par archi » mer. 24 févr. 2010, 13:38
Virgile a écrit :Si Paul-Victor insiste tant pour avoir un commentaire, qu'il n'aura pas, sur la préposition "nonobstant", c'est parce que son canoniste lui a dit qu'il s'agissait du terme qui permettait d'affirmer l'abrogation de l'ancien missel par la consitution Missale romanum de Paul VI.
Mais si, il aura son commentaire
Je n'ai pas été clair (ni dans mon esprit ni dans mon message) en rédigeant ma réponse de ce matin, mais si l'on prend la peine de lire le texte de Missale Romanum, p. ex ici:
http://www.liturgiecatholique.fr/IMG/pd ... aul_VI.pdf
on est bien en peine de voir où les anciens missels autorisés jusque-là sont interdits. On constate en le lisant qu'après une description détaillée de son nouveau missel (motivations, nouveautés...), Paul VI énonce ceci:
14. Pour terminer, Nous voulons donner force de loi à tout ce que Nous avons
exposé plus haut sur le nouveau Missel (...)
15. Nous ordonnons que les prescriptions de cette Constitution entrent en vigueur
le 30 novembre prochain, premier dimanche de l'Avent.
Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et
efficace, maintenant et à l'avenir, nonobstant, si c'est nécessaire, les Constitutions
et Ordonnances apostoliques données par Nos prédécesseurs et toutes les autres
prescriptions même dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi.
Il devrait être clair dans ce texte que ce que le Pape a établi et prescrit ici, c'est que le Nouveau Missel a "force de loi", "nonobstant" - malgré - si c'est nécessaire, ce qui a pu être proclamé par les Papes précédents.
Cela signifie que le Nouveau Missel est parfaitement légitime, et qu'on ne peut se baser sur les formulations interdisant d'autres missels que celui de Saint Pie V (dans Quo Primum notamment) pour s'y opposer. Ce que personne ne remet en question (à part peut-être certains sédévacantistes, mais bon

).
Mais cela ne signifie aucunement que ce nouveau Missel doive être unique, et que l'ancien soit interdit par la même façon: ça n'est absolument pas écrit dans ce texte (par comparaison, l'interdiction d'utiliser les autres missels de l'époque était abondamment mentionnée dans Quo Primum à côté de la promulgation du Missel de Saint Pie V).
On doit en conclure que l'autorisation à perpétuité d'utiliser le Missel de Saint Pie V, concédée par Quo Primum, reste valide, même si l'interdiction d'en utiliser un autre est, elle, levée par la promulgation du Nouveau Missel.
Que Paul VI ait, dans d'autres discours, clairement montré son intention de substituer le nouveau missel à l'ancien, n'en fait pas un acte juridique.
In Xto,
archi.
[quote="Virgile"]Si Paul-Victor insiste tant pour avoir un commentaire, qu'il n'aura pas, sur la préposition "nonobstant", c'est parce que son canoniste lui a dit qu'il s'agissait du terme qui permettait d'affirmer l'abrogation de l'ancien missel par la consitution Missale romanum de Paul VI. [/quote]
Mais si, il aura son commentaire ;)
Je n'ai pas été clair (ni dans mon esprit ni dans mon message) en rédigeant ma réponse de ce matin, mais si l'on prend la peine de lire le texte de Missale Romanum, p. ex ici:
[u]http://www.liturgiecatholique.fr/IMG/pdf/Constitution_Missale_romanum_de_Paul_VI.pdf[/u]
on est bien en peine de voir où les anciens missels autorisés jusque-là sont interdits. On constate en le lisant qu'après une description détaillée de son nouveau missel (motivations, nouveautés...), Paul VI énonce ceci:
[quote]14. Pour terminer, Nous voulons donner force de loi à tout ce que Nous avons
exposé plus haut sur le nouveau Missel (...)
15. Nous ordonnons que les prescriptions de cette Constitution entrent en vigueur
le 30 novembre prochain, premier dimanche de l'Avent.
Nous voulons que ce que Nous avons établi et prescrit soit tenu pour ferme et
efficace, maintenant et à l'avenir, nonobstant, si c'est nécessaire, les Constitutions
et Ordonnances apostoliques données par Nos prédécesseurs et toutes les autres
prescriptions même dignes de mention spéciale et pouvant déroger à la loi.[/quote]
Il devrait être clair dans ce texte que ce que le Pape a établi et prescrit ici, c'est que le Nouveau Missel a "force de loi", "nonobstant" - malgré - si c'est nécessaire, ce qui a pu être proclamé par les Papes précédents.
Cela signifie que le Nouveau Missel est parfaitement légitime, et qu'on ne peut se baser sur les formulations interdisant d'autres missels que celui de Saint Pie V (dans Quo Primum notamment) pour s'y opposer. Ce que personne ne remet en question (à part peut-être certains sédévacantistes, mais bon :siffle: ).
Mais cela ne signifie aucunement que ce nouveau Missel doive être unique, et que l'ancien soit interdit par la même façon: ça n'est absolument pas écrit dans ce texte (par comparaison, l'interdiction d'utiliser les autres missels de l'époque était abondamment mentionnée dans Quo Primum à côté de la promulgation du Missel de Saint Pie V).
On doit en conclure que l'autorisation à perpétuité d'utiliser le Missel de Saint Pie V, concédée par Quo Primum, reste valide, même si l'interdiction d'en utiliser un autre est, elle, levée par la promulgation du Nouveau Missel.
Que Paul VI ait, dans d'autres discours, clairement montré son intention de substituer le nouveau missel à l'ancien, n'en fait pas un acte juridique.
In Xto,
archi.