par salésienne05 » lun. 14 janv. 2013, 11:49
Se rappeler que la pauvreté n'est pas la misère. La pauvreté, c'est tout d'abord accepter sa propre pauvreté non-matérielle. S'appauvrir pour gagner l'essentiel, la joie de Jésus, ce n'est certainement pas mettre en danger ses enfants ou ses proches. Mais ce n'est pas thésauriser non-plus en prévision d'hypothétiques malheurs. C'est remettre, inconditionnellement sa vie entre les mains de Dieu car Il sait mieux que nous quels sont nos besoins.
S'appauvrir, cela peut être pour une famille, renoncer à "travailler plus pour gagner plus", mais vivre avec moins pour partager plus avec ses enfants. S'appauvrir, c'est dans nos sociétés surchargées, refuser d'accéder à certains outils à la mode mais surtout pratique pour des personnes qui n'ont pas de temps, ou ne veulent pas prendre le temps.
S'appauvrir, c'est préférer l'autre à soi-même. Aller visiter une maman ou un papa vieillissant et malade plutôt que de rester tranquille. S'appauvrir, c'est mettre en danger son coeur, c'est à dire ne pas lui laisser le repos escompté sinon le repos que Dieu lui procure. Une mère ou un père de famille peuvent facilement se dire : "tiens, j'ai désormais le droit de me reposer"... oui mais si le Seigneur nous commande de ne trouver le repos qu'en Lui seul et de donner encore de nous-même pour un voisin fatigué (même accariatre), pour une amie dans le besoin, pour un ennemi à aider, qui sommes-nous pour Le lui refuser ?
Revisiter notre vie, nos modes de fonctionnement, afin de distinguer l'accessoire du superflu. Regarder l'encombrement extérieur et intérieur de nos demeures (matérielles et immatérielles).Quand déjà nous pouvons dire : "je peux m'appauvrir", c'est s'émerveiller de la chance que l'on a de pouvoir le faire quand tant d'autres ne font que survivre. Cela peut s'appliquer et s'apprendre aux enfants aussi. Petit essai à Noël avec mes fils qui, comme beaucoup, réclamaient un million de choses. Nous avons discuté ensemble et il a été convenu qu'ils s'appauvrirait d'un jouet pour en faire don. Je ne pensais pas mes enfants capables d'une telle maturité. Bizarrement, s'appauvrir pour donner était plus facile que de s'autodiscipliner en se disant "j'ai trop et moralement, ce n'est pas bien".
L'homme n'étant que paradoxe, l'équilibre est souvent ténu mais être pauvre est la voie royale vers Dieu, que l'on soit en monastère ou en famille. Mais comme il est difficile de lutter contre l'esprit du monde !
Fraternellement.
Cécile
Se rappeler que la pauvreté n'est pas la misère. La pauvreté, c'est tout d'abord accepter sa propre pauvreté non-matérielle. S'appauvrir pour gagner l'essentiel, la joie de Jésus, ce n'est certainement pas mettre en danger ses enfants ou ses proches. Mais ce n'est pas thésauriser non-plus en prévision d'hypothétiques malheurs. C'est remettre, inconditionnellement sa vie entre les mains de Dieu car Il sait mieux que nous quels sont nos besoins.
S'appauvrir, cela peut être pour une famille, renoncer à "travailler plus pour gagner plus", mais vivre avec moins pour partager plus avec ses enfants. S'appauvrir, c'est dans nos sociétés surchargées, refuser d'accéder à certains outils à la mode mais surtout pratique pour des personnes qui n'ont pas de temps, ou ne veulent pas prendre le temps.
S'appauvrir, c'est préférer l'autre à soi-même. Aller visiter une maman ou un papa vieillissant et malade plutôt que de rester tranquille. S'appauvrir, c'est mettre en danger son coeur, c'est à dire ne pas lui laisser le repos escompté sinon le repos que Dieu lui procure. Une mère ou un père de famille peuvent facilement se dire : "tiens, j'ai désormais le droit de me reposer"... oui mais si le Seigneur nous commande de ne trouver le repos qu'en Lui seul et de donner encore de nous-même pour un voisin fatigué (même accariatre), pour une amie dans le besoin, pour un ennemi à aider, qui sommes-nous pour Le lui refuser ?
Revisiter notre vie, nos modes de fonctionnement, afin de distinguer l'accessoire du superflu. Regarder l'encombrement extérieur et intérieur de nos demeures (matérielles et immatérielles).Quand déjà nous pouvons dire : "je peux m'appauvrir", c'est s'émerveiller de la chance que l'on a de pouvoir le faire quand tant d'autres ne font que survivre. Cela peut s'appliquer et s'apprendre aux enfants aussi. Petit essai à Noël avec mes fils qui, comme beaucoup, réclamaient un million de choses. Nous avons discuté ensemble et il a été convenu qu'ils s'appauvrirait d'un jouet pour en faire don. Je ne pensais pas mes enfants capables d'une telle maturité. Bizarrement, s'appauvrir pour donner était plus facile que de s'autodiscipliner en se disant "j'ai trop et moralement, ce n'est pas bien".
L'homme n'étant que paradoxe, l'équilibre est souvent ténu mais être pauvre est la voie royale vers Dieu, que l'on soit en monastère ou en famille. Mais comme il est difficile de lutter contre l'esprit du monde !
Fraternellement.
Cécile