Discussion sur ce que pense la CEF du programme du FN

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
Charles
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Charles »

Cher Père,
Guy a écrit :Il ne faut surtout pas oublier que c'est le devoir des évêques de mettre en garde les fidèles contre des partis politiques dont les programmes sont très souvent des écrans de fumée.
Comment qualifiez-vous cela : viewtopic.php?f=94&t=19762 ?

Les évêques ont-ils rempli leur devoir "de mettre en garde les fidèles contre" ce parti politique dont l'action concrète n'est qu'une longue suite de crimes, de fautes et de destructions du bien commun ?

Comment la CEF peut-elle prétendre à la moindre crédibilité sur le programme du FN alors qu'elle observe un silence appliqué (ou obéissant) sur la perversion concrète et répétée des actions de l'UMP ?
Guy a écrit :les évêques qu'ils soient de France ou d'ailleurs, détiennent toujours des informations privilégiées
Etes-vous aussi en train de nous insulter ? Je veux dire : quelle sorte d'argument est-ce là ? Pour les enfants ? :tetine

Bien à vous

Charles ;)
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Charles »

Alors que le gouvernement français lance des guerres injustes et provoque des séditions, voici ce que la Conférence des Evêques de France ose écrire aux chrétiens d'Orient :

"Au moment où vos pays connaissent d'importants changements politiques et sociaux, nous tenons à vous saluer et à vous encourager, frères et sœurs chrétiens des Eglises Orientales.
Au pays du Christ et dans les pays voisins, vous témoignez d'une très ancienne et très belle histoire du Christianisme.
Nous saluons vos efforts quotidiens pour vivre votre foi dans le pays de vos ancêtres et pour œuvrer avec tous ses habitants à une vie commune juste, solidaire et paisible.
Votre témoignage touche et encourage nos propres communautés chrétiennes et nous souhaitons que notre fraternité et notre soutien rejoignent vos communautés : nous avons besoin les uns des autres !
Nous espérons, chez vous comme chez nous, que les croyants de toutes les religions puissent vivre ensemble et contribuer au bien de leur pays et à la sécurité de tous ses habitants.
Le 25ème anniversaire de la rencontre interreligieuse d'Assise nous rappelle la responsabilité partagée de toutes les religions à promouvoir le dialogue et la paix.

Dans la charité et la paix de Dieu, nous vous saluons fraternellement.

La Conférence des Evêques de France

Lourdes, mardi 8 novembre 2011"

A l'heure où le gouvernement français est impliqué jusqu'au cou dans la destruction de ces pays et la mise en place de régimes salafistes, la conférence des Evêques de France ne lui fait pas la moindre observation, pas la moindre question ni n'émet le moindre doute mais se fend de cette lettre ignoble. "On est de tout coeur avec vous, mais ne comptez pas sur nous pour lever le petit doigt dans notre pays qui est un des principaux acteurs des événements dont vous avez à souffrir"... "ignoble" est le mot qui convient. Je suis ouvert à toute personne me proposant un meilleur mot. Mais inutile de me proposer "courageux", "charitable" ou "amical"... "hypocrite" éventuellement... mais bon "ignoble" est plus pertinent vu la boucherie dont il est en réalité question.

Je crois que cette lettre restera dans l'histoire de l'Eglise de France comme un grand moment de lâcheté et de honte pour nous.

:-@
Dernière modification par Charles le sam. 10 déc. 2011, 5:46, modifié 1 fois.
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Griffon
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Griffon »

Y a-t-il des partis d'extrême gauche comme vous dites qui ont le même poids politique que le fn ?
Vous comprenez qu'il est délicat aussi de parler de trop petits partis.
Cela reviendrait à leur faire une publicitè inutile, non ?

Enfin... pour ce que j'en dis.

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Charles »

Guy a écrit :
Assemblée des évêques de la COMECE a écrit : L'Assemblée plénière d'automne des évêques de la COMECE s'est tenue du 24 au 26 novembre à Bruxelles. Elle a été consacrée au thème du Populisme, qui a été introduit et présenté par Frank Decker, Professeur à l'Université de Bonn, Bart Pattyn, Professeur à l'Université de Louvain et Chantal Delsol, Professeure à l'Université de Marne-la-Vallée.


Evaluation
[+] Texte masqué
Nous constatons dans les pays de l'UE une augmentation significative des mouvements et tendances ayant des caractéristiques populistes.
Ce phénomène est très complexe : il connaît des manifestations variées, allant de certaines formes de régionalisme jusqu'au nationalisme voire l'extrémisme ; il touche la gauche comme la droite de l'échiquier politique. On constate néanmoins des similitudes frappantes : une présentation simplifiée des problèmes et de leur solution, la recherche de boucs émissaires, l'instrumentalisation de la distinction entre « eux » et « nous ».

Une préoccupation pour les chrétiens
Nous sommes profondément préoccupés par ce phénomène car il tend à :
- diviser les sociétés et saper la cohésion sociale et la solidarité
- Discriminer les plus faibles dans la société : les minorités qui sont désignées comme boucs émissaires
- donner l'illusion de solutions simples à des problèmes complexes
Nous rappelons que le populisme est strictement à l'opposé de l'idée européenne, laquelle prend sa source dans la notion de Solidarité.
Nous regrettons que même certains chrétiens soient tentés de suivre ces tendances. Le Populisme est véritablement incompatible avec la vocation universelle de l'Eglise.

Engagement
Fidèles à notre vocation, nous continuerons à :
- promouvoir un dialogue interculturel en vérité et en fraternité
- encourager les chrétiens à poursuivre l'engagement civique et social au service de leur prochain
- renforcer nos efforts pour éduquer à la responsabilité
Nous sommes conscients de l'incertitude et de l'insécurité des temps actuels. Cependant, nous lançons un appel aux chrétiens pour qu'ils ne se laissent pas entrainer par le populisme, mais qu'ils résistent à ses courants : L'Evangile nous y appelle aujourd'hui, comme il le fît pour les générations qui nous ont précédées. Il ne s'agit pas de s'engager dans un combat culturel ou idéologique, mais plutôt de réaffirmer les principes qui sont à la base de toute chose : la dignité inaliénable de chaque être humain, comme personne aimée et voulue par Dieu, et le bien commun, qui nous appelle encore et toujours à faire preuve de solidarité et d'amour envers notre prochain.
Moins la vie politique sera démocratique en Europe, plus les dirigeants exerçant le pouvoir traiteront de populistes les démocrates. Ce n'est pas le populisme qui augmente, c'est un modèle supranational non démocratique qui s'installe et cherche à en finir avec la démocratie et l'expression des souverainetés populaires.

La phrase importante ici est :

"Nous rappelons que le populisme est strictement à l'opposé de l'idée européenne..."

qui doit être traduite de la langue de bois où elle est écrite en langage commun :

"Nous rappelons que la démocratie (souveraineté populaire) est strictement à l'opposé de l'Union Européenne (oligarchie/technocratie)."

Quant à "Nous regrettons que même certains chrétiens soient tentés de suivre ces tendances. Le Populisme est véritablement incompatible avec la vocation universelle de l'Eglise", c'est savoureux dans le sens où c'est l'aveu que la démocratie est incompatible avec la vocation universelle de l'Eglise. Quand on pense à tous les efforts qui ont été fait pour rallier l'Eglise au régime démocratique pendant le XIX° siècle, il est comique de voir à peine cent ans plus tard, cette même Eglise se rallier en sens inverse à un type de régime non démocratique, mélange d'oligarchie et de technocratie.

Le passage sur le "régionalisme" vaut aussi son pesant d'or, vu que c'est l'effort continu de l'Union européenne que d'abaisser les nations et d'élever les régions.

Au fond, ce texte montre bien à quel point l'Eglise peut parfois être coupée de la réalité sociale et politique qui l'entoure.

En un mot : :rire:
Dernière modification par Charles le lun. 12 déc. 2011, 2:25, modifié 1 fois.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Guy a écrit :
Conférence des évêques de France a écrit :Durant les prochains mois, notre attention sera largement sollicitée par la préparation des élections présidentielles et législatives.

Ces temps que nous traversons sont des temps de crise. Une crise globale touche tous les pays occidentaux depuis plusieurs dizaines d'années. Ce n'est pas une particularité française. Les effets de la crise financière mondiale qui s'est accélérée en septembre 2008 sont loin d'être épuisés. Ce déséquilibre s'est ajouté aux difficultés sociales et politiques qui sont les conséquences de la transformation profonde et rapide de nos sociétés et de toutes les structures qui organisent notre vie sociale...
C'est un peu du n'importe quoi, les politiciens qui nous gouvernent sont complètement impliqués dans ces crises et ces changements ici présentés comme dépourvus de toutes origine humaine. A lire ce texte, on croirait que l'histoire n'est pas écrite par les hommes mais par un "destin" impersonnel et abstrait. En réalité, les politiciens libéraux au pouvoir sont mouillés jusqu'au cou dans ces crises en tant qu'ils sont plus des servants de l'économie libérale que de la société. Politiciens, présidents de multinationales, banquiers, milliardaires, cadres de l'Union européenne, plus ou moins corrompus, forment "l'élite" qui nous gouverne et se moque tout à fait du Bien commun.

Le discours selon lequel les politiciens ne sont pas responsables de la crise parce qu'elle est globale est inadmissible. Par exemple, dans le cas de la crise de l'euro, ils n'ont pas cessé d'en faire la promotion jusqu'à le mettre en place et le soutenir malgré sa fin inévitable. Dans le cas de la crise bancaire, ils ont laissé faire, renfloué les banques avec l'argent des peuples et laissé tout recommencer comme avant. L'idée que les politiciens libéraux ne pourraient pas agir parce que la crise est globale est un mensonge : ils ne peuvent rien faire parce qu'ils ont renoncé à leur mission politique et sont devenus les serviteurs d'intérêts privés. Ce qui est au passage la différence spécifique faisant qu'un régime est pervers et illégitime. Et c'est d'ailleurs pour cela qu'ils manifestent de plus en plus ouvertement leur hostilité au régime démocratique avec l'usage de ce terme de "populisme", parce qu'ils ne veulent pas rendre de comptes aux peuples qu'ils étaient sensés servir, ayant désormais d'autres maîtres.

Maintenant, je vous avoue que la langue de bois dans l'Eglise commence à me saouler...
Dernière modification par Charles le lun. 12 déc. 2011, 1:45, modifié 1 fois.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Voir l'intervention d'Emmanuel Todd sur RMC :

:arrow: http://www.dailymotion.com/video/xmv4sk ... -todd_news
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Et pendant ce temps, à la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne (COMECE) :

:arrow: http://www.comece.org/site/fr/activites ... /4265.html

avec

- M. Peter Wagner, chef d’unité Task Force pour la Grèce, Commission Européenne

- Dr. Emmanuel van der Mensbrugghe, Directeur du FMI - bureau Europe

- M. Jean-Pierre Jouyet, Président de l'Autorité des marchés financiers, France

"Pour restaurer la confiance il faut remettre l’Eglise au centre du village, c'est-à-dire l’homme au centre de l’économie, et les marchés à son service." (Jean-Pierre Jouyet)

L'Eglise doit servir à restaurer la confiance dans les banques et les politiciens corrompus dont les peuples commencent à se défier, pour que tout puisse continuer et recommencer...

"Les évêques* sont convaincus que l’Eglise peut être une force de cohésion et d’espérance au sein des sociétés européennes, qui sont menacées par le populisme et la division." (Communique de presse final de la COMECE)

Superbe manoeuvre en deux volets : il faut combattre la menace que représentent les peuples, il faut faire confiance aux corrompus qui les gouvernent.

Et apparemment, ces évêques ont bien retenu les ordres qu'on leur a donnés. Cependant, les évêques ont fait un voeux d'obéissance au Pape et les catholiques laïcs européens n'ont aucun jamais formé de voeux d'obéissance à aucun clerc.

Et après, on s'étonne de l'effondrement de l'Eglise en Europe... si elle s'occupait plus de servir le Christ que le monde, elle aurait peut-être plus de fidèles dans ses églises.

Voilà donc votre nouvelle mission, cher Père Guy, employé au service des banques et des marchés financiers. Et je dois dire que vous vous acquittez de votre nouvelle fonction avec beaucoup de coeur. :top:

*La conférence des Evêques de France et la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne n'ont aucune autorité canoniques sur les laïcs catholiques, et ne parlent pas au nom de l'Eglise catholique mais seulement des évêques regroupés en leur sein. La voix de l'Eglise catholique, ce sont les Papes, dont les grandes condamnations politiques ont porté sur le libéralisme, le nazisme, le communisme et le fascisme.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Guy a écrit :Bonsoir,

Note doctrinale de la Congrégation pour la doctrine de la foi à propos de questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique:

Bien à vous,
C'est beaucoup mieux... :) Et c'est la voix officielle de l'Eglise, à laquelle les évêques et les prêtres doivent se conformer.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Morceaux choisis dans la Note doctrinale à propos de questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, Congrégation pour la Doctrine de la Foi, 24 novembre 2002

"Parmi ceux-ci, S. Thomas More, proclamé Patron des gouvernants et des politiciens, a su témoigner jusqu'à la mort «la dignité
inaliénable de la conscience». Il a refusé tout compromis, bien que soumis à diverses formes de pression psychologiques."

«Les fidèles laïcs qui, guidés par la conscience chrétienne*» accomplissent les devoirs civils communs selon les valeurs conformes à cette conscience, accomplissent aussi leur tâche d'animer chrétiennement l'ordre temporel. Ils en respectent la nature et la légitime autonomie.(*et non pas par la CEF ou la COMECE)

"En même temps, on invoque de manière trompeuse la valeur de la tolérance, et on demande à une bonne partie des citoyens - entre autres aux catholiques - de renoncer à participer à la vie sociale et politique de leur propre pays selon la conception de la personne et du bien commun qu'ils pensent humainement vraie et juste"

"Cette conception relativiste du pluralisme n'a rien à voir avec la légitime liberté qu'ont les citoyens catholiques de choisir, parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi morale naturelle, celle qui correspond le mieux aux exigences du bien commun, selon leur critère propre."

"Il n'appartient pas à l'Église de formuler des solutions concrètes - et encore moins des solutions uniques - pour des questions temporelles que Dieu a laissées au jugement, libre et responsable, de chacun."

"S'il est permis de penser à l'utilisation d'une pluralité de méthodologies reflétant des sensibilités et des cultures différentes en face de ces problématiques, aucun fidèle chrétien ne peut certes en appeler au principe du pluralisme et de l'autonomie des laïcs en politique pour favoriser des solutions de compromis qui compromettent ou atténuent la sauvegarde des exigences éthiques fondamentales pour le bien commun de la société. En soi, il ne s'agit pas de «valeurs confessionnelles». En effet ces exigences éthiques s'enracinent dans l'être humain et appartiennent à la loi morale naturelle. Elles n'exigent pas que celui qui les défend, professe la foi chrétienne, même si la doctrine de l'Eglise les confirme et les protège toujours et partout, comme service désintéressé à la vérité sur l'homme et au bien commun de la société civile."

"Par son intervention dans ce domaine, le Magistère de l'Église ne veut pas exercer un pouvoir politique ni éliminer la liberté d'opinion des catholiques sur des questions contingentes."

"L'enseignement social de l'Eglise n'est pas une ingérence dans le gouvernement des différents pays."

"Dans cette ligne, il faut rejeter les positions politiques et les comportements inspirés d'une vision utopiste. Cette vision, transformant la tradition de la foi biblique en une espèce de prophétisme sans Dieu, instrumentalise le message religieux, en dirigeant la conscience vers une espérance seulement terrestre qui annule ou réduit la tension chrétienne vers la vie éternelle." (un passage sans doute ignoré de la COMECE)

"Le Souverain Pontife Jean-Paul II, durant l'audience du 21 novembre 2002, a approuvé et
ordonné la publication de cette Note, qui avait été décidée par la session ordinaire de la
Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 24 novembre 2002, Solennité du
Christ Roi de l'Univers.
+ Joseph, cardinal Ratzinger, préfet.
+ Tarcisio Bertone s.d.b., archevêque émérite de Verceil, secrétaire "

J'ai choisi quelques extraits particulièrement pertinents pour le sujet discuté dans ce fil, mais j'adhère à l'intégralité du texte.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

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Cher Père,
Guy a écrit :Encore un peu d'enseignement de la part de nos évêques afin d'éclairer les consciences:

Qu'as tu fait de ton frère ? : Message du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France à l'occasion des prochaines élections, préface du cardinal Jean-Pierre Ricard.
Malheureusement, on retombe ici dans la langue de bois et je crains que ce message n'ait réussi à éclairer la conscience de personne. Il y a aussi une chose qui me gêne, une tonalité générale de soumission au pouvoir politique :

"En bien des domaines, l’Europe est devenue la condition de la liberté et de la prospérité de notre pays. Après le référendum de 2005, les prochaines élections seront l’occasion de définir les meilleurs chemins possibles pour la construction européenne. Il s’agira de faire face aux problèmes soulevés par la mondialisation, d’accroître les investissements nécessaires au développement, d’avoir en commun
des politiques migratoires, énergétiques et de défense, et de promouvoir une certaine harmonisation fiscale et sociale..
.(CEF)"

Le message est daté de 2006. On ne peut reprocher à personne de ne pas être prophète mais là, il y a quand même quelque chose comme de l'aveuglement. Vous disiez de façon assez drôle que "les évêques qu'ils soient de France ou d'ailleurs, détiennent toujours des informations privilégiées", on se demande bien ici lesquelles... l'engourdissement intellectuel et la langue de bois de ce message en font un texte qu'on pourrait appeler "antiprophétique".

Difficile de faire plus politiquement correct et moins conscient des problèmes posés par l'U.E. ! En quoi l'Europe serait-elle "la condition de la liberté de notre pays" ? On se demande bien, vu qu'elle ne cesse de digérer nos souverainetés ! Et pour ce qui est de l'U.E. comme "condition de notre prospérité"...

:arrow: http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il- ... 01114.html
http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il- ... 01116.html
http://www.marianne2.fr/L-euro-peut-il- ... 01117.html

J. Sapir « La Crise de l’euro : erreurs et impasses de l’Européisme » dans Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84.
S. Federbusch, « La surévaluation de la monnaie unique coûte cher à la croissance » dans Libération, rubrique « Rebonds », 26 avril 2006

:arrow: "Ce qui m’inquiète, alors que la monnaie unique européenne a permis de faire converger certaines variables nominales, comme l’inflation ou le taux d’intérêt, elle a aussi accru les différences de performances économiques entre les différents pays de la zone, particulièrement concernant les taux de croissance. Ces différences de performances économiques posent un sérieux problème à certains pays, comme l’Italie, la Grèce, l’Espagne ou le Portugal. Et à terme cela pourrait conduire à l’effondrement du système" Nouriel Roubini, Davos 2006

:arrow: "La monnaie représente un instrument décisif mais délicat de la prospérité des économies et du bonheur matériel des peuples. Il fallait éviter d’en jouer comme d’un symbole politique, qui devait conduire à l’unité de l’Europe, de gré ou de force. Il fallait, si l’on s’engageait dans cette voie, prendre à tout le moins deux précautions majeures.
Première précaution : protéger la nouvelle zone euro de la concurrence déloyale des pays à bas coût du travail et de la matière grise. Or, c’est l’option contraire qui a été retenue : mener de front la mondialisation commerciale et l’unification monétaire.
Deuxième précaution : organiser, au sein de la nouvelle zone monétaire, de dimension forcément restreinte, une harmonisation des coûts du travail, avec le concours actif des employeurs et des syndicats. Mais, ainsi qu’on l’a vu, les coûts du travail n’ont cessé de diverger entre 2001 et 2008.
Faute de ces deux précautions, la crise de l’euro était programmée. C’était l’objet d’un article (...) écrit en janvier 2006 : « Europe et euro : le rendez-vous manqué ». Jean-Luc Gréau

En 2006, la CEF était retombé dans la somnolence d'où elle était sortie en avril 2002 pour exprimer son "désarroi" et ses "informations privilégiées" n'étaient pas très en pointe... :roule:

Quand je parle de soumission au pouvoir politique, je veux parler de cette façon de présenter les choix politiques très concrets de politiciens très humains comme des "changements" dépassant l'échelle humaine et inéluctables, c'est une façon d'avaliser automatiquement ces décisions et d'empêcher toute réflexion critique.

"Les causes de la crise sont structurelles et prennent avant tout leur source dans des arbitrages politiques qui ont été pris ces dernières décennies avec des vues à court terme et souvent motivées par des raisons électorales. Ces choix reflètent souvent un comportement individuel consumériste financé à crédit. Dans la situation actuelle, une culture du reproche ne mènera nulle part." (COMECE)

En un mot, personne n'est vraiment responsable ou plutôt tout le monde est responsable... il ne faut pas mettre en cause de responsables politiques particuliers, ce qui est formulé par cette expression hypocrite et assez répugnante "une culture du reproche ne mènera nulle part", manière de dire "on garde les mêmes et on repart pour un tour".

"Ces temps que nous traversons sont des temps de crise. Une crise globale touche tous les pays occidentaux depuis plusieurs dizaines d'années. Ce n'est pas une particularité française. Les effets de la crise financière mondiale qui s'est accélérée en septembre 2008 sont loin d'être épuisés. Ce déséquilibre s'est ajouté aux difficultés sociales et politiques qui sont les conséquences de la transformation profonde et rapide de nos sociétés et de toutes les structures qui organisent notre vie sociale." (CEF)

Même chose ici, toute réflexion critique est désamorcée dès le début parce qui semble être un constat désespérant de banalité mais est aussi une façon de dédouaner les politiciens et les responsables de ces crises et transformations. On croit entendre un recyclage libéral du "sens de l'Histoire" des marxistes. Ce blanc-seing accordé aux politiciens, leur oubli prudent, est en réalité un geste de soumission. Car si c'était par respect des instructions de la Note doctrinale à propos de questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique que la CEF gardait le silence sur ces sujets, elle n'aurait pas fait son communiqué scandaleux sur le résultat du premier tour des présidentielles en 2002.

Cordialement
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Aldous
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Aldous »

Bonjour,

Merci à Guy de mettre en ligne dans ce fil toutes ces notes et messages du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France.
Cela est trés intéressant, nous éclaire et nous enseigne beaucoup.

Bien cordialement à lui,
Charles
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Charles »

Le sujet de ce fil est donc "Ce que pense la CEF du programme du FN".

La CEF n'a pas à se prononcer sur ce programme, sauf si elle y trouve un ou plusieurs points "qui compromettent ou atténuent la sauvegarde des exigences éthiques fondamentales pour le bien commun de la société". Si elle y trouvait de telles choses, elle les dénonceraient de façon rationnelle et argumentée.

- Au delà du domaine de l'éthique fondamentale, la CEF n'a aucune légitimité à s'exprimer sur le programme du FN, ni sur aucun autre programme politique, car :

"Il n'appartient pas à l'Église de formuler des solutions concrètes - et encore moins des solutions uniques - pour des questions temporelles que Dieu a laissées au jugement, libre et responsable, de chacun." (Note doctrinale)

- Et d'ailleurs ce n'est pas parce que qu'une organisation quelconque se réclame du catholicisme qu'elle en suit pour autant les principes moraux et sociaux :

"Dans des circonstances récentes, il est arrivé que même à l'intérieur d'associations ou d'organisations politiques chrétiennes, émergent des orientations en faveur de forces et mouvements politiques, qui ont pris, sur des questions politiques fondamentales, des positions contraires à l'enseignement moral et social de l'Église. (...) De manière analogue, il faut relever que, dans certains pays, des revues et des périodiques catholiques ont donné à leurs lecteurs une orientation ambiguë et incohérente, à l'occasion de choix politiques. Ils ont interprété de manière équivoque le sens de l'autonomie catholique en politique, sans prendre en considération les principes auxquels on devrait se référer." (Note doctrinale)

- Et si jamais la CEF s'exprimait en dehors de son domaine légitime, les catholiques français ne seraient en rien obligés par elle, car l'Eglise ne guide pas les fidèles laïcs dans ces questions, c'est leur seule conscience qui les guide :

"Les fidèles laïcs qui, guidés par la conscience chrétienne» accomplissent les devoirs civils communs selon les valeurs conformes à cette conscience, accomplissent aussi leur tâche d'animer chrétiennement l'ordre temporel. Ils en respectent la nature et la légitime autonomie..." (Note doctrinale)

- Cette conscience chrétienne doit être cependant "bien formée" :

"La conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote, la mise en acte d'une loi ou d'un programme politique, dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions qui leurs sont alternatives ou opposées" (Note doctrinale)

- La CEF ne peut exercer d'autorité politique sur les fidèles laïcs car il existe une :

"légitime liberté qu'ont les citoyens catholiques de choisir, parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi morale naturelle, celle qui correspond le mieux aux exigences du bien commun, selon leur critère propre." (Note doctrinale)

et :

"il faut noter le caractère contingent de certains choix sociaux, le fait que souvent diverses stratégies sont possibles pour réaliser ou garantir une même valeur fondamentale, la possibilité d'interpréter de manière différente certains principes qui sont à la base de la théorie politique, et aussi la complexité technique d'une bonne partie des problèmes politiques ; tout cela explique le fait qu'il puisse y avoir généralement une pluralité de partis à l'intérieur desquels les catholiques puissent choisir de militer, pour exercer, - surtout à travers la représentation parlementaire- leur droit-devoir de participer à la construction de la vie civile de leur pays. Ce constat évident ne peut cependant être confondu avec un pluralisme indéterminé dans le choix des principes moraux et des valeurs fondamentales auxquels on se réfère" (Note doctrinale)

- Cependant, s'il y a une liberté des catholiques "choisir, parmi les opinions politiques compatibles avec la foi et la loi morale naturelle, celle qui correspond le mieux aux exigences du bien commun", ils doivent se sentir obligés par leur conscience chrétienne - les compromis ne sont pas moralement acceptables :

" S. Thomas More, proclamé Patron des gouvernants et des politiciens, a su témoigner jusqu'à la mort «la dignité inaliénable de la conscience». Il a refusé tout compromis, bien que soumis à diverses formes de pression psychologiques. " (Note doctrinale)

"aucun fidèle chrétien ne peut certes en appeler au principe du pluralisme et de l'autonomie des laïcs en politique pour favoriser des solutions de compromis qui compromettent ou atténuent la sauvegarde des exigences éthiques fondamentales pour le bien commun de la société. En soi, il ne s'agit pas de «valeurs confessionnelles». En effet ces exigences éthiques s'enracinent dans l'être humain et appartiennent à la loi morale naturelle" (Note doctrinale)

Le conformisme, le désir de plaire au monde, ne peuvent justifier de compromis.
---
Cela dit, je veux aborder les points qui font problème et que la CEF ou certains catholiques prennent comme prétextes pour condamner le FN.

NATION

On lit souvent que l'Eglise catholique condamnerait les nationalisme ou le patriotisme, c'est faux :

"Les droits des nations ne sont rien d'autre que « les “droits humains” considérés à ce niveau spécifique de la vie communautaire ». La nation possède un « droit fondamental à l'existence »; à « garder sa propre langue et sa culture, par lesquelles un peuple exprime et défend ce que j'appellerai sa “souveraineté” spirituelle originelle »; à « mener sa vie suivant ses traditions propres..." (Compendium DSE article 157)

"En raison de leur communauté de nature, les hommes sont poussés à se sentir membres d'une seule grande famille, et ils le sont. Mais, à cause du caractère historique concret de cette même nature, ils sont nécessairement attachés de manière plus intense à des groupes humains particuliers, avant tout à la famille, puis aux divers groupes d'appartenance, jusqu'à l'ensemble du groupe ethnique et culturel désigné, non sans motif, par le terme de "nation" qui évoque la "naissance", tandis que, si on l'appelle "patrie" ("fatherland"), il évoque la réalité même de la famille. La condition humaine est ainsi placée entre ces deux pôles - l'universel et le particulier -, en tension vitale entre eux, tension inévitable, mais singulièrement féconde si elle est vécue dans un équilibre paisible." (Bx Jean Paul II)

Il est tout à fait permis à des catholiques de défendre leur nation, car comme je l'ai déjà dit, le nationalisme (ou le patriotisme) est l'autre nom de l'amour du bien commun.

AVORTEMENT

Certains avancent que le programme du FN sur l'avortement n'est pas assez radical, mais l'Eglise ne demande pas obligatoirement une telle position :

"Comme l'a enseigné le Pape lui-même, dans la Lettre encyclique Evangelium vitae, à propos du cas où il ne serait pas possible de conjurer ou d'abroger complètement une loi abortiste déjà en vigueur ou mise aux voix, cela n'empêche pas qu'un parlementaire dont l'opposition personnelle absolue à l'avortement serait manifeste et connue de tous, puisse licitement apporter son soutien à des propositions visant à limiter les préjudices d'une telle loi et à en diminuer les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique » (Note doctrinale)

IMMIGRATION

Sur la question de l'immigration, la CEF prétend être en phase avec la DSE mais :

"L'enseignement social de l'Eglise n'est pas une ingérence dans le gouvernement des différents pays."(Note doctrinale)

"le Magistère de l'Église ne veut pas exercer un pouvoir politique ni éliminer la liberté d'opinion des catholiques sur des questions contingentes."(Note doctrinale)

La France a accueilli récemment des très nombreux immigrés en provenance du monde entier et principalement d’Afrique. Le FN ne propose pas de revenir sur cet état de fait mais de faire cesser ce phénomène pour deux raisons qui sont deux atteintes importantes à la sauvegarde du bien commun :

- le taux de chômage en France est tel qu’il ne permet pas de donner du travail à des demandeurs d’emplois supplémentaires. Il est absurde de laisser entrer des personnes qui viennent pour travailler et trouvent le chômage… mais bénéficient de prestations sociales que la collectivité ne peut plus financer.

- quand le chômage et certaines différences culturelles font que de plus en plus d’immigrés n’arrivent pas à s’intégrer, l’immigration de masse commence à produire du communautarisme, des quartiers ethniques et religieux, des tensions sociales, elle commence à porter atteinte à la paix et à l’unité de la société, phénomène observé depuis longtemps dans l’histoire et partout dans le monde.

Accumuler des chômeurs et du communautarisme ethnico-religieux est installer les conditions de violentes crises sociales. La France a parfaitement le droit, du point de vue catholique, de mettre un frein à l’immigration quand elle devient une grave atteinte au bien commun vu les circonstances actuelles. La France a déjà accueilli des millions d'immigrés et accordé des milliards d'aide aux pays pauvres, elle n'a pas le devoir de détruire son propre bien commun pour aider le reste du monde.

EUROPE

Dans ce domaine, la CEF semble avoir perdu tout mesure et sens critique :

"En bien des domaines, l’Europe est devenue la condition de la liberté et de la prospérité de notre pays. Après le référendum de 2005, les prochaines élections seront l’occasion de définir les meilleurs chemins possibles pour la construction européenne. Il s’agira de faire face aux problèmes soulevés par la mondialisation, d’accroître les investissements nécessaires au développement, d’avoir en commun des politiques migratoires, énergétiques et de défense, et de promouvoir une certaine harmonisation fiscale et sociale..." (CEF)

Mais l'Eglise est beaucoup plus sage :

"Dans cette ligne, il faut rejeter les positions politiques et les comportements inspirés d'une vision utopiste. Cette vision, transformant la tradition de la foi biblique en une espèce de prophétisme sans Dieu, instrumentalise le message religieux, en dirigeant la conscience vers une espérance seulement terrestre qui annule ou réduit la tension chrétienne vers la vie éternelle." (Note doctrinale)

Le FN ne donne pas dans le prophétisme européiste ou europolâtre. Et la CEF n'a pas à se prononcer en faveur ou contre telle ou telle projet d'organisation concrète et contingente des rapports économiques ou politiques entre nations.

PEINE DE MORT

Comme on l'a déjà, vu, la question de la peine de mort peut être légitimement posée dans le cadre de la doctrine catholique.

"La peine infligée doit être proportionnée à la gravité du délit. Aujourd’hui, étant donné les possibilités dont l’État dispose pour réprimer le crime en rendant inoffensif le coupable, les cas d’absolue nécessité de la peine de mort « sont désormais très rares, sinon pratiquement inexistants » (Evangelium vitæ). Quand les moyens non sanglants sont suffisants, l’autorité se limitera à ces moyens, parce qu’ils correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun, ils sont plus conformes à la dignité de la personne et n’enlèvent pas définitivement, pour le coupable, la possibilité de se racheter." (Compendium du CEC, art 469)

L'Eglise est contre la peine de mort "quand les moyens non sanglants sont suffisants" mais non pas absolument. Il y a un discernement à effectuer sur la suffisance des moyens de "réprimer le crime en rendant inoffensif le coupable", selon les circonstances. On peut débattre politiquement de la justesse de ce discernement, mais cette délibération, cette estimation, a lieu dans le cadre laissé par l'Eglise à l'appréciation des circonstances par l'autorité politique.
---
En conclusion : quand on se penche sur la doctrine officielle de l'Eglise en matière politique, on ne trouve aucune objection sérieuse à faire au FN du point de vue de la foi, de la loi morale naturelle et des exigences éthiques fondamentales pour le bien commun.
J R
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par J R »

De toute façon, qui sait ce que pense le CEF ?
J'ai posé la question à ma secrétaire qui va à la messe "régulièrement".
Elle n'en a rien su, en fait l'importance dans la campagne présidentielle de ce que pense le CEF est tout à fait négligeable.
Tempête dans un verre d'eau.
De plus le FN s'en fiche pas mal, ils préfèrent les frères 3 points aux catho tradis.
Le FN ne se bat pas pour la chrétienté mais pour la laïcité.
Le CEF a juste un temps de retard.
De plus les personnes qui vont encore dans les Eglises sont généralement agées et les personnes qui votent FN sont jeunes. (Le FN est le premier parti chez les jeunes).
Laissons penser au CEF ce qu'il veut, il ne représente plus rien.

J R
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Suliko »

De plus le FN s'en fiche pas mal, ils préfèrent les frères 3 points aux catho tradis.
Excusez mon ignorance, mais qui sont les frères 3 points?
Le FN ne se bat pas pour la chrétienté mais pour la laïcité.
Alors pour qui un catholique peut-il voter?
Le CEF a juste un temps de retard.
Un temps de retard sur quoi?

P.S.: Vous dites que ceux qui fréquentent encore les églises sont vieux, mais ce n'est pas le cas chez les tradis, toutes tendances confondues...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Ce que pense la CEF du programme du FN

Message non lu par Fée Violine »

Suliko a écrit :
De plus le FN s'en fiche pas mal, ils préfèrent les frères 3 points aux catho tradis.
Excusez mon ignorance, mais qui sont les frères 3 points?
Ce sont les francs-maçons.
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