La situation politique en Turquie

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Re: La situation politique en Turquie

par Kerniou » sam. 05 mars 2016, 18:10

Les propositions de Mr Erdogan me laissent souvent perplexe. De plus, le dirigeant turc prend trop souvent ses partenaires de haut en servant son cours de morale islamique alors qu'il y a fort à dire sur le sort que la Turquie a réservé, il y a un siècle, aux arméniens et qu'elle réserve, aujourd'hui, aux kurdes. Mais cela : interdit d'en parler, c'est de l'ingérence !
Accueillir les migrants, c'est bien mais les loger dans une ville spéciale pour eux, comme les juifs en URSS ??? ... C'est sans doute ce qui laisse l'occident sceptique ... L'accueil massif de populations n'est pas facile à gérer concrètement, c'est vrai, mais la ségrégation est-elle la solution ? Si dans un premier temps une habitation en dur est souhaitable pour les réfugiés, qu'en est-il pour la suite ? Ira-t-on vers des "camps palestiniens" en immeubles pour syriens ?
La solution proposée par la Turquie soulève plus de questions qu'elle n'en résout ...

Turquie : bâtir une ville pour les migrants ?

par etienne lorant » sam. 05 mars 2016, 15:38

Le président de la République Recep Tayyip Erdoğan a proposé de créer une ville dans une zone proche de la Turquie, au nord de la Syrie.

M. Erdoğan a fait cette proposition au cours de son intervention à la cérémonie de remise des prix Phénix du Croissant vert.

Lors de la visite à Ankara du président du Conseil européen Donald Tusk, le président Erdoğan a souligné que la Turquie au contraire des Occidentaux n'avait à aucun moment fermé les portes aux Syriens.

Il a été signalé le besoin de travailler sur une formule, main dans la main, pour alléger le fardeau de la Turquie, a indiqué Erdoğan.

Proposant l'établissement d'une ville de 4 500 km environ au nord de la Syrie, M. Eroğan a soutenu qu'il était possible d'héberger les Syriens voulant quitter la Syrie, ainsi que ceux acceuillient en Turquie.

Cette proposition a reçu l'approbation pendant les entretiens réalisés jusqu'à présent, si bien que les coordonnés de la ville en question ont été transmises au président américain Barack Obama, mais que la communauté internationale a gardé le silence à la phase de passer à l'acte, a-t-il déploré.

Dans son allocution, Erdoğan a remarqué que la Turquie était le troisième pays du monde dans l'aide humanitaire.

Les dépenses de la Turquie pour subvenir aux besoins des Syriens au cours de ces cinq dernières années ont atteint les 10 milliards de dollars, sans prendre en compte les aides humanitaires assurées par les organisations non gouvernementales, les municipalités, selon le président Erdoğan remarquant « qu'ils ne prenaient pas en considération la question d'aide aux réfugiés avec la mentalité homo œconomicus (homme économique) ».

« Dans notre civilisation, au sein de notre chaîne de valeur, la question est vue différemment. 'La main qui donne est plus précieuse que la main qui reçoit'. Qu'est-ce-que nous dit l'Occident ? Voilà, nous allons vous donner 3 milliards d'euros. Attention, cette promesse a été faite il y a quatre mois et ils vont toujours donner » a remarqué Erdoğan.

http://www.trt.net.tr/francais/turquie/ ... ent-444907

Re: La Turquie d'Erdogan

par Robin » jeu. 26 nov. 2015, 21:56

Attention aux amalgames. La Turquie est peuplee majoritairement de musulmans sunites conservateurs (et encore, si on se fie pour cela au resultat des elections, le parti AKP n'a recueilli que 40 ou 50%. On est loin des pays arabes), mais comme les elections le montrent, il y a au moins 1/4 (entre les alevis kemalistes et laics, et les turcs sunites laicises contre l'idee de la religion en politique) qui sont contre cette politique actuelle du gouvernement, et qui votent pour un parti laic.

La Turquie est tres loin d'etre un pays arabe, avec cette forte proportion de turcs aussi laics que le francais moyen (sauf pour Mustafa Kemal qu'il ne faut jamais critiquer).
A Istanbul, les marchands d'alcool restent ouverts toute la nuit dans les quartiers 'conservateurs'.

La corruption a ruine le travail kemaliste, et nous, occidentaux, l'avons acheve en soutenant financierement une generation islamiste et liberale pour d'abord faire barrage au communisme, et par la suite detruire la tradition autarcique des kemalistes et integrer la Turquie dans l'economie globalisee, et dans le jeu diplomatique mondial. Et en faire un leader regional, plus apte a parler aux pays arabes que par le passe (traditionnellement, la TUrquie est alliee a Israel, elle l'est toujours sur le papier).

Et c'est ce parti arrive au pouvoir par la benediction des occidentaux qui est en train d'arabiser la Turquie pour qu'effectivement, elle corresponde mieux au fantasme commun en France.
La Turquie n'est plus nationaliste, mais islamiste, et elle risque de subir le sort des autres pays islamistes : le demembrement.

Re: Turquie, Erdogan

par Relief » jeu. 26 nov. 2015, 20:35

Christophe67 a écrit : On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine. Je ne pense pas que nos derniers présidents ont été plus purs en utilisant le mensonge, la tromperie, les fonds inconnus de dictatures reconnues, etc.
Bonjour Christophe,

Ce réflexe ne tient pas pour la Turquie car celle-ci a été colonisatrice et non colonisée. Elle a été dominatrice jusqu'à la tyrannie sur quantités d'autres peuples.
Christophe67 a écrit : Le peuple turque a choisi, aux états européens de faire avec, que cela plaise ou non. Cela fait déjà un bon moment que l'Occident s'arroge le droit de décider qui est légitime ou non, à la tête d'un pays, l'actualité nous montre que l'embrasement du Moyen-Orient devrait nous inciter à plus de modestie.
Certes le peuple turc a "choisi", mais n'oublions pas que le gouvernement d'Erdogan l'a aidé à "bien voter" à l'aide de bombes explosant lors de manifestations de partis démocratiques, sans oublier les assassinats de journalistes et d'hommes politiques.

Re: Erdogan ne veut pas d'assimilation

par Relief » jeu. 26 nov. 2015, 20:14

Anonymus a écrit : C'est pour ça que ce genre de topic anti-immigration me déçoivent. Car finalement, ils ne touchent jamais le coeur du problème. Si la démographie allemande continue à suivre le même chemin, l'Etat allemand sera dans l'obligation de faire appel à toujours plus d'immigrés.
Oui, mais nul besoin de Turcs quand on sait que des millions d’Européens de l'Est rêvent d'émigrer en Allemagne ;)

Re: Turquie/Russie

par Christophe67 » mer. 25 nov. 2015, 13:37

Wazabi a écrit :Espérons que les conséquences se limiterons à cela.
La Turquie étant membre de l'OTAN, j'en doute sincèrement.

D'ailleurs la jolie coalition vole déjà en éclat, le terme coopération semble prendre le relais.


Cordialement.

Turquie/Russie

par Wazabi » mer. 25 nov. 2015, 11:20

La Turquie abat un chasseur russe et demande une réunion extraordinaire de l’Otan. Poutine avertit de « conséquences sérieuses »
suite : http://fr.sputniknews.com/international ... etage.html
et
Moscou pourrait utiliser le trafic pétrolier de Daech pour attaquer Ankara en justice.
suite : http://fr.sputniknews.com/international ... z3sU8E41uL
Espérons que les conséquences se limiteront à cela.

Re: Turquie, Erdogan

par Cinci » mer. 18 nov. 2015, 17:09

Bonjour,

Christophe67,
On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine.
Je vois mal ce que le «réflexe néo-colonialiste» viendrait faire par-ici, brother.

A ma connaissance, la Turquie n'a jamais été une colonie du Canada. François Brousseau, plus haut, n'a jamais suggéré de nous emparer nous-mêmes des leviers de commande en Turquie, puis Amberin Zaman parle ensuite de son pays.

:siffle:

Re: Turquie, Erdogan

par Cinci » mer. 18 nov. 2015, 16:46

Amberin Zaman au Devoir

« La Turquie avait l’occasion de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la radicalisation, ajoute-t-elle. Avec un gouvernement qui se dit islamique, elle aurait pu montrer au monde que des musulmans peuvent se gouverner démocratiquement et pacifiquement tout en demeurant des gens pieux. Le fait que ce gouvernement a laissé passer cette occasion constitue une grande tragédie », considère la journaliste, ajoutant : « Il est très doué pour mobiliser les masses. Pourquoi ne les mobilise-t-il pas pour manifester contre le groupe État islamique ? »

« Ce gouvernement », c’est celui du président et ancien premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, et de son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002. Mme Zaman leur reproche, entre autres, de traiter les Kurdes de Syrie comme des terroristes au lieu d’en faire des alliés dans la lutte contre le groupe EI, et d’avoir rompu les négociations de paix avec les Kurdes de Turquie, qu’ils avaient eux-mêmes lancées en 2013. [...]

La liste des critiques ne s’arrête pas là. La Turquie est devenue une plaque tournante pour les Européens et les autres Occidentaux radicalisés qui veulent se joindre au groupe EI, en plus de fermer les yeux sur la contrebande de pétrole qui sert à financer ce dernier. Le trafic a perdu en intensité à la suite de reportages embarrassants et de pressions américaines. « Au cours de reportages près de la frontière syrienne, j’ai vu des villages où des bidons d’essence s’alignaient à perte de vue », raconte Amberin Zaman, qui signe actuellement des articles dans Deken (un portail turc) et al-Monitor (un portail basé à Washington), après avoir été correspondante pour l’hebdomadaire britannique The Economist»


http://www.ledevoir.com/international/a ... ion-turque

En somme, la journaliste turque évoque le portrait d'un pays au prise avec une sorte de «Cosa Nostra» au pouvoir, des types corrompus, qui «fricotent» avec l'État islamique par-dessus le marché.

Re: Turquie, Erdogan

par Christophe67 » mar. 03 nov. 2015, 16:16

Bonjour,

On peut certes disserter sur les méthodes utilisées, mais je suis toujours peiné par ce réflexe néo-colonialiste qui fait qu'on juge le choix d'une nation souveraine. Je ne pense pas que nos derniers présidents ont été plus purs en utilisant le mensonge, la tromperie, les fonds inconnus de dictatures reconnues, etc.

Le peuple turque a choisi, aux états européens de faire avec, que cela plaise ou non. Cela fait déjà un bon moment que l'Occident s'arroge le droit de décider qui est légitime ou non, à la tête d'un pays, l'actualité nous montre que l'embrasement du Moyen-Orient devrait nous inciter à plus de modestie.
Jean_Droit a écrit :Il ont de bonnes raisons pour mépriser certains aspects de notre civilisation actuelle. Je partage, d'ailleurs, souvent leur indignation.
Je partage aussi ce sentiment.

Cordialement.

Erdogan le vainqueur du 2 novembre

par Cinci » lun. 02 nov. 2015, 19:16

L'engagé du journal Le Devoir n'est pas tendre avec l'homme du Bosphore
La terreur récompensée

«[...] Il a accentué sa chasse aux sorcières (déjà bien engagée) contre les médias indépendants ; il a personnellement menacé et fait mettre en prison des journalistes qui l’avaient critiqué. À cette fin, il a mis la police et les tribunaux à son service. À quelques jours des élections… on a même fermé manu militari deux stations de télévision !

Erdogan n’a pratiquement rien fait ni rien dit après l’épouvantable attentat du 10 octobre contre une manifestation pacifique d’opposition, au coeur de la capitale (plus de 100 morts).

Pompier pyromane, il a polarisé l’opinion publique, accentué les divisions (conservateurs contre libéraux ; religieux contre laïques ; Turcs contre Kurdes) puis s’est posé en rempart contre le chaos, disant : « Il faut un gouvernement d’un seul parti »… sinon ce sera l’Apocalypse.» - François Brousseau
http://www.ledevoir.com/international/a ... ecompensee

Re: L'attitude singulière de la Turquie

par Anne » mer. 24 sept. 2014, 0:55

jean_droit a écrit : Islamisation progressive ...

Au nom du droit de l'homme .... de la femme ici .....

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... -lycee.php
Turquie : autorisation du voile au lycée

[...]

L'autorisation du port du foulard ne s'applique pas à l'école primaire, a précisé le ministre de l'Education Nabi Avci.
Manque peut-être juste le mot encore entre "pas" et "à"... :flash:

Re: L'attitude singulière de la Turquie

par jean_droit » mar. 23 sept. 2014, 13:59

Islamisation progressive ...

Au nom du droit de l'homme .... de la femme ici .....

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/ ... -lycee.php
Turquie : autorisation du voile au lycée

Par Le Figaro.fr avec ReutersMis à jour le 23/09/2014 à 13:09 Publié le 23/09/2014 à 12:50

Le ministère de l'Éducation a modifié la législation sur la tenue vestimentaire des élèves dans les écoles publiques pour autoriser les élèves à porter le hidjab, avait annoncé hier soir le vice-premier ministre Bülent Arinc.

L'autorisation du port du foulard ne s'applique pas à l'école primaire, a précisé le ministre de l'Education Nabi Avci.

Le gouvernement islamo-conservateur avait déjà levé l'an dernier l'interdiction de porter des vêtements religieux dans les universités et dans les administrations.

Re: L'attitude singulière de la Turquie

par jean_droit » mar. 16 sept. 2014, 12:24

Comme par hasard voici un article éclairant de Aleteia :
Alliance contre le Califat : le double jeu de la Turquie
Bien qu’elle ait officiellement rejoint les pays s’opposant à l’État Islamique, la Turquie n’a pas les mêmes intérêts que la coalition.

Jeudi 11 septembre, date anniversaire plus que symbolique pour les USA, dix pays de langue arabe se sont engagés à Djeddah (Arabie Saoudite) aux côtés des Etats-Unis à « éradiquer » l’État Islamique.

La Turquie brillait par son absence, et ce n’est que l’un des signes de sa réticence à affronter l'Etat Islamique. Elle détient pourtant la clé de la guerre contre l’État Islamique, à savoir sa frontière avec la Turquie et l’Irak, qui permet aux djihadistes de pénétrer dans les zones de guerre et au pétrole d’être revendu en contrebande. Et si la guerre contre l'EI se gagnait d'abord en Turquie ?

Tous les Syriens vous le diront : la Turquie soutient la rebellion contre Bachar al Assad, y compris les branches complices de l’État Islamique. C’est un pays privilégié pour faire transiter les djihadistes vers la Syrie et l’Irak. Selon un reportage diffusé par la chaîne publique allemande ARD, un camp d’entraînement appartenant à l'État islamique, fonctionnait à Gaziantep, au sud de la Turquie, il y a quelques semaines encore.

Si elle tient à conserver son image d’alliée du monde occidental en politique extérieure, sur un plan régional et intérieur, en revanche, sa position est beaucoup plus ambiguë. Comme les pays occidentaux, elle souhaite la victoire des opposants à Bachar Al Assad en Syrie, d’où son soutien plus ou moins actif à toutes les formes d’opposition armée. Elle a notamment permis aux opposants de l’Armée Syrienne Libre d’opérer à partir de son territoire. Or « l’Armée Syrienne Libre », n’est qu’un nom, ses militants se sont massivement fondus dans Al Nosra, voire dans l’État Islamique.

Samim Akgonul, spécialiste de la Turquie, explique sur Radio Vatican que le pays doit aussi faire façe à des problèmes de politique intérieure. Depuis la deuxième guerre d’Irak, la population turque développe un vif ressentiment contre la politique des Etats-Unis. Par ailleurs, le pays craint les représailles de l’État Islamique en cas d’attaque du camp Atlantique. Enfin sur un plan géopolitique, la Turquie est historiquement hostile aux Kurdes, qui souhaitent obtenir leur indépendance ; elle ne peut donc pas approuver la politique de soutien au Kurdistan de la coalition menée par les États-Unis.

Plus prosaïquement, la Turquie étant engagée sur le terrain, elle a beaucoup moins de facilité que les pays occidentaux à retourner ses alliances. Sciemment ou non, les pays occidentaux ont soutenu les djihadistes, y compris ceux qui appartiennent à l’État Islamique.

La Turquie a fait de même, mais elle risque gros à vouloir changer de camp, d’où ses hésitations manifestes. Ainsi le 10 septembre dernier, Ankara autorisait les avions militaires américains à utiliser sa base aérienne d’Incirlik, mais en restreignait l’emploi aux convois humanitaires et logistiques.

Re: L'attitude singulière de la Turquie

par jean_droit » mar. 16 sept. 2014, 11:11

En complément.

Lu dans Kipa Apic :

Remarques :

Cette décision montre bien l'islamisation progressive du monde musulman.
Et, évidemment, l'abandon du kémalisme laïc.
On voit la margénalisation des courants démocrates pro-occidentaux.
Cette donnée doit être bien analysée par les pays occidentaux dans leurs rapports avec les musulmans.
Turquie: Pour la rentrée 2014, tous les étudiants obligés d'étudier le Coran

Des cours dispensés aussi aux chrétiens?

Ankara, 16 septembre 2014 (Apic) Les cours de religion islamique sont désormais obligatoires pour tous les étudiants des écoles publiques turques, depuis la rentrée qui a débuté le 14 septembre. Avant le plan de réforme de l'éducation, adopté il y a un an par le gouvernement islamo-conservateur, ce genre de cours n'étaient dispensés que dans les écoles religieuses.

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