par ti'hamo » lun. 16 août 2010, 11:00
à ce qui a déjà été répondu j'ajouterai :
. si la religion est "un produit de l'évolution", cela revient à dire que, toute conviction religieuse étant pur produit des lois biologiques, ils ne sont dans ce cas pas plus libres de ne pas croire que nous de croire : leur "incroyance" ne résulte pas d'un raisonnement rationnel, mais des contraintes de leur environnement.
d'autre part, deuxième conséquence, il n'y a aucune raison de penser dans ce cas que la croyance soit préférable ou non à l'incroyance : leur attitude, leur position, n'est donc, d'après eux, ni plus sensée ni plus valable que celle des croyants, simplement c'est une stratégie de survie différente mise en place par des gènes différents.
Ils ne pensent donc pas que la religion soit "absurde" ou "fausse", ce qui n'a aucun sens ici, ils ne pensent pas non plus que les croyances soient ridicules, ou que les personnes croyantes se trompent,
simplement ils ne s'y sentent pas poussés par leurs gènes.
En toute logique, ils ne doivent donc pas considérer la croyance comme quelque chose de "faux", de "ridicule", ni de moins valable que leurs propres pensées, ni de "nuisible", et ils ne portent à son encontre aucun jugement moral.
. dire "la religion est un produit de l'évolution, puisque l'on retrouve chez les singes (et chez d'autres espèces comme les elephants) la conscience de la mort", c'est assimiler "religion" et "conscience de la mort".
Or, la religion ne vient pas d'abord d'une conscience de la mort, ni seulement de cela :
> elle vient d'abord de questions sur l'existence, et non sur la mort (la première question n'est pas "pourquoi mourir ?" mais "pourquoi j'existe ?"). Il faudrait donc, pour soutenir leur thèse, trouver un singe qui se demande pourquoi il existe.
> la conscience de la mort est une chose (= se sentir mourir, ou à un degré encore plus poussé, sentir la mort d'un autre être), mais la religion et les croyances touchent à la conscience d'"autre chose" après la mort, ce qui est différent.
Le fait de se sentir mourir et d'avoir conscience de sa propre mort n'entraîne pas forcément qu'on ait conscience d'autre chose après cette mort. Ces deux sentiments portent sur des réalités différentes.
Donc, dire que des animaux ont conscience de la mort ne nous dit, en fait, strictement rien à propos des religions.
> en fait ce qu'ils appellent religion touche à toutes les questions métaphysique : l'existence, l'intelligence, l'amour, la morale, le bien et le mal.
Répondre "oui mais les éléphants ont conscience de mourir" est donc à peu près équivalent à dire "les cigognes migrent" ou "les hannetons volent" : on ne voit pas vraiment le rapport.
. Ceux qui vous répondent cela démontrent donc pour l'instant surtout leur totale méconnaissance de ce dont ils parlent (les religions). Or, si on ne connaît rien du tout à un phénomène donné, si on est déjà dans l'impossibilité de le décrire, comment prétendre en proposer une explication ??
Leur thèse, donc, n'a pas même de consistance. Ce sont des paroles en l'air.
à ce qui a déjà été répondu j'ajouterai :
. si la religion est "un produit de l'évolution", cela revient à dire que, toute conviction religieuse étant pur produit des lois biologiques, ils ne sont dans ce cas pas plus libres de ne pas croire que nous de croire : leur "incroyance" ne résulte pas d'un raisonnement rationnel, mais des contraintes de leur environnement.
d'autre part, deuxième conséquence, il n'y a aucune raison de penser dans ce cas que la croyance soit préférable ou non à l'incroyance : leur attitude, leur position, n'est donc, d'après eux, ni plus sensée ni plus valable que celle des croyants, simplement c'est une stratégie de survie différente mise en place par des gènes différents.
Ils ne pensent donc pas que la religion soit "absurde" ou "fausse", ce qui n'a aucun sens ici, ils ne pensent pas non plus que les croyances soient ridicules, ou que les personnes croyantes se trompent,
simplement ils ne s'y sentent pas poussés par leurs gènes.
En toute logique, ils ne doivent donc pas considérer la croyance comme quelque chose de "faux", de "ridicule", ni de moins valable que leurs propres pensées, ni de "nuisible", et ils ne portent à son encontre aucun jugement moral.
. dire "la religion est un produit de l'évolution, [b]puisque[/b] l'on retrouve chez les singes (et chez d'autres espèces comme les elephants) la conscience de la mort", c'est assimiler "religion" et "conscience de la mort".
Or, la religion ne vient pas d'abord d'une conscience de la mort, ni seulement de cela :
> elle vient d'abord de questions sur l'existence, et non sur la mort (la première question n'est pas "pourquoi mourir ?" mais "pourquoi j'existe ?"). Il faudrait donc, pour soutenir leur thèse, trouver un singe qui se demande pourquoi il existe.
> la conscience de la mort est une chose (= se sentir mourir, ou à un degré encore plus poussé, sentir la mort d'un autre être), mais la religion et les croyances touchent à la conscience d'"autre chose" après la mort, ce qui est différent.
Le fait de se sentir mourir et d'avoir conscience de sa propre mort n'entraîne pas forcément qu'on ait conscience d'autre chose après cette mort. Ces deux sentiments portent sur des réalités différentes.
Donc, dire que des animaux ont conscience de la mort ne nous dit, en fait, strictement rien à propos des religions.
> en fait ce qu'ils appellent religion touche à toutes les questions métaphysique : l'existence, l'intelligence, l'amour, la morale, le bien et le mal.
Répondre "oui mais les éléphants ont conscience de mourir" est donc à peu près équivalent à dire "les cigognes migrent" ou "les hannetons volent" : on ne voit pas vraiment le rapport.
. Ceux qui vous répondent cela démontrent donc pour l'instant surtout leur totale méconnaissance de ce dont ils parlent (les religions). Or, si on ne connaît rien du tout à un phénomène donné, si on est déjà dans l'impossibilité de le décrire, comment prétendre en proposer une explication ??
Leur thèse, donc, n'a pas même de consistance. Ce sont des paroles en l'air.