par Ombiace » jeu. 14 oct. 2021, 19:37
Perlum Pimpum a écrit : ↑jeu. 14 oct. 2021, 15:03
Bref, de mon point de vue, le sens du verset n’est pas à chercher en 2 mais en 3-4.
Ombiace a écrit : ↑Aujourd’hui, 12:09
Là je ne suis pas sûr de vous avoir compris. C'est à lire au sens propre?
De qui recevrait-il des louanges alors?
Des saints.
Autrement dit des justes. Autrement dit de ceux que Dieu justifie gratuitement par la grâce qui est en Christ Jésus. La justification de l’impie, par laquelle d’injustes (pécheurs) nous devenons justes (saints), se fait par l’infusion de la grâce sanctifiante, par quoi nous sommes rendus saints. Sur ce sujet, je vous renvoie au Décret sur la justification du Concile Œcuménique de Trente :
http://catho.org/ >> aller sur Magistère > Outils > Compilation > Denziger > n° 1520 - 1583.
Quant à la grâce sanctifiante deux thèses s’affrontent.
1* Celle de saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Église, pour qui la grâce sanctifiante est à la charité comme l’âme est à ses facultés : la grâce sanctifiante est un habitus surnaturel entitatif, la charité un habitus surnaturel opératif.
2* Celle de saint François de Sales, Docteur de l’Église, pour qui la grâce sanctifiante est la charité théologale. Je suis personnellement partisan de la seconde opinion : le formel de la sainteté est dans l’amour pour Dieu.
En tout état de cause la charité n’est pas une philanthropie mais une philothéïe, un amour pour Dieu, pour le vrai Dieu, celui de la foi théologale, même quand elle s’exerce pour le prochain (la première des charités pour le prochain est, par amour pour Dieu, de le vouloir en Dieu…). Cet amour n’est pas essentiellement un affect mais un vouloir : il s’agit de vouloir Dieu et, le voulant, de vouloir ce qu’Il veut que nous voulions. Il s’agit bien évidemment d’aimer en acte, selon qu’il est écrit : qui aime Dieu accomplit ses commandements ; et : soyez parfaits comme votre Père céleste est Parfait.
Là je dois dire que vous aviez une longueur d'avance sur mes réflexions.
Vous m'avez convaincu que la louange du pécheur n'est pas nécessairement reçue favorablement par Dieu.
Je considérais en effet que l'honnêteté intellectuelle pouvait suffire à ce qu'Il l'agrée, dans la mesure où elle n'est pas une reconnaissance mensongère.
Je suis néanmoins toujours dans le doute, mais bien obligé de reconnaître que le publicain repart justifié d'avoir reconnu sa qualité de pécheur, là où le pharisien non, alors que ce dernier n'a pas forcément menti en prenant le publicain de haut..
La différence tient peut-être à l'examen de conscience, fait pour le publicain, omis par le pharisien.
En fait les deux reconnaissent la même faute, sauf que le publicain s'occupe de ses oignons, et pas le pharisien.
La justification du publicain, dont parle Jésus, a-t-elle cependant valeur de sanctification, et permet-elle d'accréditer l'idée qu'une louange du pécheur (si elle ne vise pas sa propre promotion, comme dans le cas de ce pharisien) serait toujours invalide.
Je conçois bien que celle du pharisien, auto-idolâtre, n'ai aucune valeur, mais en va-t-il de même pour toutes les catégories de déviances?
La gourmandise, par exemple, serait elle un obstacle à ce que Dieu rejette toute louange de la part des gourmands ?
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Bref, de mon point de vue, le sens du verset n’est pas à chercher en 2 mais en 3-4.
Ombiace a écrit : ↑Aujourd’hui, 12:09
Là je ne suis pas sûr de vous avoir compris. C'est à lire au sens propre?
De qui recevrait-il des louanges alors?
Des saints.
Autrement dit des justes. Autrement dit de ceux que Dieu justifie gratuitement par la grâce qui est en Christ Jésus. La justification de l’impie, par laquelle d’injustes (pécheurs) nous devenons justes (saints), se fait par l’infusion de la grâce sanctifiante, par quoi nous sommes rendus saints. Sur ce sujet, je vous renvoie au Décret sur la justification du Concile Œcuménique de Trente : http://catho.org/ >> aller sur Magistère > Outils > Compilation > Denziger > n° 1520 - 1583.
Quant à la grâce sanctifiante deux thèses s’affrontent.
1* Celle de saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Église, pour qui la grâce sanctifiante est à la charité comme l’âme est à ses facultés : la grâce sanctifiante est un habitus surnaturel entitatif, la charité un habitus surnaturel opératif.
2* Celle de saint François de Sales, Docteur de l’Église, pour qui la grâce sanctifiante est la charité théologale. Je suis personnellement partisan de la seconde opinion : le formel de la sainteté est dans l’amour pour Dieu.
En tout état de cause la charité n’est pas une philanthropie mais une philothéïe, un amour pour Dieu, pour le vrai Dieu, celui de la foi théologale, même quand elle s’exerce pour le prochain (la première des charités pour le prochain est, par amour pour Dieu, de le vouloir en Dieu…). Cet amour n’est pas essentiellement un affect mais un vouloir : il s’agit de vouloir Dieu et, le voulant, de vouloir ce qu’Il veut que nous voulions. Il s’agit bien évidemment d’aimer en acte, selon qu’il est écrit : qui aime Dieu accomplit ses commandements ; et : soyez parfaits comme votre Père céleste est Parfait.
[/quote] Là je dois dire que vous aviez une longueur d'avance sur mes réflexions.
Vous m'avez convaincu que la louange du pécheur n'est pas nécessairement reçue favorablement par Dieu.
Je considérais en effet que l'honnêteté intellectuelle pouvait suffire à ce qu'Il l'agrée, dans la mesure où elle n'est pas une reconnaissance mensongère.
Je suis néanmoins toujours dans le doute, mais bien obligé de reconnaître que le publicain repart justifié d'avoir reconnu sa qualité de pécheur, là où le pharisien non, alors que ce dernier n'a pas forcément menti en prenant le publicain de haut..
La différence tient peut-être à l'examen de conscience, fait pour le publicain, omis par le pharisien.
En fait les deux reconnaissent la même faute, sauf que le publicain s'occupe de ses oignons, et pas le pharisien.
La justification du publicain, dont parle Jésus, a-t-elle cependant valeur de sanctification, et permet-elle d'accréditer l'idée qu'une louange du pécheur (si elle ne vise pas sa propre promotion, comme dans le cas de ce pharisien) serait toujours invalide.
Je conçois bien que celle du pharisien, auto-idolâtre, n'ai aucune valeur, mais en va-t-il de même pour toutes les catégories de déviances?
La gourmandise, par exemple, serait elle un obstacle à ce que Dieu rejette toute louange de la part des gourmands ?