Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43-45.
Et tous étaient frappés d'étonnement devant la grandeur de Dieu.
« Mettez-vous bien en tête ce que je vous dis là : le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles, elles restaient voilées pour eux, si bien qu'ils n'en saisissaient pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger sur ces paroles.
Ils sont frappés d'étonnement, ils voient la grandeur de Dieu, comment imaginer dès lors que le Christ sera livré aux mais des hommes ? Encore une prophétie voilée, un sens qui n'apparaît pas - mais déjà ils ont peur.
Je me suis demandé combien de fois le mot de peur revient dans les Evangiles. Les disciples la connaissent aussi bien que nous-mêmes et plusieurs fois Jésus leur lance : "N'ayez pas peur !" et aussi : "Où est votre foi ?" Evidemment... Nous avons tout un apprentissage à faire à ce niveau-là. Récitant le petit rosaire de la Miséricorde, qui se termine par l'oraison "Jésus, j'ai confiance en Toi !", j'ai remarqué dans les premiers temps que j'avais difficile à prononcer cette finale. Pire: je l'oubliais, tout simplement ! La foi est donc si difficile que nous nous bloquons inconsciemment ? Est-ce le mystère qui nous bloque ? Et pourtant, combien de saints et de saintes ont parlent du Seigneur comme d'un familier ! Leurs paroles évoquant leurs propres difficultés, je m'y accroche et je trouve toujours une issue.
C'est ainsi qu'après avoir beaucoup compté sur d'autres qui suivaient (via internet) la même formation que moi, je me suis retrouvé sans un message, sans un mot, le matin de la Fête de la Miséricorde (premier dimanche après Pâques). Je suis parti communier, j'avais respecté intégralement les règles posées, mais je ne suis pas sorti de l'église rempli de joie, tout au contraire: j'étais complètement frustré et malheureux. Cette journée-là, j'ai marché toute la journée pour prier, et je me disais: je vais tellement me fatiguer qu'au moins ensuite, cette impression pénible disparaîtra. Rien n'y fait jusqu'à la fin de l'après-midi : j'ai ouvert le Petit Journal et je l'ai feuilleté à la recherche d'une réponse. Et j'ai trouvé le "Dialogue avec une âme souffrante" où Jésus déclarait: "Tu ne peux compter que sur moi seul"
Et ce fut fini. L'explication était simple, elle m'a satisfait et enfin, la joie qui avait tant manqué le matin est arrivée et m'a envahi.
Néanmoins, par la suite, mes contacts, tant avec les candidats de Montréal, que le siège de la Congrégation de Cracovie, ont graduellement diminué et puis ont disparu. J'ai compris que le Seigneur avait voulu que je Le rencontre dans sa miséricorde, et lorsque ce ne fut plus nécessaire, je fus coupé de ces contacts humains. (J'ai compris par la suite que m'accrocher à ces relations m'auraient empêché de progresser intérieurement).
J'ai cité cet exemple, il y en avait d'autres. Mais fondamentalement, devant un obstacle, j'avoue que je commence toujours par douter, c'est comme si je perdais du terrain mais je le regagne ensuite: c'est que tout est grâce !
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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