par Un gentil athée » ven. 09 déc. 2011, 1:21
Bonsoir Charles,
Cgs a écrit :Pouvez-vous étayer ce point ? Car on peut considérer que voter n'est pas un droit, mais un devoir, et donc obligatoire. C'est apparemment la conception qu'en ont nos amis belges.
On peut considérer que des tas de choses sont des devoirs... ou pas. Il faut donc voir quels éléments permettraient de considérer que le vote est un devoir.
Pour ma part, je pars toujours du principe suivant : tout est permis, à moins d'avoir de bonnes raisons de l'interdire. C'est un axiome, donc je ne prétends pouvoir le démontrer, mais je trouve qu'il a l'avantage d'être plus fécond et productif que l'axiome inverse qui voudrait que tout est interdit, à moins d'avoir de bonnes raisons de le permettre.
Donc a priori, il est permis de ne pas voter (surtout qu'il s'agit là de permettre une non-action, et non pas une action).
Nul ne peut être contraint de s'intéresser à la politique, ou d'avoir un avis, ou de l'exprimer ou de souhaiter que son avis contribue à l'imposition de ce dernier à ceux qui ne le partagent pas. Sans compter que la démocratie est une construction sociale contingente, historiquement située, diversement conceptualisée (proportionnelle ou pas ? nombre de tours ? possibilité de voter pour plusieurs candidats ?...), etc. Ainsi, on voit mal comment on pourrait forcer l'adhésion de quelqu'un à un des systèmes démocratiques existant. Vaut-il mieux un despote éclairé et respectueux des droits de l'homme, ou un président élu mais corrompu, avide de pouvoir et foulant du pied les libertés individuelles ? (rappelons que Adolf Hitler a été porté au pouvoir par voie démocratique...).
Cordialement,
Mikaël
Bonsoir Charles,
[quote="Cgs"]Pouvez-vous étayer ce point ? Car on peut considérer que voter n'est pas un droit, mais un devoir, et donc obligatoire. C'est apparemment la conception qu'en ont nos amis belges.[/quote]
On peut considérer que des tas de choses sont des devoirs... ou pas. Il faut donc voir quels éléments permettraient de considérer que le vote est un devoir.
Pour ma part, je pars toujours du principe suivant : tout est permis, à moins d'avoir de bonnes raisons de l'interdire. C'est un axiome, donc je ne prétends pouvoir le démontrer, mais je trouve qu'il a l'avantage d'être plus fécond et productif que l'axiome inverse qui voudrait que tout est interdit, à moins d'avoir de bonnes raisons de le permettre.
Donc a priori, il est permis de ne pas voter (surtout qu'il s'agit là de permettre une non-action, et non pas une action).
Nul ne peut être contraint de s'intéresser à la politique, ou d'avoir un avis, ou de l'exprimer ou de souhaiter que son avis contribue à l'imposition de ce dernier à ceux qui ne le partagent pas. Sans compter que la démocratie est une construction sociale contingente, historiquement située, diversement conceptualisée (proportionnelle ou pas ? nombre de tours ? possibilité de voter pour plusieurs candidats ?...), etc. Ainsi, on voit mal comment on pourrait forcer l'adhésion de quelqu'un à un des systèmes démocratiques existant. Vaut-il mieux un despote éclairé et respectueux des droits de l'homme, ou un président élu mais corrompu, avide de pouvoir et foulant du pied les libertés individuelles ? (rappelons que Adolf Hitler a été porté au pouvoir par voie démocratique...).
Cordialement,
Mikaël