Réunion de la CEF. Obéir ou critiquer ?

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Re: La Conférence des évêques de France

par jean_droit » ven. 20 nov. 2009, 8:42

A Auch il n'y a plus qu'un prêtre :
http://ab2t.blogspot.com/2009/11/auch-c ... oo%21+Mail
Auch : 17.000 habitants !
Et encore c'est un prêtre en soutane !
Allons nous continuer sans réagir, sans vraiment réagir.
Va-t-on se contenter d'administrer la pénurie.
Le travail des évêques ne devrait-il pas être, en toute priorité, celui de susciter des nouvelles vocations et d'aller trouver des prêtres en dehors de leurs diocèse.
Quand allons nous comprendre que ce n'est pas en laïcisant l'Eglise que l'on va l'amener à générer des vocations ?
Quand allons nous comprendre que le Saint Esprit est là pour nous aider et non pour se substituer à nous.
"Aide-toi et le Ciel t'aidera !"
Bien sûr qu'il faut faire appel à toutes, toutes, les forces de l'Eglise sans oeillères et sans à priori.
Mais, surtout, il faut créer des parcours "d'excellence" ( c'est à la mode !!!! ) pour notre jeunesse.
A travers une vraie éducation chrétienne et un accompagnement de tous les instants,
Pourquoi la majorité de l'Eglise de France est-elle sourde et aveugle devant ce que disent et font des évêques comme monseigneur Cattenoz, monseigneur Rey, monseigneur Aillet ou monseigneur Centène. Pourquoi ?
Pourquoi critiquer ou dévaloriser leurs efforts et leurs succès ?
Seigneur, pourquoi ?
N'est ce pas ton royaume qui devrait nous concerner et non nos petites querelles partisanes et idéologiques ?

Re: La Conférence des évêques de France

par AdoramusTe » jeu. 19 nov. 2009, 21:59

Ceci étant dit, je reviens sur le sujet.
Etant donnée la situation actuelle, je pense qu'il faudrait appliquer Summorum Pontificum dans toutes les paroisses.
Car il ne faut pas s'attendre à une application autoritaire des normes dans la FORM. Par conséquent, seule une concurrence (ou émulation) peut sauver la liturgie. Et j'ai l'impression qu'une messe dans le FERM est plus facilement accordée.

Donc, je reviens un peu sur ma position.

Re: La Conférence des évêques de France

par Yves54 » mer. 18 nov. 2009, 16:57

Il me semble pourtant que la Communauté de St Martin est implanté dans des diocèses français. Ou encore l'Oratoire de France ou l'Oratoire de Nancy. Bref des communautés sacerdotales qui appliquent ces règles.

Mais je vous rassure, j'aimerais que la FORM soit célébrée comme il se doit en respect total de toutes ses normes et rubriques et cela dans toutes les paroisses ordinaires de France y compris au fin fond de la Creuse.

Re: La Conférence des évêques de France

par AdoramusTe » mer. 18 nov. 2009, 16:45

Yves54 a écrit : Généralement les évêques soutenant le Motu Proprio sont aussi ceux qui disent la messe Paul VI dans les normes et les rubriques. Donc au contraire, pour moi c'est un bon indicatif de l'état d'esprit des évêques face à la question liturgique.
Ce n'est pas ce que j'ai écrit. Dire la messe Paul VI dans les normes et faire appliquer ces normes dans le diocèse sont deux choses différentes.
Pour l'instant, je ne vois rien de l'application de ces normes.

Re: La Conférence des évêques de France

par Yves54 » mer. 18 nov. 2009, 16:38

AdoramusTe a écrit :
Yves54 a écrit : Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...
Cette histoire de Motu Proprio, c'est très bien, mais j'aimerai qu'on se penche d'abord sur l'application des normes liturgiques de la forme ordinaire dans les diocèses.

C'est quand même autrement plus grave et plus préoccupant, parce qu'il y a encore moins d'évêques qui font appliquer ces normes que d'évêques favorables au Motu Proprio.
Nous n'avons pas le droit au latin,au grégorien et tout le décorum qui va avec, sauf dans la forme extraordinaire.
Généralement les évêques soutenant le Motu Proprio sont aussi ceux qui disent la messe Paul VI dans les normes et les rubriques. Donc au contraire, pour moi c'est un bon indicatif de l'état d'esprit des évêques face à la question liturgique.

Re: La Conférence des évêques de France

par jean_droit » mer. 18 nov. 2009, 15:43

"Cette histoire de Motu Proprio, c'est très bien, mais j'aimerais qu'on se penche d'abord sur l'application des normes liturgiques de la forme ordinaire dans les diocèses".
Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Le respect de la liturgie "Paul VI" avec ses différentes possibilités devrait être un soucis permanent de nos évêques dans leurs diocèses.
Et c'est loin d'être le cas.
Sans parler des messes qui s'éloignent délibérément de la liturgie et elles sont de plus en plus rares ce qu'il faut surtout craindre ce sont les messes bâclées où la spiritualité est absente.

Re: La Conférence des évêques de France

par AdoramusTe » mer. 18 nov. 2009, 14:36

Yves54 a écrit : Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...
Cette histoire de Motu Proprio, c'est très bien, mais j'aimerai qu'on se penche d'abord sur l'application des normes liturgiques de la forme ordinaire dans les diocèses.

C'est quand même autrement plus grave et plus préoccupant, parce qu'il y a encore moins d'évêques qui font appliquer ces normes que d'évêques favorables au Motu Proprio.
Nous n'avons pas le droit au latin,au grégorien et tout le décorum qui va avec, sauf dans la forme extraordinaire.

Re: La Conférence des évêques de France

par Yves54 » mer. 18 nov. 2009, 14:20

Petit rappel de l'accueil fait au Motu Proprio par certains évêques :
Réunis, le 25 octobre 2006 à Lons-le-Saunier, dans le cadre de l’Instance Régionale Évêques-Prêtres, les évêques de la Province ecclésiastique de Besançon et les évêques des diocèses concordataires de Strasbourg et de Metz ont décidé de faire part au Saint-Siège de leurs inquiétudes suscitées par la création de l’Institut du Bon Pasteur, dans l’archidiocèse de Bordeaux, et l’éventualité de la publication d’un Motu proprio du Pape Benoît XVI généralisant l’usage du rite tridentin pour la célébration de la messe.
Les évêques, soucieux du bien commun et de l’unité de l’Église, ont pris cette initiative en raison du trouble ressenti par beaucoup de fidèles, de diacres et de prêtres de leurs diocèses respectifs.
Estimant que la liturgie est l’expression de la théologie de l’Église, les évêques redoutent que la généralisation de l’usage du Missel romain de 1962 ne relativise les orientations du concile Vatican II. Une telle décision risquerait aussi de mettre à mal l’unité entre les prêtres, autant qu’entre les fidèles.
Depuis de nombreuses années, d’importants efforts de formation liturgique ont été réalisés ; les évêques s’en réjouissent et encouragent leurs diocésains à poursuivre le travail engagé.
Mgr André LACRAMPE, Archevêque de Besançon
Mgr Claude SCHOCKERT, Évêque de Belfort
Mgr Jean-Louis PAPIN, Évêque de Nancy
Mgr Jean LEGREZ, Évêque de Saint-Claude
Mgr Jean-Paul MATHIEU, Évêque de Saint-Dié
Mgr François MAUPU, Évêque de Verdun
Mgr Joseph DORÉ, Administrateur de Strasbourg
Mgr Christian KRATZ, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Mgr Jean-Pierre GRALLET, Évêque auxiliaire de Strasbourg
Mgr Pierre RAFFIN, Évêque de Metz

Je ne m'étonne donc pas plus que les évêques sus cités ont beaucoup de mal à appliquer le Motu Proprio...

Re: La Conférence des évêques de France

par jean_droit » mar. 17 nov. 2009, 12:16

Un témoignage lu dans le site de France Catholique :

http://www.france-catholique.fr/Ce-qui- ... urdes.html

Début de l'article :

3, 4, 5 NOVEMBRE 2009

Retour à Lourdes, dans la nuit de lundi à mardi. Traversée de la ville, avec mon sac, sans rencontrer âme qui vive. Mais j’ai le sentiment de me retrouver toujours chez moi dans des lieux familiers. J’ai choisi un hôtel proche des sanctuaires, bien connu des habitués des assemblées épiscopales, alors que d’habitude je logeais de l’autre côté de la ville, dans un petit hôtel bien sympathique, malheureusement fermé depuis quelques mois… L’avantage est aussi d’être à quelques minutes des studios de Radio Présence, la radio locale chrétienne où je dois me rendre chaque matin pour faire mon éditorial de Radio Notre-Dame, la grande sœur parisienne. J’y arrive pour l’ouverture, très bien accueilli par l’équipe et son directeur, Mathias Terrier. Ce dernier voudra même que j’enregistre une émission pour sa station, en tant que pèlerin de Lourdes. Je répondrai à ses questions avec plaisir, tout comme je discuterai avec ses collaborateurs au contact avec beaucoup de monde, dans ce haut lieu très bien fréquenté  ! Le mardi matin, je sors de la radio et j’entends Mgr Claude Dagens m’appeler à l’aide. Son auto est tombée en panne dans la rue. Je la pousse quelques dizaines de mètres vers le parking  : la rencontre avec l’évêque d’Angoulême est quasi providentielle, car il va jouer un grand rôle dans l’animation de l’assemblée, avec son intervention de la première après-midi (Indifférence religieuse, visibilité de l’Église et Évangélisation). Et oui, on peut être évêque, normalien, académicien et avoir des ennuis mécaniques. Il y a quelques décennies, chaque évêque avait son chauffeur qui réglait ce genre de contingences. Nous avons bel et bien changé d’époque. On le constatera d’un bout à l’autre de cette assemblée.

Le discours d’ouverture du cardinal Vingt-Trois est largement consacré à l’actualité générale, celle qui concerne les conséquences de la crise économique et la question de l’immigration. L’actualité ecclésiale est également évoquée. Elle est riche  : synode africain auquel le président de la Conférence épiscopale a assisté de bout en bout, canonisation de Jeanne Jugan, cette sainte française dont l’exemple nous est précieux, l’année sacerdotale en cours, la réunion des Conférences épiscopales d’Europe à Paris, l’Année Sainte décidée par les évêques du Vietnam à l’occasion du 350e anniversaire de l’établissement de la hiérarchie catholique dans leur pays. Décidément, l’Église universelle est bien vivante et en développement continu. Y aurait-il contraste avec notre Église à nous et ses difficultés  ? La question peut être d’ores et déjà posée même si en abordant l’ordre du jour, le cardinal ne veut pas se laisser aller au pessimisme  : «  Nous sommes constamment confrontés à la situation du chrétien dans la société contemporaine, c’est-à-dire à la rencontre de la foi avec le désir, les aspirations et les angoisses des hommes. Nous sommes aussi probablement arrivés à un moment clef pour notre organisation ecclésiale. Après le concile Vatican II et les synodes qui lui ont fait écho sur la mission des laïcs et sur le ministère des prêtres, les changements des structures de notre société, comme le développement de l’action des laïcs et l’évolution du ministère des prêtres, nous invitent à approfondir l’articulation des missions et de l’exercice des responsabilités, et aussi à renouveler l’appel au sacerdoce et au diaconat permanent.

Re: La Conférence des évêques de France

par Pierre-Antoine » ven. 13 nov. 2009, 19:18

Je me joint aussi au concert :clap: :clap: :clap:
En y ajoutant un zeste de miséricorde : miséricorde envers le pécheur, qui a cause de son imperfection ne présente pas cet exemple d'obéissance alors qu'il le devrait.

Re: La Conférence des évêques de France

par Invité » ven. 13 nov. 2009, 16:21

Il me semble que c'est dans la pratique d'un synode que peut se vivre le mieux l'obéissance parce que chacun Laïcs, Prêtres et Evêques cherchent la volonté de Dieu ensemble et mûrissent les orientations qui vont être mis en oeuvre.
l'obéissance est d'autant plus forte que chacun obéit à la volonté de Dieu quelque soit sa place et son ministère dans l'Eglise

Re: La Conférence des évêques de France

par Sapin » ven. 13 nov. 2009, 13:30

J'abonde dans le même sens que Pneumatis, Virgile a une très belle compréhension de l'obéissance dans l'Église catholique, c'est exactement dans ce sens qu'il faut la comprendre et l'appliquer. :clap: :clap: :clap:

In Pace

Re: La Conférence des évêques de France

par Pneumatis » ven. 13 nov. 2009, 10:25

Virgile a écrit :En ce qui me concerne, dans mon rapport à l'autorité, avec celle du Pape, de l'évêque ou du prêtre par exemple, je n'obéis pas pour des questions de " confiance" ou même de "sympathie" envers le Saint Père, l'évêque ou le curé. Il ne s'agit pas pour moi d'obéir parce que je considère que cet homme-là me plaît bien mieux par son caractère, ses talents, sa manière de parler ou d'agir que le précédent qui me semblait nul ou inconsistant ou n'avoir pas les mêmes "idées" que moi, ou être plus ou moins "hérétiques" selon des critères le plus souvent fixés par... moi-même!

Il s'agit de tout autre chose : il s'agit d'obéir au représentant de Dieu. Obéissons!

Mais en ayant à l'esprit que l'obéissance qui se fait dans la foi ne peut-être que celle qui est revêtue de prudence, de force et de magnanimité.
L'obéissance est faite de prudence, parce que seule la prudence peut me faire connaître et faire, en toutes choses, ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas.
Elle est faite de force, parce qu'il me sera inutile d'avoir la connaissance du bien, ou même d'en avoir la volonté, si je n'en ai pas le courage. Et parce qu'il me faut à la fois savoir faire face à d'innombrables dangers et être patient dans l'épreuve. Faire ce qui est honnête et fuir ce qui ne l'est pas m'est impraticable sans la force.
Quant à la magnanimité, il s'agit de cette grandeur de Dieu qui vient prendre et élargir mon âme trop petite. C'est elle qui ouvre mon esprit à d'autres horizons que ses modestes et petites idées dont je me glorifie. C'est elle qui me fera dépasser les réactions étroites de mon orgueil et de ma susceptibilité et me fera répondre à ce qui m'offense par de la charité.

J'obéis donc à mon évêque et au prêtre de ma paroisse avec prudence, force et magnanimité. En conséquence je fuis ce qui n'est pas honnête, reste patient, toujours prêt à affronter certains dangers, et charitable autant qu'il m'est possible.
:clap: :clap: :clap: Ô combien j'abonde !!! C'est tellement bien dit.

J'ai tellement de mal parfois à essayer de dire ce que vous avez dit, car quand je parle d'obéissance on me rétorque systématiquement "fidéisme", "aveuglement", "moutonnerie", ... Bref, l'obéissance est le plus vrai chemin de l'humilité, étape première dans le discernement, tandis qu'on croit trop souvent que cette obéissance est une limite à l'intelligence. Je crois au contraire que l'obéissance, qui ne se comprends bien que dans sa définition première (= écouter), est la voie première de l'ouverture de l'intelligence. Parce que pour un bon discernement, le premier obstacle à évacuer c'est l'orgueil. Et que l'orgueil, n'a d'opposé que l'humilité exercée parfaitement dans l'obéissance. Mais une obéissance qui est dirigée vers une plus grande intelligence de la révélation, autre définition de la foi. Vous l'avez dit parfaitement, et je ne saurais mieux dire.

Fides et Ratio (Foi et Raison), Jean-Paul II :
- Chapitre 2 :Credo ut intellegam (je crois pour comprendre)
- Chapitre 3 : Intellego ut credam (je comprends pour croire)
Les deux sont essentiels, ainsi que l'ordre dans lequel ils sont présentés.

Re: La Conférence des évêques de France

par Virgile » ven. 13 nov. 2009, 7:48

Cher Touriste,

que voilà un beau texte! Merci de nous l'avoir cité.
Les prêtres sont donc avec tous les chrétiens, des disciples du Seigneurs. Ils doivent donc obéir, eux-aussi!

A ce sujet, il me revient maintenant à l'esprit un passage de Saint Paul.
Il se trouve dans I Cor. 10, 6 :
1 Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu'ils ont tous traversé la mer,
2 et qu'ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer;
3 qu'ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
4 et qu'ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.
5 Cependant ce n'est pas dans la plupart d'entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
6 Or ces choses ont été des figures de ce qui nous concerne, afin que nous n'ayons pas de désirs coupables, comme ils en ont eu,
7 et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d'entre eux, selon qu'il est écrit : "Le peuple s'assit pour manger et pour boire; puis il se leva pour se divertir."
Ainsi donc, Dieu a délivré Israël de la servitude d'Egypte et Israël est devenu un peuple libre. Un peuple libre, certes, mais qui avait encore besoin d'être éduqué. Un peuple libre mais un peuple indocile.
Il a donc fallut lui apprendre ce qu'était la fidélité authentique.
En conséquence, ce peuple libre fut-il mené au travers du désert, pendant quarante années, sous la conduite de Moïse et d'Aaron.
A ce peuple libre, il fallut donner une Loi et de nombreuses prescriptions.
A ce peuple d'enfants, incapables de se diriger eux-mêmes, il fallut apprendre l'obéissance.

Et cette obéissance, pour parler enfin d'elle, se fait uniquement dans la foi.

Il est bon de rappeler, de temps à autres, que les évêque et les prêtres ne sont pas dispensés de soumettre librement leur volonté à la volonté divine et à l'ordre qu'elle a établi. Eux aussi, qui sont des pères, sont les enfant d'un Dieu auquel ils doivent obéir - d'une obéissance ne doit pourtant rien avoir d'enfantin ou de puéril. Pas davantage que celle que nous leur devons ne doit-être enfantine ou puérile. Ou naïve.

La désobéissance des évêques et des prêtres est un sujet douloureux et grave. Sur lequel il importe de ne pas se voiler la face. Elle existe, elle est discernable, elle est multiforme.

En ce qui me concerne, dans mon rapport à l'autorité, avec celle du Pape, de l'évêque ou du prêtre par exemple, je n'obéis pas pour des questions de " confiance" ou même de "sympathie" envers le Saint Père, l'évêque ou le curé. Il ne s'agit pas pour moi d'obéir parce que je considère que cet homme-là me plaît bien mieux par son caractère, ses talents, sa manière de parler ou d'agir que le précédent qui me semblait nul ou inconsistant ou n'avoir pas les mêmes "idées" que moi, ou être plus ou moins "hérétiques" selon des critères le plus souvent fixés par... moi-même!

Il s'agit de tout autre chose : il s'agit d'obéir au représentant de Dieu. Obéissons!

Mais en ayant à l'esprit que l'obéissance qui se fait dans la foi ne peut-être que celle qui est revêtue de prudence, de force et de magnanimité.
L'obéissance est faite de prudence, parce que seule la prudence peut me faire connaître et faire, en toutes choses, ce qui est honnête, et fuir ce qui ne l'est pas.
Elle est faite de force, parce qu'il me sera inutile d'avoir la connaissance du bien, ou même d'en avoir la volonté, si je n'en ai pas le courage. Et parce qu'il me faut à la fois savoir faire face à d'innombrables dangers et être patient dans l'épreuve. Faire ce qui est honnête et fuir ce qui ne l'est pas m'est impraticable sans la force.
Quant à la magnanimité, il s'agit de cette grandeur de Dieu qui vient prendre et élargir mon âme trop petite. C'est elle qui ouvre mon esprit à d'autres horizons que ses modestes et petites idées dont je me glorifie. C'est elle qui me fera dépasser les réactions étroites de mon orgueil et de ma susceptibilité et me fera répondre à ce qui m'offense par de la charité.

J'obéis donc à mon évêque et au prêtre de ma paroisse avec prudence, force et magnanimité. En conséquence je fuis ce qui n'est pas honnête, reste patient, toujours prêt à affronter certains dangers, et charitable autant qu'il m'est possible.

Car l'obéissance, et plus particulièrement celle d'un évêque ou d'un prêtre, se fait uniquement dans la foi. Et ce que les évêques et les prêtres me doivent, à moi, à vrai dire, c'est la visibilité de leur obéissance irréprochable, parfaite et ferme. Parce que dans leur soumission à la volonté de Dieu, dans l'Eglise, ils me montre non pas seulement leur grandeur, leur maturité et leur dignité, mais aussi la foi, l'espérance et la charité dont vit toute l'Eglise.

Tout cela n'est pas qu'avis purement personnel de Virgile: en clair, nul catholique n'est tenu d'obéir à une autorité qui ne se fait pas dans la foi catholique (ou même qui iraient simplement à l'encontre du droit ou de la morale) et qu'il faut bien alors qualifier d'illégitime et d'usurpée.

Il s'agit d'un sujet bien délicat auquel, par ces temps où bien peu de personnes semble comprendre ce qu'est l'obéissance et où les corps jonchent par milliers le désert, il serait bon que tous les catholiques, évêques et prêtres compris, réfléchissent énormément...

Je ne parle pas ici particulièrement ou seulement des évêques, prêtres et fidèles de la FFSPX.
S'il me faut apprendre l'obéissance au Christ et à son Eglise, pour que mon corps n'en vienne pas à joncher le désert, j'ai besoin d'éducateurs eux-mêmes parfaits et saints dans l'obéissance.
S'il faut apprendre ce qu'est l'obéissance à ceux à qui on a appris à désobéir, de façon systématique, dans la famille, à l'école, dans la vie sociale et professionnelle, il faudra donner à l'Eglise catholique obéissante une toute autre visibilité que celle qu'elle a actuellement en France.

Et ce que j'écris a certainement un rapport avec la Conférence des évêques de France.

Amicalement.
Virgile.

Re: La Conférence des évêques de France

par Invité » jeu. 12 nov. 2009, 23:56

:arrow: c'est ce passage du Concile Vatican 2 qui m'a le plus fait vivre en Eglise
N°9 du décret vie et ministère des prêtres du Concile Vatican 2
"Le sacrement de l'ordre confère aux prêtres de la Nouvelle Alliance une fonction éminente et indispensable dans et pour le peuple de Dieu, celle de Père et de Docteur. Cependant avec tous les chrétiens, ils sont des disciples du Seigneur, que la grâce de l'appel de Dieu a fait participer à son Royaume. Au milieu de tous les baptisés, les prêtres sont des frères parmi les frères, membres de l'unique Corps du Christ dont la construction a été confiée à tous.
A la tête de la communauté, les prêtres doivent donc faire en sorte de ne pas rechercher leurs propres interêts mais ceux de Jésus Christ en unissant leurs efforts à ceux des laïcs chrétiens, et en se conduisant envers eux à la manière du Maître: parmi les hommes celui-ci "n'est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Les prêtres ont à reconnaître sincèrement et à faire progresser la dignité des laïcs et leur role propre dans la mission de l'Eglise. Ils doivent respecter loyalement la juste liberté à laquelle tous ont droit dans la cité terrestre. Ils doivent écouter volontier les laïcs, tenir compte fraternellement de leurs désirs, reconnaître leur expérience et leur compétence dans les différents domaines de l'activité humaine, pour pouvoir avec eux lire les signes des temps.
"Eprouvant les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu", ils sauront découvrir et discerner dans la foi les charismes des laïcs sous toutes leurs formes, des pus modestes aux plus élevés, ils les reconnaîtrons avec joie et les développeront avec ardeur. Parmi ces dons qu'on trouve en abondance chez les chrétiens, l'attrait d'un bon nombre pour une vie spirituelle plus profonde mérite une attention spéciale. Il faut également avoir assez de confiance dans les laïcs pour leur donner des responsabilités au service de l'Eglise en leur laissant liberté et possibilité d'action, bien plus, en les invitant, quand l'occasion se présente, à prendre d'eux-mêmes des initiatives.
Bref, les prêtres sont placés au milieu des laïcs pour les conduire tous à l'unité dans l'amour " s'aimant les uns les autres d'un amour fraternel, rivalisant d'égard entre eux"; ils ont donc à rapprocher les mentalités différentes, de telle sorte que personne ne se sente étranger dans la communauté chrétienne. Ils sont défenseurs du bien commun, dont ils ont la charge au nom de l'évêque et en même temps témoins courageux de la vérité pour que les chrétiens ne soient pas emportés à tout vent de doctrine. ils sont spécialement responsables de ceux qui ont abandonné la pratique des sacrements, voire même la foi, et ils n'omettront pas d'aller vers eux comme de bons pasteurs
Attentifs aux prescriptions sur l'oecuménisme ils n'oublieront pas les frères qui ne partagent pas avec nous la pleine communion de l'Eglise;
Enfin, ils sauront qu'ils sont chargés de tous ceux qui ne reconnaissent pas le Christ comme leur Sauveur.
Mais, de leur côté, les chrétiens doivent être conscients de leurs devoirs envers leurs prêtres, entourer d'un amour filial ceux qui sont leurs pasteurs et leurs pères, partager leurs soucis, les aider autant que possible par leur prière et leur action: ainsi les prêtres seront mieux en mesure de surmonter les difficultés et d'accomplir leur tâche avec fruit.

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