par ti'hamo » jeu. 23 juin 2011, 18:01
@Heydricks
Ah-hm. Tout de même, si Heydricks revient lire ce sujet, le pauvre, maintenant que tout part dans différentes directions, précisons :
. De tout ce qui a été débattu, il ne faudrait pas comprendre que nous nous avançons à lui dire "oui, agissez ainsi" ou "non, plutôt comme cela".
Pour en revenir, donc, au sujet, ce que je répondais pour ma part était :
. il semble effectivement légitime d'envisager la possibilité de l'abstinence totale, légitime de se poser la question comme vous vous la posiez (si par "abstinence" on entend bien abstinence de relation sexuelle et non, évidemment, abstinence de sexualité c'est à dire de relation de tendresse et d'intimité physique).
. cela ne signifie pas que nous vous répondons que c'est la solution : pour vous conseiller il faut quelqu'un dont c'est le rôle, et qui parle avec vous de vive voix, et qui suive pas à pas votre réflexion et votre couple.
Nous disons simplement que c'est légitime de votre part de l'envisager (s'agissant de protéger la vie de votre épouse)
. quitte à opter pour une solution radicale, ce choix-là me semblerait préférable à la stérilisation, qui est, tout de même, une mutilation (parfois effet secondaire inévitable de certaines opérations, notamment de cancers, mais qui ici serait proposée comme une solution en elle-même).
Or l'apprentissage d'une relation de tendresse et d'intimité différente, limitée par la volonté de protéger une vie, semble préférable à une mutilation faite dans le but de ne pas changer ses habitudes : choisir de se limiter plutôt que choisir de se mutiler.
. cela étant seulement la comparaison de deux solutions "radicales", restent les autres solutions : celles-ci comportent toutes un risque non négligeable, puisqu'aucune n'empêchera complètement la possibilité d'une conception ; ce sont des méthodes visant à diminuer fortement la probabilité d'une conception.
Cette nuance est extrêmement importante, s'agissant d'un question vitale, si j'ai bien compris.
Ce sont alors soit les méthodes contraceptives, soit les méthodes dites naturelles (Billings ou symptothermique, c'est à dire "naturelles" mais fiables) ;
(le stérilet n'est pas abordé ici : s'agissant d'un abortif, ou potentiellement abortif, il n'entre pas dans ces catégories).
Le principe des méthodes dites naturelles apporte une plus grande connaissance de soi et de l'autre, ou en tout cas y encourage ; et une maîtrise de soi, plutôt qu'une maîtrise de son corps. C'est l'avantage non négligeable, humain, par rapport aux méthodes contraceptives (mécaniques ou chimiques).
La contraception peut-elle être utilisée ici, cependant, pour minimiser le plus possible la possibilité d'une conception ? À cette question nous ne sommes pas habilités à répondre ; enfin, pas moi, pas dans la situation présente, s'agissant de protéger la vie de la mère.
D'où l'intérêt d'une personne de confiance à qui parler de vive voix, et qui suive votre réflexion et votre cheminement.
Quelle que soit la réponse apportée, cependant, il faudra forcément garder à l'esprit que, méthode naturelle ou contraception, il s'agit de méthodes diminuant la probabilité d'une conception, sans jamais totalement l'annuler.
Il me semble donc nécessaire, avant, de discuter en couple de l'éventualité d'une conception : si un enfant est conçu, que faire ? Qu'en dit votre épouse ? Seriez-vous prêt à assumer cette éventualité et les choix qui en découleraient ? Si non (personnellement, difficile de me mettre à votre place, mais dans mon cas j'imagine que je dirais non, que je ne serais pas prêt à assumer le risque d'un tel choix), alors on en revient aux solutions plus radicales.
Il me semble qu'il faut insister sur cette distinction entre :
. solutions "radicales" :
stérilisation ou abstinence
. solutions diminuant la possibilité d'une conception sans totalement l'annuler :
contraception ou méthodes dites naturelles (mais fiables : Bilings, ou symptothermique), avec le risque que cela comporte et l'éventualité d'une conception à envisager AVANT de se lancer.
En espérant avoir répondu à la question et ne pas trop vous avoir perdu dans nos débats parallèles.
@Heydricks
Ah-hm. Tout de même, si Heydricks revient lire ce sujet, le pauvre, maintenant que tout part dans différentes directions, précisons :
. De tout ce qui a été débattu, il ne faudrait pas comprendre que nous nous avançons à lui dire "oui, agissez ainsi" ou "non, plutôt comme cela".
Pour en revenir, donc, au sujet, ce que je répondais pour ma part était :
. il semble effectivement légitime d'envisager la possibilité de l'abstinence totale, légitime de se poser la question comme vous vous la posiez (si par "abstinence" on entend bien abstinence de relation sexuelle et non, évidemment, abstinence de sexualité c'est à dire de relation de tendresse et d'intimité physique).
. cela ne signifie pas que nous vous répondons que c'est la solution : pour vous conseiller il faut quelqu'un dont c'est le rôle, et qui parle avec vous de vive voix, et qui suive pas à pas votre réflexion et votre couple.
Nous disons simplement que c'est légitime de votre part de l'envisager (s'agissant de protéger la vie de votre épouse)
. quitte à opter pour une solution radicale, ce choix-là me semblerait préférable à la stérilisation, qui est, tout de même, une mutilation (parfois effet secondaire inévitable de certaines opérations, notamment de cancers, mais qui ici serait proposée comme une solution en elle-même).
Or l'apprentissage d'une relation de tendresse et d'intimité différente, limitée par la volonté de protéger une vie, semble préférable à une mutilation faite dans le but de ne pas changer ses habitudes : choisir de se limiter plutôt que choisir de se mutiler.
. cela étant seulement la comparaison de deux solutions "radicales", restent les autres solutions : celles-ci comportent toutes un risque non négligeable, puisqu'aucune n'empêchera complètement la possibilité d'une conception ; ce sont des méthodes visant à diminuer fortement la probabilité d'une conception.
Cette nuance est extrêmement importante, s'agissant d'un question vitale, si j'ai bien compris.
Ce sont alors soit les méthodes contraceptives, soit les méthodes dites naturelles (Billings ou symptothermique, c'est à dire "naturelles" mais fiables) ;
(le stérilet n'est pas abordé ici : s'agissant d'un abortif, ou potentiellement abortif, il n'entre pas dans ces catégories).
Le principe des méthodes dites naturelles apporte une plus grande connaissance de soi et de l'autre, ou en tout cas y encourage ; et une maîtrise de soi, plutôt qu'une maîtrise de son corps. C'est l'avantage non négligeable, humain, par rapport aux méthodes contraceptives (mécaniques ou chimiques).
La contraception peut-elle être utilisée ici, cependant, pour minimiser le plus possible la possibilité d'une conception ? À cette question nous ne sommes pas habilités à répondre ; enfin, pas moi, pas dans la situation présente, s'agissant de protéger la vie de la mère.
D'où l'intérêt d'une personne de confiance à qui parler de vive voix, et qui suive votre réflexion et votre cheminement.
Quelle que soit la réponse apportée, cependant, il faudra forcément garder à l'esprit que, méthode naturelle ou contraception, il s'agit de méthodes [b]diminuant[/b] la probabilité d'une conception, sans jamais totalement l'annuler.
Il me semble donc nécessaire, avant, de discuter en couple de l'éventualité d'une conception : si un enfant est conçu, que faire ? Qu'en dit votre épouse ? Seriez-vous prêt à assumer cette éventualité et les choix qui en découleraient ? Si non (personnellement, difficile de me mettre à votre place, mais dans mon cas j'imagine que je dirais non, que je ne serais pas prêt à assumer le risque d'un tel choix), alors on en revient aux solutions plus radicales.
Il me semble qu'il faut insister sur cette distinction entre :
. solutions "radicales" :
stérilisation ou abstinence
. solutions diminuant la possibilité d'une conception sans totalement l'annuler :
contraception ou méthodes dites naturelles (mais fiables : Bilings, ou symptothermique), avec le risque que cela comporte et l'éventualité d'une conception à envisager AVANT de se lancer.
En espérant avoir répondu à la question et ne pas trop vous avoir perdu dans nos débats parallèles.