par zélie » dim. 03 janv. 2010, 11:13
A propos d'avertissement, et de sa soi-disante date, il est bon d'avoir toujours à l'esprit l'histoire de Jonas et de la ville à détruire qui ne l'a pas été. Une prophétie n'est pas lecture d'un avenir déterminé et immuable, elle est avant tout encouragement pédagogique à revenir aux voies de Dieu. Et si le retour se fait, au moins un peu, Dieu annule le chatiment ou la prophétie prévue. En fait, je pense même qu'une prophétie est là pour ne pas avoir lieu, et qu'en ayant pas lieu, c'est là qu'elle prend tout son sens.
Je ne sais pas ce qu'il en est exactement de l'avertissement dont tout le monde parle deci-delà sur le forum, mais il se peut qu'il soit lié à un retour à la prière, car on remarque que souvent dans les prophéties c'est ce qu'il est demandé à l'homme. Si pour l'avertissement ça été le cas, il se peut que selon comment l'homme réagit, il soit annulé, déplacé dans le temps ou atténué. Pour Jonas la prophétie a été annulée, alors pourquoi pas aujourd'hui?
Je me souviens aussi avoir lu sur un site des prophéties données au 19ème siècle par Marie, il me semble à la Salette, enfin, un endroit reconnu. Ces prophéties n'ont pas eu lieu, ou ont eu lieu à l'heure de Dieu et à la façon de Dieu, qui n'a jamais été la façon dont les hommes avaient compris les choses. Donc restons humbles, et confiants dans la prière, c'est encore un bon chemin, si des choses nous interrogent.
A propos d'un témoignage personnel, il est bon aussi de laisser les personnes s'exprimer comme elles le ressentent, elles en ont besoin pour arriver à maturer leur témoignage. Nous savons tous, ou du moins toutes les nuques raides ayant subi une conversion assez radicale, qu’on peut mettre des années avant de savoir mettre les bons mots sur les bons événements, et que jusque-là nous sommes maladroits dans l’expression.
Au moment d’une conversion, on peut aussi être totalement ignorant du catéchisme catholique, même si c’est cette religion qui nous remue au plus profond de notre cœur, et que c’est vraiment celle-là que nous voulons embrasser. Mais si on n’est pas accueilli à bras ouverts, parfois, on n’y comprend plus rien, on doute et on reste bloqué sur une position, parce que quand émotionnellement on est secoué, on est fragile un certain temps. Personnellement, entre le moment où la foi s’est imposée en moi, et le moment où j’ai pu établir un lien fort avec le catholicisme, il s’est passé plus d’une décennie, parce que j’avais tout à apprendre, et tout à faire l’effort d’accepter, d’obéir, parce que je marchais en pays inconnu. J’ai remarqué par la suite qu’il en était de même pour pas mal de personnes, et ces personnes ont besoin qu’on les aide à réfléchir, qu’on les aide a distinguer la part de foi et la part déroutante de leur expérience, qu’on les aide à regarder ce qu’il leur est arrivé avec un regard catholique, cela pour les guider, pour les aider, toujours, pas pour les manipuler, les rejeter ou forcer leur chemin.
Dans la forme qu’emploie Michel, qui est visiblement soulagé et heureux de sa conversion, j’y lis la forme du débutant qui voit s’ouvrir devant lui un merveilleux chemin de foi et d’amitié avec Dieu. C’est un magnifique cadeau qu’il a reçu, et il est de notre devoir de lui en faire prendre conscience sans le juger hâtivement, ou le reléguer « bizarre » parce qu’il ne colle pas parfaitement avec une vitrine bien lisse coté dogme ou catéchèse. Si Michel avait témoigné de son expérience dix ans plus tard, avec d’autres mots et d’autres détails, avec une cohérence dogmatique nette, on aurait peut-être été tous contents pour lui, parce que mis en confiance par la façon dont il aurait dit les choses. Mais pour qu’un jour il voit les choses, plus clairement, de façon plus pacifiée catholiquement en quelque sorte, c’est par une lente prise de conscience et par une construction et des efforts que cela passera ; et c’est là que nous devons être présents.
Personnellement, je trouve très bien que la modération ait eu la largeur d’esprit de laisser ce témoignage, malgré son contenu et sa spontanéité, parce que c’est justement en ouvrant la porte à tous les assoiffés de Dieu qu’on témoigne le plus de notre chrétienté.
Je vous souhaite une merveilleuse année 2010 à tous,
Que la Paix de Dieu soit sur le monde et dans chaque cœur,
Zélie
A propos d'avertissement, et de sa soi-disante date, il est bon d'avoir toujours à l'esprit l'histoire de Jonas et de la ville à détruire qui ne l'a pas été. Une prophétie n'est pas lecture d'un avenir déterminé et immuable, elle est avant tout encouragement pédagogique à revenir aux voies de Dieu. Et si le retour se fait, au moins un peu, Dieu annule le chatiment ou la prophétie prévue. En fait, je pense même qu'une prophétie est là pour ne pas avoir lieu, et qu'en ayant pas lieu, c'est là qu'elle prend tout son sens.
Je ne sais pas ce qu'il en est exactement de l'avertissement dont tout le monde parle deci-delà sur le forum, mais il se peut qu'il soit lié à un retour à la prière, car on remarque que souvent dans les prophéties c'est ce qu'il est demandé à l'homme. Si pour l'avertissement ça été le cas, il se peut que selon comment l'homme réagit, il soit annulé, déplacé dans le temps ou atténué. Pour Jonas la prophétie a été annulée, alors pourquoi pas aujourd'hui?
Je me souviens aussi avoir lu sur un site des prophéties données au 19ème siècle par Marie, il me semble à la Salette, enfin, un endroit reconnu. Ces prophéties n'ont pas eu lieu, ou ont eu lieu à l'heure de Dieu et à la façon de Dieu, qui n'a jamais été la façon dont les hommes avaient compris les choses. Donc restons humbles, et confiants dans la prière, c'est encore un bon chemin, si des choses nous interrogent.
A propos d'un témoignage personnel, il est bon aussi de laisser les personnes s'exprimer comme elles le ressentent, elles en ont besoin pour arriver à maturer leur témoignage. Nous savons tous, ou du moins toutes les nuques raides ayant subi une conversion assez radicale, qu’on peut mettre des années avant de savoir mettre les bons mots sur les bons événements, et que jusque-là nous sommes maladroits dans l’expression.
Au moment d’une conversion, on peut aussi être totalement ignorant du catéchisme catholique, même si c’est cette religion qui nous remue au plus profond de notre cœur, et que c’est vraiment celle-là que nous voulons embrasser. Mais si on n’est pas accueilli à bras ouverts, parfois, on n’y comprend plus rien, on doute et on reste bloqué sur une position, parce que quand émotionnellement on est secoué, on est fragile un certain temps. Personnellement, entre le moment où la foi s’est imposée en moi, et le moment où j’ai pu établir un lien fort avec le catholicisme, il s’est passé plus d’une décennie, parce que j’avais tout à apprendre, et tout à faire l’effort d’accepter, d’obéir, parce que je marchais en pays inconnu. J’ai remarqué par la suite qu’il en était de même pour pas mal de personnes, et ces personnes ont besoin qu’on les aide à réfléchir, qu’on les aide a distinguer la part de foi et la part déroutante de leur expérience, qu’on les aide à regarder ce qu’il leur est arrivé avec un regard catholique, cela pour les guider, pour les aider, toujours, pas pour les manipuler, les rejeter ou forcer leur chemin.
Dans la forme qu’emploie Michel, qui est visiblement soulagé et heureux de sa conversion, j’y lis la forme du débutant qui voit s’ouvrir devant lui un merveilleux chemin de foi et d’amitié avec Dieu. C’est un magnifique cadeau qu’il a reçu, et il est de notre devoir de lui en faire prendre conscience sans le juger hâtivement, ou le reléguer « bizarre » parce qu’il ne colle pas parfaitement avec une vitrine bien lisse coté dogme ou catéchèse. Si Michel avait témoigné de son expérience dix ans plus tard, avec d’autres mots et d’autres détails, avec une cohérence dogmatique nette, on aurait peut-être été tous contents pour lui, parce que mis en confiance par la façon dont il aurait dit les choses. Mais pour qu’un jour il voit les choses, plus clairement, de façon plus pacifiée catholiquement en quelque sorte, c’est par une lente prise de conscience et par une construction et des efforts que cela passera ; et c’est là que nous devons être présents.
Personnellement, je trouve très bien que la modération ait eu la largeur d’esprit de laisser ce témoignage, malgré son contenu et sa spontanéité, parce que c’est justement en ouvrant la porte à tous les assoiffés de Dieu qu’on témoigne le plus de notre chrétienté.
Je vous souhaite une merveilleuse année 2010 à tous,
Que la Paix de Dieu soit sur le monde et dans chaque cœur,
Zélie