Mouais, bah c'était ambiguMeuuuu ça va pas, ou quoi ? Râââlalalalala. Je n'adressais pas cette phrase à vous, Laurent L.
Sur ce point, c'est sûr! Le concile Vatican II a d'ailleurs bien fait d'interdire aux prêtres de faire de la politique.Je trouve que si la Révolution a libéré l'Eglise de la simonie, c'est une excellente chose.
Je ne nie pas. Mais enfin le clergé n'était pas non plus un ramassis de scandaleux personnages, les saints ne manquent pas à cette époque. Le concile de Trente avait déjà fortement contribué à assainir les mœurs du clergé, après notamment le règne scandaleux d'Alexandre VI. D'autre part, les valeurs morales de société étaient centrée sur l'Évangile.Je ne fais pas tout un bloc du clergé de l'époque. Ignorer qu'il y ait eu des pratiques simoniaques, c'est nier la réalité, vous ne pensez pas. Tout au long du Moyen-Âge, ce problème a fait débat. Par exemple, Dante s'en fait l'écho. Luther en prit prétexte pour fonder sa secte, et entraîner la moitié de l'Europe dans l'hérésie. C'est quand même une affaire sérieuse. Et les contemporains de la Révolution étaient scandalisés de voir des clercs, soi-disant disciples de Jésus-Christ, ayant fait voeu de pauvreté et d'abstinence, qui vivaient de façon scandaleuse, ouvertement sans s'en cacher, au vu et au su de chacun, comme si c'était dans l'ordre naturel des choses, qui vivaient comme des seigneurs, en ponctionnant le travail des humbles. Je ne dis pas que tous les prêtres faisaient ça. Mais une partie assez visible et bien en vue, suffisamment du moins pour provoquer un certain mécontentement (du même ordre, d'ailleurs, de ce que l'on éprouve en ce moment à propos des banquiers). Cela a énormément pesé dans les causes de la Révolution. Et puis, Dieu ne châtie jamais par hasard ni sans raison, n'est-ce pas ?
Plus globalement, on pourrait réfléchir sur les avantages et les inconvénients d'une théocratie : d'un côté, des principes officiels éthiques, moraux en conformité avec l'Évangile de l'autre, la tentation de faire de la pratique religieuse un rite social et d'utiliser la religion comme tremplin social ; et bien sûr, cas extrêmes, la persécution des non croyants.
Concernant le châtiment divin, on pourrait discuter des heures sur la dichotomie Christ-Roi de l'Univers / Satan prince de ce monde. De l'établissement divin du pouvoir et du besoin d'établir Son Règne.
Peut-être colle-t-on trop de crimes sur le dos de ce pauvre Maxou, d'où la nécessité de s'informer. Je n'en fais pas encore un bichon maltais toutefoisPour ma part, je n'ai rien à redire. J'adhère complètement, évidemment, à ce que dit l'encyclique que vous citez. Et encore une fois : je ne suis pas robespierriste, ni partisan de ce qu'il a préconisé. Je trouve seulement que d'une part, on lui colle trop de crimes sur le dos, et que cela vient en partie de la propagande thermidorienne, et que d'autre part, sa démarche reste malgré tout intéressante, et peut inspirer ceux qui, aujourd'hui, chercheraient à créer un autre système de République capable d'assurer la paix entre les citoyens et la tranquillité publique. C'est plus une affaire qui regarde César, chargé d'organiser la cité, que la religion catholique. Et de fait, vu le nombre de citoyens athées ou musulmans, je vois mal comment, aujourd'hui, un gouvernement pourrait tout à coup ériger la doctrine chrétienne en système devant s'imposer à tous. Ce serait la meilleure façon d'attirer encore plus de haine sur l'Eglise. Alors que les régimes précédents s'en sont finalement si peu souciés. Je crois que si l'on travaillait à encourager et répandre les vertus et valeurs morales compatibles avec l'Evangile, on travaillerait plus efficacement à la conversion par le biais des institutions publiques.






