Bonsoir
LumendeLumine a écrit :Néanmoins, dans notre patrimonie génétique se trouvent déjà, c'est certain, des dispositions à agir moralement, des traits de caractère bons ou mauvais. Pour vous contredire, Alexis Carrel cite une étude où de la descendance d'un criminel a produit quelques centaines d'auters criminels; je n'ai pas le livre devant les yeux (Réflexions sur la conduite de la vie) mais je pourrai vous le sortir dès ce soir.
Vous le pensez vraiment ? Pouvez-vous me citer une seule étude sérieuse qui le valide ? Mieux ! Montrez moi le gène de l’avarice, de la générosité, du sadisme, de la sympathie, de … :lol:
Christian a écrit :Pour vous contredire, Alexis Carrel cite une étude où de la descendance d'un criminel a produit quelques centaines d'auters criminels.
Le problème de ce genre d’argument c’est que ça n’en est pas un ; Au lieu de considérer toute la descendance de ce criminel, considérez
celle de tous les autres criminels. Il n’y a peu être bien eu trois ou quatre lignée du même genre, pour autant cela ne reste qu’une coïncidence, si cela prouve quoique ce soit, c’est que même si une probabilité est mince elle existe … probabilité ici sans doute renforcée par ce que les membres de cette même descendance a pu vivre dans des milieux ou conditions semblables (je ne connais pas cet exemple).
C’est hélas ce genre de généralisation à partir d’un cas particulier qui amène parfois de telles absurdités dans les mentalités (tout les gros chiens sont dangereux, tout musulmans sont des terroristes, tout les gays sont des pédophiles …).
Un homme n’est pas bon ou mauvais par nature, il n’est rien qu’un homme. Son comportement n’a rien de prédéfini (seul peuvent être définis génétiquement les instincts), il est la conséquence de son vécu, et de la façon de le percevoir. Si il y a bien une grande inégalité qui soit par nature c’est l’époque et le lieu de naissance ainsi que la physionomie de chacun …
Christian a écrit :Les plus aptes dans le monde animal le sont par leurs caractères physiques, et ces caractères dépendent bien de la génétique. En revanche, les plus aptes pour nous, êtres humains modernes, sont définis par d’autres traits qui ne dépendent pas tous de la nature.
C’est à mon sens précisément l’idée qui clôt le débat sur le conflit entre l’eugénisme et le christianisme, le premier considère l’homme comme un animal parmi d’autre, au contraire du second qui le vois presque au-dessus de tout …
Je ne suis pas eugéniste, et ne pense jamais le devenir, mais il reste que, pour moi, c’est un point de vue parfaitement défendable. Il ne tend en fait qu’à rétablir des lois qui lui semblent naturelles, es-ce fondamentalement mauvais ?
Ceci dit j’adhère à l’idée que, pour l’homme, celui qui est « apte » n’est plus le même.
Christian a écrit :La nature n’a pas prévu que les vaches donnent 40l de lait par jour, elle n’a jamais sélectionné les milliers d’espèces végétales que nous cultivons sur un quart de la surface terrestre, défrichée et irriguée.
La nature n’a pas prévu, parce que par définition la nature n’est pas consciente, pour autant es-ce moins naturel qu’une vache donne 40L de lait ? Non, cela n’a été que maîtrisé. N’exagérez pas la place et la valeur de l’humain …
Christian a écrit :A cause justement de l’absence de corrélation entre certaines tares physiques et les aptitudes intellectuelles, nous risquerions d’éliminer les génies en éliminant les malformés.
« D’éliminer DES génies en éliminant des malformés » Ce n’est pas que je soit profondément maniaque mais en conservant votre formulation vous vous contredisez, au passage je vous demande si c’était volontaire ? Sinon je m’excuse d’avoir relevé une simple faute de frappe.
Christian a écrit :Mais on peut dire que ce processus de sélection existe déjà. Il s’appelle « le marché ». Chacun se retrouve dans l’emploi où ses talents sont les plus demandés, et ceux qui sont les plus aptes à servir les autres (et quel autre critère de sélection serait plus pertinent ?) réussissent mieux, deviennent des modèles qu’imite la génération suivante.
Cette fois ce n’est pas une correction mais une remarque … je dirais plutôt « les plus aptes à
se servir
des autres ». C’est pour moi là que le bas blesse puisque je suis loin de constater que ce sont les meilleurs qui « réussissent » mieux …
Sun Tzu