par MB » sam. 29 oct. 2005, 21:51
Bonjour
Ces théories sont bien gentilles, mais elles oublient un point fondamental qui est la capacité de l'homme à toujours trouver une solution, surtout là où l'on s'y attend le moins.
Il est bien évident que si nous sommes condamnés à n'utiliser que du pétrole, à ne connaître que la même technologie que celle que nous utilisons aujourd'hui, tout cela devra se terminer un jour, et la croissance avec. Mais par définition, l'ordre technologique dans lequel nous sommes est appelé à évoluer. Ce qui signifie que, le jour où il n'y aura plus de pétrole, on utilisera autre chose, et pas forcément une énergie non renouvelable !
Le progrès technique est tel que nous pouvons nous attendre à tout ; il y a 100 ans, lorsque roulaient les premières automobiles, le fonctionnement du moteur électrique était maîtrisé (la première voiture à avoir dépassé les 100 à l'heure, en 1899, était électrique) ; un ami historien des sociétés m'a expliqué que si ce procédé a été mis de côté, c'est qu'il était mal "genré" : il ne satisfaisait pas aussi bien les visions virilistes des mécaniciens (milieu déjà très macho) que le moteur à explosion, qui faisait du bruit, qui était brutal, etc. S'ils avaient adopté le moteur électrique, aujourd'hui ce type de technologie ne poserait plus aucun problème, et nous lui aurions trouvé des applications que nous n'imaginons même pas.
Ne me parlez pas des "lois de la physique" qui empêchent tel ou tel procédé : on a raconté cela de plein de choses, et on y est quand même arrivé. Cela me fait penser à Cousteau, qui dans les années 60, expliquait que la Terre ne pourrait supporter une quantité d'habitants supérieure à 700 millions d'individus...
Ne me parlez pas non plus de questions de coût (du type, "oui, on maîtrise la technologie, mais ce n'est pas rentable") : toute technologie, au bout d'un certain temps d'expérience, est apte à devenir rentable. Actuellement, pour prendre cet exemple, les voitures hybrides (Prius et Lexus) sont chères et leur procédé a grand-peine à devenir profitable : mais comme elles ont beaucoup de succès dans plus d'un endroit (USA notamment), ce procédé va mécaniquement devenir meilleur marché. Plus une chose est vendue, moins elle est chère : je suis donc prêt à parier que dans 10 ans, le moteur hybride sera devenu une chose normale. C'est un peu comme l'ABS et l'airbag, très chers il y a 15 ans, disponibles seulement en option dans les Mercedes, et qui se retrouvent presque partout aujourd'hui.
Autre exemple : la question de l'eau. Il y a actuellement nombre d'abus incontestables (les Californiens faisant constuire des aqueducs jusque dans les Rocheuses canadiennes...). Mais dans le même temps, la technologie de la dessalinisation a tendance à voir son prix baisser, et de nouvelles techniques d'utilisation de l'eau (telle que la micro-aspersion pour les cultures) permettent de diminuer jusquà 10 fois sa consommation. Il faut donc faire en sorte que la demande économique de telles technologies devienne si forte qu'elle les rende indispensables.
Aussi je crois qu'il faut faire confiance (une confiance raisonnée et attentive bien sûr) au progrès technique, plus que jamais : enfin un jour viendra où les voitures ne pollueront pas, les usines seront propres, les panneaux solaires et la géothermie partout, etc. Le soleil, les fleurs, les oiseaux quoi ! En attendant, on peut toujours faire quelques efforts (rouler moins, papier recyclé, etc.) et taper sur ceux qui polluent comme des boeufs.
Fondamentalement, celles et ceux qui ne croient pas au futur du développement nous délivrent plutôt un autre message : ils ne croient pas à l'efficacité de l'action humaine. Ils n'ont pas confiance en l'homme et en ses réalisations.
A bientôt
MB
Bonjour
Ces théories sont bien gentilles, mais elles oublient un point fondamental qui est la capacité de l'homme à toujours trouver une solution, surtout là où l'on s'y attend le moins.
Il est bien évident que si nous sommes condamnés à n'utiliser que du pétrole, à ne connaître que la même technologie que celle que nous utilisons aujourd'hui, tout cela devra se terminer un jour, et la croissance avec. Mais par définition, l'ordre technologique dans lequel nous sommes est appelé à évoluer. Ce qui signifie que, le jour où il n'y aura plus de pétrole, on utilisera autre chose, et pas forcément une énergie non renouvelable !
Le progrès technique est tel que nous pouvons nous attendre à tout ; il y a 100 ans, lorsque roulaient les premières automobiles, le fonctionnement du moteur électrique était maîtrisé (la première voiture à avoir dépassé les 100 à l'heure, en 1899, était électrique) ; un ami historien des sociétés m'a expliqué que si ce procédé a été mis de côté, c'est qu'il était mal "genré" : il ne satisfaisait pas aussi bien les visions virilistes des mécaniciens (milieu déjà très macho) que le moteur à explosion, qui faisait du bruit, qui était brutal, etc. S'ils avaient adopté le moteur électrique, aujourd'hui ce type de technologie ne poserait plus aucun problème, et nous lui aurions trouvé des applications que nous n'imaginons même pas.
Ne me parlez pas des "lois de la physique" qui empêchent tel ou tel procédé : on a raconté cela de plein de choses, et on y est quand même arrivé. Cela me fait penser à Cousteau, qui dans les années 60, expliquait que la Terre ne pourrait supporter une quantité d'habitants supérieure à 700 millions d'individus...
Ne me parlez pas non plus de questions de coût (du type, "oui, on maîtrise la technologie, mais ce n'est pas rentable") : toute technologie, au bout d'un certain temps d'expérience, est apte à devenir rentable. Actuellement, pour prendre cet exemple, les voitures hybrides (Prius et Lexus) sont chères et leur procédé a grand-peine à devenir profitable : mais comme elles ont beaucoup de succès dans plus d'un endroit (USA notamment), ce procédé va mécaniquement devenir meilleur marché. Plus une chose est vendue, moins elle est chère : je suis donc prêt à parier que dans 10 ans, le moteur hybride sera devenu une chose normale. C'est un peu comme l'ABS et l'airbag, très chers il y a 15 ans, disponibles seulement en option dans les Mercedes, et qui se retrouvent presque partout aujourd'hui.
Autre exemple : la question de l'eau. Il y a actuellement nombre d'abus incontestables (les Californiens faisant constuire des aqueducs jusque dans les Rocheuses canadiennes...). Mais dans le même temps, la technologie de la dessalinisation a tendance à voir son prix baisser, et de nouvelles techniques d'utilisation de l'eau (telle que la micro-aspersion pour les cultures) permettent de diminuer jusquà 10 fois sa consommation. Il faut donc faire en sorte que la demande économique de telles technologies devienne si forte qu'elle les rende indispensables.
Aussi je crois qu'il faut faire confiance (une confiance raisonnée et attentive bien sûr) au progrès technique, plus que jamais : enfin un jour viendra où les voitures ne pollueront pas, les usines seront propres, les panneaux solaires et la géothermie partout, etc. Le soleil, les fleurs, les oiseaux quoi ! En attendant, on peut toujours faire quelques efforts (rouler moins, papier recyclé, etc.) et taper sur ceux qui polluent comme des boeufs.
Fondamentalement, celles et ceux qui ne croient pas au futur du développement nous délivrent plutôt un autre message : ils ne croient pas à l'efficacité de l'action humaine. Ils n'ont pas confiance en l'homme et en ses réalisations.
A bientôt
MB