par etienne lorant » mar. 05 janv. 2010, 15:45
En ce début d'année, ayant retrouvé un ouvrage sur Maître Eckhart, j'ai décidé de mettre en pratique ses recommandations. Je n'en aurais pas eu besoin, j'en suis sûr, si je pouvais trouver, dans les parages, un monastère où me rendre très tôt le matin - comme j'en ai eu l'habitude durant des années, afin de célébrer l'office de Laudes. Peu importe le type de prière, ce qui compte c'est le recueillement. Car il est impossible de rencontrer Dieu dans le bruit et l'agitation. C'est d'ailleurs ainsi que commence mon petit ouvrage.
La première chose à entreprendre, dit Eckhart, c'est de savoir abandonner toute préoccupation du monde:
"N'ayez plus de soucis: le Seigneur est tout près et il est proche. Il faut nécessairement, pour que l'âme se réjouisse dans le Seigneur, qu'elle laisse tout souci, tout au moins dans l'heure où elle s'adonne à Dieu. C'est pourquoi l'apôtre Paul dit: "n'ayez pas de soucis (car) le Seigneur est tout près, proche de nous, c'est-à-dire au plus intime de nous-mêmes, quand il nous trouve chez nous et quand l'âme n'est pas sortie pour badiner avec les cinq sens. L'âme doit être chez elle dans ce qu'elle a de plus intime et de plus élevé, et de plus pur, et demeurer en tout temps à l'intérieur sans regarder au-dehors: là, Dieu est tout près et Dieu est tout proche. "
Il s'agit d'une certitude acquise par la foi. Sentir une présence, cela peut venir (j'en ai fait l'expérience), mais dans l'idée de l'auteur, le principal est une mise en présence de Dieu par une forme de "lâcher-prise" du Moi. Et le seul fait de savoir Dieu proche, tout près de nous, nous aidera dans ce parcours. Il faut bien se dire que cette présence ne se situe pas dans les puissances de l'âme (intelligence, mémoire, volonté), mais dans le centre de l'âme. Nous laissons donc à Dieu non seulement nos soucis et nos préoccupations, mais notre être tout entier tel que nous le percevons.
Je vais essayer de vivre cela, car j'ai la conviction que l'on peut "donner rendez-vous au Seigneur" en choisissant une heure fixe dans la journée ou la soirée, où nous abandonnerons, pour Lui, tout souci et toute obligation. Je suis d'ailleurs convaincu qu'il y aurait plus de conversions si nous laissions à Dieu une chance de venir à notre rencontre. Si ceux qui ne croient pas s'accordaient de faire cette tentative d'un "rendez-vous" avec Dieu, ne serait-ce que durant trente minutes par jour durant une semaine - c'est-à-dire: trois heures trente sur toute une vie... je suis certain que Dieu viendrait, car Il n'attend que cela.
En ce début d'année, ayant retrouvé un ouvrage sur Maître Eckhart, j'ai décidé de mettre en pratique ses recommandations. Je n'en aurais pas eu besoin, j'en suis sûr, si je pouvais trouver, dans les parages, un monastère où me rendre très tôt le matin - comme j'en ai eu l'habitude durant des années, afin de célébrer l'office de Laudes. Peu importe le type de prière, ce qui compte c'est le recueillement. Car il est impossible de rencontrer Dieu dans le bruit et l'agitation. C'est d'ailleurs ainsi que commence mon petit ouvrage.
La première chose à entreprendre, dit Eckhart, c'est de savoir abandonner toute préoccupation du monde:
"N'ayez plus de soucis: le Seigneur est tout près et il est proche. Il faut nécessairement, pour que l'âme se réjouisse dans le Seigneur, qu'elle laisse tout souci, tout au moins dans l'heure où elle s'adonne à Dieu. C'est pourquoi l'apôtre Paul dit: "n'ayez pas de soucis (car) le Seigneur est tout près, proche de nous, c'est-à-dire au plus intime de nous-mêmes, quand il nous trouve chez nous et quand l'âme n'est pas sortie pour badiner avec les cinq sens. L'âme doit être chez elle dans ce qu'elle a de plus intime et de plus élevé, et de plus pur, et demeurer en tout temps à l'intérieur sans regarder au-dehors: là, Dieu est tout près et Dieu est tout proche. "
Il s'agit d'une certitude acquise par la foi. Sentir une présence, cela peut venir (j'en ai fait l'expérience), mais dans l'idée de l'auteur, le principal est une mise en présence de Dieu par une forme de "lâcher-prise" du Moi. Et le seul fait de savoir Dieu proche, tout près de nous, nous aidera dans ce parcours. Il faut bien se dire que cette présence ne se situe pas dans les puissances de l'âme (intelligence, mémoire, volonté), mais dans le centre de l'âme. Nous laissons donc à Dieu non seulement nos soucis et nos préoccupations, mais notre être tout entier tel que nous le percevons.
Je vais essayer de vivre cela, car j'ai la conviction que l'on peut "donner rendez-vous au Seigneur" en choisissant une heure fixe dans la journée ou la soirée, où nous abandonnerons, pour Lui, tout souci et toute obligation. Je suis d'ailleurs convaincu qu'il y aurait plus de conversions si nous laissions à Dieu une chance de venir à notre rencontre. Si ceux qui ne croient pas s'accordaient de faire cette tentative d'un "rendez-vous" avec Dieu, ne serait-ce que durant trente minutes par jour durant une semaine - c'est-à-dire: trois heures trente sur toute une vie... je suis certain que Dieu viendrait, car Il n'attend que cela.