par Manu metalleux catho » ven. 09 juil. 2010, 13:49
Antestor a écrit :Si je comprend bien il faut croire en l'Église parce que L'esprit saint a promis qu'il ne nous lacherait pas....
Malgré tout le respect que j'ai pour l'esprit saint, cette confiance aveugle en une autorité quasi politique ne s'appellerait t'elle pas de la pure crédulité
Combien de fois on a entendu "le pape l'a dit alors il a raison" quelle terrible phrase !
Question : il était ou le Pape pendant l'inquisition et pendant les croisades ? En train de prier ?

La foi n'est pas seulement un acte d'adhésion à telle ou telle proposition mais le choix de faire confiance en une parole.
Alors oui, faire confiance n'est pas la même chose que savoir, et quand je choisis de faire confiance en un ami par exemple, je ne sais pas ce qu'il va faire: je crois qu'il va agir de manière conforme à notre amitié.
Mais la foi en Dieu n'est pas pour autant aveugle. Dans la vie sacramentelle, la prière régulière, ou tout simplement dans les évènements de la vie quotidienne, le chrétien attentif trouve bien souvent des signes que Dieu est à l'écoute et travaille à notre salut. Le Salut qui nous est promis n'est pas seulement celui d'une vie future (même s'il s'accomplira dans celle-ci) mais agit également dans nos vies.
C'est du moins l'expérience qu'il m'a souvent été donné de faire. Ainsi, lors de ma première confession adulte, quinze ans après celle qui avait précédé ma profession de foi, j'ai proposé au prêtre la lecture d'un texte qui était, sans que je le sache, celui de la liturgie du jour.
On peut certes n'y voir qu'une coïncidence, mais j'ai remarqué que la plupart des fois où je me suis tourné vers Dieu pour affronter d'une manière ou d'une autre tel dilemme ou telle situation difficile, j'ai eu une réponse, quelque chose a changé en mieux dans ma vie.
Alors certes il s'agit d'une croyance là encore et non d'une hypothèse démontrable, mais la foi se nourrit aussi de petits encouragements, qui souvent alternent avec des moments d'absence apparente de Dieu, mais une vie de prière est une vie où l'échange est présent. Il ne s'agit pas, d'après mon expérience personnelle, d'un pur sacrifice de ma raison sans retour.
Je conçois très bien que ce témoignage qui est le mien ne rejoigne pas votre expérience personnelle, et que donc il ne vous convainque pas. Je ne cherche pas cependant à emporter votre adhésion, mais à vous montrer ce qui se joue dans la Fidélité à l'Eglise et à ses dogmes: je ne suis pas catholique comme je serais communiste ou faciste ou libéral, convaincu dans mon intellect par un programme ou persuadé dans mon affectivité par un discours qui explique tous mes problèmes, dans les deux cas spectateur d'une vérité abstraite sur le monde.
D'une manière que je crois très différente, j'ai fait dans ma rencontre avec le Christ et son Eglise l'expérience d'une (r)évolution dans ma vie et dans mon comportement, d'un bonheur que je ne connaissais pas et qui m'a donné envie de changer, et je retrouve dans les différents dogmes non pas des vérités abstraites que je dois accepter par peur d'aller en enfer, mais des signes de la présence de Dieu dans l'Eglise, qui m'aident parfois très concrètement à me repérer dans ma vie et à mieux aimer Dieu et mon prochain (et moi-même aussi car ce n'est pas toujours si facile que ça...).
Voilà, je ne suis pas théologien, mais j'espère vous avoir aidé à mieux comprendre ce qui vous gênait jusqu'ici, et ne pas avoir glissé par ignorance trop d'hérésies dans mon discours.
[quote="Antestor"]Si je comprend bien il faut croire en l'Église parce que L'esprit saint a promis qu'il ne nous lacherait pas....
Malgré tout le respect que j'ai pour l'esprit saint, cette confiance aveugle en une autorité quasi politique ne s'appellerait t'elle pas de la pure crédulité :?:
Combien de fois on a entendu "le pape l'a dit alors il a raison" quelle terrible phrase !
Question : il était ou le Pape pendant l'inquisition et pendant les croisades ? En train de prier ?
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La foi n'est pas seulement un acte d'adhésion à telle ou telle proposition mais le choix de faire confiance en une parole.
Alors oui, faire confiance n'est pas la même chose que savoir, et quand je choisis de faire confiance en un ami par exemple, je ne sais pas ce qu'il va faire: je crois qu'il va agir de manière conforme à notre amitié.
Mais la foi en Dieu n'est pas pour autant aveugle. Dans la vie sacramentelle, la prière régulière, ou tout simplement dans les évènements de la vie quotidienne, le chrétien attentif trouve bien souvent des signes que Dieu est à l'écoute et travaille à notre salut. Le Salut qui nous est promis n'est pas seulement celui d'une vie future (même s'il s'accomplira dans celle-ci) mais agit également dans nos vies.
C'est du moins l'expérience qu'il m'a souvent été donné de faire. Ainsi, lors de ma première confession adulte, quinze ans après celle qui avait précédé ma profession de foi, j'ai proposé au prêtre la lecture d'un texte qui était, sans que je le sache, celui de la liturgie du jour.
On peut certes n'y voir qu'une coïncidence, mais j'ai remarqué que la plupart des fois où je me suis tourné vers Dieu pour affronter d'une manière ou d'une autre tel dilemme ou telle situation difficile, j'ai eu une réponse, quelque chose a changé en mieux dans ma vie.
Alors certes il s'agit d'une croyance là encore et non d'une hypothèse démontrable, mais la foi se nourrit aussi de petits encouragements, qui souvent alternent avec des moments d'absence apparente de Dieu, mais une vie de prière est une vie où l'échange est présent. Il ne s'agit pas, d'après mon expérience personnelle, d'un pur sacrifice de ma raison sans retour.
Je conçois très bien que ce témoignage qui est le mien ne rejoigne pas votre expérience personnelle, et que donc il ne vous convainque pas. Je ne cherche pas cependant à emporter votre adhésion, mais à vous montrer ce qui se joue dans la Fidélité à l'Eglise et à ses dogmes: je ne suis pas catholique comme je serais communiste ou faciste ou libéral, convaincu dans mon intellect par un programme ou persuadé dans mon affectivité par un discours qui explique tous mes problèmes, dans les deux cas spectateur d'une vérité abstraite sur le monde.
D'une manière que je crois très différente, j'ai fait dans ma rencontre avec le Christ et son Eglise l'expérience d'une (r)évolution dans ma vie et dans mon comportement, d'un bonheur que je ne connaissais pas et qui m'a donné envie de changer, et je retrouve dans les différents dogmes non pas des vérités abstraites que je dois accepter par peur d'aller en enfer, mais des signes de la présence de Dieu dans l'Eglise, qui m'aident parfois très concrètement à me repérer dans ma vie et à mieux aimer Dieu et mon prochain (et moi-même aussi car ce n'est pas toujours si facile que ça...).
Voilà, je ne suis pas théologien, mais j'espère vous avoir aidé à mieux comprendre ce qui vous gênait jusqu'ici, et ne pas avoir glissé par ignorance trop d'hérésies dans mon discours.