par coeurderoy » ven. 17 sept. 2010, 14:09
lisel a écrit :
Le bleu est la couleur de Marie, Mère de Dieu, mais jamais les prêtres sont en bleu, même pour les fêtes mariales
Vous trouverez sûrement en bibliothèque
"Bleu, histoire d'une couleur" de Michel Pastoureau (existe en poche !) : le bleu en effet, quasi absent dans l'Antiquité (sur le vêtement) n'a jamais été couleur liturgique : lié à l'essor du culte marial (XIIème s.), à l'invention du "bleu de Chartres" (ou de Saint-Denis) par les maitres verriers de la même époque et au "miracle capétien", il est davantage
la couleur de notre pays et de ses armes (lys d'or sur champ d'azur, écu dit "de France").
La Vierge Marie, au Moyen-Age, peut être vêtue de noir, rouge, pourpre...et l'époque baroque lui préfère l'or éclatant. Je laisse le soin à d'autres intervenants de vous répondre pour les couleurs proprement liturgiques (si cela vous intéresse
"Noir" de Michel Pastoureau est aussi un livre passionnant : au XVIème s. il devient la couleur des Réformés, des intellectuels avant d'être celle des Anglais physiocrates du XVIII ème s. et de tous les "Romantiques-révolutionnaires" du XIXème - noir des anarchistes - pour rester aujourd'hui le "must" de l'élégance "chic et top" (chez les artistes contemporains par ex... ).
P.S : Michel Pastoureau indique, dans la préface de
Noir qu'un troisième volume (très attendu) devrait compléter l'actuel dyptique (et cela à la demande de son éditeur): peut-être un livre sur le rouge ou le vert d'après l'auteur. Les autres couleurs et leur différents symbolismes sont évidemment abordées dans les deux premiers ouvrages (en opposition ou complément au bleu ou au noir, déjà étudiés). Le rouge est évidemment une couleur dominante apparaissant dans de nombreuses armoiries européennes, dans les vêtements liturgiques et le faste des grands mais cette couleur décline progressivement à partir de la Renaissance (bondée de gens sérieux et austères), couleur de l'amour et de la passion elle est alors parfois associée aux filles de mauvaise vie, aux lieux équivoques (étuves publiques) : cf la lanterne rouge encore signalée dans les rues chaudes du début XXème s. C'est aussi la couleur des flammes dangereuses de l'Enfer et de tous les interdits (nos panneaux de signalisation, nos feux rouges...)
[quote="lisel"]
Le bleu est la couleur de Marie, Mère de Dieu, mais jamais les prêtres sont en bleu, même pour les fêtes mariales
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Vous trouverez sûrement en bibliothèque [i]"Bleu, histoire d'une couleur"[/i] de Michel Pastoureau (existe en poche !) : le bleu en effet, quasi absent dans l'Antiquité (sur le vêtement) n'a jamais été couleur liturgique : lié à l'essor du culte marial (XIIème s.), à l'invention du "bleu de Chartres" (ou de Saint-Denis) par les maitres verriers de la même époque et au "miracle capétien", il est davantage [b]la couleur de notre pays[/b] et de ses armes (lys d'or sur champ d'azur, écu dit "de France").
La Vierge Marie, au Moyen-Age, peut être vêtue de noir, rouge, pourpre...et l'époque baroque lui préfère l'or éclatant. Je laisse le soin à d'autres intervenants de vous répondre pour les couleurs proprement liturgiques (si cela vous intéresse [i]"Noir"[/i] de Michel Pastoureau est aussi un livre passionnant : au XVIème s. il devient la couleur des Réformés, des intellectuels avant d'être celle des Anglais physiocrates du XVIII ème s. et de tous les "Romantiques-révolutionnaires" du XIXème - noir des anarchistes - pour rester aujourd'hui le "must" de l'élégance "chic et top" (chez les artistes contemporains par ex... ).
P.S : Michel Pastoureau indique, dans la préface de [i]Noir[/i] qu'un troisième volume (très attendu) devrait compléter l'actuel dyptique (et cela à la demande de son éditeur): peut-être un livre sur le rouge ou le vert d'après l'auteur. Les autres couleurs et leur différents symbolismes sont évidemment abordées dans les deux premiers ouvrages (en opposition ou complément au bleu ou au noir, déjà étudiés). Le rouge est évidemment une couleur dominante apparaissant dans de nombreuses armoiries européennes, dans les vêtements liturgiques et le faste des grands mais cette couleur décline progressivement à partir de la Renaissance (bondée de gens sérieux et austères), couleur de l'amour et de la passion elle est alors parfois associée aux filles de mauvaise vie, aux lieux équivoques (étuves publiques) : cf la lanterne rouge encore signalée dans les rues chaudes du début XXème s. C'est aussi la couleur des flammes dangereuses de l'Enfer et de tous les interdits (nos panneaux de signalisation, nos feux rouges...)