Aie confiance, mon enfant...
Publié : ven. 02 oct. 2009, 17:29
A la sortie de la messe de ce matin, à laquelle je suis venu comme ces derniers jours - par discipline, une discipline que je considère comme l'hygiène la plus élémentaire de l'âme, j'ai ressenti une forte exaltation, qui n'avait rien à voir avec "la joie" ou "la force" que j'ai souvent éprouvées. Cela ressemblait à une injonction à poursuivre dans cette voie, c'est-à-dire: à marcher sans béquilles - des béquilles que j'appelle consolations et dont je crois pourtant avoir le plus grand besoin. Néanmoins, sur le fond,je suis d'accord. Plus çà va, moins je me pose de question, mieux je me porte ! Je vais peut-être arriver enfin à ce seuil de me considérer moi-même comme un étranger et d'agir en conséquence.
Comment exprimer cela autrement ? Je dirais: le temps n'est plus d'essayer de palier aux failles de la nature humaine, mais d'utiliser l'outil dans l'état où il est (ce que je suis, avec les imperfections et cette angoissante vulnérabilité), car fondamentalement, même si Dieu est miséricordieux, il faut obéir, il faut accomplir la volonté de Dieu. Il ne s'agit pas d'avoir son propre projet avec Dieu, mais de dire, quelle que soit la circonstance: "Père, qu'il m'en soit fait, non comme je veux, mais comme Toi tu veux !" Et je crois que c'est possible, qu'à la fin, comme à longueur d'exercices, l'ego deviendra ce qu'il devrait être : un support, un véhicule - qu'il faut entretenir, mais sans plus. (Je m'arrête, car je me demande si ce que j'écris est "lisible"...)
Comment exprimer cela autrement ? Je dirais: le temps n'est plus d'essayer de palier aux failles de la nature humaine, mais d'utiliser l'outil dans l'état où il est (ce que je suis, avec les imperfections et cette angoissante vulnérabilité), car fondamentalement, même si Dieu est miséricordieux, il faut obéir, il faut accomplir la volonté de Dieu. Il ne s'agit pas d'avoir son propre projet avec Dieu, mais de dire, quelle que soit la circonstance: "Père, qu'il m'en soit fait, non comme je veux, mais comme Toi tu veux !" Et je crois que c'est possible, qu'à la fin, comme à longueur d'exercices, l'ego deviendra ce qu'il devrait être : un support, un véhicule - qu'il faut entretenir, mais sans plus. (Je m'arrête, car je me demande si ce que j'écris est "lisible"...)