par zelie » dim. 13 mai 2012, 20:36
Excusez-moi de commencer ainsi mais pourquoi vos enfants et petits-enfants vous manquent-ils?
Il y a quand même un aspect fondamental à considérer: où est dans votre récit la part de discernement effectuée en accompagnement d'un prêtre ou d'un psychiatre?
Maintenant je vous réponds en admettant que la condition ci-dessus est vraiment effectuée:
Pardonner... oui, et plutôt trois fois oui. Toujours. Septante fois fois sept fois.
Mais il y a deux angles de vue à considérer. Le spirituel et le temporel. Le pardon commence toujours plus facilement par le spirituel.
Une âme, même Hitler, est une créature de Dieu, que Dieu a créé dans son amour infini, et que Dieu aime infiniment pour l'éternité. Au moins pour ça, par amour pour Dieu, on se doit de considérer une âme sous son angle spirituel avant tout autre. L'âme que vous décrivez, si le diagnostic de PN est posé, est une âme indigente, malade, ou informe spirituellement. Auriez-vous l'idée de reprocher un seul instant à quelqu'un d'être malade ou d'avoir un âge mental précaire? Non, bien sûr. Alors au moins sur l'aspect spirituel, vous pouvez comprendre que cette âme a besoin de considération spirituelle, de patience, de pardon, de hauteur bienveillante, d'amour qui prie pour elle, pour qu'elle soit sauvée, pour qu'elle fasse le chemin nécessaire à son salut, ou pour tout autre bonne intention spirituelle. Vous allez vous apercevoir, au fil du temps, qu'en prenant les choses sous cet angle, certaines choses vont s'apaiser en vous, certaines sources amères et angoissantes vont aller se tarir hors de vous. Faites ce chemin, pour cette âme, pour vous, et par amour sincère pour Jésus et Marie.
D'un autre coté, vous n'êtes pas encore purement une âme, parce que vous n'êtes pas morte, mais encore de ce monde, avec votre corps, votre affectif, tout ce qui fait votre vie. Vous vous sentez manifestement détruite par quelqu'un que vous ressentez comme toxique, et auquel affectivement vous avez du mal à pardonner pour l'instant.
Si vraiment, vraiment, le diagnostic de PN est porté...
Fuyez-le. Ne discutez pas avec le diable. Il n'y a pas d'autre solution.
N'entrez jamais dans son jeu si vous le croisez. Vous ne savez pas quoi lui répondre? Ne répondez pas, semblez indifférente, il vous lâchera.
Se protéger, c'est rompre les liens et mettre toutes sortes de distances entre vous.
Vous risquez d'avoir besoin de beaucoup de temps pour effectuer la partie du pardon qui est en lien avec tout votre ressenti face à ses actes pendant 30 ans.
Donnez du temps au temps, tournez doucement les pages de votre vie. Lui s'excitera, manipulera, suppliera, menacera, enragera ? Ce n'est plus votre problème.
Mettez tous les remparts possibles entre vous et lui. Ne laissez jamais une menace ou une supplication vous faire plier, puisque vous savez que ce ne sont que des manoeuvres de manipulation, jamais des manoeuvres de travail sur soi.
Et n'oubliez pas, pardonnez-vous, à vous-même, d'être partie, de vous être tellement trompée sur l'homme que vous aviez choisi, sur tous les points où vous vous êtes blessée vous-même à son contact...
Mais encore une fois, une séparation est quelque chose de tellement grave que je vous conseille très fortement d'être accompagnée dans votre discernement. Priez pour cela, et demandez à des couvents de soeurs de prier pour vous.
Que s'il ne restait vraiment que se séparer comme solution à votre souffrance, au moins que ce soit pour continuer votre chemin près du Seigneur Jésus, dans la prière, la fidélité et la pureté, sans rancune ni aigreur.
Je vous porterai dans mes prières, mais si vous saviez comme les séparations me désolent ! Elles sont parmi les choses les plus lourdes à porter dans la prière...
Que le Précieux-Sang de Jésus vous protège, vous et votre famille,
Zélie
Excusez-moi de commencer ainsi mais pourquoi vos enfants et petits-enfants vous manquent-ils?
Il y a quand même un aspect fondamental à considérer: où est dans votre récit la part de discernement effectuée en accompagnement d'un prêtre ou d'un psychiatre?
Maintenant je vous réponds en admettant que la condition ci-dessus est vraiment effectuée:
Pardonner... oui, et plutôt trois fois oui. Toujours. Septante fois fois sept fois.
Mais il y a deux angles de vue à considérer. Le spirituel et le temporel. Le pardon commence toujours plus facilement par le spirituel.
Une âme, même Hitler, est une créature de Dieu, que Dieu a créé dans son amour infini, et que Dieu aime infiniment pour l'éternité. Au moins pour ça, par amour pour Dieu, on se doit de considérer une âme sous son angle spirituel avant tout autre. L'âme que vous décrivez, si le diagnostic de PN est posé, est une âme indigente, malade, ou informe spirituellement. Auriez-vous l'idée de reprocher un seul instant à quelqu'un d'être malade ou d'avoir un âge mental précaire? Non, bien sûr. Alors au moins sur l'aspect spirituel, vous pouvez comprendre que cette âme a besoin de considération spirituelle, de patience, de pardon, de hauteur bienveillante, d'amour qui prie pour elle, pour qu'elle soit sauvée, pour qu'elle fasse le chemin nécessaire à son salut, ou pour tout autre bonne intention spirituelle. Vous allez vous apercevoir, au fil du temps, qu'en prenant les choses sous cet angle, certaines choses vont s'apaiser en vous, certaines sources amères et angoissantes vont aller se tarir hors de vous. Faites ce chemin, pour cette âme, pour vous, et par amour sincère pour Jésus et Marie.
D'un autre coté, vous n'êtes pas encore purement une âme, parce que vous n'êtes pas morte, mais encore de ce monde, avec votre corps, votre affectif, tout ce qui fait votre vie. Vous vous sentez manifestement détruite par quelqu'un que vous ressentez comme toxique, et auquel affectivement vous avez du mal à pardonner pour l'instant.
Si vraiment, vraiment, le diagnostic de PN est porté...
Fuyez-le. Ne discutez pas avec le diable. Il n'y a pas d'autre solution.
N'entrez jamais dans son jeu si vous le croisez. Vous ne savez pas quoi lui répondre? Ne répondez pas, semblez indifférente, il vous lâchera.
Se protéger, c'est rompre les liens et mettre toutes sortes de distances entre vous.
Vous risquez d'avoir besoin de beaucoup de temps pour effectuer la partie du pardon qui est en lien avec tout votre ressenti face à ses actes pendant 30 ans.
Donnez du temps au temps, tournez doucement les pages de votre vie. Lui s'excitera, manipulera, suppliera, menacera, enragera ? Ce n'est plus votre problème.
Mettez tous les remparts possibles entre vous et lui. Ne laissez jamais une menace ou une supplication vous faire plier, puisque vous savez que ce ne sont que des manoeuvres de manipulation, jamais des manoeuvres de travail sur soi.
Et n'oubliez pas, pardonnez-vous, à vous-même, d'être partie, de vous être tellement trompée sur l'homme que vous aviez choisi, sur tous les points où vous vous êtes blessée vous-même à son contact...
Mais encore une fois, une séparation est quelque chose de tellement grave que je vous conseille très fortement d'être accompagnée dans votre discernement. Priez pour cela, et demandez à des couvents de soeurs de prier pour vous.
Que s'il ne restait vraiment que se séparer comme solution à votre souffrance, au moins que ce soit pour continuer votre chemin près du Seigneur Jésus, dans la prière, la fidélité et la pureté, sans rancune ni aigreur.
Je vous porterai dans mes prières, mais si vous saviez comme les séparations me désolent ! Elles sont parmi les choses les plus lourdes à porter dans la prière...
Que le Précieux-Sang de Jésus vous protège, vous et votre famille,
Zélie