par Alouette » mer. 06 juil. 2011, 22:56
cracboum a écrit :Concernant l'amour, Dieu nous a créé semblables à lui quant à l'être, et quant à la relation il nous transforme jusqu'à aimer de son amour. Cela répond à votre objection.
Ce qui veut dire qu'on finit par être transformé par lui, être plus semblable à ce que j'ai nommé sa nature/condition, pour qu'il soit dans la possibilité de nous aimer, mais alors cela voudrait dire qu'il ne peut nous aimer vraiment si l'on ne se rapproche de lui, et c'est en contradiction avec la Bible qui dit que Dieu aime tous les Hommes, quels qu'ils soient. De plus, ça ne répond pas au fait que Dieu, s'il est omniscient, ne peut être dans une position subjective particulière résultant de sa place dans le monde, et sans cette (dis)position subjective, je ne vois pas comment l'amour est possible.
cracboum a écrit :Concernant le péché contre l'Esprit(de Dieu), il s'agit justement du refus de se laisser transformer/diviniser, ce qui rend, ipso facto, incapable de relation avec Dieu, comme le montre vos propres raisonnements.
Effectivement, je crois avoir compris cela, mais si on ne croit pas en une quelconque transcendance, on ne peut vraiment refuser, refuser, c'est écarter quelque chose dont on croit à l'existence. C'est juste une précision mais je comprends tout de même ce que vous voulez dire.
cracboum a écrit :Concernant la souffrance, elle est la partie visible de l'action transformante de l'Esprit-Saint. Souffrance et amour sont convertissables comme matière et énergie.
Donc L'Esprit-Saint se servirait de la souffrance qu'il infligerait aux hommes pour les transformer (peut-être que ce n'est pas ça que vous voulez dire je n'en suis pas sûre quand même) ?
Pour Raistlin :
Je peux concevoir ce que vous dites mais c'est sûr que ça m'est difficile, tant la vie "ici-bas" me parait précieuse, et tant la souffrance la gâche… Pour précision, lorsque vous dites que Jésus sauve les Hommes de leurs péchés, ce qui serait concevable pour moi est qu'il les sauve en tentant de les éloigner des "péchés" (je mets entre guillemets car bien qu'il y ait beaucoup d'actes humains que je considère mauvais car contraires à des valeurs partagées par des peuples différents, et provoquant la souffrance chez autrui, je n'admets pas la qualification de péché pour plusieurs actes que vous jugez être des péchés, mais c'est un autre sujet, j'ouvrirai un autre post dessus ou participerait à des posts existants dessus) par ses bonnes paroles, et par le pardon accordé par lequel il fait reconnaitre sa bonté aux Hommes et donc incite ces derniers à avoir honte de leurs péchés et à regretter, à vouloir devenir bons (comme dans le passage où Mgr Myriel donne les chandeliers à Valjean et lui pardonne de l'avoir volé, ce qui incite Valjean à devenir bon). Il a décidé de prêcher ce qu'il estimait la vérité, dans la paix, malgré le danger de mort vérifié par sa crucifixion. Pour autant, il ne me semble pas que Jésus ait voulu, souhaité sa propre souffrance, il s'y est simplement résigné, pour pouvoir continuer son "combat", par refus d'abjurer ce qu'il estimait la vérité, comme un résistant. Mais cela ne veut pas dire que la souffrance est à souhaiter et est purificatrice en elle-même (ce que vous semblez dire dans votre message Cracboum…).
Pour Mike-adoo :
mike.adoo a écrit :Alouette ( gentille d'après la chanson )
Oui, je suis gentille
mike.adoo a écrit :Cet adulte a agi ainsi pour des causes diverses : Mauvais exemple d'autres adultes ...Défaut éducatif ; Instruction amorale ( surmoi inexistant ; pas de morale , pas de catéchisme ...) ; trouble du comportement maladif . Dans tous ces cas , nous sommes tous concernés et co-responsables des dérives . Je considère que récolter ce qu'on a semé n'a rien d'injuste . A nous d'en tirer les conséquences .
Je suis bien d'accord par rapport à ceux qui sèment le mal, seulement dans ce cas l'enfant, lui, n'y est pour rien c'est cela que j'ai voulu dire. Il récolte ce qu'il n'a pas semé, ce n'est pas lui qui a fait de ses parents ce qu'ils sont devenu… Pour ceux qui subissent la faute de d'autres Hommes, c'est injuste.
Harfang a écrit :Il n'y a là-dedans rien d'injuste : si quelqu'un rejette Dieu, comment pourrait-il accéder au Paradis qui consiste à être avec Dieu pour toujours ?
D'accord, mais rejeter, c'est ne pas vouloir de quelque-chose dont on sait qu'il existe, c'est la position du Don Juan de Molière. Mais pour les athées, il n'existe ni Dieu ni Diable, on ne peut "rejeter" quelque-chose qui n'existe pas pour nous. Mais je pense que ce n'est qu'une question de vocabulaire, je ne vais pas pinailler, je comprends tout de même votre point de vue. Malgré tout, je trouve que si Dieu existait, ce serait injuste que des athées bons, n'ayant pas commis plus de bassesses que les autres subissent l'Enfer.
Harfang a écrit :Plus la croix est lourde, plus grande sera la récompense dans les cieux et dès cette vie Dieu aide chacun par sa grâce à traverser les épreuves par Lui envoyées.
Cette idée me parait injuste et arbitraire : alors celui qui n'a pas souffert aura moins de "récompense" ? Mais peut-être coulez vous dire que la "récompense" lui apparaitra moins grande que celui qui a passé toute sa vie dans la souffrance. Dans ce cas je comprends. Mais souffrir ne me parait pas être une condition pour accéder à un état de grâce s'il existe. Faire le bien, oui ; mais on peut ne pas souffrir, vouloir souffrir le moins possible, et faire le bien autour de soi (dont justement, la réduction de la souffrance d'autrui), et on peut souffrir, supporter sa souffrance, et ne faire que du mal aux autres.
Harfang a écrit :- Dieu peut tirer de grands biens d'un mal apparent : en effet, de la souffrance rien n'est jamais perdu, et grâce à toutes celles qui nous tombent dessus, nous pouvons expier beaucoup de péchés, et gagner beaucoup de mérites pour la vie éternelle.
D'accord pour l'Homme qui a commis d'horribles péchés, mais pour ceux qui n'ont rien fait de mal, ou du moins que des péchés bénins, ou pour l'enfant qui n'en a pas encore commis ?...
Harfang a écrit :Pour vous, ça ne justifie pas certaines souffrances, mais c'est parce que vous n'adoptez pas une vision surnaturelle du monde. Pour quelqu'un qui aime le Christ et médite sur le Paradis, les épreuves de cette vie temporelle ne sont rien en comparaison du bonheur que Dieu promet à ses fidèles adorateurs. Une éternité de délices valent bien 100 ans de souffrance...
Harfang a écrit :Les voies du Seigneur sont impénétrables
Je peux envisager votre point de vue, je le conçois mais je le trouve assez dangereux car à trop relativiser les souffrances endurées, par rapport à un Paradis futur, on peut finir par se résoudre à souffrir, ne pas tenter de lutter contre ses agresseurs s'il y en a, ou contre ceux des autres, en se disant que tout cela n'est rien comparé à ce qui nous attend auprès de Dieu ensuite (pour les croyants), ou en pensant que de ces maux seront source d'un plus grand bien qu'on est encore incapable de connaitre mais qu'on connaitra un jour dans la suite de notre vie terrestre, sont les étapes du dessein de Dieu pour nous faire accéder à autre chose ensuite.
[quote="cracboum"]Concernant l'amour, Dieu nous a créé semblables à lui quant à l'être, et quant à la relation il nous transforme jusqu'à aimer de son amour. Cela répond à votre objection.[/quote]
Ce qui veut dire qu'on finit par être transformé par lui, être plus semblable à ce que j'ai nommé sa nature/condition, pour qu'il soit dans la possibilité de nous aimer, mais alors cela voudrait dire qu'il ne peut nous aimer vraiment si l'on ne se rapproche de lui, et c'est en contradiction avec la Bible qui dit que Dieu aime tous les Hommes, quels qu'ils soient. De plus, ça ne répond pas au fait que Dieu, s'il est omniscient, ne peut être dans une position subjective particulière résultant de sa place dans le monde, et sans cette (dis)position subjective, je ne vois pas comment l'amour est possible.
[quote="cracboum"]Concernant le péché contre l'Esprit(de Dieu), il s'agit justement du refus de se laisser transformer/diviniser, ce qui rend, ipso facto, incapable de relation avec Dieu, comme le montre vos propres raisonnements.[/quote]
Effectivement, je crois avoir compris cela, mais si on ne croit pas en une quelconque transcendance, on ne peut vraiment refuser, refuser, c'est écarter quelque chose dont on croit à l'existence. C'est juste une précision mais je comprends tout de même ce que vous voulez dire.
[quote="cracboum"]Concernant la souffrance, elle est la partie visible de l'action transformante de l'Esprit-Saint. Souffrance et amour sont convertissables comme matière et énergie.[/quote]
Donc L'Esprit-Saint se servirait de la souffrance qu'il infligerait aux hommes pour les transformer (peut-être que ce n'est pas ça que vous voulez dire je n'en suis pas sûre quand même) ?
Pour Raistlin :
Je peux concevoir ce que vous dites mais c'est sûr que ça m'est difficile, tant la vie "ici-bas" me parait précieuse, et tant la souffrance la gâche… Pour précision, lorsque vous dites que Jésus sauve les Hommes de leurs péchés, ce qui serait concevable pour moi est qu'il les sauve en tentant de les éloigner des "péchés" (je mets entre guillemets car bien qu'il y ait beaucoup d'actes humains que je considère mauvais car contraires à des valeurs partagées par des peuples différents, et provoquant la souffrance chez autrui, je n'admets pas la qualification de péché pour plusieurs actes que vous jugez être des péchés, mais c'est un autre sujet, j'ouvrirai un autre post dessus ou participerait à des posts existants dessus) par ses bonnes paroles, et par le pardon accordé par lequel il fait reconnaitre sa bonté aux Hommes et donc incite ces derniers à avoir honte de leurs péchés et à regretter, à vouloir devenir bons (comme dans le passage où Mgr Myriel donne les chandeliers à Valjean et lui pardonne de l'avoir volé, ce qui incite Valjean à devenir bon). Il a décidé de prêcher ce qu'il estimait la vérité, dans la paix, malgré le danger de mort vérifié par sa crucifixion. Pour autant, il ne me semble pas que Jésus ait voulu, souhaité sa propre souffrance, il s'y est simplement résigné, pour pouvoir continuer son "combat", par refus d'abjurer ce qu'il estimait la vérité, comme un résistant. Mais cela ne veut pas dire que la souffrance est à souhaiter et est purificatrice en elle-même (ce que vous semblez dire dans votre message Cracboum…).
Pour Mike-adoo :
[quote="mike.adoo"]Alouette ( gentille d'après la chanson )[/quote]
Oui, je suis gentille :fleur:
[quote="mike.adoo"]Cet adulte a agi ainsi pour des causes diverses : Mauvais exemple d'autres adultes ...Défaut éducatif ; Instruction amorale ( surmoi inexistant ; pas de morale , pas de catéchisme ...) ; trouble du comportement maladif . Dans tous ces cas , nous sommes tous concernés et co-responsables des dérives . Je considère que récolter ce qu'on a semé n'a rien d'injuste . A nous d'en tirer les conséquences .[/quote]
Je suis bien d'accord par rapport à ceux qui sèment le mal, seulement dans ce cas l'enfant, lui, n'y est pour rien c'est cela que j'ai voulu dire. Il récolte ce qu'il n'a pas semé, ce n'est pas lui qui a fait de ses parents ce qu'ils sont devenu… Pour ceux qui subissent la faute de d'autres Hommes, c'est injuste.
[quote="Harfang"]Il n'y a là-dedans rien d'injuste : si quelqu'un rejette Dieu, comment pourrait-il accéder au Paradis qui consiste à être avec Dieu pour toujours ?[/quote]
D'accord, mais rejeter, c'est ne pas vouloir de quelque-chose dont on sait qu'il existe, c'est la position du Don Juan de Molière. Mais pour les athées, il n'existe ni Dieu ni Diable, on ne peut "rejeter" quelque-chose qui n'existe pas pour nous. Mais je pense que ce n'est qu'une question de vocabulaire, je ne vais pas pinailler, je comprends tout de même votre point de vue. Malgré tout, je trouve que si Dieu existait, ce serait injuste que des athées bons, n'ayant pas commis plus de bassesses que les autres subissent l'Enfer.
[quote="Harfang"]Plus la croix est lourde, plus grande sera la récompense dans les cieux et dès cette vie Dieu aide chacun par sa grâce à traverser les épreuves par Lui envoyées.[/quote]
Cette idée me parait injuste et arbitraire : alors celui qui n'a pas souffert aura moins de "récompense" ? Mais peut-être coulez vous dire que la "récompense" lui apparaitra moins grande que celui qui a passé toute sa vie dans la souffrance. Dans ce cas je comprends. Mais souffrir ne me parait pas être une condition pour accéder à un état de grâce s'il existe. Faire le bien, oui ; mais on peut ne pas souffrir, vouloir souffrir le moins possible, et faire le bien autour de soi (dont justement, la réduction de la souffrance d'autrui), et on peut souffrir, supporter sa souffrance, et ne faire que du mal aux autres.
[quote="Harfang"]- Dieu peut tirer de grands biens d'un mal apparent : en effet, de la souffrance rien n'est jamais perdu, et grâce à toutes celles qui nous tombent dessus, nous pouvons expier beaucoup de péchés, et gagner beaucoup de mérites pour la vie éternelle.[/quote]
D'accord pour l'Homme qui a commis d'horribles péchés, mais pour ceux qui n'ont rien fait de mal, ou du moins que des péchés bénins, ou pour l'enfant qui n'en a pas encore commis ?...
[quote="Harfang"]Pour vous, ça ne justifie pas certaines souffrances, mais c'est parce que vous n'adoptez pas une vision surnaturelle du monde. Pour quelqu'un qui aime le Christ et médite sur le Paradis, les épreuves de cette vie temporelle ne sont rien en comparaison du bonheur que Dieu promet à ses fidèles adorateurs. Une éternité de délices valent bien 100 ans de souffrance...[/quote]
[quote="Harfang"]Les voies du Seigneur sont impénétrables[/quote]
Je peux envisager votre point de vue, je le conçois mais je le trouve assez dangereux car à trop relativiser les souffrances endurées, par rapport à un Paradis futur, on peut finir par se résoudre à souffrir, ne pas tenter de lutter contre ses agresseurs s'il y en a, ou contre ceux des autres, en se disant que tout cela n'est rien comparé à ce qui nous attend auprès de Dieu ensuite (pour les croyants), ou en pensant que de ces maux seront source d'un plus grand bien qu'on est encore incapable de connaitre mais qu'on connaitra un jour dans la suite de notre vie terrestre, sont les étapes du dessein de Dieu pour nous faire accéder à autre chose ensuite.