Manque 2x - en cinq lettres
Publié : mer. 16 sept. 2009, 17:12
Il y a des jours "avec" et des jours "sans"... et il y a même des jours où le Seigneur me paraît absent, comme s'il n'avait jamais approché mon âme, et cela quelques heures à peine après que j'ai tressailli de bonheur en Le priant. J'écris cela, car je viens de lire message de quelqu'un qui doute - après avoir cru longtemps. D'après ce que j'ai lu, cela ressemble à une crise grave, mais au fond, je suis à peu près certain que cette "crise de foi" passera aussi vite qu'elle est venue.
En tout cas, son propos m'a rappelé ce passage de l'Imitation dans lequel le Seigneur dit: "Je viens deux fois par jour dans votre âme: une fois pour consoler, une fois pour vous éprouver." Au début, cela m'a quelque peu choqué : pourquoi ? Mais en y réfléchissant, je me dis fiinalement: comment pourrait-il en n'être autrement ? Si, depuis 1983, j'avais perpétuellement vécu dans la joie de la conversion... je m'y serais endormi, tout simplement ! Si je n'avais pas eu d'épreuves, je ne serais pas en train d'écrire ici. Et pourtant, je me plains encore: je n'ai pas ce que j'avais espéré !
Ici, il est important de faire usage de sa raison. La mémoire vient à mon secours. Il s'est passé ceci, il s'est passé cela. Je suis tombé tant de fois et tant de fois j'ai été relevé. Je patauge dans l'ennui, mais l'ennui ne m'empêchera pas d'aller jusqu'au bout de cette journée, en ayant respecté mon programme. L'avenir m'est inconnu, mais mon choix de ce matin m'a poussé à dire: "Aujourd'hui, Seigneur, je ne veux pas d'autre consolation autre que celles qui viennent de Toi. Et je me plains ?
Une idée me vient: qu'est-ce qu'un des athées que j'ai lu, qui met toujours la rationnalité en avant, pourrait bien comprendre à ce que je vis en ce moment ? Comment pourrait-il comprendre le doute vécu dans la souffrance ? Or, si je connais quelque chose de plus pénible à vivre que le doute et la souffrance, c'est de céder à n'importe quel "appétit de chair" en un moment pareil... Et donc je doute, mais je demeure vigilant afin de garder la grâce.... Tiens ?
Alors, finalement, je suis d'accord: un croyant n'est pas rationnel - et ouf !
En tout cas, son propos m'a rappelé ce passage de l'Imitation dans lequel le Seigneur dit: "Je viens deux fois par jour dans votre âme: une fois pour consoler, une fois pour vous éprouver." Au début, cela m'a quelque peu choqué : pourquoi ? Mais en y réfléchissant, je me dis fiinalement: comment pourrait-il en n'être autrement ? Si, depuis 1983, j'avais perpétuellement vécu dans la joie de la conversion... je m'y serais endormi, tout simplement ! Si je n'avais pas eu d'épreuves, je ne serais pas en train d'écrire ici. Et pourtant, je me plains encore: je n'ai pas ce que j'avais espéré !
Ici, il est important de faire usage de sa raison. La mémoire vient à mon secours. Il s'est passé ceci, il s'est passé cela. Je suis tombé tant de fois et tant de fois j'ai été relevé. Je patauge dans l'ennui, mais l'ennui ne m'empêchera pas d'aller jusqu'au bout de cette journée, en ayant respecté mon programme. L'avenir m'est inconnu, mais mon choix de ce matin m'a poussé à dire: "Aujourd'hui, Seigneur, je ne veux pas d'autre consolation autre que celles qui viennent de Toi. Et je me plains ?
Une idée me vient: qu'est-ce qu'un des athées que j'ai lu, qui met toujours la rationnalité en avant, pourrait bien comprendre à ce que je vis en ce moment ? Comment pourrait-il comprendre le doute vécu dans la souffrance ? Or, si je connais quelque chose de plus pénible à vivre que le doute et la souffrance, c'est de céder à n'importe quel "appétit de chair" en un moment pareil... Et donc je doute, mais je demeure vigilant afin de garder la grâce.... Tiens ?
Alors, finalement, je suis d'accord: un croyant n'est pas rationnel - et ouf !