enfant en devenant adulte doit, lui aussi, faire ses propres expériences. Parfois douloureuses, c’est la seule voie qui permette à l’homme de croître et qui le rendra apte à assumer pleinement sa propre vie.
Paradoxalement, Dieu a deviné que seule la liberté pouvait rendre l’homme pleinement adulte. C’est pourquoi il nous la donne, afin que chacun d’entre nous, au rythme de nos expériences et de cet apprentissage de la vie, puissions devenir des vrais adultes.
Mais quand on voit comme l’humanité utilise cette liberté, on constate bien qu’elle coûte extrêmement chère. Que ce soit pour nous-même au travers d’une vie marquée par des moments plus ou moins difficiles, comme pour tous ceux qui ont payés et qui paie tous les jours par la persécution, la faim ou encore la mort.
Mais l’enfant ne peut grandir qu’en découvrant les beautés et les difficultés de la vie, qui comprennent la maladie et la mort.
Une épreuve ne doit jamais être considérée comme une punition envoyée par Dieu et croire en Lui ne représente pas une assurance tous risques gommant les problèmes et la maladie mais bien la certitude que quoi qu’il nous arrive, Ce dernier sera toujours à nos côtés pour nous accompagner, nous soutenir, nous consoler même au travers des difficultés, de la souffrance et de la mort...
Si nous possédons la certitude d'être aimer de Dieu, lui qui nous a créé à son image, si nous avons la même certitude d'avoir la liberté de le servir, alors nous devons proclamer toutes ces choses comme notre Dieu lui-même nous l'a enseigné: non par la force et la contrainte, mais uniquement par la persuasion, par l'amour et par l'exemple.
Pour conclure, je rappellerai ce que j’ai dit au début: l’homme a plutôt tendance à laisser couler quand tout va bien: ensemble, nous voulons redire à notre Père qui est aux cieux que nous comptons vraiment sur Lui. Nous voulons le prier pour que notre témoignage, notre vécu humain soit, avec Son aide, un moyen de montrer à nos frères, les hommes de toute la terre, que seule la liberté de tout remettre entre ses mains de Père permettra à chacun d’entre nous de devenir adulte et responsable.
C’est alors que nous deviendrons vraiment pour Dieu ce qu’il a voulu créer : De vrais interlocuteurs, capable de dialoguer avec lui, en lui témoignant la même confiance qu’un enfant face à son père ou sa mère….