par Enyo32 » lun. 28 déc. 2009, 19:53
Bonjour à tous,
J'ai 17 ans, je suis issu d'une famille profondément catholique (tous mes oncles sont prêtres) et je me demande si Dieu ne m'appellerait pas moi aussi à être prêtre. J'explique mon parcours :

Vers l'âge de 6 ou 7 ans, alors que la plupart des enfants rêvaient d'être pompiers, policiers ou quelquechose dans le genre, je voulais devenir prêtre. Pourquoi ? parce que ce qu'il faisait, pendant la messe, me semblait beau. Il me paraissait être une personne différente des autres. J'étais fasciné par lui. Mais mes connaissances sur le christianisme et Dieu, étaient évidement déplorables: je ne savais
même pas ce qu'était un chrétien.

Petit à petit, mon désir s'est évanoui, car comme tous les enfants, la plupart du moins, en grandissant, on oublie le métier que l'on souhaitait faire.
Puis J'ai carrément perdu la foi. Je croyais, jusqu'à l'âge de 16 ans, en Dieu, car je me disais que il y avait forcément quelqu'un à l'origine de l'Univers, de ce que je voyais. Je n'acceptais pas l'idée du Hasard. Mais je me foutais de lui. je voulais qu'il soit comme je le voulais. Je voulais qu'il me laisse tranquille car je le laissais tranquille. Je trouvais que c'était bien ainsi. Je ne faisais pas ma prière. Je dormais pendant les cours de cathé et pendant la messe que je redoutais car l'on m'y avais mis comme enfant de coeur, tous les dimanches, pour mon plus grand malheur. Ma vision du monde était alors pessimiste. Je ne croyais pas en l'avenir, je croyais de toutes façon que je vivrais la fin du monde.
Malgré tout, dès que j'entendais quelqu'un parler des prêtres, ou des prêtres parler de leur vocation ou demander si des gens, parmi nous, ne se demandaient pas si Dieu les appelaient à le suivre, je devenais tout rouge et j'avais l'impression d'être désigné et qu'on me regardait, car je me sentais concerné. Et je ne savais pas pourquoi je ressentais cette gène. Je me disais que tout le monde la ressentait.
Je pense également que le fait d'être enfant de coeur pendant de nombreuses années (6 ou 7 ans) et de voir des prêtres de près à maintenu ma vocation en éveil. Mais l'idée de devenir prêtre était alors bien loin de moi.
Tout cela a donc duré jusqu'à l'âge de 16 ans (donc une dizaine d'années).

L'année dernière, donc, je change d'établissement scolaire, sans trop savoir pourquoi aller dans ce nouveau plutôt qu'un autre. Cet établissement est catholique privé, comme l'ancien.
A la toussaint 2009, un groupe à l'école propose d'aller passer un weekend à Ars. Je décide d'y aller car ce WE, j'ai justement scout et il fait froid. Cela me permettra de dormir au chaud.
Et je vais revenir "transformé" de ce WE. Pas complètement, mais quelques changements s'opèrent : ma vision du monde est moins pessimiste, je refais ma prière tous les soirs (succinte mais présente), je m'intéresse à la messe (je l'écoute), aux cours de cathé... Je retrouve la foi et n'ai pas peur de me proclamer catholique. Impossible de décrire ce qui m'a changé lors du WE. En soi, il n'était pas extraordinaire (prières, topos... que j'écoutais d'une oreille). Peut-être le calme et la sérénité qui y régnait. Dieu m'a touché et a opéré un grand changement dans mon coeur.
Durant les mois qui suivent, naît en moi l'envie de me consacrer à Dieu, de faire un métier qui le glorifiera, qui est en rapport avec ma religion (par exemple travailler dans une association caritative). Ce qui est bizarre est que je ne pense pas alors une seconde à devenir prêtre. Je ne voulais absolument pas.
Je me souviens, mais je suis incapable de me rappeller quand (peut-être pendant le WE ?) que j'ai dit "oui" à Dieu. Je lui ai demandé qu'il fasse ce qu'il voulait de moi, je lui ai dit que je me donnais entièrement à lui, dans une prière.
Cela va durer jusqu'à Pâques 2009 (en pleine année du prêtre, ce qui n'est peut être pas anodin).

Là, j'apprends que toute ma famille plus des amis (en tout une trentaine de personnes) vont partir en pélerinage avec un prêtre que nous connaissons bien, en Terre Sainte. Ma première réaction est de ne pas avoir envie d'y aller : j'ai peur des accidents d'avions.
C'est là que lors d'un sermon, pendant la célébration d'une messe à Jérusalem, que je vais à nouveau, depuis dix ans, ressentir l'appel d'être prêtre. Le sermon parle des vocations. Evidemment, comme à chaque fois, je deviens rouge comme une tomate. Sauf que là, ma gène sera plus forte que d'habitude :
• Tout d'abord parce que le prêtre dit: "je SAIS que parmi vous certains se demandent si Dieu ne les appelles pas, etc..." A ce moment, j'étais convaincu à 100% que le prêtre pensait à moi lorsqu'il disait cela. (alors que paradoxalement je ne me demandais rien du tout, je ne savais pas que Dieu pouvait appeler les gens. Je pensais que l'on choisissait de devenir prêtre, c'est tout. D'autant plus que les "certains" désignés, ce que j'apprendrais plus tard, sont en fait 2 filles du groupe qui avaient parlé de leur vocation avec le prêtre). Ce discours, je l'avais déjà entendu de nombreuses fois. Mais là, ma gène n'a jamais été aussi forte.
• Ensuite parce que Dieu lui-même était là. Je sentais, lors du sermon, une présence palpable du Saint Esprit. J'avais l'impression que quelque chose de puissant mais en même temps quelque chose d'infiniment doux était là. Le prêtre lui-même l'a dit à la fin de la messe. Mes parents m'ont fait remarqué qu'ils avaient sentis "le Ciel descendu sur Terre". Je me souviens d'avoir vu des personnes pleurer. La aussi, impossible de décrire tout ce que j'ai ressenti lors du sermon. (Bohneur intense, bouleversement,...) Ce discours, comme je l'ai déjà dit, je l'avais déjà entendu. Mais là, j'ai enfin compris pourquoi je ressentais une gène : j'ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux et j'ai compris (je me dis que c'est le Saint-Esprit, qui était là, qui me l'a fait comprendre, puisque j'étais imcapable de le faire avant) que Dieu m'appellait à être prêtre. A la fin de la messe, j'en avais la certitude. Cela paraissait une évidence. Mais cela m'a dans les jours qui suivirent beaucoup attristé et découragé : je ne voulais absolument pas devenir prêtre. J'étais déprimé, ma mère me croyait même malade.
Petit à petit, je l'ai accepté, et un mois plus tard j'étais, comme aujourd'hui, heureux et pressé de pouvoir le devenir.
Pendant le pèlerinage, il y a eu d'autres effusions du Saint Esprit, où l'on sentait une présence palpable au milieu de nous, douce, puissante, majestueuse (c'est difficile à décrire) .

Au retour du pèlerinage, ma foi avait fait un pas de géant : j'étais heureux, carrément transformé, épanoui, j'avais moins peur du regard des autres, ma façon de regarder les filles avait changée, je n'avais plus du tout peur et j'étais même fier de me proclamer catholique (c'est heureusement toujours le cas aujourd'hui)... Je me suis mis à dire des prières plus longues le soir, à lire la Bible, à me renseigner sur la religion catholique, l'Eglise et Dieu... J'avais la soif d'apprendre (je ne savais toujours pas la différence entre un protestant, un catholique, un orthodoxe, et j'ai découvert l'existence des anges gardiens, par exemple...).
J'ai cherché un père spirituel, pour vérifier l'authenticité de l'appel reçu. Je n'en trouvait pas. Et là, signe de Dieu ? : le père qui nous accompagnait lors du pèlerinage est justement nommé dans mon collège, à la rentrée de septembre 2009 !
Depuis, je lui en ai parlé, et lui aussi certifie que l'appel est authentique.
Je n'en ai pas parlé avec mes parents.
Mais je me pose certaines questions : et si je me trompais, et mon père spirituel aussi ? Après tout, je suis si jeune, pourquoi aurais-je la chance d'avoir trouvé ma vocation alors que d'autres la cherchent pendant 10 ans ou plus...(surtout que je n'ai même pas cherché : je en savais pas que Dieu appelait) ? Et puis, n'est-ce pas un peu orgueilleux que de se dire "choisi" par Dieu ?
J'ai certainement oublié de raconter des choses,
Merci beaucoup si vous m'avez lu en entier,
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
J'ai 17 ans, je suis issu d'une famille profondément catholique (tous mes oncles sont prêtres) et je me demande si Dieu ne m'appellerait pas moi aussi à être prêtre. J'explique mon parcours :
:arrow: Vers l'âge de 6 ou 7 ans, alors que la plupart des enfants rêvaient d'être pompiers, policiers ou quelquechose dans le genre, je voulais devenir prêtre. Pourquoi ? parce que ce qu'il faisait, pendant la messe, me semblait beau. Il me paraissait être une personne différente des autres. J'étais fasciné par lui. Mais mes connaissances sur le christianisme et Dieu, étaient évidement déplorables: je ne savais
même pas ce qu'était un chrétien.
:arrow: Petit à petit, mon désir s'est évanoui, car comme tous les enfants, la plupart du moins, en grandissant, on oublie le métier que l'on souhaitait faire.
Puis J'ai carrément perdu la foi. Je croyais, jusqu'à l'âge de 16 ans, en Dieu, car je me disais que il y avait forcément quelqu'un à l'origine de l'Univers, de ce que je voyais. Je n'acceptais pas l'idée du Hasard. Mais je me foutais de lui. je voulais qu'il soit comme je le voulais. Je voulais qu'il me laisse tranquille car je le laissais tranquille. Je trouvais que c'était bien ainsi. Je ne faisais pas ma prière. Je dormais pendant les cours de cathé et pendant la messe que je redoutais car l'on m'y avais mis comme enfant de coeur, tous les dimanches, pour mon plus grand malheur. Ma vision du monde était alors pessimiste. Je ne croyais pas en l'avenir, je croyais de toutes façon que je vivrais la fin du monde.
Malgré tout, dès que j'entendais quelqu'un parler des prêtres, ou des prêtres parler de leur vocation ou demander si des gens, parmi nous, ne se demandaient pas si Dieu les appelaient à le suivre, je devenais tout rouge et j'avais l'impression d'être désigné et qu'on me regardait, car je me sentais concerné. Et je ne savais pas pourquoi je ressentais cette gène. Je me disais que tout le monde la ressentait.
Je pense également que le fait d'être enfant de coeur pendant de nombreuses années (6 ou 7 ans) et de voir des prêtres de près à maintenu ma vocation en éveil. Mais l'idée de devenir prêtre était alors bien loin de moi.
Tout cela a donc duré jusqu'à l'âge de 16 ans (donc une dizaine d'années).
:arrow: L'année dernière, donc, je change d'établissement scolaire, sans trop savoir pourquoi aller dans ce nouveau plutôt qu'un autre. Cet établissement est catholique privé, comme l'ancien.
A la toussaint 2009, un groupe à l'école propose d'aller passer un weekend à Ars. Je décide d'y aller car ce WE, j'ai justement scout et il fait froid. Cela me permettra de dormir au chaud.
Et je vais revenir "transformé" de ce WE. Pas complètement, mais quelques changements s'opèrent : ma vision du monde est moins pessimiste, je refais ma prière tous les soirs (succinte mais présente), je m'intéresse à la messe (je l'écoute), aux cours de cathé... Je retrouve la foi et n'ai pas peur de me proclamer catholique. Impossible de décrire ce qui m'a changé lors du WE. En soi, il n'était pas extraordinaire (prières, topos... que j'écoutais d'une oreille). Peut-être le calme et la sérénité qui y régnait. Dieu m'a touché et a opéré un grand changement dans mon coeur.
Durant les mois qui suivent, naît en moi l'envie de me consacrer à Dieu, de faire un métier qui le glorifiera, qui est en rapport avec ma religion (par exemple travailler dans une association caritative). Ce qui est bizarre est que je ne pense pas alors une seconde à devenir prêtre. Je ne voulais absolument pas.
Je me souviens, mais je suis incapable de me rappeller quand (peut-être pendant le WE ?) que j'ai dit "oui" à Dieu. Je lui ai demandé qu'il fasse ce qu'il voulait de moi, je lui ai dit que je me donnais entièrement à lui, dans une prière.
Cela va durer jusqu'à Pâques 2009 (en pleine année du prêtre, ce qui n'est peut être pas anodin).
:arrow: Là, j'apprends que toute ma famille plus des amis (en tout une trentaine de personnes) vont partir en pélerinage avec un prêtre que nous connaissons bien, en Terre Sainte. Ma première réaction est de ne pas avoir envie d'y aller : j'ai peur des accidents d'avions. :-D
C'est là que lors d'un sermon, pendant la célébration d'une messe à Jérusalem, que je vais à nouveau, depuis dix ans, ressentir l'appel d'être prêtre. Le sermon parle des vocations. Evidemment, comme à chaque fois, je deviens rouge comme une tomate. Sauf que là, ma gène sera plus forte que d'habitude :
• Tout d'abord parce que le prêtre dit: "je SAIS que parmi vous certains se demandent si Dieu ne les appelles pas, etc..." A ce moment, j'étais convaincu à 100% que le prêtre pensait à moi lorsqu'il disait cela. (alors que paradoxalement je ne me demandais rien du tout, je ne savais pas que Dieu pouvait appeler les gens. Je pensais que l'on choisissait de devenir prêtre, c'est tout. D'autant plus que les "certains" désignés, ce que j'apprendrais plus tard, sont en fait 2 filles du groupe qui avaient parlé de leur vocation avec le prêtre). Ce discours, je l'avais déjà entendu de nombreuses fois. Mais là, ma gène n'a jamais été aussi forte.
• Ensuite parce que Dieu lui-même était là. Je sentais, lors du sermon, une présence palpable du Saint Esprit. J'avais l'impression que quelque chose de puissant mais en même temps quelque chose d'infiniment doux était là. Le prêtre lui-même l'a dit à la fin de la messe. Mes parents m'ont fait remarqué qu'ils avaient sentis "le Ciel descendu sur Terre". Je me souviens d'avoir vu des personnes pleurer. La aussi, impossible de décrire tout ce que j'ai ressenti lors du sermon. (Bohneur intense, bouleversement,...) Ce discours, comme je l'ai déjà dit, je l'avais déjà entendu. Mais là, j'ai enfin compris pourquoi je ressentais une gène : j'ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux et j'ai compris (je me dis que c'est le Saint-Esprit, qui était là, qui me l'a fait comprendre, puisque j'étais imcapable de le faire avant) que Dieu m'appellait à être prêtre. A la fin de la messe, j'en avais la certitude. Cela paraissait une évidence. Mais cela m'a dans les jours qui suivirent beaucoup attristé et découragé : je ne voulais absolument pas devenir prêtre. J'étais déprimé, ma mère me croyait même malade.
Petit à petit, je l'ai accepté, et un mois plus tard j'étais, comme aujourd'hui, heureux et pressé de pouvoir le devenir.
Pendant le pèlerinage, il y a eu d'autres effusions du Saint Esprit, où l'on sentait une présence palpable au milieu de nous, douce, puissante, majestueuse (c'est difficile à décrire) .
:arrow: Au retour du pèlerinage, ma foi avait fait un pas de géant : j'étais heureux, carrément transformé, épanoui, j'avais moins peur du regard des autres, ma façon de regarder les filles avait changée, je n'avais plus du tout peur et j'étais même fier de me proclamer catholique (c'est heureusement toujours le cas aujourd'hui)... Je me suis mis à dire des prières plus longues le soir, à lire la Bible, à me renseigner sur la religion catholique, l'Eglise et Dieu... J'avais la soif d'apprendre (je ne savais toujours pas la différence entre un protestant, un catholique, un orthodoxe, et j'ai découvert l'existence des anges gardiens, par exemple...).
J'ai cherché un père spirituel, pour vérifier l'authenticité de l'appel reçu. Je n'en trouvait pas. Et là, signe de Dieu ? : le père qui nous accompagnait lors du pèlerinage est justement nommé dans mon collège, à la rentrée de septembre 2009 !
Depuis, je lui en ai parlé, et lui aussi certifie que l'appel est authentique.
Je n'en ai pas parlé avec mes parents.
Mais je me pose certaines questions : et si je me trompais, et mon père spirituel aussi ? Après tout, je suis si jeune, pourquoi aurais-je la chance d'avoir trouvé ma vocation alors que d'autres la cherchent pendant 10 ans ou plus...(surtout que je n'ai même pas cherché : je en savais pas que Dieu appelait) ? Et puis, n'est-ce pas un peu orgueilleux que de se dire "choisi" par Dieu ?
J'ai certainement oublié de raconter des choses,
Merci beaucoup si vous m'avez lu en entier,
Merci d'avance !