par benj29 » lun. 17 oct. 2011, 22:17
Voilà pour vous peut être un texte intéressant:
Les pensées contraires à la virginité et à la chasteté
Il semblerait que Jésus estime son enseignement sur la chasteté incomplet, car, quelques jours plus tard, dans la lettre 23, Marie Lataste continue sur ce même sujet: "Je viens vous soumettre aujourd'hui un entretien que j’ai eu avec le Sauveur sur les pensées contraires à la chasteté et les actes qui lui sont opposés. Il m'a instruite plusieurs fois là-dessus pour me faire bien comprendre et distinguer ce qui est mal de ce qui ne l’est point, et sur la manière de se conduire, afin de ne jamais blesser la vertu de chasteté ni par pensées ni par actions."
Incontestablement Jésus remet les choses à leur vraie place. Il faudrait peut-être le faire savoir. Nous donnons ci-dessous l'intégralité de l'enseignement de Jésus. Il dit: "Je pose en principe que les actes opposés à la virginité ne sont point mauvais par eux-mêmes, que la connaissance de tout ce qui est contraire à la virginité et à la chasteté n'est point mauvaise par elle-même, et que les pensées de tout ce qui ternit la virginité ou la chasteté ne sont point mauvaises non plus par elles-mêmes.
L’acte contraire à la virginité n'est un péché que lorsqu'il y a abus dans l’accomplissement de cet acte, et dans les circonstances et dans les cas où il n'est point permis de l’accomplir. Mais cet acte, dans l’état de mariage, quand on observe les lois fixées par Dieu, devient un acte de religion.
La connaissance des choses opposées à la virginité ou à la chasteté n'est mauvaise que par l’usage mauvais que l’on en fait; mais elle est souvent utile pour travailler au salut des âmes et augmenter ma gloire. Comment pourrait-on diriger et donner conseil sur l’accomplissement ou l’abstention de ces actes, si l’on n’en avait pas la connaissance? Ce serait chose impossible, cette connaissance est donc bonne, considérée en elle-même.
Les pensées contraires à la chasteté ne sont mauvaises que lorsqu’on y arrête son esprit avec complaisance et qu'on ne cherche point à éloigner ces pensées. Il est quelquefois nécessaire de penser à ces choses, par exemple quand on doit instruire une personne et lui montrer le mal là où il est. Pour cela, il faut connaître ce qui fait le sujet de l’instruction que l’on donne. Or, dans ces cas, vous le comprenez, ni la connaissance ni les pensées ne sont mauvaises. Les pensées contraires à la pureté viennent de quatre sources différentes.
-Elles viennent du démon, qui les lance dans les cœurs comme des traits empoisonnés par le désir de l’impureté. Ces pensées sont très pénibles à supporter et très difficiles à vaincre. Néanmoins, si l’on demande le secours de Dieu, si on se confie en lui, on triomphe toujours, parce que jamais nul n'est tenté au dessus de ses forces.
-Elles viennent de la partie inférieure de l’âme qu'on appelle la nature corrompue. C'est là qu'est le foyer de la concupiscence, la racine de toutes les passions, surtout de la passion de l’impureté. Cette partie de l'âme est féconde en mauvaises pensées, en mauvais désirs. Elle influe sur le corps, à qui elle donne des mouvements selon l’inclination de l’impureté. Le corps, qui par lui-même n'est que matière, étant mis en mouvement par l’influence de la volonté inférieure de l'âme, s’accorde parfaitement avec elle pour livrer à la volonté supérieure une guerre cruelle et opiniâtre. Or, tout ce qui se passe dans la partie inférieure de l'âme et dans le corps, soit en pensées, soit en mouvements, soit en jouissances impures, n'est point péché si la volonté supérieure ne donne point son consentement; mais pour peu qu'elle consente et qu'elle se plaise dans ces pensées, ces mouvements et ces jouissances, il y a péché.
Donc, quelque chose qu'on éprouve, fussent les mouvements les plus déréglés et les pensées les plus obscènes, tant que la volonté supérieure de l'âme ne donne point son consentement, il n'y a point péché, parce que le consentement seul est ce qui constitue le péché dans sa réalité. Tout le reste n'est que matière de péché, mouvement à accomplir le péché, mais ce n'est point le péché. C'est le consentement qui fait le péché quand il tombe sur une matière de péché.
Ces pensées impures, ces mouvements déréglés ne doivent donc point vous alarmer, vous inquiéter, vous faire perdre courage. Car c'est là la guerre que l'homme doit livrer pendant toute sa vie, et dont il ne peut être délivré que par une grâce toute spéciale de Dieu. C'est cette guerre et cette lutte qui font dire à tant de saints: 'Hélas! Quand serai-je délivré de ce corps de mort?' Cette lutte, loin d’être un péché, est un sujet de mérites considérables. Par conséquent, loin de se troubler ou de s’affliger, il faut n'y point faire attention, mais demander humblement à Dieu son secours et se tenir toujours sur ses gardes...
Ces pensées viennent encore de l’imagination. L’imagination, frappée et impressionnée par ces choses impures, les présente sans cesse à la volonté. Or, pour ne point pécher, pour ne point consentir, il n'est pas nécessaire d’avoir horreur et d’être peiné de ce que l’imagination présente à la volonté; il suffit d'y être indifférent et de ne point y prendre plaisir. L’horreur ou la peine qu'on éprouverait, bien loin quelquefois d’amortir l’imagination, ne feraient que l’impressionner davantage. Le mieux est de se tenir indifférent, de ne point y faire attention, de fermer doucement la porte de son cœur et de se tenir en paix. Si c'est le démon qui agite ces pensées dans l’imagination, il en sera mortifié.
Souvent, ne pouvant faire perdre la grâce à une âme en obtenant qu'elle prenne plaisir à des pensées impures, il profite de l’état de peine ou d’horreur que ces pensées inspirent à cette âme pour lui faire perdre sa paix; il la trouble, il l’agite et profite ensuite de ce malaise pour la jeter dans le découragement. C'est ainsi surtout qu'il attaque les âmes pieuses. Elles doivent y aviser, reconnaître là l’artifice du démon, et au lieu de cette horreur et de cette peine sensible, préférer le mépris et l’indifférence qui suffisent.
Ces pensées, enfin, viennent quelquefois de Dieu. Lorsqu’il plaît à Dieu d’éclairer une âme et de lui montrer la vérité, c'est-à-dire l’ordre et le bien, il lui donne des lumières et des pensées sur ces choses, qui, loin d’apporter le trouble et le péché en elle, lui donnent le calme et la paix.
Et voici la conclusion de Jésus à l'adresse de Marie Lataste: "Ainsi, ma fille, je suis venu vous éclairer vous-même et vous apprendre là où se trouve le mal et là où il n'est pas. Votre esprit et votre cœur étaient dans l’inquiétude, parce qu'ils n’avaient point la vérité. Aujourd'hui que je vous l’ai révélée, soyez calme et tranquille, conservez la paix. Soyez toujours maîtresse de la volonté supérieure qui est en votre âme et méprisez tout le reste."
[Source possible : http://voiemystique.free.fr/marie_lataste_04.htm]
Voilà pour vous peut être un texte intéressant:
Les pensées contraires à la virginité et à la chasteté
Il semblerait que Jésus estime son enseignement sur la chasteté incomplet, car, quelques jours plus tard, dans la lettre 23, Marie Lataste continue sur ce même sujet: "Je viens vous soumettre aujourd'hui un entretien que j’ai eu avec le Sauveur sur les pensées contraires à la chasteté et les actes qui lui sont opposés. Il m'a instruite plusieurs fois là-dessus pour me faire bien comprendre et distinguer ce qui est mal de ce qui ne l’est point, et sur la manière de se conduire, afin de ne jamais blesser la vertu de chasteté ni par pensées ni par actions."
Incontestablement Jésus remet les choses à leur vraie place. Il faudrait peut-être le faire savoir. Nous donnons ci-dessous l'intégralité de l'enseignement de Jésus. Il dit: "Je pose en principe que les actes opposés à la virginité ne sont point mauvais par eux-mêmes, que la connaissance de tout ce qui est contraire à la virginité et à la chasteté n'est point mauvaise par elle-même, et que les pensées de tout ce qui ternit la virginité ou la chasteté ne sont point mauvaises non plus par elles-mêmes.
L’acte contraire à la virginité n'est un péché que lorsqu'il y a abus dans l’accomplissement de cet acte, et dans les circonstances et dans les cas où il n'est point permis de l’accomplir. Mais cet acte, dans l’état de mariage, quand on observe les lois fixées par Dieu, devient un acte de religion.
La connaissance des choses opposées à la virginité ou à la chasteté n'est mauvaise que par l’usage mauvais que l’on en fait; mais elle est souvent utile pour travailler au salut des âmes et augmenter ma gloire. Comment pourrait-on diriger et donner conseil sur l’accomplissement ou l’abstention de ces actes, si l’on n’en avait pas la connaissance? Ce serait chose impossible, cette connaissance est donc bonne, considérée en elle-même.
Les pensées contraires à la chasteté ne sont mauvaises que lorsqu’on y arrête son esprit avec complaisance et qu'on ne cherche point à éloigner ces pensées. Il est quelquefois nécessaire de penser à ces choses, par exemple quand on doit instruire une personne et lui montrer le mal là où il est. Pour cela, il faut connaître ce qui fait le sujet de l’instruction que l’on donne. Or, dans ces cas, vous le comprenez, ni la connaissance ni les pensées ne sont mauvaises. Les pensées contraires à la pureté viennent de quatre sources différentes.
-Elles viennent du démon, qui les lance dans les cœurs comme des traits empoisonnés par le désir de l’impureté. Ces pensées sont très pénibles à supporter et très difficiles à vaincre. Néanmoins, si l’on demande le secours de Dieu, si on se confie en lui, on triomphe toujours, parce que jamais nul n'est tenté au dessus de ses forces.
-Elles viennent de la partie inférieure de l’âme qu'on appelle la nature corrompue. C'est là qu'est le foyer de la concupiscence, la racine de toutes les passions, surtout de la passion de l’impureté. Cette partie de l'âme est féconde en mauvaises pensées, en mauvais désirs. Elle influe sur le corps, à qui elle donne des mouvements selon l’inclination de l’impureté. Le corps, qui par lui-même n'est que matière, étant mis en mouvement par l’influence de la volonté inférieure de l'âme, s’accorde parfaitement avec elle pour livrer à la volonté supérieure une guerre cruelle et opiniâtre. Or, tout ce qui se passe dans la partie inférieure de l'âme et dans le corps, soit en pensées, soit en mouvements, soit en jouissances impures, n'est point péché si la volonté supérieure ne donne point son consentement; mais pour peu qu'elle consente et qu'elle se plaise dans ces pensées, ces mouvements et ces jouissances, il y a péché.
Donc, quelque chose qu'on éprouve, fussent les mouvements les plus déréglés et les pensées les plus obscènes, tant que la volonté supérieure de l'âme ne donne point son consentement, il n'y a point péché, parce que le consentement seul est ce qui constitue le péché dans sa réalité. Tout le reste n'est que matière de péché, mouvement à accomplir le péché, mais ce n'est point le péché. C'est le consentement qui fait le péché quand il tombe sur une matière de péché.
Ces pensées impures, ces mouvements déréglés ne doivent donc point vous alarmer, vous inquiéter, vous faire perdre courage. Car c'est là la guerre que l'homme doit livrer pendant toute sa vie, et dont il ne peut être délivré que par une grâce toute spéciale de Dieu. C'est cette guerre et cette lutte qui font dire à tant de saints: 'Hélas! Quand serai-je délivré de ce corps de mort?' Cette lutte, loin d’être un péché, est un sujet de mérites considérables. Par conséquent, loin de se troubler ou de s’affliger, il faut n'y point faire attention, mais demander humblement à Dieu son secours et se tenir toujours sur ses gardes...
Ces pensées viennent encore de l’imagination. L’imagination, frappée et impressionnée par ces choses impures, les présente sans cesse à la volonté. Or, pour ne point pécher, pour ne point consentir, il n'est pas nécessaire d’avoir horreur et d’être peiné de ce que l’imagination présente à la volonté; il suffit d'y être indifférent et de ne point y prendre plaisir. L’horreur ou la peine qu'on éprouverait, bien loin quelquefois d’amortir l’imagination, ne feraient que l’impressionner davantage. Le mieux est de se tenir indifférent, de ne point y faire attention, de fermer doucement la porte de son cœur et de se tenir en paix. Si c'est le démon qui agite ces pensées dans l’imagination, il en sera mortifié.
Souvent, ne pouvant faire perdre la grâce à une âme en obtenant qu'elle prenne plaisir à des pensées impures, il profite de l’état de peine ou d’horreur que ces pensées inspirent à cette âme pour lui faire perdre sa paix; il la trouble, il l’agite et profite ensuite de ce malaise pour la jeter dans le découragement. C'est ainsi surtout qu'il attaque les âmes pieuses. Elles doivent y aviser, reconnaître là l’artifice du démon, et au lieu de cette horreur et de cette peine sensible, préférer le mépris et l’indifférence qui suffisent.
Ces pensées, enfin, viennent quelquefois de Dieu. Lorsqu’il plaît à Dieu d’éclairer une âme et de lui montrer la vérité, c'est-à-dire l’ordre et le bien, il lui donne des lumières et des pensées sur ces choses, qui, loin d’apporter le trouble et le péché en elle, lui donnent le calme et la paix.
Et voici la conclusion de Jésus à l'adresse de Marie Lataste: "Ainsi, ma fille, je suis venu vous éclairer vous-même et vous apprendre là où se trouve le mal et là où il n'est pas. Votre esprit et votre cœur étaient dans l’inquiétude, parce qu'ils n’avaient point la vérité. Aujourd'hui que je vous l’ai révélée, soyez calme et tranquille, conservez la paix. Soyez toujours maîtresse de la volonté supérieure qui est en votre âme et méprisez tout le reste."
[b][color=#008000][Source possible : http://voiemystique.free.fr/marie_lataste_04.htm][/color][/b]