L'idole du Surmoi

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Hélène
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L'idole du Surmoi

Message non lupar Hélène » mer. 11 janv. 2006, 3:42

Je reproduits une réflexion parue dans la Lettre de la Famille (bulletin de la Famille de saint Joseph - no 92 - septembre 2002).

L’idole du surmoi

Le risque de la culpabilité morbide

« La foi n’est pas la contemplation des vérités théoriques qui sont extérieures à notre substance charnelle. Selon le sens biblique du mot, la connaissance de Dieu est un commerce intime comparable à la connaissance charnelle et affective que partagent l’homme et la femme qui se sont donnés l’un à l’autre. Comme consentement à un Dieu vivant, la foi fait entrer Dieu dans la réalité psychique et elle porte celle-ci vers les signes divins. Par cette rencontre affective, un destin de vie se noue, où s’échangent, se cherchent et parfois se heurtent les pensées et les désirs de l’homme et de Dieu.
Les péripéties du psychisme et celles de la foi sont dès lors solidaires. En conséquence, l’intelligence de la foi passe par l’élucidation de la dramatique psychique et la considération de l’ordre de la foi clarifie les lois et les événements du psychisme.
L’idée d’une santé sans troubles et celle d’une authenticité religieuse sans ombrages ne sont que des phantasmes d’omnipotence blindée. Reste que, dans les névroses, l’énergie s’épuise et se fige et que la vie religieuse y subit mutilation. (1) »

Cette réflexion d’un des tous grands spécialistes de la psychologie religieuse, Antoine Vergote, souligne l’imbrication profonde de notre vie psychique et de notre vie spirituelle; d’où la nécessité d’élucider l’une pour libérer l’autre – autant que faire se peut – des idoles que nous avons façonnées à l’aube de notre vie consciente.

Nous allons aborder un sujet classé « tabou », sans doute parce qu’il fait peur : la névrose obsessionnelle, terme clinique pour ce que l’on pourrait désigner comme une pathologie de la faute, ou encore une culpabilité morbide.

Cette névrose est assez répandue, à divers degrés d’intensité, parmi les chrétiens. Non pas qu’elle soit propre au christianisme, mais il faut bien reconnaître que la notion de « péché » est psychologiquement plus lourde à porter que celle de simple « faute »; d’où une plus grande sensibilité du croyant à ce type de pathologie, qui se retrouve cependant, sous des formes non religieuses, chez l’agnostique ou l’athée.

Nous allons donc essayer de comprendre le fonctionnement de cette névrose, comment elle se met en place, et comment elle se trahit, ou encore : quels sont ses symptômes. Pour ce faire, rappelons d’abord quelques concepts clés de psychiatrie.


Le moi, le ça et le surmoi

Les trois acteurs

La névrose résulte de la lutte incessante du sujet à la fois contre ses désirs refoulés et contre les représentations censurantes qu’il a intégrées et qui agissent le plus souvent depuis son inconscient.

Voyons donc de plus près les acteurs impliqués dans ce combat. Nous sommes habités par un ensemble de pulsions instinctives qui procèdent de la dimension animale en nous. Les trois plus importantes sont, par ordre décroissant de nécessité vitale : les pulsions sexuelle, nutritive et du sommeil. La première est indispensable à la survie de l’espèce, mais pas à celle de l’individu. La seconde et la troisième par contre sont indispensables à la survie de l’individu. C’est précisément en raison de leur importance vitale, que ces pulsions sont gratifiées d’une jouissance intense, de manière à ce que l’animal les recherche spontanément. Dans le cas de l’homme, animal raisonnable, le dynamisme de ces pulsions est appelé à être géré par la raison, qui est supposée s’efforcer de les intégrer dans le projet de vie de la personne.
Mais il est certain qu’entre la spontanéité instinctive des pulsions et la loi de la raison, il y a un antagonisme qui n’est pas facile à gérer. Sans réduire ce passage à une unique lecture, d’ordre psychologique, il est néanmoins probable que nous entendons un écho de cette difficulté que nous éprouvons tous, dans la lettre de saint Paul aux Romains : « Je prends plaisir à la loi de Dieu, en tant qu’homme intérieur, mais dans mes membres, je découvre une autre loi qui combat contre la loi que ratifie mon intelligence » (Rm 7, 22-23).
Freud nomme le réservoir de ces pulsions instinctives, prêtes à se décharger, le « ça ». Cette instance ignore totalement les jugements de valeur, et est régie par le seul principe du plaisir. L’accès de ces pulsions à la conscience est régi par le « Moi », qui peut se définir comme le facteur d’intégration entre les pulsions intérieures instinctives et le monde extérieur; il s’efforce d’être « moral », c’est-à-dire de gérer le dynamisme vital de sa nature animal, en fonction des conventions et des lois morales et religieuses du groupe humain auquel il appartient.
Dans ce travail de censeur des pulsions instinctuelles du ça, le Moi est surtout dirigé par une troisième instance, le Surmoi. Celui-ci n’est pas d’ordre spirituel; il ne s’agit pas de la voix de la conscience, même s’il tend parfois à prendre sa place. Le Surmoi appartient exclusivement au domaine psychique; il représente la part du Moi qui s’est constitué en instance inconsciente de répression, d’interdiction, d’exigence. Hyper moral, le Surmoi se caractérise par une certaine sévérité, voire cruauté; il ne connaît aucune compassion ni miséricorde : il juge froidement; son verdict de condamnation et la sanction qui l’accompagne, ne tiennent compte d’aucune circonstance atténuante.

La constitution du Surmoi

Mais comment se constitue ce juge intérieur sans nom et sans visage ? En y regardant de plus près, le Surmoi apparaît comme une intériorisation du renoncement oedipien; très schématiquement :
• Le père impose à l’enfant de renoncer à son désir sur la mère;
• Ce refus prend le sens d’un « interdit » qui frappe les représentations libidinales accompagnant l’amour de l’enfant pour sa mère;
• Le désir de l’enfant se voit opposer de multiples résistances et mises à distances, qui s’inscrivent dans l’enfant comme une « loi » : « ce qui doit être », ou plutôt « ce qui ne peut en aucun cas advenir » selon l’ordre humain;
• Obéissant à cet interdit paternel, l’enfant va chercher à se conformer à ce que le père, c’est-à-dire les autres, l’humanité, attendent de lui : il intériorise la loi.
• C’est cette intériorisation de la loi, c’est-à-dire des pressions familiales et culturelles répressives, qui va précisément constituer le Surmoi. Son rôle est d’inciter le Moi à se défendre contre les pulsions instinctuelles du ça, conformément aux exigences de la loi.
• Ce qui entraîne tout à fait logiquement une culpabilisation par rapport aux pulsions instinctives, considérées comme l’ennemi à combattre, l’envahisseur à repousser, la part obscure honteuse de moi-même à refouler.

Les chemins détournés des pulsions

Là ne s’arrête pas le processus. La route du désir étant barrée, l’enfant va réorienter son énergie pulsionnelle, et va utiliser toute la force qu’elle contient pour obéir à l’interdit paternel intériorisé, c’est-à-dire le Surmoi.
L’enfant va donc mettre au service de la consolidation du Surmoi, l’énergie pulsionnelle que celui-ci est chargé de réprimer. Ainsi un désir absolu de pureté morale, peut fort bien trahir l’absolu d’un amour inavouable pour la mère, réorienté et mis au service de l’instance répressive.
Mais l’intériorisation de la loi n’empêche pas la frustration du désir ! Aussi le refoulement des pulsions va-t-il éveiller des passions telles que la haine, la colère, ou la tristesse et le désespoir.
C’est précisément cet alliage explosif de passions contradictoires, en particulier l’amour et la haine, qui constitue le noyau de la névrose obsessionnelle. À la culpabilité des pulsions – à peine jugulée par le processus de sublimation et de refoulement – se joint celle de la haine de cet interdit qui barre la route à la jouissance.
D’où une spirale de violence intérieure pour étouffer à tout prix cette passion inavouable qui vient trahir le désir secret; ce qui n’empêche pas la haine de couver sous la cendre. Aussi l’amour ne peut-il survivre qu’au prix d’un combat épuisant de chaque instant contre un ennemi invisible, dont la présence menaçante est partout pressentie.
Coincés entre le Surmoi « castrateur » et le ça inavouable, cherchant en vain à refouler la haine qui trahit sa complicité avec les désirs « coupables », le pauvre Moi s’épuise en des efforts désespérés pour paraître parfaitement soumis à la loi; mais il est rongé par une angoisse morbide, une culpabilité lancinante, dont il ne parvient pas à soulager sa conscience.

La névrose religieuse

Le transfert du Surmoi sur Dieu
Le Moi transfère ensuite ce Surmoi constitué, sur des personnes qui s’y prêtent, que ce soit par leur fonction, leur caractère, ou seulement par des signes distinctifs. Étant donné le processus qui l’a engendré, on comprend que la figure paternelle devienne l’incarnation par excellence du Surmoi, mais toute figure d’autorité, du gendarme au curé, risque de devenir la cible d’une telle projection.
C’est bien le sujet lui-même qui investit ces personnages du pouvoir qu’il leur donne sur lui : il projette sur eux les représentations censurantes et exigeantes qui sont gravées dans les archives de son propre inconscient.
Ce processus atteint son point culminant dans la névrose religieuse, lorsque le transfert s’opère sur Dieu, qui fait dès lors figure de juge introjecté des conflits archaïques.
Cette divinisation du Surmoi va, bien sûr, dramatiser le conflit et aggraver la culpabilité. L’obéissance inconditionnelle au Surmoi, du petit garçon qui sublime l’attachement à sa mère, peut évoluer vers une quête pseudo-mystique de Dieu, exigeant un renoncement absolu pour préserver intacte une pureté de cœur virginale. Mais la surdétermination des motivations, l’excès de l’ascèse mise en œuvre, l’angoisse permanente, trahissent des mécanismes cachés d’ordre névrotique. En fait, la figure divine a concentré sur elle tout à la fois l’amour interdit pour la mère, et l’attachement à la loi.
Pour peu que la figure du père charnel soit affectée, terne, ne témoignant pas du droit à la vie et à la jouissance, sa place dans l’ordre symbolique sera prise par le fantasme du paternel divin, tout-puissant et castrateur.

Les symptômes

Esquissons rapidement les symptômes de cette névrose obsessionnelle. Comme son nom l’indique, le premier symptôme de toute névrose obsessionnelle consiste en des idées obsédantes : de doute, d’infériorité, de peur de nuire,…
Le terme caractéristique est celui de compulsion, qui signifie que la personne est soumise à une contrainte intérieure, qu’elle perçoit cependant comme étrangère à sa conscience.
Elle subit le siège de pensées indésirables, et ne parvient à exorciser l’angoisse que celles-ci suscitent qu’en accomplissant compulsivement des gestes rituels. Lorsque l’obsession prend une forme religieuse, le sentiment dominant consiste en une culpabilité irraisonnée et irraisonnable devant Dieu, culpabilité qui se nourrit d’une soi-disant complicité avec des pensées défendues, surtout d’ordre sexuel.
Lorsque le poids est trop lourd, la personne n’a d’autre recours que de se traîner au tribunal de la confession et de supplier la pitié de son Juge et de son Bourreau. Mais l’aveu de son péché ne l’apaise pas vraiment, car même lorsqu’il confesse scrupuleusement tous les actes dont il se souvient, le pénitent se sent encore et toujours coupable, comme hanté par une faute inavouable. Mais comment avouer à son tortionnaire la haine qu’on lui porte ? Car au plus profond de lui-même, il hait de toute la force de son désir de vivre, ce Dieu qu’il prétend adorer. D’où le vague sentiment d’être hypocrite, en état de perpétuel mensonge, ce qui ne fait qu’augmenter la culpabilité.

Le Dieu voyeur

L’existence obsessionnelle se déroule à l’ombre d’un souvenir perdu parce que refoulé, et qui obsède. En fait, ce qui se cache, c’est la spontanéité pulsionnelle que l’enfant a été forcé de refouler, sous peine d’enfreindre l’interdit paternel et de commettre la transgression impardonnable.
Le scrupuleux vit sans cesse sous le regard d’un Dieu qui débusque ses désirs spontanés les plus naturels, traque ses moindres resquilles, surtout sexuelles, et le rattrape inexorablement dans ses tentatives d’évasion. Dieu est celui qui prend en flagrant délit, c’est le voyeur redoutable dont parlait Nietzsche :
« Il fallait qu’il mourût : il voyait avec des yeux qui voyaient tout. Il voyait les profondeurs et les abîmes de l’homme, toutes ses hontes et ses laideurs cachées. Il fallait que mourût ce curieux entre tous les curieux, cet indiscret, ce miséricordieux. Il m’a sans cesse vu, moi; je voulus me venger d’un tel témoin, ou cesser de vivre. (2) »

Soulignons encore que la religion obsessionnelle tire ses ressources d’un conflit qui n’est pas proprement religieux, mais qu’elle permet d’exprimer indirectement en le déplaçant vers une sphère qui se prête au transfert.
Mais il n’en demeure pas moins que la religion ne pourrait accomplir cette diversion si elle ne présentait pas des analogies de contenu et de structure avec ce qui se passe dans l’inconscient. D’où la nécessité d’une grande vigilance au niveau de l’accompagnement spirituel, afin de bien discerner la nature spirituelle ou psychique de l’expérience rapportée.
La Croix du Christ se prête en particulier à une redoutable réinterprétation en termes de névrose obsessionnelle. Jésus représenterait le modèle du Moi qui crucifie dans sa chair les pulsions du ça sous le regard impassible de son père, c’est-à-dire du Surmoi divinisé.
Une telle caricature de l’événement du salut, ne peut conduire qu’à une religiosité pathologique, morbide, doloriste et culpabilisée, qui n’a plus rien à voir avec le mystère de Dieu épousant notre souffrance et notre mort pour nous donner part à sa vie et à sa joie.

La diabolisation de nos passions inavouables

Sans cesse sur la brèche pour empêcher à tout prix que le désir refoulé ne ressurgisse, la personne sujette aux idées obsessionnelles s’épuise dans un combat inégal contre la part inavouable d’elle-même, dont elle redoute qu’elle ne la trahisse.
Aussi pour échapper à cette culpabilité trop éprouvante, elle finit pas projeter sur un personnage nommé « démon », cette partie d’elle-même qu’elle récuse et qu’elle ne maîtrise qu’au prix d’efforts surhumains.
Elle peut dès lors relâcher quelque peu son contrôle, ne se considérant plus comme l’auteur des pensées condamnables, qui sont désormais attribuées à cet intrus ténébreux.
Cette stratégie du moindre mal, permet à la personne de se tenir sous le regard inquisiteur du Surmoi non plus en tant que coupable, mais comme une victime des forces du mal. Il ne saurait être question bien sûr de réduire toute les plaintes de démêlés avec l’Ennemi à ce genre d’hallucination, mais il est bon de prendre en compte la stratégie que nous venons d’évoquer, comme une alternative possible à une explication d’idées obsessionnelles en termes d’intervention maligne.

La déformation de l’image de Dieu par les relations parentales blessées

S’il est vrai que dans la relation à nos parents, nous cherchions l’amour absolu divin pour lequel nous pressentons que nous sommes créés, alors le risque est grand que les blessures subies dans le domaine des relations parentales aient une répercussion sur notre conception de Dieu lui-même. Ainsi la révolte impuissante que l’enfant a peut-être nourrie envers ses parents dont il a eu le sentiment d’être abandonné, ne va pas épargner Dieu.
Il nous faut donc vérifier dans quelle mesure nous avons projeté sur le Seigneur nos images parentales, riches de bien des aspects positifs, mais chargées également de tout le vécu douloureux et conflictuel quasi inévitable. Pour discerner et démasquer les idoles que nous nous sommes construites inconsciemment, sur l’horizon des difficultés relationnelles rencontrées avec nos parents, nous n’avons pas d’autre ressource que la Parole dans laquelle Dieu se révèle « en esprit et vérité ».

Il est clair que nous n’avons pas à nous culpabiliser de ces fausses images de Dieu, qui sont de pures créations de notre psychisme blessé. Mais comme elles sont mensongères, nous avons le devoir en conscience de travailler à les neutraliser, afin qu’elles cessent d’empoisonner notre rapport au vrai Dieu, celui que nous révèle Jésus-Christ.
C’est pourquoi il est bon de demander à l’Esprit Saint de nous éclairer sur ces fausses images de Dieu que nous portons en nous, et de nous aider à en discerner l’enracinement psychologique : quelle(s) relation(s) blessée(s) avons-nous projetée(s) sur Dieu ? Et comme on ne supprime que ce qu’on remplace, il est bon de mémoriser une Parole de Dieu qui prenne le contre-pied de la défiguration que nous avons fait subir au vrai visage du Seigneur. Ainsi, si nous sommes affectés d’une conception culpabilisante d’un Dieu juge, il est précieux d’avoir en mémoire un verset choisi qui nie cette représentation idolâtrique et lui oppose le visage du Dieu vivant et vrai, chaque fois qu’elle se manifeste. Par exemple : « Le Père ne juge personne, il a remis tout jugement au Fils » (Jn 5, 22) ; ou : « Je ne suis pas venu juger le monde, je suis venu sauver le monde » (Jn 12, 47).
À l’idole du Dieu sans sentiment, nous pouvons opposer : « Ephraïm est-il pour moi un fils chéri, un enfant qui fait mes délices ? Chaque fois que j’en parle, je dois encore et encore prononcer son nom; et en mon cœur, quel émoi pour lui ! Je l’aime, oui je l’aime – oracle du Seigneur » (Jér 31, 20); ou : « Le Père lui-même vous aime parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu » (Jn 16, 27). C’est ainsi qu’à l’image du Christ affrontant l’Ennemi au désert avec le glaive de la Parole (Lc 4, 1-13), nous laissons progressivement les Écritures faire la vérité en nous, et nous introduire dans la paix que Dieu offre à ceux qui se laissent réconcilier avec lui : « Vivante, en effet, est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants, elle pénètre jusqu’au point de division de l’âme et de l’esprit, des articulations et des moelles, elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (He 4, 12).

Père Joseph-Marie Verlinde

(1) A. VERGOTE, Dette et désir, Seuil, Paris, 1978, pp. 307-308.
(2) Fr. NIETZSCHE, Ainsi parlait Zarathoustra, IV; op.cit., p. 287.
Dernière édition par Hélène le dim. 20 janv. 2008, 19:45, édité 1 fois.
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)

Renaud
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Sciences Psy et Religion par la Père Verlinde

Message non lupar Renaud » mer. 18 janv. 2006, 19:24

AVE MARIA

Bonjour Hélène Bourgeois,

Très intéressante la page du Père Verlinde. Plus ou moins 110 ans d'accumulation de sciences Psy doivent nous souligner certaines instances, pensées, comportements et attitudes qui nous déterminent à notre insu. En plus des sciences Psy, je sais que le Père Verlinde (quel nom prédestiné: vers l'Inde!)a toute la connaissance, et la plus approfondie, de la Tradition Hindoue. L'on perçoit qu'il sait d'autant mieux de quoi il parle, et c'est pour le plus grand bien de notre entendement. Je doit dire que c'est à l'approche de Traditions orientales conjuguée avec l'approche des sciences Psy que je dois d'avoir renoué avec le christianisme, exactement le catholicisme, y étant né, ayant suivi le catéchisme heureusement pré-concilaire (je le dit très fermement et sans la moindre acrimonie pour personne, on ne choisit pas, que je sache, sa date de naissance) puis, ayant été "happé" par le siècle avec le tourbillon "soixantehuitard" pendant environ huit ans. Les Traditions spirituelles et la curiosité pour les sciences Psy abordées presqu'ensemble juste après cet épisode se sont révélées de très bonnes et efficaces "femmes de ménage" pour mieux comprendre le sens du catholicisme. Aujourd'hui, j'espère que l'Eglise fait monter le siècle vers elle, et non l'inverse, comme il y eut trop d'exemples depuis les année soixantes.
Grand merci à vous
Meilleurs pensées
Renaud
Deus in adjutorium


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