par Laurent L. » dim. 24 janv. 2010, 2:51
Vous devriez vous souvenir des recommandations de Jésus : Certains aiment dans le monde être craints des hommes, et leur faire sentir leur puissance et leur domination. Je ne veux pas que vous fassiez de même.

Mais non, je ne ferais pas de mal à une mouche.

Et je ne fais peur à personne

; ce qui m'agace un peu, c'est que dès qu'on évoque la doctrine du Christ-Roi, les catholiques même vous considèrent comme suspect (ce dangereux intégriste doit poser des bombes et aiguiser ses couteaux en écoutant Wagner

).
Mais arrêtez... ce n'était pas un culte idolâtre. C'était un culte avant tout civique. Et il aurait pu se pratiquer parallèlement à la religion catholique. Ce n'était rien d'autre que la pratique du bien-vivre ensemble dans une société républicaine et fraternelle. Il n'y a rien d'idolâtre là-dedans.
Le culte de l'être suprême était purement païen, lisez le discours de Robespierre ; le culte romain antique (et idolâtre) était aussi civique. Si pour vous, adorer la nature n'est pas du paganisme idolâtre, peut-être n'avons-nous pas la même définition de l'idolâtrie. D'accord avec vous quand même sur le culte de Mammon et l'idolâtrie contemporaine.
Et je ne parle pas de la noblesse et d'une partie du clergé complètement simoniaque du XVIIIe s. [...] Mais c'est tant mieux si la partie dominante du clergé de l'époque et la noblesse aient perdu leurs prérogatives et leurs privilèges qui faisaient d'eux des maîtres régnant sur des esclaves.
Je n'idéalise pas l'Ancien Régime, loin de là. Malheureusement, le clergé et les chrétiens n'étaient et ne sont pas exemplaires

Votre vision me semble toutefois caricaturale, c'est le moins que l'on puisse dire...
Je comprends très bien que des gens honnêtes et intègres comme Robespierre en aient conçu un tel dégoût qu'ils aient voulu inventer une autre société et une autre religion.
L'enfer est pavé de bonnes intentions... Inventer une autre religion, quel orgueil! Séparer un peuple du Christ est un acte odieux.
Quas Primas a écrit :Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement; depuis longtemps, il couvait au sein des Etats. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa à l'Eglise le droit - conséquence du droit même du Christ - d'enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l'autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu'à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. Il se trouva même des États qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l'irréligion et l'oubli conscient et volontaire de Dieu.
C'est pas moi qui l'dis

; mais citez cette encyclique dans une salle paroissiale, et vous verrez l'ambiance : vous êtes catalogué "intégriiiiiiiiste" à vie...
Les principes louables ne suffisent pas, ces derniers ont d'ailleurs une fâcheuse tendance à s'effriter quand on met la lumière du Christ sous le boisseau.
Pie XI, Ubi Acarno a écrit :Qui donc ignore la prédiction de l'Ecriture : Ceux qui abandonnent le Seigneur seront réduits à néant (Is. I, 28) ? Et l'on ne connaît pas moins l'avertissement si grave de Jésus, Rédempteur et Maître des hommes : Sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jn XV, 5) ; et cet autre : Celui qui ne recueille point avec moi dissipe (Lc, XI, 23).
De tout temps ces oracles divins se sont vérifiés, mais la vérité n'en a jamais avec une telle évidence éclaté aux yeux de tous que de nos jours. C'est pour s'être misérablement séparés de Dieu et de Jésus-Christ que de leur bonheur d'autrefois les hommes sont tombés dans cet abîme de maux ; c'est pour la même raison que sont frappés d'une stérilité à peu près complète tous les programmes qu'ils échafaudent en vue de réparer les pertes et de sauver ce qui reste de tant de ruines. Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tirant plus son origine de Dieu, mais des hommes, les lois ont perdu la garantie de sanctions réelles et efficaces, ainsi que des principes souverains du droit, qui, aux yeux mêmes de philosophes païens comme Cicéron, ne peuvent dériver que de la loi éternelle de Dieu ; bien plus, les bases mêmes de l'autorité ont été renversées dès là qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société tout entière, désormais privée de soutien et d'appui solides, livrée en proie aux factions qui briguaient le pouvoir pour assurer leurs propres intérêts et non ceux de la patrie.
Parce que le meilleur des systèmes ne viendra cependant jamais à bout de la nature pécheresse de l'homme... Jusqu'à la fin des temps, il en sera ainsi, malheureusement.
Mystère d'iniquité...

Mais nous devons espérer ; je peux citer Pie XI pour vous consoler

:
- [+] Texte masqué
Quas Primas a écrit :
[Sans Jésus-Christ] Fruits de cette apostasie, les germes de haine, semés de tous côtés; les jalousies et les rivalités entre peuples, qui entretiennent les querelles internationales et retardent, actuellement encore, l'avènement d'une paix de réconciliation; les ambitions effrénées, qui se couvrent bien souvent du masque de l'intérêt public et de l'amour de la patrie, avec leurs tristes conséquences: les discordes civiles, un égoïsme aveugle et démesuré qui, ne poursuivant que les satisfactions et les avantages personnels, apprécie toute chose à la mesure de son propre intérêt. Fruits encore de cette apostasie, la paix domestique bouleversée par l'oubli des devoirs et l'insouciance de la conscience; l'union et la stabilité des familles chancelantes; toute la société, enfin, ébranlée et menacée de ruine.
[avec Jésus-Christ] Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix -- se répandraient infailliblement sur la société tout entière.
En imprimant à l'autorité des princes et des chefs d'Etat un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission des citoyens. Au point que l'Apôtre saint Paul, après avoir ordonné aux femmes mariées et aux esclaves de révérer le Christ dans la personne de leur mari et dans celle de leur maître, leur recommandait néanmoins de leur obéir non servilement comme à des hommes, mais uniquement en esprit de foi comme à des représentants du Christ; car il est honteux, quand on a été racheté par le Christ, d'être soumis servilement à un homme: Vous avez été rachetés un grand prix, ne soyez plus soumis servilement à des hommes. (34).
Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu'ils commandent bien moins en leur propre nom qu'au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu'ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l'élaboration et l'application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés!
15. Alors on verrait l'ordre et la tranquillité s'épanouir et se consolider; toute cause de révolte se trouverait écartée; tout en reconnaissant dans le prince et les autres dignitaires de l'Etat des hommes comme les autres, ses égaux par la nature humaine, en les voyant même, pour une raison ou pour une autre, incapables ou indignes, le citoyen ne refuserait point pour autant de leur obéir quand il observerait qu'en leurs personnes s'offrent à lui l'image et l'autorité du Christ Dieu et Homme.
Alors les peuples goûteraient les bienfaits de la concorde et de la paix. Plus loin s'étend un royaume, plus il embrasse l'universalité du genre humain, plus aussi - c'est incontestable - les hommes prennent conscience du lien mutuel qui les unit. Cette conscience préviendrait et empêcherait la plupart des conflits; en tout cas, elle adoucirait et atténuerait leur violence. Pourquoi donc, si le royaume du Christ s'étendait de fait comme il s'étend en droit à tous les hommes, pourquoi désespérer de cette paix que le Roi pacifique est venu apporter sur la terre? Il est venu tout réconcilier (35); il n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (36); maître de toutes créatures, il a donné lui-même l'exemple de l'humilité et a fait de l'humilité, jointe au précepte de la charité, sa loi principale; il a dit encore: Mon joug est doux à porter et le poids de mon autorité léger (37).
16. Oh! qui dira le bonheur de l'humanité si tous, individus, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ! " Alors enfin - pour reprendre les paroles que Notre Prédécesseur Léon XIII adressait, il y a vingt-cinq ans, aux évêques de l'univers - il serait possible de guérir tant de blessures; tout droit retrouverait, avec sa vigueur native, son ancienne autorité; la paix réapparaîtrait avec tous ses bienfaits; les glaives tomberaient et les armes glisseraient des mains, le jour où tous les hommes accepteraient de bon cœur la souveraineté du Christ, obéiraient à ses commandements, et où toute langue confesserait que " le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père " (38) ".
17. Pour que la société chrétienne bénéficie de tous ces précieux avantages et qu'elle les conserve, il faut faire connaître le plus possible la doctrine de la dignité royale de notre Sauveur.
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Vous devriez vous souvenir des recommandations de Jésus : Certains aiment dans le monde être craints des hommes, et leur faire sentir leur puissance et leur domination. Je ne veux pas que vous fassiez de même.[/quote]
:sonne: Mais non, je ne ferais pas de mal à une mouche. :fleur: Et je ne fais peur à personne :-D ; ce qui m'agace un peu, c'est que dès qu'on évoque la doctrine du Christ-Roi, les catholiques même vous considèrent comme suspect (ce dangereux intégriste doit poser des bombes et aiguiser ses couteaux en écoutant Wagner :s ).
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Mais arrêtez... ce n'était pas un culte idolâtre. C'était un culte avant tout civique. Et il aurait pu se pratiquer parallèlement à la religion catholique. Ce n'était rien d'autre que la pratique du bien-vivre ensemble dans une société républicaine et fraternelle. Il n'y a rien d'idolâtre là-dedans.[/quote]
Le culte de l'être suprême était purement païen, lisez le discours de Robespierre ; le culte romain antique (et idolâtre) était aussi civique. Si pour vous, adorer la nature n'est pas du paganisme idolâtre, peut-être n'avons-nous pas la même définition de l'idolâtrie. D'accord avec vous quand même sur le culte de Mammon et l'idolâtrie contemporaine.
[quote]Et je ne parle pas de la noblesse et d'une partie du clergé complètement simoniaque du XVIIIe s. [...] Mais c'est tant mieux si la partie dominante du clergé de l'époque et la noblesse aient perdu leurs prérogatives et leurs privilèges qui faisaient d'eux des maîtres régnant sur des esclaves.[/quote]
Je n'idéalise pas l'Ancien Régime, loin de là. Malheureusement, le clergé et les chrétiens n'étaient et ne sont pas exemplaires :( Votre vision me semble toutefois caricaturale, c'est le moins que l'on puisse dire...
[quote]Je comprends très bien que des gens honnêtes et intègres comme Robespierre en aient conçu un tel dégoût qu'ils aient voulu inventer une autre société et une autre religion.[/quote]
L'enfer est pavé de bonnes intentions... Inventer une autre religion, quel orgueil! Séparer un peuple du Christ est un acte odieux.
[quote="Quas Primas"]Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n'est pas apparu brusquement; depuis longtemps, il couvait au sein des Etats. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations; on refusa à l'Eglise le droit - conséquence du droit même du Christ - d'enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l'autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. [b]Certains allèrent jusqu'à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité[/b]. Il se trouva même des États qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l'irréligion et l'oubli conscient et volontaire de Dieu. [/quote] C'est pas moi qui l'dis :p ; mais citez cette encyclique dans une salle paroissiale, et vous verrez l'ambiance : vous êtes catalogué "intégriiiiiiiiste" à vie... :tomates:
Les principes louables ne suffisent pas, ces derniers ont d'ailleurs une fâcheuse tendance à s'effriter quand on met la lumière du Christ sous le boisseau.
[quote="Pie XI, Ubi Acarno"]Qui donc ignore la prédiction de l'Ecriture : Ceux qui abandonnent le Seigneur seront réduits à néant (Is. I, 28) ? Et l'on ne connaît pas moins l'avertissement si grave de Jésus, Rédempteur et Maître des hommes : Sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jn XV, 5) ; et cet autre : Celui qui ne recueille point avec moi dissipe (Lc, XI, 23).
De tout temps ces oracles divins se sont vérifiés, mais la vérité n'en a jamais avec une telle évidence éclaté aux yeux de tous que de nos jours. C'est pour s'être misérablement séparés de Dieu et de Jésus-Christ que de leur bonheur d'autrefois les hommes sont tombés dans cet abîme de maux ; c'est pour la même raison que sont frappés d'une stérilité à peu près complète tous les programmes qu'ils échafaudent en vue de réparer les pertes et de sauver ce qui reste de tant de ruines. Dieu et Jésus-Christ ayant été exclus de la législation et des affaires publiques, et l'autorité ne tirant plus son origine de Dieu, mais des hommes, les lois ont perdu la garantie de sanctions réelles et efficaces, ainsi que des principes souverains du droit, qui, aux yeux mêmes de philosophes païens comme Cicéron, ne peuvent dériver que de la loi éternelle de Dieu ; bien plus, les bases mêmes de l'autorité ont été renversées dès là qu'on supprimait la raison fondamentale du droit de commander pour les uns, du devoir d'obéir pour les autres. Inéluctablement, il s'en est suivi un ébranlement de la société tout entière, désormais privée de soutien et d'appui solides, livrée en proie aux factions qui briguaient le pouvoir pour assurer leurs propres intérêts et non ceux de la patrie.[/quote]
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Parce que le meilleur des systèmes ne viendra cependant jamais à bout de la nature pécheresse de l'homme... Jusqu'à la fin des temps, il en sera ainsi, malheureusement.[/quote]
Mystère d'iniquité... :( Mais nous devons espérer ; je peux citer Pie XI pour vous consoler :-D :
[spoiler][quote="Quas Primas"]
[Sans Jésus-Christ] Fruits de cette apostasie, les germes de haine, semés de tous côtés; les jalousies et les rivalités entre peuples, qui entretiennent les querelles internationales et retardent, actuellement encore, l'avènement d'une paix de réconciliation; les ambitions effrénées, qui se couvrent bien souvent du masque de l'intérêt public et de l'amour de la patrie, avec leurs tristes conséquences: les discordes civiles, un égoïsme aveugle et démesuré qui, ne poursuivant que les satisfactions et les avantages personnels, apprécie toute chose à la mesure de son propre intérêt. Fruits encore de cette apostasie, la paix domestique bouleversée par l'oubli des devoirs et l'insouciance de la conscience; l'union et la stabilité des familles chancelantes; toute la société, enfin, ébranlée et menacée de ruine.
[avec Jésus-Christ] Si les hommes venaient à reconnaître l'autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits incroyables - une juste liberté, l'ordre et la tranquillité, la concorde et la paix -- se répandraient infailliblement sur la société tout entière.
En imprimant à l'autorité des princes et des chefs d'Etat un caractère sacré, la dignité royale de Notre Seigneur ennoblit du même coup les devoirs et la soumission des citoyens. Au point que l'Apôtre saint Paul, après avoir ordonné aux femmes mariées et aux esclaves de révérer le Christ dans la personne de leur mari et dans celle de leur maître, leur recommandait néanmoins de leur obéir non servilement comme à des hommes, mais uniquement en esprit de foi comme à des représentants du Christ; car il est honteux, quand on a été racheté par le Christ, d'être soumis servilement à un homme: Vous avez été rachetés un grand prix, ne soyez plus soumis servilement à des hommes. (34).
Si les princes et les gouvernants légitimement choisis étaient persuadés qu'ils commandent bien moins en leur propre nom qu'au nom et à la place du divin Roi, il est évident qu'ils useraient de leur autorité avec toute la vertu et la sagesse possibles. Dans l'élaboration et l'application des lois, quelle attention ne donneraient-ils pas au bien commun et à la dignité humaine de leurs subordonnés!
15. Alors on verrait l'ordre et la tranquillité s'épanouir et se consolider; toute cause de révolte se trouverait écartée; tout en reconnaissant dans le prince et les autres dignitaires de l'Etat des hommes comme les autres, ses égaux par la nature humaine, en les voyant même, pour une raison ou pour une autre, incapables ou indignes, le citoyen ne refuserait point pour autant de leur obéir quand il observerait qu'en leurs personnes s'offrent à lui l'image et l'autorité du Christ Dieu et Homme.
Alors les peuples goûteraient les bienfaits de la concorde et de la paix. Plus loin s'étend un royaume, plus il embrasse l'universalité du genre humain, plus aussi - c'est incontestable - les hommes prennent conscience du lien mutuel qui les unit. Cette conscience préviendrait et empêcherait la plupart des conflits; en tout cas, elle adoucirait et atténuerait leur violence. Pourquoi donc, si le royaume du Christ s'étendait de fait comme il s'étend en droit à tous les hommes, pourquoi désespérer de cette paix que le Roi pacifique est venu apporter sur la terre? Il est venu tout réconcilier (35); il n'est pas venu pour être servi, mais pour servir (36); maître de toutes créatures, il a donné lui-même l'exemple de l'humilité et a fait de l'humilité, jointe au précepte de la charité, sa loi principale; il a dit encore: Mon joug est doux à porter et le poids de mon autorité léger (37).
16. Oh! qui dira le bonheur de l'humanité si tous, individus, familles, Etats, se laissaient gouverner par le Christ! " Alors enfin - pour reprendre les paroles que Notre Prédécesseur Léon XIII adressait, il y a vingt-cinq ans, aux évêques de l'univers - il serait possible de guérir tant de blessures; tout droit retrouverait, avec sa vigueur native, son ancienne autorité; la paix réapparaîtrait avec tous ses bienfaits; les glaives tomberaient et les armes glisseraient des mains, le jour où tous les hommes accepteraient de bon cœur la souveraineté du Christ, obéiraient à ses commandements, et où toute langue confesserait que " le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père " (38) ".
17. Pour que la société chrétienne bénéficie de tous ces précieux avantages et qu'elle les conserve, il faut faire connaître le plus possible la doctrine de la dignité royale de notre Sauveur.
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