par papillon » lun. 27 déc. 2010, 7:24
Ah, ouf! je ne l'aurai pas trop difficile

.
En fait, Etienne, cela peut tout simplement relever d'un art de vivre, si on peut dire, ou d'un savoir-vivre en société.
Je peux vous affirmer que cela n'est pas chose rare dans mon patelin. Et ça se fait de façon tout à fait spontanée et naturelle.
La logique est la suivante: quand on a un caddie plein de marchandises (chez nous on dit un panier ou un carosse

), on sait que ce sera long pour nous à la caisse, de toute façon. Alors ça ne fait pas beaucoup de différence de laisser passer le client, derrière nous, qui a seulement 2 ou 3 items à payer. Alors pourquoi pas?
Et lui, ça lui permet de ne pas attendre tout ce temps inutilement. Ça permet aussi, par la même occasion, d'échanger sourires et amabilités et tout le monde est content.
Bien sûr, il y a des magasins munis d'une "caisse rapide" pour ceux qui ont peu à acheter, mais ce n'est pas toujours le cas. Aussi, il m'est arrivé plus d'une fois, dans les magasins qui n'en étaient pas munis, qu'on m'invite à passer devant, et quand je me trouve dans la situation inverse je fais la même chose, pour ne pas retarder indûment les gens.
Cette politesse n'est évidemment pas pratiquée par tous, mais ce n'est quand même pas rare.
Je crois que ce genre de bienveillance envers autrui (qui nous coûte peu, à vrai dire) est grandement influencé par notre état d'esprit, lequel est lui-même influencé par le milieu dans lequel on vit.
Je vis à la campagne, où l'espace et l'air ne manquent pas, et où résidents permanents et vacanciers se côtoient en général dans une atmosphère joviale et bon-enfant. On est moins "sur les nerfs" qu'en ville, et c'est sûr, le calme, la relaxation et le plaisir de vivre prédisposent à l'amabilité

.
Il y a aussi que dans une petite localité, même si on ne se connaît pas tous, on sent qu'on a tous quelque chose en commun, cet attachement pour notre patelin, un sentiment communautaire, je ne sais trop comment l'expliquer, mais c'est bien là, on est tous des gens "de la place", que ce soit de naissance ou d'adoption, et ça influence le comportement.
Alors oui, je laisserai encore passer des gens devant, mais ce ne sera pas difficile et je n'en aurai pas de mérite.
Ça rend simplement la vie tellement plus agréable!
Ah, ouf! je ne l'aurai pas trop difficile :) .
En fait, Etienne, cela peut tout simplement relever d'un art de vivre, si on peut dire, ou d'un savoir-vivre en société.
Je peux vous affirmer que cela n'est pas chose rare dans mon patelin. Et ça se fait de façon tout à fait spontanée et naturelle.
La logique est la suivante: quand on a un caddie plein de marchandises (chez nous on dit un panier ou un carosse :-D ), on sait que ce sera long pour nous à la caisse, de toute façon. Alors ça ne fait pas beaucoup de différence de laisser passer le client, derrière nous, qui a seulement 2 ou 3 items à payer. Alors pourquoi pas?
Et lui, ça lui permet de ne pas attendre tout ce temps inutilement. Ça permet aussi, par la même occasion, d'échanger sourires et amabilités et tout le monde est content.
Bien sûr, il y a des magasins munis d'une "caisse rapide" pour ceux qui ont peu à acheter, mais ce n'est pas toujours le cas. Aussi, il m'est arrivé plus d'une fois, dans les magasins qui n'en étaient pas munis, qu'on m'invite à passer devant, et quand je me trouve dans la situation inverse je fais la même chose, pour ne pas retarder indûment les gens.
Cette politesse n'est évidemment pas pratiquée par tous, mais ce n'est quand même pas rare.
Je crois que ce genre de bienveillance envers autrui (qui nous coûte peu, à vrai dire) est grandement influencé par notre état d'esprit, lequel est lui-même influencé par le milieu dans lequel on vit.
Je vis à la campagne, où l'espace et l'air ne manquent pas, et où résidents permanents et vacanciers se côtoient en général dans une atmosphère joviale et bon-enfant. On est moins "sur les nerfs" qu'en ville, et c'est sûr, le calme, la relaxation et le plaisir de vivre prédisposent à l'amabilité :) .
Il y a aussi que dans une petite localité, même si on ne se connaît pas tous, on sent qu'on a tous quelque chose en commun, cet attachement pour notre patelin, un sentiment communautaire, je ne sais trop comment l'expliquer, mais c'est bien là, on est tous des gens "de la place", que ce soit de naissance ou d'adoption, et ça influence le comportement.
Alors oui, je laisserai encore passer des gens devant, mais ce ne sera pas difficile et je n'en aurai pas de mérite.
Ça rend simplement la vie tellement plus agréable!