par Göreme » mer. 12 oct. 2011, 8:29
Chère Marial,
AnneT l'a si justement dit : vous vivez un deuil. L'éloignement de votre époux est pour vous d'autant plus dévastateur que vous l'aimez toujours. Vous vivez un ouragan qui ébranle vos repères et les perspectives que vous aviez élaborées pour votre vie. Il ne sera plus possible de vous projeter dans l'avenir de la même façon. Alors il va être temps de débuter ce que l'on appelle le travail de deuil.
Ce travail de deuil est un processus : il y a un commencement, mais il y aura aussi une fin. Entre temps c'est une période très particulière, mais nécessaire, faite de déséquilibre et de travail intérieur. La prière aide énormément dans ces moments là, car le cœur et l'esprit doivent peu à peu intégrer les nouvelles données de la vie. Et pour comble, souvent cela ne se passe pas sans mal. Un certain nombre d'étapes se succéderont, s’entre chevaucheront quelques fois. Mais ayez la foi, et faites vous aider : le partage et la parole sont d'excellents amis pour faire le deuil. Autour de vous chercher qui pourra vous accompagner dans ce travail.
Les étapes à franchir sont toutes différentes les unes des autres :
- le refus d'accepter ce qui vous arrive : "ce n'est pas vrai" - un état de choc s'installe, souvent accompagné de signes physiques (perte de sommeil et d’appétit) et psychiques (état de sidération)
- la recherche du pourquoi, et la conclusion : c'est injuste. La colère contre l'autre, contre soi peut s'installer. Et même contre Dieu : "pourquoi a-t-il permis cela" La victime peut devenir agressive à l'égard de son entourage.
- l'obsession, car tout ce qui nous entoure, nous le rappelle: "je le vois partout". Alors on a l'impression qu'il est présent. Et la douleur est intense
- le sentiment de culpabilité : des conflits, des différents qui ont existé pendant la vie commune resurgissent. Si l'on ne pardonne pas à celui qui est parti, on a souvent du mal à se pardonner à soi-même
- les pleurs : bien chacun réagisse selon sa manière, un état de déprime peut faire monter des vagues de larmes à différents moments. Ainsi, le matin, parce qu'il faut aborder la journée seule. Et au cours de la journée, lorsque se manifeste un sentiment d'inutilité, de détresse. Chagrins et larmes qui accompagnent la tristesse sont nécessaires : ils permettent la décharge des tensions. Ils permettent aussi, peu à peu de reprendre goût à la vie, car l’acheminement vers un détachement est nécessaire
- l'isolement physique : les marques de tendresse, de contacts partagés, les activités communes font cruellement défaut. Peu à peu la solitude s'installe. Souvent le statut social a changé. C'est l'époque où l'on peut éprouver envie et jalousie lorsqu'on côtoie des couples, des amis, des parents heureux avec leurs enfants.
Pour affronter chacune de ces étapes, il faut puiser dans nos ressources propres. Elles sont souvent insoupçonnées mais ce sont les moments difficiles qui nous les révèlent.
Chère Marial, mes prières vous accompagnent. Le travail de deuil est long: moi je vis depuis 18 mois celui de mon époux décédé. Et je peux vous assurer que la prières et l'Eucharistie sont de merveilleux remèdes.
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Chère Marial,
AnneT l'a si justement dit : vous vivez un deuil. L'éloignement de votre époux est pour vous d'autant plus dévastateur que vous l'aimez toujours. Vous vivez un ouragan qui ébranle vos repères et les perspectives que vous aviez élaborées pour votre vie. Il ne sera plus possible de vous projeter dans l'avenir de la même façon. Alors il va être temps de débuter ce que l'on appelle le travail de deuil.
Ce travail de deuil est un processus : il y a un commencement, mais il y aura aussi une fin. Entre temps c'est une période très particulière, mais nécessaire, faite de déséquilibre et de travail intérieur. La prière aide énormément dans ces moments là, car le cœur et l'esprit doivent peu à peu intégrer les nouvelles données de la vie. Et pour comble, souvent cela ne se passe pas sans mal. Un certain nombre d'étapes se succéderont, s’entre chevaucheront quelques fois. Mais ayez la foi, et faites vous aider : le partage et la parole sont d'excellents amis pour faire le deuil. Autour de vous chercher qui pourra vous accompagner dans ce travail.
Les étapes à franchir sont toutes différentes les unes des autres :
- le [b]refus d'accepter[/b] ce qui vous arrive : "ce n'est pas vrai" - un état de choc s'installe, souvent accompagné de signes physiques (perte de sommeil et d’appétit) et psychiques (état de sidération)
- la recherche du pourquoi, et la conclusion : [b]c'est injuste[/b]. La colère contre l'autre, contre soi peut s'installer. Et même contre Dieu : "pourquoi a-t-il permis cela" La victime peut devenir agressive à l'égard de son entourage.
- [b]l'obsession[/b], car tout ce qui nous entoure, nous le rappelle: "je le vois partout". Alors on a l'impression qu'il est présent. Et la douleur est intense
- le sentiment de [b]culpabilité[/b] : des conflits, des différents qui ont existé pendant la vie commune resurgissent. Si l'on ne pardonne pas à celui qui est parti, on a souvent du mal à se pardonner à soi-même
- [b]les pleurs[/b] : bien chacun réagisse selon sa manière, un état de déprime peut faire monter des vagues de larmes à différents moments. Ainsi, le matin, parce qu'il faut aborder la journée seule. Et au cours de la journée, lorsque se manifeste un sentiment d'inutilité, de détresse. Chagrins et larmes qui accompagnent la tristesse sont nécessaires : ils permettent la décharge des tensions. Ils permettent aussi, peu à peu de reprendre goût à la vie, car l’acheminement vers un détachement est nécessaire
- l'isolement physique : les marques de tendresse, de contacts partagés, les activités communes font cruellement défaut. Peu à peu [b]la solitude[/b] s'installe. Souvent le statut social a changé. C'est l'époque où l'on peut éprouver envie et jalousie lorsqu'on côtoie des couples, des amis, des parents heureux avec leurs enfants.
Pour affronter chacune de ces étapes, il faut puiser dans nos ressources propres. Elles sont souvent insoupçonnées mais ce sont les moments difficiles qui nous les révèlent.
Chère Marial, mes prières vous accompagnent. Le travail de deuil est long: moi je vis depuis 18 mois celui de mon époux décédé. Et je peux vous assurer que la prières et l'Eucharistie sont de merveilleux remèdes.
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