par Epsilon » mer. 24 oct. 2012, 22:12
Cher Ginepra
Le Liban est LE pays des « communautés » aussi bien chrétiennes (maronite, grec orthodoxe, grec catholique, arménien grégorien/orthodoxe, arménien catholique, syriaque jacobite/orthodoxe, syriaque catholique, assyrien orthodoxe, catholique latin, protestant, chaldéen catholique, chaldéen orthodoxe et copte orthodoxe) … que musulmanes (sunnite, chiite, alaouite, ismaélite, druze) … sans oublier le petite communauté israélite.
Pour faire simple disons qu’il y a légèrement plus de Musulmans que de Chrétiens du moins au Liban même … ce qui n’est pas le cas si on intègre l’ensemble des libanais de la diaspora … cette dernière représente environ le triple de la population autochtone soit qcq 12 millions de personnes.
Les deux communautés majoritaires sont … chez les chrétiens les maronites … et chez les musulmans les chiites.
En comptant qcq 4 millions de personnes vivant au Liban en tenant compte des qcq 350.000 palestiniens qui représente donc environ 12% de la population … ces derniers sont des réfugiés chassés par Israël de leur Palestine natale suite à la création de cet Etat et aux différents conflits … ces Palestiniens sont composé d’environ 10% de chrétiens le reste étant des musulmans sunnites.
L’apport de ces « immigrés malgré eux » fut plus que la goutte d’eau qui provoqua la guerre civile de 1975 … et cette dernière pris fin par ce qu’on appelle les accords de Taëf … qui est (et sera) le début de la fin de l’unité des chrétiens … car ces accords sans remettre en cause le système confessionnel donne la part belle au premier ministre (issu de la communauté sunnite) au détriment du président (qui lui est maronite) … et impose la répartition des postes à 50% entre chrétiens et musulmans.
A partir de là le vers était dans la pomme et les chrétiens (essentiellement les maronites) se divisèrent en deux camps … en gros ceux proches des sunnites (et donc de l’Arabie et autre Qatar voire Israël) … et ceux proches des chiites (et donc de l’Iran et de la Syrie).
Cette division s’est accentuée après l’assassinat de Hariri ou deux mouvements sont « nés » :
a) le « 14 Mars » hostile à la Syrie, favorable à Israël etc … on y trouve du coté musulman : les sunnites, les frères musulmans et une partie des Druzes … et du coté chrétien : les forces libanaises et les phalangistes (Gemayel), le parti national libre (Chamoun), et le bloc libanais (Eddée).
b) le « 8 Mars » favorable à la Syrie et donc hostile à Israël … on y trouve du coté musulman : les chiites dans sa composante Hezbollah et aussi Amal voire même deux petits partis sunnites : celui du dialogue national (Makhzouni et Wakin) et un autre marginal ainsi que l’autre partie des Druzes … et du coté chrétien : le courant patriotique libre (Aoun), le courant El-Marada (Frangié).
Cordialement, Epsilon
Cher Ginepra
Le Liban est [b][u]LE[/u][/b] pays des « [i]communautés[/i] » aussi bien chrétiennes (maronite, grec orthodoxe, grec catholique, arménien grégorien/orthodoxe, arménien catholique, syriaque jacobite/orthodoxe, syriaque catholique, assyrien orthodoxe, catholique latin, protestant, chaldéen catholique, chaldéen orthodoxe et copte orthodoxe) … que musulmanes (sunnite, chiite, alaouite, ismaélite, druze) … sans oublier le petite communauté israélite.
Pour faire simple disons qu’il y a légèrement plus de Musulmans que de Chrétiens du moins au Liban même … ce qui n’est pas le cas si on intègre l’ensemble des libanais de la diaspora … cette dernière représente environ le triple de la population autochtone soit qcq 12 millions de personnes.
Les deux communautés majoritaires sont … chez les chrétiens les maronites … et chez les musulmans les chiites.
En comptant qcq 4 millions de personnes vivant au Liban en tenant compte des qcq 350.000 palestiniens qui représente donc environ 12% de la population … ces derniers sont des réfugiés chassés par Israël de leur Palestine natale suite à la création de cet Etat et aux différents conflits … ces Palestiniens sont composé d’environ 10% de chrétiens le reste étant des musulmans sunnites.
L’apport de ces « [i]immigrés malgré eux[/i] » fut plus que la goutte d’eau qui provoqua la guerre civile de 1975 … et cette dernière pris fin par ce qu’on appelle les accords de Taëf … qui est (et sera) le début de la fin de l’unité des chrétiens … car ces accords sans remettre en cause le système confessionnel donne la part belle au premier ministre (issu de la communauté sunnite) au détriment du président (qui lui est maronite) … et impose la répartition des postes à 50% entre chrétiens et musulmans.
A partir de là le vers était dans la pomme et les chrétiens (essentiellement les maronites) se divisèrent en deux camps … en gros ceux proches des sunnites (et donc de l’Arabie et autre Qatar voire Israël) … et ceux proches des chiites (et donc de l’Iran et de la Syrie).
Cette division s’est accentuée après l’assassinat de Hariri ou deux mouvements sont « nés » :
a) le « [i]14 Mars[/i] » hostile à la Syrie, favorable à Israël etc … on y trouve du coté musulman : les sunnites, les frères musulmans et une partie des Druzes … et du coté chrétien : les forces libanaises et les phalangistes (Gemayel), le parti national libre (Chamoun), et le bloc libanais (Eddée).
b) le « [i]8 Mars[/i] » favorable à la Syrie et donc hostile à Israël … on y trouve du coté musulman : les chiites dans sa composante Hezbollah et aussi Amal voire même deux petits partis sunnites : celui du dialogue national (Makhzouni et Wakin) et un autre marginal ainsi que l’autre partie des Druzes … et du coté chrétien : le courant patriotique libre (Aoun), le courant El-Marada (Frangié).
Cordialement, Epsilon