Bonjour à tous!
Savez-vous s'il existe des écrits un minimum éclairés sur les rapports qui peuvent exister entre le catholicisme et l'humour?
Existe t'il des commentaires officiels là dessus?
L'humour semble assez naturel d'autant qu'on en use tous les jours sous ses diverses formes seulement on ne peut évacuer certaines dimensions qui peuvent clairement s'avérer néfastes.
Est-ce qu'en soit l'humour est vraiment licite dans le catholicisme?
Ne rit-on pas principalement aux dépends des autres?
On pourrait résoudre le problème en se disant qu'il existe un bon et un mauvais humour mais les choses ne sont pas aussi simples.
Tout d'abord, quelle serait la limite entre les 2? Et qui la poserait?
Pour reprendre les Inconnus, le bon humour est un truc qui est fait et qui fait marrer.
Le mauvais humour, c'est un truc qui est fait et qui fait marrer mais c'est le mauvais humour quoi!
T'façon, c'est des questions à la con tout ça!!!
Ensuite, ce raisonnement ne prend pas en compte le côté participatif de l'humour qui nécessite souvent l'incompréhension de l'interlocuteur (pour aider à une chute et amorcer le rire) puis sa compréhension (pour éviter que certaines situations ne dégénèrent) : ainsi des blagues même "bon-enfant" peuvent être faites mais mal-interprétées par une personne qui peut s'en trouver frustrée/vexée/choquée. La suite, on la connait bien...
Autre cas, celui du contexte. Comment pratiquer un humour qui en fonction des lieux et des époques évolue fortement?
Je pense notamment à l'interview d'Alain Jakubowicz, président de la LICRA, qui a récemment avoué face caméra que certains sketchs de Desproges lui vaudraient des procès à notre époque.
Aussi, il y a le cas de la personne. Visiblement, certaines personnes ne peuvent se permettre de pratiquer certains types d'humour parce qu'on les soupçonne de penser ce qu'ils disent. Nous pouvons citer la triste affaire Dieudonné...
Où placer la vulgarité? La grossièreté?
Doit-on y appliquer les principes de la tempérance du langage selon Saint Paul?
etc....
Au final, le constat est pour moi en toute honnêteté sans appel : si on enlève la moquerie et la vulgarité des plaisanteries, des histoires drôles, des comiques de situation, etc... il ne reste que des mièvreries qui ne m'arracheront guère plus qu'un sourire. Est-ce une faute de ma part? Est-ce que le rire, ça s'éduque?
Je ne peux pas m’empêcher de remarquer qu'il n'existe pas (à ma connaissance) de versets de la Bible qui présenterait Dieu dans une situation d'amusement, aucun verset non-plus au sujet du Christ qui rirait au sujet de telle ou telle chose... Au contraire, ce sont bien souvent ses adversaires qui rigolent. Le rire est-il une réalité purement humaine ou est-ce aussi un fait divin?
D'où ma question initiale.
Je ne serai très curieux de savoir ce qu'en disent les théologiens.
