par DA95 » jeu. 07 juil. 2011, 20:56
Bonsoir à tous,
je continue donc en repartant de là
da95 a écrit : Dit autrement les époux chrétiens sont invités à combler le fossé entre ce qu'ils vivent et ce que le Christ à travers la loi morale attend d'eux. Jésus nous a donné l'exemple, et il s'agit pour nous d'aimer comme il nous a aimés.
On a déjà vu ici que les sujets qui touchent la vie morale et sexuelle des couples sont difficiles et on se rend bien compte qu'il existe effectivement un fossé à franchir.
L'Eglise est une aide précieuse pour les couples dans ce cheminement . Il faut découvrir combien son message est plein de pédagogie.
Jean Paul II écrit que l'église est convaincue "
qu'il ne saurait y avoir de vraie contradiction entre la loi divine concernant la transmission de la vie et celle qui demande de favoriser le véritable amour conjugal. C'est pourquoi la pédagogie concrète de l'Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d'elle. Je le répète, avec la même conviction que mon prédécesseur: «Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes». D'autre part, la vraie pédagogie de l'Église ne révèle son réalisme et sa sagesse qu'en faisant des efforts tenaces et courageux pour créer et soutenir toutes les conditions humaines psychologiques, morales et spirituelles - qui sont indispensables pour comprendre et vivre la valeur et la norme morales." Encyclique
familiaris consortio(FC) 33
La pédagogie de l'Eglise nous rejoint dans nos propres chemins de conversion, où la loi de la gradualité a une place importante. Le Pape Jean-Paul 2 précise qu'
"il faut une conversion continuelle, permanente, qui, tout en exigeant de se détacher intérieurement de tout mal et d'adhérer au bien dans sa plénitude, se traduit concrètement en une démarche conduisant toujours plus loin."
Il est clair que la conversion est comprise comme un processus évolutif, qui consiste à partir d'un point pour arriver plus loin. Ce processus demande de faire un effort et de choisir de faire le bien. Clairement il s'agit de se détacher du mal ce qui peut comporter une certaine souffrance. En même temps le Pape signifie aussi que notre démarche de conversion n'est jamais terminée.
Le fruit de cette conversion est de rentrer "
dans un processus dynamique qui va peu à peu de l'avant grâce à l'intégration progressive des dons de Dieu et des exigences de son amour absolu dans toute la vie personnelle et sociale de l'homme."
C'est dans l'histoire personnelle de chacun que la gradualité s'applique en premier lieu. C'est à tout homme de rentrer dynamiquement dans ce processus en engageant tout son être. C'est une conversion de l'Esprit qui permet une conversion des cœurs et donc un changement de l'agir de l'homme. L'homme s'en retrouve unifié et restauré dans son unité, et vraiment digne d'être considéré comme image et ressemblance de Dieu.
L'Esprit Saint donne ses dons et en particulier
la vertu de chasteté aux personnes désirant rentrer dans ce chemin de conversion. Le catéchisme de l'église catholique (CEC) au numéro 2337 précise que "
La chasteté signifie l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité, en laquelle s’exprime l’appartenance de l’homme au monde corporel et biologique, devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier et temporellement illimité, de l’homme et de la femme." Les termes employés dans cette définition ne contiennent pas à proprement dit le mot gradualité, cependant
il s'agit ici de réaliser l'intégrité de la personne et l'intégralité du don dans une perspective personnaliste, c'est à dire devenir une personne vraiment humaine.
Ce devenir, se déploie pour la personne dans le combat et la résistance qu'elle oppose à tout comportement qui la blesserait et diminuerait son intégrité. Cela passe par un apprentissage de la maîtrise de soi et de la liberté. La finalité en est le bonheur et la paix de l'homme, si celui-ci réussit la maîtrise de ses passions. On peut lire dans la constitution pastorale Gaudium et spes (GS) 17 "
La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité ". C'est une œuvre de longue haleine, qu'on ne peut pas considérer comme acquise une fois pour toute. Le Catéchisme de l'Église Catholique au numéro 2343 précise que
"La chasteté connaît des lois de croissance qui passe par des degrés marqués par l’imperfection et trop souvent par le péché. Jour après jour, l’homme vertueux et chaste se construit par des choix nombreux et libres. Ainsi, il connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance ".
Là on est en plein dans la gradualité.
L'homme vit en société, et ce cheminement que permet et favorise la vertu de chasteté, peut se vivre à un autre niveau celui du couple, de la famille et des peuples. Les hommes dépositaires de la bonne nouvelle, de la tradition et du mystère du Christ peuvent sous l'action de l'Esprit Saint être conduits plus loin, "jusqu'à une conscience plus riche et une intégration plus pleine de ce mystère dans leur vie" Ainsi si toute l'humanité est appelée à se convertir continuellement.
Je suis encore trop long Brindille mais voici quelques éléments de plus.
Bien à vous tous.
DA
Bonsoir à tous,
je continue donc en repartant de là
[quote="da95"] Dit autrement les époux chrétiens sont invités à combler le fossé entre ce qu'ils vivent et ce que le Christ à travers la loi morale attend d'eux. Jésus nous a donné l'exemple, et il s'agit pour nous d'aimer comme il nous a aimés.[/quote] On a déjà vu ici que les sujets qui touchent la vie morale et sexuelle des couples sont difficiles et on se rend bien compte qu'il existe effectivement un fossé à franchir.
L'Eglise est une aide précieuse pour les couples dans ce cheminement . Il faut découvrir combien son message est plein de pédagogie.
Jean Paul II écrit que l'église est convaincue "[i]qu'il ne saurait y avoir de vraie contradiction entre la loi divine concernant la transmission de la vie et celle qui demande de favoriser le véritable amour conjugal. [u]C'est pourquoi la pédagogie concrète de l'Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d'elle.[/u] Je le répète, avec la même conviction que mon prédécesseur: «Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes». D'autre part, la vraie pédagogie de l'Église ne révèle son réalisme et sa sagesse qu'en faisant des efforts tenaces et courageux pour créer et soutenir toutes les conditions humaines psychologiques, morales et spirituelles - qui sont indispensables pour comprendre et vivre la valeur et la norme morales.[/i]" Encyclique[i] familiaris consortio[/i](FC) 33
La pédagogie de l'Eglise nous rejoint dans nos propres chemins de conversion, où la loi de la gradualité a une place importante. Le Pape Jean-Paul 2 précise qu'[i]"il faut une conversion continuelle, permanente, qui, tout en exigeant de se détacher intérieurement de tout mal et d'adhérer au bien dans sa plénitude, se traduit concrètement en une démarche conduisant toujours plus loin.[/i]"[u] Il est clair que la conversion est comprise comme un processus évolutif, qui consiste à partir d'un point pour arriver plus loin.[/u] [b]Ce processus demande de faire un effort et de choisir de faire le bien.[/b] Clairement il s'agit de se détacher du mal ce qui peut comporter une certaine souffrance. En même temps le Pape signifie aussi que notre démarche de conversion n'est jamais terminée.
Le fruit de cette conversion est de rentrer "[i]dans un processus dynamique qui va peu à peu de l'avant grâce à l'intégration progressive des dons de Dieu et des exigences de son amour absolu dans toute la vie personnelle et sociale de l'homme.[/i]" [u]C'est dans l'histoire personnelle de chacun que la gradualité s'applique en premier lieu. C'est à tout homme de rentrer dynamiquement dans ce processus en engageant tout son être.[/u] [b]C'est une conversion de l'Esprit qui permet une conversion des cœurs et donc un changement de l'agir de l'homme.[/b][b][u] L'homme s'en retrouve unifié et restauré dans son unité, et vraiment digne d'être considéré comme image et ressemblance de Dieu. [/u][/b]
L'Esprit Saint donne ses dons et en particulier[b][u] la vertu de chasteté[/u][/b] aux personnes désirant rentrer dans ce chemin de conversion. Le catéchisme de l'église catholique (CEC) au numéro 2337 précise que "[i]La chasteté signifie l’intégration réussie de la sexualité dans la personne et par là l’unité intérieure de l’homme dans son être corporel et spirituel. La sexualité, en laquelle s’exprime l’appartenance de l’homme au monde corporel et biologique, devient personnelle et vraiment humaine lorsqu’elle est intégrée dans la relation de personne à personne, dans le don mutuel entier et temporellement illimité, de l’homme et de la femme.[/i]" Les termes employés dans cette définition ne contiennent pas à proprement dit le mot gradualité, cependant[u] il s'agit ici de réaliser l'intégrité de la personne et l'intégralité du don dans une perspective personnaliste, c'est à dire devenir une personne vraiment humaine.[/u]
[u]Ce devenir, se déploie pour la personne dans le combat et la résistance qu'elle oppose à tout comportement qui la blesserait et diminuerait son intégrité. Cela passe par un apprentissage de la maîtrise de soi et de la liberté. La finalité en est le bonheur et la paix de l'homme, si celui-ci réussit la maîtrise de ses passions.[/u] On peut lire dans la constitution pastorale Gaudium et spes (GS) 17 " [i]La dignité de l’homme exige de lui qu’il agisse selon un choix conscient et libre, mû et déterminé par une conviction personnelle et non sous le seul effet de poussées instinctives ou d’une contrainte extérieure. L’homme parvient à cette dignité lorsque, se délivrant de toute servitude des passions, par le choix libre du bien, il marche vers sa destinée et prend soin de s’en procurer réellement les moyens par son ingéniosité [/i]". C'est une œuvre de longue haleine, qu'on ne peut pas considérer comme acquise une fois pour toute. Le Catéchisme de l'Église Catholique au numéro 2343 précise que [b]"[i]La chasteté connaît des lois de croissance qui passe par des degrés marqués par l’imperfection et trop souvent par le péché. Jour après jour, l’homme vertueux et chaste se construit par des choix nombreux et libres. Ainsi, il connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance [/b][/i]".
Là on est en plein dans la gradualité.
L'homme vit en société, et ce cheminement que permet et favorise la vertu de chasteté, peut se vivre à un autre niveau celui du couple, de la famille et des peuples. Les hommes dépositaires de la bonne nouvelle, de la tradition et du mystère du Christ peuvent sous l'action de l'Esprit Saint être conduits plus loin, "jusqu'à une conscience plus riche et une intégration plus pleine de ce mystère dans leur vie" Ainsi si toute l'humanité est appelée à se convertir continuellement.
Je suis encore trop long Brindille mais voici quelques éléments de plus.
Bien à vous tous.
DA